Néolibéralisme et conséquences

« Le Dollargate III » : La chute du président et de son « dollar »


Nouvelle de Abdelkrim BADJADJA


Abdelkrim BADJADJA
Mercredi 19 Février 2014

(Publiée dans mon livre : « Utopia, le cauchemar de Thomas More »)

« Le Dollargate III » : La chute du président et de son « dollar »
Gorge profonde II appelle en urgence Bob Woodward III au Washington Post :
- Alors Bobby III, impossible de t’avoir sur ton portable depuis une heure.
- Désolé Gorge profonde II, nous étions en réunion de rédaction pour la préparation du Post d’après-demain, celui de demain étant déjà bouclé. Le rédacteur en chef est strict : pas de portables pendant le meeting !
- Ah ça tombe très bien, ne te précipite pas à proposer un papier quelconque pour après demain, attends notre rencontre.
- Du nouveau ?
- Et comment ! Mais nous pourrions en parler tout à l’heure pendant notre déjeuner.
- D’accord, mais cette fois-ci c’est moi qui paie, ce sont les faux frais auxquels nous avons droit dans le cadre de nos enquêtes.
- Très bien, je te propose de nous rencontrer à College Park dans le Maryland si tu veux bien, cela te fera une autre belle trotte en voiture j’espère. Les Archives Nationales « Archive II » ne sont pas loin, tu pourrais peut-être avoir besoin de documentation.
- Ok, tu as choisi le restaurant je suppose ?
- Oui, un mexicain pour changer, tu n’as rien contre des Tortillas bien épicées ?
- Au contraire, j’adore arroser mes Tortillas de Tomatillo-Green Chili Medium Hot.
- Tu seras servi grand gourmand va, toujours la fringale à ce que je vois.
- Absolument, il me faudra bien une heure pour avaler les 80 km qui nous séparent de College Park dans Maryland. L’adresse du restaurant ?
- Ce sera au «Chipotle Mexican Grill , 7332 Baltimore Ave. College Park ».

Une heure après, attablés au restaurant mexicain, les deux hommes commencent par commander leur repas d’un coup afin de ne pas être dérangés pendant leurs discussions, « Tortillas : Burritos, Tacos, Enchiladas, garnies de légumes, de viande de bœuf, de porc, de crevettes, avec sauce relevée de Tomatillo-Green Chili (Medium Hot). Ainsi que des “Lamb Barbacoas marinated in a chile sauce, slow cooked in the oven for 3 1/2 to 4 hours ». Le tout accompagné par des « Beer » bien fraîches. (30)

A la fin du repas, Bobby III se sent lourd pour avoir abusé de Tortillas épicées, et abasourdi par les révélations de son informateur.
- C’est incroyable, mais ce président est encore plus vicieux que son grand père. Il mériterait un autre surnom : «The biggest rogue of the world ».
- Bien trouvé, mais allez-y en douceur, ne publiez pas tout immédiatement, attendez l’évolution des marchés de l’or et du dollar, afin de ne pas compromettre notre source.
- Justement, à vous écouter j’ai l’impression que votre source avait participé pleinement aux réunions avec ce président véreux.
- Non pas du tout, mais notre ami Gorge profonde III est très bien informé, vous saurez plus tard comment.

Le surlendemain, le Washington Post ouvre en première page sur la fièvre qui s’est emparée des marchés de l’or et des devises :

« De grandes quantités d’or mises en vente sur tous les marchés »
« Origine inconnue, mais fiable selon les autorités américaines »
« Le prix de l’or à la baisse, le taux de change du dollar à la hausse »
« Editorial de Bob Woodward III: Que se trame-t-il? D’où vient l’assurance des autorités américaines sur la fiabilité de l’origine de l’or mis en vente ? »

La Maison Blanche, Bureau ovale, le président des Etats Unis est euphorique :
- Alors, je vous l’avais dit non ? L’or en baisse, le dollar à la hausse !
- Tout à fait Mr. le président.
- Contactez vos « salopards », qu’ils mettent le paquet, qu’ils engagent tout l’or en leur possession.
- Nous ne prenons pas un risque Mr. le président ?
- T’occupe !
- Cet éditorial de Bob Woodward III est inquiétant, d’où vient son inquiétude à lui ?
- Ce n’est qu’une merde qui cherche le trou par lequel elle est sortie. Allez-y, passons aux choses sérieuses, encore un bon coup et nous raflons la mise.

