Conspiration

Le FLN a été crée par Maurice Papon?


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Maurice Papon a organisé des attentats terroristes à la bombe en Algérie visant des colons et des juifs et crée le FLN ?


Adil
Mardi 6 Février 2018

Maurice Papon a organisé des attentats terroristes à la bombe en Algérie visant des colons et des juifs et crée le FLN ?

Maurice Papon a voulu expulser les juifs d'Algérie et de Constantine pour créer l'état artificiel d'Israel et pour se faire il commis des attentats terroristes contre les juifs mais aussi contre les colons chrétiens car il était pour l'indépendance de l'Algérie, il était pour une séparation des races et des religions comme tout bon nazi, il était pour la pureté raciale européenne et donc était contre le métissage, donc contre le maintien de l'Algérie comme étant un département français ou les musulmans seraient les égaux des chrétiens ou des juifs !

Des Corses d'alors décidèrent d'aider à la création de l'Etat d'Israel comme Pasqua créateur de la main rouge ! Leur mission: accueillir des avions venant d'Israel qui vont être bourrés d'armes pour s'envoler vers des lieux gardés par la Haganah (La Haganah était une organisation paramilitaire sioniste créée en 1920 et intégrée dans l'armée israélienne en 1948, son but était de réprimer la révolte arabe en Palestine https://fr.wikipedia.org/wiki/Haganah. .

Ajaccio est alors choisie comme piste d'atterrissage des avions israéliens. Des hommes, parmi eux des policiers mais aussi des voyous, rendent visite au préfet de l'époque; il a pour nom ... Maurice Papon.
http://www.harissa.com/news/article/lhistoire-des-juifs-en-corse
1.
La France a recruté des savants d’Hitler en 1945
https://www.lexpress.fr/informations/comment-la-france-a-recrute-des-savants-de-hitler_633743.html

et aussi des collabos français du régime nazi

L’exemple est Maurice Papon

Maurice Papon fait transiter par la Corse le trafic d’armes qui permet au jeune Etat Israélien de survivre

Maurice Papon a été nommé préfet de Constantine dans l’est Algérien en organisant les futurs algériens à éliminer avant de devenir préfet de Paris après la seconde guerre mondiale
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Papon


Maurice Papon, un ancien ministre du Cabinet qui a été reconnu coupable de complicité dans des crimes contre l’humanité pour le rôle qu’il a joué dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale et qui est devenu un symbole de la collaboration de la France avec les nazis,Papon était le Français le plus haut gradé à être condamné pour un rôle dans le régime pro-nazi de Vichy http://www.twincities.com/2007/02/18/nazi-collaborator-maurice-papon-dies/




Les Corses bénéficient de l'accord du gouvernement socialiste pour aider Israel car le gouvernement socialiste ne peut agir ouvertement.
Les armes pour Israel transiteront par la Corse pour s'évaporer vers le futur Etat Israel.












Plus tard la France as utilisée la guerre contre-insurrectionelle en Algérie, des harkis ou goumiers marocains allaient dans les fermes appartenant à des musulmans pour réclamer de l'argent du bétail et de la nourriture ou l'or des familles avec des menaces de mort, si les paysans donnaient quoi que ce soit ils étaient dénoncés par ces mêmes harkis et ensuite rackettés et menacés de mort par l'armée française pour complicité de terrorisme si ils donnaient quoi que ce soit aux français ils étaient ensuite menacés de mort par les faux fellagas qui les accusaient de collaborer avec l'ennemi français !

Tous les partis politiques ont été crée par la France le FLN le FFS le RCD plus tard même le FIS et les GIA ont été crée par la France l'armée algérienne n'est qu'un copié collé de l'armée française aussi les lois en Algérie et tout le systéme n'est qu'un copié collé de la France en moins riche !

Maurice Papon n'était pas l'ennemi du FLN il a crée avec de Gaulle le FLN !



Le 2 Juillet 1954 Papon est nommé préfet de Constantine le 23 Octobre 1954 il crée le FLN le front de libération nationale!

Hors le mot nation as donné le mot nazisme qui est le culte de la nation donc une religion pour remplacer l'islam! Le mot zioniste vient lui aussi du mot nation qui donna nazion en allemand donc nazionisme ou nazi c'est aussi le culte d'une nation !Zion est aussi le nom d'une colline qui est représenté par le triangle des franc-maçon une sorte de pyramide donc la pyramide surmontée de l'oei qui voit tout!

Le mot nation en hébreux pourrait être nahnou Sion ou Zion qui signifie nous sommes Sion ! Le mot Nazi nous sommes Zi ! Zi est Isis tout simplement donc le sionisme et le nationalisme est le culte d'isis !



Beaucoup d'algériens défilaient au cri Algérie musulmane avant 1962 et ils étaient prêt à donner leur vie pour Allah par pour le FLN car pour eux Islam oder Allah ist uber Alles mais pour les nazis laics et athés et donc franc-maçons et illuminatis c'était Deutschland uber Alles donc Nation uber Alles bref ils veulent remplacer une religion par une autre!

Le FLN ets un parti athé, laic et nazi tout simplement qui n'as ni âme ni religion il est athé et vient d'Europe et n'as rien à voir avec les musulmans ou l'islam !

Les habitants des pays froids et occidentaux sont parfois comme leur climat des gens au coeur de glace sans pitié et donc sans âme voilà pourquoi ils prônent l'individualisme et l'atheisme! Dans leur guerres ne respectent aucune lois ils tuent les enfants, les civils font preuve d'un machiavelisme diabolique, le machiavelisme occidental comme les attentats terroristes sous fausse bannière sont leur politique!

