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Le FFS ou le droit d'avoir des coups de bastonnade


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La crise au sein du parti FFS s'enlise de jour en jour, face au silence inexpliqué de leur leader, Hocine Ait Ahmed, des dizaines de militants protestataires ont eu droit le week end dernier, à des coups de bastonnade au siége du parti à Alger.


yazidhan@yahoo.com
Dimanche 24 Décembre 2006

La crise au sein du FFS s’envenime :

Les contestataires ont eu droit à la bastonnade.

Ce qui s’est passé dans la nuit du jeudi à vendredi dans le siège du FFS, vieux parti d’opposition et fer de lance des luttes et des idéaux démocratiques, est d’une extrême gravité. Ce précédent synonyme d’une escalade dangereuse, démontre que la logique de dialogue pacifique, pour le règlement de la crise interne qui traverse le FFS, est entrain de cédée du terrain face à la logique de la confrontation. Des militants dont le seul reproche est de recourir à l’occupation de leur siège national, sis boulevard Souidani-Boudjemaâ à Alger, afin d’être écoutés par leur responsables du secrétariat national et aussi par le président du parti qui reste encore silencieux par rapport à la crise qui couve dans son mouvement, ont été accueillis par de la bastonnade, des insultes et de l’humiliation, en plein nuit et par un temps hivernal. Du jamais vu même !, et ça rappelle en quelque sorte ce qui s’est passé en 2004 au FLN, entre les redresseurs et les partisans de Benflis.

Comment ce fait il que de tels actes de violence aveugle et d’intolérance se produisent dans l’enceinte même d’un parti reconnus démocratique à l’échelle internationale et auprès de plusieurs organisations non gouvernementales ? Étant donné que la bastonnade, le lynchage, les coups et blessures, ne font guère partie du registre des procédures utilisées lors d’une confrontation d’idée ou d’une diversité d’opinion sur des position qui engagent les intérêts de deux courrant d’une même famille politique, il y a lieu de s’interroger sur ce précédent grave qui s’est déroulé sous les regards des dirigeants siège du Front des forces socialistes qui s’inscrit comme une page noir dans les annales de leur parti. Des agissements des plus étranges à la ligne, aux idées et à la pratique politique du FFS. C’est comme ça qu’on veut réhabiliter le politique ? Selon des témoignages recueillis chez des militants de base de Bouira, qui ont fait le déplacement à Alger pour mettre en pratique l’action d’occupation du siège nationale du parti, cette option qui a été en gestation depuis le mois de septembre derniers et plusieurs fois réitérée par les partisans du FFS en guise de réaction au mépris qui a été affiché par le secrétariat national ainsi que le silence inexpliqué du président du parti, vis-à-vis des divergences engendrées par la gestion des affaires du parti qui mise en route par des membres de la direction. L’un d’entre eux L.Firad qui est président de l’APC de Ouled Rached et membre de la fédération de Bouira a déclaré qu’il y avait au moins 700 militants et militantes de base à y accéder dans le siége du parti, « Le sit-in s’est déroulé dans de calme total jusqu’au moment ou le Premier Secrétaire Ali LASKRI fit irruption dans la salle, prit le micro et annonça à l’assistance qu’elle dispose exactement de 10 minutes pour évacuer les lieux, passé ce délai chacun assumera ses responsabilités et il quitta la salle. (La venue du premier secrétaire nationale a donné espoir aux militants contestataires, ils pensaient qu’elle constitue un jalon vers le dialogue hélas ce n’est pas le cas) ». Poursuivant le récit de cette nuit de protestation qui mine la maison FFS il ajoute « A 20h45 précise ; un grand bruit se fit entendre, c’est la porte de la salle de réunion qui est défoncée et des énergumènes portant sur les bras un brassard sur lequel est écrit SERVICE D’ORDRE font irruption dans la salle et s’en prennent sans ménagement aux militants contestataires, manu militari ces derniers se trouvent battus et jetés hors du siége sous une pluie diluvienne. Les militants SI LARBI Hanafi, OUARAB Moussa ont été roués de coups ».

Précisant que les faits ont eu lieu en présence des membres du secrétariat national qui est, selon le même interlocuteur « Un curieux Secrétariat National pour un parti dont le cheval de bataille est la Démocratie, la défense des droits de l’homme, le dialogue et la tolérance ». D’autre part le nombre de militants contestataires a été revu à la baisse jusqu’à 130 personne par la direction du parti, à la lecture des titres publiés sur cette affaire, des militants ont été scandalisé de voir leur parti arrivé à ce stade et déplorent le silence du président du FFS.

Nacer Haniche "yazidhan@yahoo.com"


Dimanche 24 Décembre 2006

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