Le troisième jour, changement d’humeur des marchés. Le Washington Post titre en grand :
« La source de l’or s’est tarie brusquement »
« L’or reprend son ascension à la hausse »
« Le dollar commence à plonger vers les abysses »
« Editorial de Bob Woodward III: Une fois de plus, que se trame-t-il? Pourquoi n’y a-t-il plus d’or en vente sur le marché ? Selon des sources crédibles, une grande arnaque se prépare autour du dollar. Sommes-nous face à une nouvelle affaire : le Dollargate ? »

La Maison Blanche, Bureau ovale, le président des Etats Unis n’est plus euphorique, il est vraiment furieux :
- Qui c’est Bob Woodward III, ce journaliste de mes fesses ?
- Le petit fils de celui qui a coulé votre grand père Mr. le président.
- Ah oui, c’est une putain d’affaire de famille donc ! Il ne perd rien à attendre ce salaud, je vais lui régler son compte à ce fouineur de merde.
- Pour l’instant, nous devons faire face à la situation : l’or est à la hausse, et le dollar à la baisse.
- C’est quoi ce bordel ? Comment ça « La source de l’or s’est tarie brusquement… » ? Pourtant, ils avaient bien 4.000 tonnes d’or à vendre ces salopards !
- Oui, mais Georges Soros III que j’ai contacté en douce dit qu’ils ont engagé tout l’or qu’ils avaient en leur possession. Le marché a mal réagit à cet éditorial du Washington Post : « Sommes-nous face à une nouvelle affaire : le Dollargate ? ». Alors, tout le monde se méfie du dollar.
- D’où tient-il ses informations ce cul terreux, il a assisté à nos réunions ou quoi ?
- Nous pouvons vous assurer de notre discrétion et de notre fidélité, Mr. le président.
- Je n’en doute pas mes connards, je vous aime justement pour votre soutien sans faille. Mais il faudra charger la CIA d’enquêter sur les sources de ce fouteur de merde de Bob Woodward III. Il veut le « Pulitzer » sur mon dos ce con ?
- Nous allons charger la CIA de cette enquête Mr. le président, mais comment rétablir la confiance des marchés sur le dollar ?
- Ah oui, hé bein nous allons l’inonder d’or ce putain de marché…
- Mais avec quoi Mr. le président, nous avons déjà investi dans cette affaire tout l’or de Fort Knox, à l’insu de nos partenaires…
- Qu’ils aillent se faire enculer ces partenaires. Je vise l’or de la Fed.
- Impossible Mr. le président, la Fed. est une institution indépendante, et ses directeurs n’accepterons jamais que l’on touche à leur or.
- Impossible ne signifie rien pour Tricky Dick III. Où on est président, où on est une couille molle, n’est-ce pas Jimmy Carter III de mes fesses ? Vous vous envolez immédiatement pour New York avec une équipe de « Dobermans », les petits fils de ces valeureux guerriers américains de la prison d’Abu Ghraib en Irak. Ah la belle époque, où on pouvait donner des cours de civilisation américaine avec de l’électricité dans les couilles à ces barbares d’irakiens, sans voir rappliquer aussitôt une meute de « défenseurs des droits de l’homme » de mes deux. On verra bien si les directeurs de la Fed. pourront serrer leurs fesses lorsque nos « Dobermans » commenceront à leur chatouiller le riquiqui, ah ah ah… (31)
- Sauf votre respect Mr. le président, les défenseurs des droits de l’homme sont très actifs dans notre pays. Nous risquons de les avoir dans le dos.
- Vous en faites pas, nos « Dobermans » s’arrangeront pour faire disparaître les responsables de la Fed., et nous les accuserons d’avoir filé avec tout l’or de leur banque de merde. Lorsque nous réussirons à rafler tout l’or du marché contre de beaux dollars de chez nous, tu parles du chiffon papier oui, nous déclarerons avoir récupéré l’or de la Fed., et retrouvé les responsables de la Fed. Alors cette putain de nation nous en sera reconnaissante. C’est pas du génie ça ? Allez au travail !



Quatrième jour, le Washington Post consacre toute sa première page aux manigances sur l’or et le dollar :

« Des sources parfaitement informées signalent que tout l’or de des Etats-Unis a été mis en vente sur le marché, même les stocks d’or de la Fed »
« Selon des informations dignes de foi, les directeurs de la Fed. ont disparu, enlevés par des agents secrets au service de la Maison Blanche»
« De grandes quantités de dollars nouvellement imprimés, sans aucune contrepartie, inondent le marché »
« Le prix de l’or atteint des sommets, plus personne ne veut du dollar »
« Les Etats-Unis d’Amérique sont au bord de la faillite financière »