Ainsi la population musulmane algérienne se retrouvait entre le marteau et l'enclume. Aussi Maurice Papon qui avait l'habitude de tuer des juifs et de voler leur or, et leurs oeuvres d'art et leur biens avait trouvé le paradis en Algérie! Il a pu piller ainsi des millions de paysans musulmans brûlant leurs récoltes; volant leur or leur stocks de blé et leur bétail pour nourrir l'armée française qui devait les voler et les tuer! Maurice Papon a ainsi volé des fermes entières tuant leurs propriétaires ou des commerces avec l'aide de ses milices avec Nezzar et Enrico Macias et des harkis! Des villages entiers ont été rasés et les populations volées et déportées vers les grandes villes pour donner leurs terres aux harkis qui servaient dans les milices de Papon et qui rançonnaient les commerçants des villes comme Constantine ou Annaba et terrorisant des fermiers musulmans détournant l'équivalent de milliards de dollars en quelques années; Mitterand aussi a pu ainsi s'enrichir en volant des paysans algériens lui qui était un ami intime du nazi Maurice Papon ! Lepen lui préferait casser les dents en or des indigènes avec un marteau pour se constituer un petit pactole ! Ainsi le présentateur de télévision Jean Pierre Foucault avait longtemps accusé les musulmans du FLN d'avoir tué son père riche commerçant juif en Algérie et en Provence pour enfin de compte après avoir enquêté en Algérie s'épercevoir que son père a sans doute été tué par des miliciens de Papon qui le racketaient !

Maurice Papon avec ses amis harkis organisait des attentats à la bombe dans des marchés pour les attribuer au FLN ce qui lui permettait en tant que préfet de Constantine d'organiser des opérations de police et des perquisitions au domicile des musulmans de ces villages il volait ainsi l'or des femmes; puis le bétail puis enfin il faisait brûler les fermes pour chasser les familles vers les villes et donner les terres à ses miliciens harkis! Donc Maurice Papon organisait des attentats à la bombe contre des colons et des cafés juifs à Constantine afin de lui permettre de diviser la population algérienne et d'exacerber la haine entre les communautés et justifier son pillage des uns et des autres ! Il a pratiqué donc les attentats sous fausses bannières peut être avec la complicité de Mitterand et pour avoir plus de fonds publics de la métropole, plus de policiers et plus de soldats et de miliciens, plus d'armes, plus d'argent. Il était un pompier pyromane ce que font tous les bons capitalistes pour s'accapparer les biens de ce monde! Les généraux et politiciens américains ont repris ces méthodes en Syrie et en Irak et en Afghanistan pour s'enrichir mais au lieu des harkis et des milices de Papon ils ont Daesh Isis et Al Quaida et Boko haram et Aqmi qui avaient pour ancêtre les milices de Papon et les harkis ou goumiers marocains et sénégalais !



Plus tard la France inventât la bleuite, cela consistait à faire courir des rumeurs de trahison d'un musulman afin de le faire tuer par d'autres musulmans puis de voler sa ferme et son bétail!





Le 2 juillet 1954, Maurice Papon est nommé par Pierre Mendès-France secrétaire général du protectorat du Maroc. Sous l'autorité du résident général Francis Lacoste, nommé par le gouvernement précédent, le Maroc vit une période troublée qui mènera à l'indépendance. Papon continue à correspondre avec René Mayer qui votera plus tard la chute du gouvernement Pierre Mendès France à cause de leur désaccord sur la CED. Gilbert Grandval, nommé par le gouvernement Edgar Faure, arrive au Maroc avec une équipe complète formée en France, et Maurice Papon se retrouve sans affectation. Maurice Papon obtient, grâce à René Mayer, un entretien avec Edgar Faure qui le recase au secrétariat d'État aux Affaires algériennes, à compter du 2 février 1956. Malgré tous ses efforts pour être muté à la CECA, il accepte de retourner en 1956 à Constantine en constatant : « puisque personne ne veut aller en Algérie, j'y retournerai Inch Allah ! » Alors que la guerre d'Algérie sévit depuis un an et demie, Maurice Papon « a joué un grand rôle dans l'Est algérien de 1956 à 1958 », selon l'historien Jean-Luc Einaudi. Il est nommé inspecteur général de l'administration en mission extraordinaire (IGAME), c'est-à-dire préfet régional pour l'est de l'Algérie, le département de Constantine venant d'être découpé en quatre départements : Constantine, Bone, Sétif et Batna.

En mars 1957, il crée la Section administrative urbaine (SAU), constituée d'agents arabophones ou berbérophones, chargés de nouer des liens avec les habitants des bidonvilles. Les agents de la SAU montent des programmes de relogement, fournissent des papiers d'identité et recueillent des informations visant à identifier les réseaux du FLN. Papon crée le « Centre de renseignements et d'action » (CRA) chargé d'opérations policières, qui intègre dans une structure unifiée différents organismes de l'armée, de la gendarmerie, de la SAU et de la police civile. L'objectif est de centraliser les informations, puis d'étudier les actions à mettre en œuvre et d'envoyer des commandos spéciaux formés de harkis, de CRS ou de gendarmes pour procéder aux arrestations. Le CRA sera généralisé dans toute l'Algérie. Papon l'adaptera aussi à Paris, à partir de 1958, sous la forme du « Service de coordination des affaires algériennes ».

Partisan d'une approche psychologique de l'action contre le FLN, il se plaint du changement continuel de général commandant la division de Constantine et juge que les camps de regroupement sont trop loin des terres cultivées. Il reçoit la croix de la Valeur Militaire des mains du ministre Robert Lacoste, crée une assemblée régionale de l'Est algérien, fait accepter que le maire de Constantine, où les musulmans sont majoritaires, soit musulman, et créé une Cour d'appel à Constantine alors qu'il n'y avait avant qu'une seule cour d'appel, à Alger, pour neuf millions d'habitants. Il prend comme sous-préfet Mahdi Belhaddad, qui lui a parlé de la Ferme d'Améziane, où sévit la torture. Pour lutter contre les attaques terroristes, Papon met en œuvre les mêmes techniques que celles utilisées à Alger : déploiement des « détachements opérationnels de protection » (DOP) spécialisés dans les interrogatoires, c'est-à-dire la torture.

En mars 1958, Maurice Papon est nommé préfet de police de Paris sur la recommandation de Maurice Bourgès-Maunoury, alors ministre de la Défense nationale, qui avait été Commissaire régional de la République à Bordeaux en 1945. Quand il descend de l'avion qui le ramène de Constantine, il passe pour un homme qui connait particulièrement bien le problème de l'Algérie et sur lequel on peut compter pour faire face à une crise qui menacerait la République. A la chute du gouvernement Félix Gaillard, il refuse à Pierre Pflimlin le ministère de l'Algérie, refus jugé inquiétant par la classe politique. Ce refus, mais plus encore le soutien de Jules Moch, ministre de l'Intérieur juste avant l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle, lui valurent son maintien en fonction par la Ve République. En juillet 1961, il reçoit des mains de Charles de Gaulle la croix de commandeur de la Légion d'honneur. Lorsqu'en 1967, Maurice Grimaud remplace Papon à la préfecture de police, le général de Gaulle dit à Grimaud : « Vous avez là un poste très important et exposé. Il y faut beaucoup de sang-froid et d'autorité. Vous succédez à un homme qui l'a occupé de façon considérable. »

À l'origine du remplacement du préfet André Lahillonne par Papon, il y avait eu la manifestation du 13 mars où, pour protester contre l'incapacité de l'administration à verser des primes de risque, quelque 2 000 policiers s'étaient dirigés vers l'Assemblée nationale aux cris de « Dides au pouvoir ! », « Fellagas assassins ! ». La principale mission confiée au nouveau préfet de police est d'imprimer un nouvel élan à la lutte contre le FLN dans la capitale. Ses diverses affectations depuis 1945 l'avaient particulièrement bien préparé à cette tâche.

En 1959, un recensement de la préfecture dénombra 131 819 Algériens dans le département de la Seine. Ils sont 152 000 en 1961 dont 8 000 femmes et 29 000 enfants. En août 1958, la Fédération de France du F.L.N. veut ouvrir un « second front » en France en vue de paralyser les forces militaires françaises en attaquant la police et des cibles stratégiques, mais depuis le début de la guerre, l'objectif constant de la Fédération de France du FLN n'est pas seulement la constitution d'un réseau clandestin de militants dévoués et efficaces, mais aussi d'exercer un contrôle absolu sur la population. Ce contrôle lui permet d'apparaître comme le seul interlocuteur valable pour représenter le peuple algérien, et il lui faut pour cela éliminer son rival, le MNA, organisation politico-militaire dirigée par Messali Hadj qui a remplacé le MTLD en 1954. Il permet également de collecter un maximum de fonds au moyen d'un impôt auquel sont assujettis tous les travailleurs algériens et qui peut représenter environ 8 % de leurs salaires.

Le MNA est pratiquement éliminé à Paris en 1960 à l'issue d'une guerre intestine sanglante. À Paris, le poids politique du FLN est exceptionnel grâce aux contacts avec les syndicats et les partis politiques dont peuvent disposer les immigrés travaillant dans les secteurs industriels avancés, grâce aussi au groupe d'étudiants et d'intellectuels d'une grande maturité politique qui peuvent nouer des contacts utiles avec les intellectuels, hommes politiques et les journalistes de gauche. Les deux wilayas de la région parisienne sont structurées en cellules locales, groupes, sections, secteurs, régions, zones et superzones. Une Organisation politico-administrative (OPA) est chargée d'exercer un contrôle sur la vie quotidienne et peut infliger des amendes pour les fautes légères, et en cas de fautes plus graves, les coupables sont exécutés par les groupes armés (GA) et une Organisation spéciale (OS). À partir de 1958, des comités de justice locaux imposent la loi islamique et réglementent le mariage, le divorce et les conflits commerciaux.

Le niveau d'autarcie politique, sociale et culturelle que le FLN avait pu établir permettait d'éviter que les émigrés n'aient de contact avec la société française et l'État français. Pour faire face à cette situation, Papon doit mettre en place une organisation lui permettant pénétrer un milieu a priori hostile, de débusquer l'ennemi et de lui ravir le contrôle de la population. Le préfet de police de Paris dépend directement des ministres de l'Intérieur qui se succèdent entre 1958 et 1962 : Jules Moch, Émile Pelletier, Jean Berthoin, Pierre Chatenet puis, à partir de mai 1961, Roger Frey. Michel Debré sera Premier ministre de janvier 1959 à avril 1962. De Gaulle est Président du Conseil à partir du 1er juin 1958, puis président de la République à partir de janvier 1959.

Le 9 juillet, de Gaulle crée un groupe de travail composés de représentants de différents ministère pour émettre des recommandations sur les formes les plus efficaces d'action psychologique et de propagande en vue de dégager la masse des musulmans de leur soumission au FLN. Le groupe de travail espère alors qu'à l'exemple des groupes d'auto-défense mis en place en Algérie, des petits groupes antifrontistes et fidèles à la France puissent tenir tête au FLN. Le groupe de travail souligne aussi que la législation et le droit pénal qui ne sont pas adaptés à la guerre révolutionnaire sont un réel obstacle à l'action. Le 1er août 1958, Papon remet au groupe de travail un document : « Notes sur la répression du terrorisme nord-africain ». Ce document est également envoyé à la réunion du 23 août du Comité de coordination et d'action psychologique (CCAP) qui chapeaute le groupe de travail et qui regroupe les ministres de l'Intérieur, de la Justice et des forces armées. Le document de Papon recommande au gouvernement de prendre d'urgence trois mesures :

bannir de métropole tous les suspects terroristes, laissant les autorités militaires leur réserver un « régime répressif approprié »
donner davantage de pouvoir aux tribunaux militaires
autoriser l'assignation à résidence d'individus suspects d'activité FLN contre lesquels les preuves ne sont pas suffisantes pour lancer une procédure judiciaire
Par l'ordonnance du 7 octobre 1958, le gouvernement suit, en gros, les recommandations de Papon, autorisant notamment la détention d'Algériens arrêtés pendant deux semaines, ce qui donne le temps à la police et à l'armée de les interroger. Parallèlement à la mise en place d'une réglementation répressive, Papon participe à la mise en place de structures sociales, conformément au schéma de guerre révolutionnaire qu'il avait déjà contribué à mettre en place lorsqu'il était en poste à Constantine. Il s'agit de prendre en charge le nouvel immigré dès son arrivée dans les gares parisiennes ou à l'aéroport d'Orly, de l'aider dans ses démarches administratives tout en accumulant les informations dans un fichier de renseignements. Le Service de coordination des affaires algériennes (SCAA) est au centre de cet appareil répressif et social. Basé à la préfecture de police, il centralise toutes les informations sur le FLN à Paris. Le SCAA peut recourir, si besoin aux divers services de police, tant les gardiens de la paix et la police judiciaire, les unités anti-émeutes que sont les CRS et les gardes mobiles que des unités spécialisées, les Brigades des agressions et violences (BAV créées par le préfet Baylot.