La Maison Blanche, Bureau ovale, le président des Etats Unis explose :
- C’est quoi ce nouveau bordel ? Maintenant, connards de mes couilles, ne me dites pas qu’il n’y a pas une taupe à la Maison Blanche ? Toutes nos discussions frappées du sceau du secret sont étalées en première page de ce torchon du Post…
- Nous vous assurons Mr. le président que nous n’y sommes pour rien.
- Mais d’où proviennent ces fuites, qui est cette putain de « source autorisée » qui rapporte tout à cet enculé de journaliste ?
- Seul Bob Woodward III peut répondre à cette question, mais les dispositions constitutionnelles relatives à la liberté de la presse protègent le secret des sources d’information.
- Qu’est-ce que j’en ai à branler de ces « dispositions constitutionnelles » qui protègent les espions. Rien à foutre, il faut lui fermer la gueule définitivement à ce journaleux.
- Comment Mr. le président ?
- Ah, parce qu’il faut encore vous indiquer le « comment » ? Et nos Dobermans pourquoi ont-ils été recrutés et grassement payés hein, juste pour se saouler, se droguer, et se taper les pouffiasses de Chinatown ? Allez mettez-les au boulot ces Klébards, qu’ils agrippent immédiatement ce paparazzi merdeux du Post, et qu’ils lui fassent cracher le morceau avec les méthodes américaines hautement civilisées expérimentées à Abu Ghraib et Guantanamo, avant que l’information ne parvienne à ses oreilles par l’intermédiaire de ce mouchard qui se planque peut-être sous nos pieds, tiens. Compris ?
- On y va Mr. le président…
- Minute, je n’ai pas fini. Il faut accélérer le mouvement et sortir le grand jeu pour les baiser tous avec les dollars qu’ils ont amassés et qui représentent plus de 80% de notre dette publique.
- Nous ne comprenons pas Mr. le président.
- Ah, bon sang de bonsoir de putain de métier de président ! Il faut tout vous expliquer, hein. Ce salaud de Judas qui se cache sous nos fesses lui comprend tout au quart de tour. Ah, si je l’avais repéré plutôt, j’en aurais fait un précieux collaborateur au lieu de le voir tenter de bouffer tout crues mes couilles !
- Nous ne comprenons toujours pas Mr. le président.
- Voilà mes connards, votre deuxième mission après avoir lancé la chasse au journaleux avec nos Dobermans. Vous filez à l’imprimerie de la Fed. et ordonner l’impression immédiate d’une nouvelle monnaie américaine qui remplacera ce putain de dollar devenu impuissant et incapable de la moindre érection pour baiser ces salauds d’européens, arabes et asiatiques.
- Ah bon, une nouvelle monnaie, et abandonner le dollar lancé par les pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique ?
- Oui, c’est bien ça, les pères fondateurs ne sont plus là pour me casser les couilles avec leur putain de morale. J’ai déjà fait préparer la maquette de cette nouvelle monnaie. Admirez-moi ce travail réalisé par un artiste faussaire qui prétend descendre tout droit de notre héros national Al Capone !
- Comment s’appellera cette nouvelle monnaie ?
- Vous savez pas lire ou quoi ? Voilà, c’est bien indiqué : AMERO. C’est un emmerdeur public nommé Eberhard und Eike Hamer qui m’a suggéré malgré lui cette idée de génie dans son étude merdique :
« L’escroquerie mondiale : Toutes les banques centrales étrangères sont remplies de dollars pourris. Si ceux-ci sont subitement dévalués, plus des trois quarts du dommage toucheront les banques centrales, les banques, les États et les opérateurs hors des États-Unis…Une nouvelle monnaie permettrait de dévaloriser les anciennes dettes monétaires et, partant, de spolier les créanciers détenant encore de cette monnaie. »


- Oh, vous avez pensé à tout Mr. le président, l’Améro cela indique tout de suite les Etats-Unis d’Amérique, alors que notre patrimoine national le Dollar a été honteusement recopié par une foultitude de pays : Dollar canadien, Dollar Australien, Dollar de Nouvelle Zélande, Dollar des Bahamas, de Barbade, des Bermudes, des Caraïbes, et même dollar de Singapour tiens…
- Même Singapour ? Cette île en forme de gros cul auquel il ne manquerait que le canal de Panama au milieu ?
- Tout à fait Mr. le président, une île qui voudrait péter plus haut que son cul, soit dit sans vous offenser…
- Voilà justement le travail, distinguer notre monnaie de celles de ces pays jouisseurs mais pas éjaculateurs. Et dans le même temps, l’enfoncer jusqu’à l’os à tous nos créanciers, qui doivent obligatoirement échanger les dollars américains qu’ils détiennent contre ce bel Améro, j’en suis déjà amoureux moi…
- Mais Mr. le président, il faudra bien fixer une parité pour cette nouvelle monnaie par rapport au dollar actuel, et partant par rapport aux autres monnaies.
- Exact mes couillons, voilà que vous commencez à vous réveiller. Il faudra imprimer cette nouvelle monnaie dans le plus grand secret, et donner 48 heures, pas une heure de plus, à tous ces salauds de créanciers pour échanger leurs dollars pourris comme a dit l’autre à raison de un Améro = 50 dollars. De cette manière non seulement nous effacerons nos dettes de 14.000 milliards de dollars, mais en plus c’est nous qui devenons leurs créanciers : pour effacer leurs dettes, nous leur exigerons de nous payer en or, et ce sera toujours nous qui fixerons le prix de ce putain de métal qui fait jouir les pouffiasses du monde entier juste à l’évocation de son nom !
- Génial, Mr. le président !
- N’est-ce pas ? Hé, Comité Nobel à la mort-moi le morpion, vous croyez pas que je mérite plusieurs prix Nobel cette année ? Pourquoi faut-il toujours récompenser ces pédés de la côte Est et leurs « pacsés » d’Europe, Hein ? Allez mes connards, au travail.

Cinquième jour, cri d’alerte en première page du Washington Post :
« Une nouvelle monnaie l’Améro a été émise en remplacement du dollar, cela en violation du mode de fonctionnement de la Fed. nationalisée hier par le gouvernement »
« Nous nous excusons de ne pouvoir vous communiquer d’autres nouvelles sur la magouilles organisées par la Maison Blanche autour de l’or et du dollar »
« Notre reporter émérite a été enlevé par les Barbouzes de la Maison Blanche…Nous sommes inquiets sur son sort »
« Nous tenons le président des Etats-Unis comme premier responsable s’il arrivait quoi que ce soit à notre journaliste »
« Nous passons le relais à nos confrères du New York Times »
Le New York Times entre dans la danse avec des nouvelles fracassantes :
« Selon une source bien informée provenant de la Maison Blanche, appelons-là Gorge Profonde II, la nouvelle monnaie ne repose sur aucune garantie or »
« Tout l’or des Etats-Unis a été confié aux descendants des Barons voleurs pour inonder le marché en vue de faire baisser le prix de l’or, et rehausser la cote du dollar par rapport aux autres monnaies mondiales »
« Ces nouveaux barons voleurs, dont les noms suivent en bas de page, n’auraient engagé qu’une partie de l’or qui leur a été confié…Ils ont refusé le dollar et l’euro et exigé d’être payés uniquement en Yens japonais, Roubles russes, et Yuan chinois »
« Ils auraient quitté le territoire des Etats-Unis, et selon nos informations ils auraient demandé l’asile politique : deux au Japon, deux en Russie, et le cinquième en Chine »