Le SCAA est également en relation avec le Service d'assistance technique aux Français musulmans d'Algérie (SAT-FMA) conçu par des officiers supérieurs issus des SAS et venus d'Algérie en août 1958. L'objectif du SAT-FMA est de « gagner la bataille des âmes ». Selon les termes de Roger Cunibile, l'un des créateurs du service, l'aide sociale constitue « un moyen d'action, non un but ». Le Sat est organisé en six secteurs qui correspondent aux divisions policières. Chaque secteur dispose d'un bureau de renseignement spécialisé (BRS). Conseils en matière d'emploi, d'allocations familiales, de logement, délivrance de cartes d'identité et amélioration des conditions de vie se mêlent à des opérations de propagande et de collecte de renseignements.

Lorsque les bastions frontistes sont identifiés, des opérations de commandos dispersent les habitants des quartiers suspects vers des lieux éloignés. C'est l'opération « Osmose » menée à partir du 8 juillet 1959. Les récalcitrants peuvent être internés pendant un temps plus ou moins long au Centre d'identification de Vincennes (CIV). Au début de 1959, les agents du SAT préconisent à Papon de préférer le refoulement en Algérie plutôt que l'internement dans des camps français qui sont de véritables écoles de cadres du FLN. Papon transmet cette suggestion au gouvernement appuyant la demande par l'argument que « la hantise du renvoi en Algérie conduirait les immigrés à se rallier à la France ». Le délégué général en Algérie refusera que cette mesure concerne les militants « dangereux ».

À partir de la fin de 1960, le dispositif de lutte contre le FLN est complété par la création de la Force de police auxiliaire (FPA) composée de musulmans algériens volontaires et qui sera commandée par le capitaine Raymond Montaner. L'objectif des FPA est de disloquer l'organisation du FLN en arrêtant les responsables et en empêchant le prélèvement des cotisations. Ils parviennent à rallier les Algériens menacés de mort par le FLN et à recruter des indicateurs parmi les commerçants. La méthode utilisée par les hommes de Montagner est invariable: occupation d'hôtels habités par les travailleurs algériens, infiltration et recueil de renseignements, violences policières, tortures.

La première compagnie de FPA implantée dans un quartier du XIIIe arrondissement parvient à disloquer l'organisation frontiste dans cet arrondissement. Ce succès amène le préfet de police à implanter une deuxième compagnie dans le quartier de la Goutte d'Or. Dès lors, les patrouilles en file indienne de ces hommes en calots bleus, mitraillette à la ceinture, fait partie du paysage des XIIIe et XVIIIe arrondissements. Dans la lutte que mène la préfecture de police de Pairs contre le FLN, les FPA sont en première ligne. L'efficacité de la FPA, conclut Jean-Paul Brunet, a eu pour contrepartie l'emploi de moyens illégaux et moralement condamnables comme les arrestations et détentions arbitraires et la pratique systématique de la torture. Ces méthodes sont dénoncées dans la presse de gauche, et ce sont peut-être ces protestations, mais aussi l'ouverture des premiers pourparlers d'Évian entre le gouvernement français et le GPRA à la fin du mois de juin 1961, qui aboutisent au regroupement des compagnies de FPA au fort de Noisy à Romainville.

Toutefois, la préfecture de police mettra en avant que pour contrer la FPA, le FLN a également recours, « à une campagne diffamatoire » dont le but serait d'émouvoir l'opinion publique et d'obtenir la dissolution de l'unité. Des informateurs du 6e secteur SAT (Service d'assistance technique) signalent l'ébauche d'une telle campagne. Ainsi, « Des responsables frontistes et des militants bien choisis du foyer de Vitry - 45, rue Rondenay - ont reçu les consignes de déclarer dans les cafés et lieux publics qu'ils ont subi des exactions, ont été spoliés d'un portefeuille, d'une montre [...] et ont été l'objet de violences de la part de la "police algérienne" ». À ce sujet, le colonel Pierre Le Goyet rapporte une note diffusée en septembre 1959 par la Fédération de France du FLN : « Pour ceux de nos frères qui seront arrêtés, il convient de préciser l’attitude qu’ils devront adopter. Quelle que soit la façon dont le patriote algérien sera traité par la police, il devra en toute circonstance, quand il sera présenté devant le juge d’instruction dire qu’il a été battu et torturé... Il ne devra jamais hésiter à accuser la police de tortures et de coups. Ceci a une très grande influence sur le juge et les tribunaux.»

En 1961, alors que s'engage une phase de négociations entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire algérien (GPRA), on assiste à une recrudescence des attentats du FLN contre des policiers français. Ces attentats cessent à la fin du mois de juillet, au moment des pourparlers de Lugrin, mais reprennent avec plus de vigueur à partir du 29 août, sans que l'on sache si l'initiative en revient à la Fédération de France du FLN ou à un échelon inférieur. Les attentats dont ils sont victimes engendrent chez les policiers une véritable psychose. Il apparait que le corps des policiers, excédé par les attentats, est prêt à se faire justice lui-même. De fait, au début du mois d'octobre, un certain nombre d'assassinats d'Algériens est à imputer à des policiers ou à des groupes parapoliciers.

Le 5 octobre, Papon instaure un couvre-feu pour les Nord-Africains. « Il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s'abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement entre 20h30 et 5h30 du matin. » Officiellement, il s'agissait « de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes algériens ». En fait, il s'agit pour Papon de riposter au FLN pour prendre un avantage définitif dans la « Bataille de Paris » qui oppose depuis 1958 le FLN qui entend contrôler toute la population algérienne vivant dans la région parisienne à la police parisienne dirigée par Papon. Le couvre-feu est effectivement une gêne considérable pour les activités du FLN dont les activités étaient vespérales et nocturnes. Pour riposter au couvre-feu, le FLN décide d'organiser une manifestation de masse, pacifique, mais qui revêt un caractère obligatoire pour les populations, le 17 octobre.

Le 17 octobre au soir, entre 20 000 et 30 000 Algériens, hommes, femmes et enfants, vêtus de l'habit du dimanche pour témoigner de leur volonté de dignité, se dirigent vers les points de regroupements prévus par la Fédération de France du FLN. Les forces de police placées sous l'autorité de Papon répriment très brutalement la manifestation pacifique interdite. Plusieurs dizaines de civils algériens trouvent la mort. Des milliers de manifestants restent internés plusieurs jours dans des centres de détention où de graves sévices leur sont infligés. Le 3 octobre, lors des obsèques d'un policier victime d'un attentat, Maurice Papon avait déclaré : « Pour un coup donné, nous en porterons dix. ». Dans la même journée, il était passé dans plusieurs commissariats, autorisant verbalement ses hommes à tirer dès qu'ils se sentent menacés. Il avait donné sa parole qu'ils seront couverts. Par ailleurs, il n'avait cessé de donner des consignes tendant au respect de la légalité. « Gradés et gardiens, écrit-il, se doivent de toujours garder leur sang-froid et d'éviter les brimades qui engendrent le ressentiment et la haine et qui font finalement de jeu de l'adversaire ». Dans un rapport au ministre de l'intérieur daté du 9 octobre, il avait attiré l'attention sur le « malaise profond décelé au sein des services... qu'il n'est pas possible de laisser s'aggraver ... sans courir les plus grands risques ».

Constatant que Maurice Papon n'avait nul besoin d'exciter la police qui apparaissait comme une marmite sous pression, prête à exploser, l'historien Jean-Paul Brunet s'interroge « Qu'aurait fait un Maurice Grimaud, à sa place ? » estimant que ce dernier n'aurait pas absous par avance les exactions de la police comme Papon l'a fait le 6 octobre. On crédite en fait Maurice Grimaud, successeur de Papon, d'une répression modérée des manifestations de Mai 68. Répondant à Brunet, Maurice Grimaud insiste sur le caractère autoritaire dont Papon a fait preuve dans tous ses postes et souligne qu'il s'identifie pleinement à l'équipe gouvernementale du moment, c'est-à-dire de Gaulle, Debré, Frey. Il ajoute ensuite : « Aurais-je mieux maîtrisé les évènements ? Comme vous, j'en doute. Non seulement, les appels à la modération ne sont plus perceptibles au-delà d'un certain degré de passion, mais aussi parce que les policiers engagés se sentaient en phase avec une bonne partie de la classe politique et de la société civile. Et pas seulement avec l'OAS »

À partir de la fin de 1961, Paris est confronté à une vague d'attentats organisée par l'OAS. Le 7 février, dix charges plastiques explosent au domicile de diverses personnalités : un de ces attentats qui vise André Malraux défigure une fillette de 4 ans, Delphine Renard. Les organisations syndicales CGT, CFTC, FEN et UNEF appellent à une manifestation le lendemain même. Le PCF, le PSU et le Mouvement de la paix se sont associés à l'appel. Mais les manifestations sont interdites depuis le Putsch des Généraux en avril 1961. Papon rencontre le 8 février au matin une délégation syndicale. Il reste debout et, glacial, signifie que le décret du 23 avril 1961 reste valable et interdit les manifestations sur la voie publique. Les délégués informent qu'ils maintiendront la manifestation pacifique. Il n'était pourtant pas exclu que la manifestation puisse être autorisée, puisqu'il s'agissait d'un « rassemblement statique » et que d'autres rassemblements statiques avaient déjà été tolérés.

Dans ses mémoires, Papon a écrit qu'il avait suggéré au ministre de l'intérieur Roger Frey de tolérer également la manifestation du 8 février, que ce dernier en aurait référé au président Charles de Gaulle qui aurait répliqué « Qu'est-ce qui prend à Papon ? ». Jean-Paul Brunet estime plausible cette version des faits, mettant en avant que Frey et Debré, aussi fervents gaullistes que Papon, n'avaient rien démenti au moment de la parution du livre. La manifestation du 8 février 1962 contre l'OAS, est violemment réprimée. Huit manifestants sont tués à la suite des coups reçus ou périssent étouffés en fuyant l'extrême brutalité de la police, dans la bouche de métro Charonne. Un neuvième meurt peu après des suites de ses blessures. Les historiens Jean-Paul Brunet et Alain Dewerpe estiment qu'une responsabilité collective, des forces de police au chef de l’État, le général de Gaulle, en passant par le préfet Papon, s'établit. Pour Dewerpe, qui qualifie l'événement de « massacre d'État »: « L'équation finale se résumerait à ceci : le massacre contre le putsch. ».

Le 12 février 1962, le Premier ministre Michel Debré se rend dans les locaux de la police parisienne, pour « apporter le témoignage de sa confiance et de son admiration » ; puis, le 13 avril de la même année, il écrit une lettre à Maurice Papon, rendant « un particulier hommage à [ses] qualités de chef et d’organisateur, ainsi qu’à la façon dont [il a] su exécuter une mission souvent délicate et difficile ». En janvier 1967, Maurice Papon quitte la préfecture de police de Paris. Il est nommé président de Sud-Aviation, ancêtre de l'Aérospatiale. En 1968 il est élu député UDR du Cher. À l'automne de la même année, il devient trésorier de l'UDR, appuyé par le chef de l'État, le général de Gaulle. Jacques Foccart rapporte ce dialogue du 11 octobre 1968 dans son Journal de l'Élysée : « Jacques Foccart : [Le trésorier de l'UDR Robert] Poujade a l’intention de proposer Papon pour le remplacer, mais il veut connaître votre avis avant. Charles de Gaulle : Oui, Papon, c’est tout à fait convenable, c’est sérieux. En effet, c’est une bonne idée. »

Maurice Papon et son avocat Me Jean-Marc Varaut
Maurice Papon et son avocat Me Jean-Marc Varaut

Il est élu maire de Saint-Amand-Montrond (Cher) en mars 1971. Il le restera jusqu'en 1983. Il posera, en outre, la première pierre du lycée Jean Moulin. En 1972 il devient président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il est réélu député en 1973 et 1978. Cette année-là, il obtient 51,47 % des suffrages exprimés au second tour, face au communiste Laurent Bilbeau. De 1978 à 1981, il est ministre du Budget dans le troisième gouvernement de Raymond Barre. En 1980, le Canard enchaîné publie un article sur les importantes remises fiscales accordées à deux gendres de Maurice Papon, alors ministre du Budget, et demande des explications ; Maurice Papon rétorque : « Vos questions n’appellent aucune sorte de réponse. » Moins d’un an plus tard, l’hebdomadaire satirique fait l’objet d’un contrôle fiscal approfondi.