La Maison Blanche, Bureau ovale, le président des Etats Unis entre dans une colère noire :
- C’est quoi encore ce bordel ? Ces cinq salopards nous auraient doublés ou quoi ? Une partie de l’or seulement mise sur le marché ? Et proposée à la vente dans n’importe quelle monnaie du Bengladesh, sauf notre dollar et l’euro de nos putains de partenaires européens ? Ils auraient quitté le pays pour se réfugier chez les communistes et chez les yeux bridés ? Ecoutez-moi bien vous deux, collaborateurs de mes couilles, vous êtes les deux seuls à connaître tous les dessous de cette affaire. Nous avons réussi à fermer la gueule du Washington Post, et voilà-t-y pas que le New York Times surgit de derrière mon cul ? Avec des informations que nous n’avons même pas ? D’où tiennent-ils leurs informations ces torchons de mes fesses ?
- Nous avons débusqué la source d’information de Bob Woodward III, les « Dobermans » y ont été un peu fort, mais le journaliste a fini par craquer tout de même. Après ses aveux, nous l’avons aussitôt expédié dans un des centres de réadaptation de la CIA pour le retaper, il est drôlement amoché…
- Qu’il s’estime heureux d’être encore vivant ce pot de chambre pourri, notre cours de civilisation américaine n’a pas été jusqu’au chapitre de l’extinction de la race indienne ! Je le veux handicapé à vie, ce connard, et arrangez-vous pour présenter plus tard son cas comme un règlement de compte de la Maffia qui n’aurait pas apprécié d’être elle aussi victime des bobards du Washington qui lui ont fait perdre des sommes colossales en jouant au yoyo avec l’or et les dollars. Et nous devons apparaître dans cette affaire comme les sauveurs de ce mouchard, quitte à sacrifier nos « Dobermans » et les présenter comme étant des truands de la Maffia pour faire plus vrai. Ok ?
- Très bien Mr. le président.
- Et maintenant vous allez accoucher du nom de la taupe de la Maison Blanche, oui ou merde !
- Bob Woodward III nous a d’abord révélé son surnom : Gorge profonde II.
- J’en ai rien à branler de son surnom de merde, je veux son nom !
- Il a fallu aller très loin dans le cours de civilisation américaine pour lui arracher le nom, après lui avoir arraché les couilles…
- J’attends bon Dieu !
- Il s’agit du chef adjoint du Secret Service…
- Ne me dites qu’il s’agit de W. Mark Felt III, le petit fils de cette crapule de W. Mark Felt, directeur adjoint du FBI à l’époque de mon grand-père ?
- Si justement Mr. le président, c’est bien lui, et il cherche à nous enfoncer comme l’avait fait son grand père…
- Je veux ce salaud tout de suite dans mon bureau, je vais lui donner gratis des cours de civilisation américaine, et s’il le faut jusqu’au chapitre de la solution finale engagée contre les Indiens par ce con de général George Armstrong Custer qui n’a pas su terminer le travail (32). Ce « Tueurs de squaws » s’était fait massacré bêtement le 25 juin 1876 à la bataille de Little Big Horn. Mais moi, je ne me laisserai pas faire, je terminerai le travail, sauver l’économie de ce peuple de cons, même s’il faut sacrifier quelques porteurs de couilles molles !
- Mais nous avons le responsable des fuites de la Maison Blanche, la solution finale n’est peut-être pas nécessaire…
- Ah vous croyez, mais ce Judas de mes deux plombs d’où a-t-il eu des informations aussi précises sur nos réunions, à moins que vous ne cherchiez à couvrir vos conneries ?
- Non, non, pas du tout Mr. le président, aucune faille de notre côté. Mais nous sommes tout à fait d’accord avec vous Mr. le président, il faudra bien qu’il nous révèle comment il a pu obtenir des informations aussi précises. Nous-mêmes nous tenons à lever tout doute à l’égard de notre loyauté.
- Voilà, allez le chercher, son bureau est bien situé sous mes fesses non ? Bon sang de merde, espionné de ma propre maison, et sous mon cul en plus !

Les deux fidèles collaborateurs du président, Bob Haldeman III et John Daniel Ehrlichman III, reviennent avec leur prisonnier W. Mark Felt III menottes au poing, mais souriant comme s’il se rendait à une réunion, nullement inquiet face aux mines menaçantes de ses accompagnateurs, et à l’air de bulldog prêt à attaquer affiché par Richard Nixon III, surnommé « Tricky Dick III ».

- Qu’est ce qui te fait sourire, espion de mes deux, tes putains de trahisons peut-être ?
- Un peu de respect Mr. le président, nous ne sommes pas seuls.
- T’occupe couillon à la mort-moi le riquiqui, mes connards de collaborateurs ont l’habitude de mon langage d’homme, pas le bla bla bla de ces pédés de la côte est de mes fesses !
- Ce langage n’est pas digne d’un président des Etats-Unis, vous allez offenser nos concitoyens et le reste de la planète avec votre vocabulaire sorti tout droit des maisons closes d’ici et d’ailleurs.
- La ferme tête de con, tu ne vas pas me donner de leçons de morale après avoir trahi ces enculés de « concitoyens », je leur botterai bien le postérieur à ces américains de mes deux, toujours prêts à me mordre les couilles pour un oui ou un non.
- Comme vous voudrez, le peuple en jugera !
- Ecoute bâtard de mes fesses, arrête de m’enquiquiner avec tes façons guindées de pédé ok ? Alors, tu vas nous livrer le nom de ton putain de Judas qui te fournit les informations d’ici même, de la Maison Blanche, peut-être même de mon propre bureau, sinon je rappelle mes Dobermans pour t’inculquer quelques brins des leçons données par leurs grands-pères à ces lèches-culs d’Irakiens à Abu Ghraib ?
- C’est pas gentil ça pour les Irakiens ! Quant à vos Dobermans, je crois que vous en avez encore besoin, ils ont travaillé dur : après avoir enlevé les directeurs de la Fed. pour les cacher en un endroit que vous seuls ici présents connaissez, vous les avez fait bosser en heures supplémentaires, vos Klébards comme vous dites, pour torturer et faire parler mon pauvre ami Bob Woodward III, qu’ils avaient enlevé sur vos ordres en violation des lois sur les libertés individuelles et sur le secret des sources d’information de la presse.
- Va te faire foutre toi et tes putains de compatriotes avec les lois et les règlements, accouche tête de nœud, mes Klébards attendent.
- Qu’ils attendent plutôt leur prochaine mission. Je reprends vos propres paroles : « Je le veux handicapé à vie, ce connard de journaliste, et arrangez-vous pour présenter plus tard son cas comme un règlement de compte de la Maffia qui n’aurait pas apprécié d’être elle aussi victime des bobards du Washington Post qui lui ont fait perdre des sommes colossales en jouant au yoyo avec l’or et les dollars. Et nous devons apparaître nous, dans cette affaire, comme les sauveurs de ce mouchard de journaliste, quitte à sacrifier nos Dobermans et les présenter comme étant des truands de la Maffia pour faire plus vrai. Ok ? ».
- Mais c’est incroyable ! Tu étais avec nous ou quoi ? Vous vous rendez compte mes connards, il cite mes propos comme s’il avait assisté à la réunion ?
- Exact, j’ai suivi en direct toutes vos réunions grâce à mon ami appelons-le si vous voulez Gorge profonde III.
- Ah bon ? Qui est ce deuxième Judas, salaud d’enculé ! Tu parles, ou j’appelle mes Klébards pour cette dernière mission avant de les fourguer en taule. Ils attendent avec leurs fils électriques, leur chalumeau, et tout leur bazar, ma salle de bain particulière est à leur disposition.
- Ok, ok, ne nous énervons pas. Vous pouvez appeler mon bon ami le responsable des télécommunications de la Maison Blanche, un honnête citoyen comme l’était son grand-père…
- Quoi ? Ne me dis pas qu’il s’agit de ce petit fils de pute de la grande pute, ce bouseux de cow boy qui semait la terreur à Chicago ?
- Si, c’est bien Eliot Ness III.
- Aller le chercher par la peau des fesses ce petit fils de pute. Mais je suis entouré par des Moines ma parole. La Maison Blanche serait-elle devenue un couvent pour nonnes mal baisées ?

Eliot Ness III, l’homme des télécommunications de la Maison Blanche fait son entrée dans le Bureau ovale, menotté lui aussi, mais aussi calme, serein et souriant que son collègue W. Mark Felt III.
- Alors toi aussi tu ris mon coco, je vais voir si tu riras encore lorsque je te ferais chatouiller les couilles au chalumeau dans ma jolie salle de bain !
- Inutile, je suis prêt à tout vous révéler, vous n’aurez pas besoin de vos Dobermans. Qu’ils attendent vos Klébards d’être sacrifiés comme les moutons de l’Aïd. Mais si vous permettez, je voudrais vous rappeler quelque chose.
- Mais, ma parole ils sont aussi irrespectueux de leur président l’un que l’autre. « Si vous permettez Mr. le président… », y en a marre de cette insolence.
- Si vous voulez « Môssieur li brisidenne » comme on dit dans certains pays. Mais je crains que vous ne soyez plus pour longtemps notre « président bien aimé Richard Nixon III, surnommé « Tricky Dick III ».
- Les prochaines élections présidentielles ne sont pas ton problème, tu n’y assisteras pas je te le promets Judas II de mes fesses.
- Un peu de tenue, « Môssieur li brisidenne », nous ne sommes pas seuls…
- Qu’est-ce que vous avez à me branler tous les deux avec vos «nous ne sommes pas seuls… » ?
- D’accord, nous vous aurons averti, maintenant je voudrais rafraîchir votre mémoire…
- Tu peux même me rafraîchir la queleuleu si tu veux mon riquiqui, ah ah ah !
- Le premier jour de votre installation à la Maison Blanche, vous avez effectué une tournée des services, vous vous rappelez ?
- Je me rappelle surtout vos tronches de croque-morts, comme si vous veniez d’enterrer votre propre père, cette couille molle de Jimmy Carter III.
- Si vous voulez. Lors de votre passage en mon service je voulais vous montrer notre méthode de travail mise en place par votre prédécesseur soucieux de transparence dans la gestion des affaires du pays…
- Quelle transparence ? Je me rappelle surtout que son grand père Jimmy Carter I, un petit enfant de chorale d’une école primaire égaré à la présidence, s’était planté en organisant une opération de sauvetage des otages américains à Téhéran. Un vrai fiasco, voilà de quoi je me rappelle, tête de nœud de mes deux !
- Mais enfin, vous ne pouvez pas me laisser terminer mon histoire sans avoir besoin d’écorcher les oreilles des gens avec vos obscénités.
- T’occupe, petit-fils de bouseux, accouche de ta merde !
- Voilà, votre prédécesseur nous avait ordonné de mettre en place un système d’enregistrement permanent de tout ce qui se passe dans le Bureau Ovale, cela dans le but de retrouver tout enregistrement nécessaire pour bien prouver sa bonne foi dans la gestion des affaires du pays…
- J’espère pour ton cul mon salaud que tu l’as suspendu ton système ?
- Justement non, vous ne m’avez pas laissé le temps de vous expliquer quoi que ce soit. Vous m’avez simplement ordonné de ne pas vous titiller avec les questions techniques, et de continuer à travailler comme avant…