Le 6 mai 1981, entre les deux tours de l'élection présidentielle qui devait conduire à la victoire de François Mitterrand, le journal « riposte », sur le mode de l'arroseur arrosé, en publiant un article de Nicolas Brimo révélant le rôle de Maurice Papon dans la déportation des Juifs bordelais. On y trouve deux documents datés l'un de février 1943, l'autre de mars 1944, et signés de la main de Maurice Papon, alors secrétaire général de la préfecture de Gironde. Ces pièces, montraient la participation du secrétaire de préfecture à la déportation des juifs vers l'Allemagne. Ces documents avaient été découverts dans les archives départementales de la Gironde par Michel Bergès, un jeune universitaire qui effectuait des recherches sur la collaboration économique. Bergès avait aussi découvert un procès-verbal de la police relatant l'arrestation de l'un de ses amis, Michel Slitinsky, dont la famille avait été déportée à Auschwitz. Bergès avait donné des copies à Slitinsky qui les avait lui-même communiqué au Canard enchaîné. Une autre note datée de novembre 1942, signée par Maurice Papon et produite pendant le procès, prouvera que celui-ci avait demandé au Commandant de la Direction de la Police de Sécurité allemande à Bordeaux la libération d'Alice Slitinsky, arrêtée le 19 octobre 1942 et relâchée le 5 décembre 1942.

En juin 1981, Papon demande la constitution d'un « jury d'honneur ». Le 15 décembre 1981, un jury d'honneur composé de cinq anciens résistants Marie-Madeleine Fourcade, Jean Pierre-Bloch, Daniel Mayer, le père Riquet et Charles Verny « donne acte à M. Papon de ce qu'il fut bien affilié aux Forces françaises combattantes à compter du 1er janvier 1943 et attributaire de la carte du combattant volontaire de la Résistance ». Il ajoute cependant qu'en restant en fonctions à la préfecture de Gironde, Maurice Papon fut mêlé de ce fait « à des actes contraires à l'honneur », et estime que ce dernier aurait dû démissionner en 1942.

Le 8 décembre 1981, Maurice-David Matisson, Jean-Marie Matisson, Jacqueline Matisson et Esther Fogiel déposent plainte pour "crimes contre l'humanité". Bien que l'affaire ait été déclenchée quatre jours avant le scrutin présidentiel, et touche un ancien préfet, député RPR du Cher, ministre du Budget du gouvernement de Raymond Barre, aucun élément n'est venu étayer un lien de cause à effet entre l'élection et les révélations du Canard enchaîné. Michel Slitinsky, revenant sur le déclenchement de l'affaire en 1998, soulignera au contraire l'arrière-plan politique de l'entre deux tours de l'élection présidentielle qui verra lancer ce scoop. Le journaliste du Le Canard enchaîné Nicolas Brimo avait consulté le candidat socialiste François Mitterrand pour choisir de concert la date du 6 mai 1981. Le titre de l'article était évocateur: « Quand un ministre de Giscard faisait déporter les Juifs ». Selon Eric Conan, la manœuvre politique aurait visé à faire basculer 200.000 voix juives dans le camp socialiste.

Papon est inculpé en 1983 de crimes contre l'humanité. En France, les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles depuis 1964. Avant le procès de Maurice Papon, ceux de Paul Touvier et Klaus Barbie avaient été concernés par l'imprescribilité. Mais ce n'est qu'en 1997 que débute le procès, après dix-sept années de batailles juridiques. Il avait été renvoyé, le 18 septembre 1996, devant la cour d'assises de la Gironde par la chambre d'accusation de la cour d'appel de Bordeaux. Parmi les plaignants, on compte 34 membres de la famille de juifs déportés et 14 associations qui se sont constituées parties civiles. Papon est accusé d'avoir fait déporter, entre juillet 1942 et mai 1944, près de 1600 juifs de Bordeaux vers Drancy. Le renvoi devant les assises de la Gironde ne concerne que soixante-douze victimes déportées entre 1942 et 1944 et parentes des plaignants. Maurice Papon est défendu par l'avocat Jean-Marc Varaut. Bernard Vaugon lui apporte son soutien. C'est le procès le plus long en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

Maurice Papon est condamné le 2 avril 1998 à une peine de dix ans de réclusion criminelle, d'interdiction des droits civiques, civils et de famille pour complicité de crimes contre l'humanité par la cour d'assises. Seules ont été retenues, pour quatre convois sur huit, des complicités d'arrestation et de séquestration. La cour d'assises a estimé qu'il n'était pas prouvé que Maurice Papon avait connaissance de l'extermination des juifs. En conséquence, il est acquitté pour toutes les charges de « complicité d'assassinat » et des « tentatives de complicité d'assassinat ».

Le procès Papon a été porteur de significations différentes pour les Français ; pour certains, il représentait une dernière chance de confrontation du peuple français avec son passé collaborationniste, pour d'autres il symbolisait le ravivement inutile de blessures anciennes et de facteurs de divisions. Une des questions principales du procès était de déterminer dans quelle mesure un individu doit être tenu seul responsable lorsqu'il est un maillon dans une chaîne de responsabilités. Le procureur général requiert une peine de vingt ans de réclusion criminelle, alors que la réclusion criminelle à perpétuité, réclamée par les parties civiles, était encourue. La peine finalement prononcée a été dénoncée par les avocats du condamné comme une peine de « compromis ».

Mis en liberté au début de son procès, avec l'aide d'Hubert de Beaufort, Maurice Papon s'enfuit en Suisse en octobre 1999 à la veille de l'examen de son pourvoi en cassation ; ne s'étant pas mis en état (c'est-à-dire constitué prisonnier avant l'examen de son pourvoi), il est déchu de son pourvoi. Arrêté au bout de quarante-huit heures dans un hôtel helvétique, et aussitôt expulsé du territoire en vertu de l'article 70 de la Constitution, Maurice Papon est finalement emprisonné à la prison de Fresnes, puis à celle de la Santé, dont il sort le 18 septembre 2002, après trois années de détention, sur la base d'un avis médical concluant à l'incompatibilité de son état de santé avec la détention et de la « loi Kouchner », nouvellement votée. Il est alors assigné à résidence dans sa maison familiale de Gretz-Armainvilliers en Seine-et-Marne.