Le président et ses deux fidèles collaborateurs reçoivent cette information comme un uppercut frappé dans leur estomac par le champion du monde des poids lourds…et ça fait mal !
- Tu vas pas me dire que…
- Si « môssieur li brisidene », et si vous permettez je vais vous montrer quelques extraits ici même dans votre propre bureau !
- Mais ces putains de chaînes TV sont toutes à l’arrêt depuis ce matin, et j’avais chargé cette mal baisée de secrétaire de contacter votre service pour me réparer ce foutu matériel !
- Je sais, mais c’est moi-même qui ai ordonné de mettre hors circuit toutes les TV de votre bureau, uniquement votre bureau, celles de votre secrétariat fonctionnent toujours…
- Et après tête de con, je te saute la cervelle ici même si tu communiques ces enregistrements à quiconque. Donne-moi ces foutues bandes, salaud de Judas II de mes couilles !
- Aucun problème, vous pourrez les enregistrer de votre bureau parce que j’ai remis en marche toutes les chaînes. Si vous permettez, je vais utiliser votre remote control pour vérifier si tout est ok…Voilà…

Première chaîne qui s’affiche, le circuit interne de la Maison Blanche. Le président reçoit un choc au niveau de la poitrine : c’est son propre bureau que l’on voit à l’écran, et il se voit en direct en train de se masser le côté gauche de sa poitrine pour empêcher son cœur de s’arrêter…
- Voilà d’autres images « môssieur li brisidene », quelques extraits de vos réunions précédentes avec vos deux collaborateurs….

Le président failli s’évanouir devant les extraits rapides qui défilent.
Premier extrait :
- Il nous faut une équipe spéciale, experte dans les entourloupettes financières. Si je t’ai demandé de contacter John Daniel Ehrlichman III pour dresser la liste de ces experts, c’est bien parce que c’est lui qui entretient des contacts avec les milieux de la pègre et des coups tordus. Tu lui diras simplement de chercher dans sa liste de maquereaux et de proxénètes, des « plombiers » experts en magouilles financières…

Deuxième extrait :
- Cette liste comprend cinq noms : George Soros III, Jim Simons III, John Paulson III, Philip Falcone III, et Kenneth Griffin III...
- Rappelons le C.V. de chacun de ces illustres ascendants surnommés injustement à leur époque Les Barons voleurs.

Troisième extrait :
- Voilà ce que j’attends de ces cinq « salopards ». Procéder à une série d’opérations financières en bourse en vue de faire baisser le prix de l’or, et de rehausser quelque peu notre pauvre dollar….
- Nous pourrions engager le stock d’or de Fort Knox qui relève de notre autorité….

Quatrième extrait :
- Quelle imprimerie Mr. le président, je ne comprends pas ?
- La fabrique de dollars enfin ! Nous allons les faire travailler en heures supplémentaires ces fainéants de producteurs de beaux dollars verts.
- Mais Mr. le président, l’émission de nouveaux dollars relève des autorités de la Réserve Fédérale à New York !
- T’en fais pas mon coch…mon colon, je les ferais marcher à la baguette moi ces civils de mes deux qui ont autorité sur notre monnaie nationale ? C’est quoi ce bordel…

Cinquième extrait :
- Pour l’instant, nous devons faire face à la situation : l’or est à la hausse, et le dollar à la baisse.
- C’est quoi ce bordel ? Comment ça « La source de l’or s’est tarie brusquement… » ? Pourtant, ils avaient bien 4.000 tonnes d’or à vendre ces salopards…
- Vous vous envolez immédiatement pour New York avec une équipe de « Dobermans », les petits fils de ces valeureux guerriers américains de la prison d’Abu Ghraib en Irak. Ah la belle époque, où on pouvait donner des cours de civilisation américaine avec de l’électricité dans les couilles à ces barbares d’irakiens, sans voir rappliquer aussitôt une meute de « défenseurs des droits de l’homme » de mes deux. On verra bien si les directeurs de la Fed. pourront serrer leurs fesses lorsque nos « Dobermans » commenceront à leur chatouiller le riquiqui, ah ah ah…