Cette remise en liberté a été très critiquée. Le rapport médical décrivant Maurice Papon comme « impotent et grabataire » parut démenti spectaculairement quand l'ancien prisonnier quitta à pied la prison de la Santé. La libération de Papon a été rendue possible par la loi « Kouchner » du 4 mars 2002 qui prévoit que les prisonniers peuvent être libérés s'ils souffrent d'une maladie incurable ou si leur incarcération met en danger leur santé. Papon est le deuxième Français à bénéficier de cette loi, alors que vingt-sept octogénaires français sont entrés en prison en 2001. La libération de Maurice Papon a été approuvée par l'ancien garde des Sceaux et ancien président du Conseil constitutionnel Robert Badinter. Elle avait été aussi demandée par des personnalités aussi peu suspectes de complaisance que l'ancienne résistante Germaine Tillion, cofondatrice du réseau du musée de l'Homme.

Dans un arrêt du 12 avril 2002, le Conseil d'État, considérant que les faits pour lesquels Maurice Papon a été condamné résultent à la fois d'une faute personnelle et d'une faute de service, c'est-à-dire de l'administration, considérant notamment que l'ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine n'impliquait pas l'irresponsabilité de l'État82, a condamné l'État à payer la moitié des dommages que la Cour d'assises de la Gironde avait attribués aux parties civiles. Mais, de son côté, Papon a organisé son « insolvabilité ». Le 25 juillet 2002, sur requête de M. Papon, la Cour européenne des droits de l'homme, suivant sa jurisprudence antérieure, a jugé contraire aux principes du procès équitable l'obligation de se constituer prisonnier avant l'examen d'un pourvoi en cassation, qui faisait alors partie du code de procédure pénale. À la suite de cet arrêt, la commission de réexamen des condamnations pénales a ordonné le réexamen du pourvoi en cassation de Papon, pourvoi qui a été rejeté le 11 juin 2004 par l'assemblée plénière de la Cour de cassation.

Par un arrêt du 4 juillet 2003, le Conseil d'État a annulé la suspension du versement de la pension de retraite de Papon : la suspension avait été décidée en application d'une disposition concernant la condamnation à une peine afflictive ou infamante, alors que cette catégorie de peines ne figure plus dans le nouveau code pénal. Par un arrêt du même jour, il s'est déclaré incompétent pour examiner la requête visant à obtenir le versement de sa pension d'ancien député, dont le versement avait été suspendu pour la même raison que sa pension d'ancien préfet.

Maurice Papon a eu de nouveau affaire à la justice en 2004-2005, pour avoir arboré illégalement la Légion d'honneur en public, alors que ses décorations lui avaient été retirées à la suite de sa condamnation. Il est condamné le 2 mars 2005 à 2 500 euros d'amende. Après sa libération pour raison de santé le 4 septembre 2002, Maurice Papon vend la maison familiale qu'il possède à Gretz-Armainvilliers et s'installe dans un petit pavillon moderne au 44 de la rue Arthur Papon (du nom de son père, maire de 1919 à 1937), où il est assigné à résidence. Hospitalisé le 8 février 2007 à La Francilienne, clinique de Pontault-Combault en Seine-et-Marne, à la suite de problèmes cardiaques et pour une intervention sur son pacemaker, il y meurt le 17 février 2007 à l'âge de quatre-vingt-seize ans. Sa mort a suscité peu de réactions spontanées des milieux politiques et associatifs.

L'avocat de Maurice Papon, Francis Vuillemin, a déclaré que son client serait enterré avec la légion d'honneur, affirmant dans un communiqué : « Je veillerai personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle lui a remise de ses propres mains, pour l'éternité. » « Le délit de port illégal de décoration ne se conçoit que dans un lieu public. Le cercueil est le lieu le plus privé qui puisse être et un cadavre n'est plus un sujet de droit, il n'y a donc pas d'infraction », a déclaré l'avocat à Reuters. Finalement le défunt a été enterré avec sa légion d'honneur, les autorités ayant décidé de ne pas intervenir pour la retirer, à l'image de la déclaration de Michèle Alliot-Marie : « La République a fait ce qu'elle devait faire, il y a eu procès, il y a eu décision de justice, à la suite de la décision de justice la République a décidé de retirer la croix de commandeur de la légion d'honneur à Maurice Papon, il n'est plus commandeur de la légion d'honneur, c'est tout. Ensuite ouvrir les cercueils, c'est quelque chose qui me déplaît ».

Juridiquement, le fait de placer la légion d'honneur sur un cadavre n'est pas condamnable ; premièrement parce que seule une personne vivante peut commettre un délit de port illégal de décoration, alors qu'il n'est pas illégal d'en poser une sur un objet. Ensuite, parce que le port n'est pas public puisque masqué par le cercueil. Le fait que le placement de la légion d'honneur dans le cercueil ait été accepté ne contredit donc pas l'exclusion de l'ordre. Mais même si juridiquement il est impossible d'interdire ce port, plusieurs représentants de la classe politique ont indiqué qu'ils voyaient là une provocation. Son enterrement a été célébré conformément au rite de l'Église catholique par le père Michel Lelong, un prêtre connu pour son dialogue avec l'islam. Une quarantaine de personnes, autant de journalistes et de policiers, ont assisté à l'oraison funèbre. Maurice Papon a été inhumé le 21 février 2007 dans le cimetière de Gretz-Armainvilliers aux côtés de ses parents et de sa femme, Paulette, née Asso, morte en mars 1998, deux jours avant la fin du procès et mère d'Aline Vigne, la mère de Patricia Vigne, Alain Papon et Muriel Tatischeff mariée à Alexis Tatischeff.