Sixième extrait :
- Allez mettez-les au boulot ces Klébards, qu’ils agrippent immédiatement ce paparazzi merdeux du Post, et qu’ils lui fassent cracher le morceau avec les méthodes américaines hautement civilisées expérimentées à Abu Ghraib et Guantanamo…
- Vous filez à l’imprimerie de la Fed. et ordonner l’impression immédiate d’une nouvelle monnaie américaine qui remplacera ce putain de dollar devenu impuissant et incapable de la moindre érection pour baiser ces salauds d’européens, arabes et asiatiques…
- Il faudra imprimer cette nouvelle monnaie dans le plus grand secret, et donner 48 heures, pas une heure de plus, à tous ces salauds de créanciers pour échanger leurs dollars pourris comme a dit l’autre à raison de un Améro = 50 dollars. De cette manière non seulement nous effacerons nos dettes de 14.000 milliards de dollars, mais en plus c’est nous qui devenons leurs créanciers : pour effacer leurs dettes, nous leur exigerons de nous payer en or, et ce sera toujours nous qui fixerons le prix de ce putain de métal qui fait jouir les pouffiasses du monde entier juste à l’évocation de son nom !

Eliot Ness III suspend la diffusion des extraits.
- Les autres détails que nous avions communiqués à la presse aussi, notamment les agissements de vos cinq salopards, nous les avons obtenus directement de nos agents qui surveillent les marchés pour prévenir toutes transactions frauduleuses. Si cela vous intéresse « môssieur li brisidene », vous pourrez télécharger les enregistrements au complet qui sont repris en ce moment même par les chaînes d’information du monde entier : voilà BBC world, TV5, Al Jazeera, Al Arabiya, BFMTV, France 24 en français, en arabe et en anglais…
- Pourquoi pas CNN pendant que tu y es ?
- Ah, mais parce que nos chaînes nationales, en premier lieu CNN, sont occupées à diffuser en direct ce charmant entretien du Bureau Ovale ! C’est pourquoi nous vous avions demandé au moins de corriger votre langage, tous nos concitoyens sont à votre écoute depuis votre arrivée au bureau ce matin !

La porte nord-ouest du bureau ovale, réservée aux visiteurs de marque, s’ouvre brusquement…
Le vice-président Gerald Ford III fait irruption dans le bureau présidentiel. Derrière lui suit une escouade d’agents du FBI avec leurs célèbres blousons frappés de l’écusson de leur agence fédérale. Le président ne semble pas étonné :
- Ah te voilà toi, tu veux ma place hein Judas III, le fauteuil est encore tout chaud tu sais.
- J’en ai rien à foutre de ton siège, tu peux scotcher ton postérieur dessus si tu le peux encore, et l’emporter avec toi en prison. Tu es une véritable honte pour notre parti, que dis-je pour notre pays. Tu mérites bien le surnom que t’a donné la presse : The biggest rogue of the world.
- Alors pourquoi tu viens me casser les pieds si ce n’est pour participer à la curée Judas III de mes deux ?
- Tu oublies encore que tu es en direct sur toutes les TV du pays, arrête de parler comme le truand que tu es. Je suis venu pour te foutre ma démission à la gueule tant que tu es encore un infâme président, avant que le FBI ne te mettre en état d’arrestation avec tes collaborateurs aussi véreux que toi, et tes débiles de Dobermans. Voilà, maintenant que ma démission est sur ton bureau, le prochain président des Etats-Unis d’Amérique sera le président de la Chambre des représentants comme stipulé par la Constitution…
- Ecoute salaud, ne me dis pas que mon successeur sera…
- Si, ce sera ton pire ennemi, et il ne t’accordera pas de grâce. J’ai nommé John Kennedy III…

La Maison Blanche, Bureau Ovale.
L’ex-président des Etats-Unis d’Amérique a quitté son bureau menotté et escorté par les agents du FBI. Ses deux collaborateurs Bob Haldeman III et John Daniel Ehrlichman III, ainsi que les Dobermans suivent menottés eux aussi.
Contrairement à la tradition, Il n’y aura pas de cérémonie de départ pour Richard Nixon III, surnommé désormais «The biggest rogue of the world », et il ne montera pas dans l’hélicoptère qui devait l’attendre sur l'esplanade est du Capitole pour l’emmener à la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, banlieue de Washington.

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CREDIT PHOTO:
http://www.monversailles.com/NEW/wp-content/uploads/2009/11/menottes.jpg

(30) http://www.chipotle.com/en-US/find/find.aspx?loc=College%20Park

(31) En Algérie, des chiens Dobermans avaient été utilisés en 2003 par un clan du parti FLN pour effrayer ses adversaires de l’autre clan.
http://www.djazairess.com/fr/lexpression/15378

(32) http://en.wikipedia.org/wiki/George_Armstrong_Custer


Mercredi 19 Février 2014


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