Mardi 6 Février 2018


Commentaires

1.Posté par SCANDALEUX ! le 06/02/2018 18:03 (depuis mobile) | Alerter
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Ce FLN Tout le monde le sait est devenu une antenne de la France rien à voir avec l'ancien FLN.
Ce faux FLN infiltré devrait être dissout pour le bien du peuple Algérien.

2.Posté par Lecteur le 07/02/2018 08:44 | Alerter
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le reveil sera dur , cruel et impitoyable
Alors.... nous y sommes deja !

3.Posté par paponad11@hotmail.com le 07/02/2018 09:56 | Alerter
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oui le FLN d'aujourd'hui est le laquais de papon et de popote... celui d'hui il a ete façonné par des hommes ,des principes et des idées celui de saidani un drabki et ould abbes un "dajel" c'est tout a fait normale que la france officiel avec sa securité tient les ficelles . bout tef est mort c'est son entourage des harkis qui mènent la barque algerie
le peuple c'est du "ghachi" hier il y avait un peuple bien qu’analphabète mais il était très cultivé celui d aujourd’hui du "gnachi" instruit mais non cultivé

4.Posté par Vivio le 07/02/2018 10:45 | Alerter
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Pour que le FLN agisse de la sorte avec ses baltaguias lors de leurs meeting et aux vu et aux su des services de sécurité , Pas la peine d'en faire un dessin

5.Posté par Kader le 07/02/2018 19:28 | Alerter
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L'auteur de ce texte s'est visiblement inspiré de tout les clichés des colons (sources coloniales) car y a bien longtemps que le vestige du colonialisme n'attire plus les foules. Et plus sérieusement, il faut arrêter cette logique de hégémonie.
Ce n'est pas ce genre d'histoire qui va masquer des contradictions grossières, des récits affligeant au sujet des criminels coloniaux. Il est navrant, désolant et même dramatique de laisser entendre aujourd’hui que la lutte armée nationale s’est faite dans les bureaux français, et par un condamné pour complicité de crime contre l’humanité .
La création du FLN Historique avait été faite par des hommes illustres qui ont conçu la révolution de novembre 1954, et décidaient d'entamer la lutte armée contre l'occupant français, ils n'auraient pas dû mourir sans achever le projet de libérer le pays
J’ajouterai aisément que l’histoire du colonialisme français en Algérie manque cruellement de clarté et de vérité, surtout lorsqu on utilise le mensonge pour faire croire aux gens ce que l'on veut. Vous pouvez manipuler des gens mais pas la vérité car elle saute aux yeux.
Bref, on n’a pas besoin d’être historien pour écrire des sottises, et il vaut mieux apprendre l’histoire en lisant les historiens !

6.Posté par KOCEILAANTALAS le 08/02/2018 11:54 | Alerter
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Alors si l'on considère ce qui est écrit ci dessus, le peuple algérien n'est pas à même de se structurer et d’insuffler une révolution, le FLN (historique) est la somme de toutes les insurrections passées, et la naissance de partis politiques qui ont suivis ainsi que les diverses organisations civiles. Le précurseur est la défaite française à Dien Bien Phu, les massacres de Guelma, Setif, Kherrata... Paix et Gloire à nos chouhadas qui ont fait le don suprême de leur vie et maudis ceux qui ont perverti leur noble combat et qui ont conduis ce pays vers l'abime. Papon le tueur d’algériens les aime tellement qu'il les a massacré en masse? Quand aux juifs d'Algérie, ils ont fait leur choix avec le décret Cremieux , ils n'ont pas besoin de Papon pour se désolidariser de leurs compatriotes musulmans, oubliant leur fuite d'Espagne, leur protection par ceux là même durant la mandature de Vichy. Quand aux pieds noirs ils n'ont qu'à s'en prendre à eux meme (approbation du système d'apartheid, soutien des Borgeau, Shiaffino..., soutien de l'OAS). Toutefois une minorité de ces composantes est restée fidéle à leur appartenance à cette terre, aux ideaux de justice, d'égalité des droits, certains d'entre eux ont consenti le sacrifice ultime et pour cela ils sont nos chouhadas et nous leur sommes reconnaissant, tout comme nous sommes reconnaissant à tous ceux qui nous ont soutenus et aidés (personnes de différentes nationalité, ainsi que les pays).

7.Posté par Kader le 08/02/2018 11:56 | Alerter
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Ce n’est pas génial
Les préjugés sont tels qu’il est pratiquement impossible de changer le cours des choses pour certains, aux causes a priori inconnues, cela devient un acte «Terroriste».
Il ne suffit pas d'affirmer, il faut prouver, et ne perdez pas de temps avec les évidences car ni le texte ni le commentaire de l’auteur, n’ont pu apportés des références fiables et honnêtes. !!!!!!
On peut dire qu’il y a des gifles qui se perdent !!

Pour rétablir la vérité historique, il faut préciser que les femmes et les hommes du peuple Algérien étaient des anticolonialistes Ils rejetaient la domination coloniale et son système.
La Révolution Algérienne n’avait pas pour but de jeter à la mer les Algériens d’origine européenne ou juive, mais de détruire le joug colonial inhumain.

8.Posté par Adil le 15/02/2018 19:10 (depuis mobile) | Alerter
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Le FLN à toujours été contre l''islam ils ont voulu que les femmes portent des pantalons et enlèvent leur voiles au bureau de poste pour recevoir un télégramme ou recevoir un diplôme mais pas les sœurs catho.C''est parti athée un parti traitre .


9.Posté par Mohammed MADJOUR le 23/09/2018 17:22 | Alerter
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Je n'ai pas besoin de lire cela mais il me suffit de vous rappeler mes propres conclusions notamment celle-ci qui est soulignée dans mon article précédent : « Depuis le Débarquement français, de 1830 jusqu’en 1962 (et même à ce jour, forcément), seule l’intelligence française était et reste à l’œuvre en Afrique du Nord… » Cette conclusion explique tout : https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/le-gpra-un-provisoire-qui-dure/2747512185274177/?fref=mentions&__tn__=K-R

Juste un autre rappel de 2011 : https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/la-verite-toute-la-verite-/288792171146203/?__tn__=H-R

10.Posté par Algerian le 23/09/2018 22:09 | Alerter
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Les ennemis de l Algérie n arrivent toujours pas a extraire l arête que le FLN leurs a planté a travers la gorge.

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