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Le Djihadisme est la Force centrifuge de l'oppression.


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Le Djihadisme est une force centrifuge engendrée par une autre centripète répressive qu'exercent depuis un demi-siècle les régimes autoritaires centraux dans le monde arabe et musulman. Par conséquent lutter contre ce Djihadisme avant la neutralisation de la répression est tout simplement une chimère mortifère qui n'a fait sur plus de trente ans que le renforcer.


Cide
Samedi 21 Novembre 2015

Newton l'a dit :« Toute action engendre une réaction d’intensité égale mais de sens opposé ». Et cette loi fondamentale de la Physique est absolue. Elle permet donc d'expliquer presque tout.

Autant dire qu'il est extrêmement judicieux de toujours s'y référer pour examiner minutieusement les mécanismes internes à chaque mouvement, fut-il de nature socio-culturelle, afin d'en élucider les tenants et les aboutissants.

Cela dit de toutes ces forces réactives une particulière explique pas mal de nos soucis du moment. La Force centrifuge. Celle-ci, comme chacun sait, est une réaction à la Force centripète qui tire un corps vers le centre. Le Pouvoir, en somme.

C'est donc une force de celles dites fictives qui n'existent que par le biais d'autres qui leur sont antérieures. Une fois les premières agissent, elles apparaissent et, de facto, s’éclipsent avec leur disparition.

Justement, l’extrémisme politique quelle-qu’elle soit sa nature est une réaction qui suit une dynamique analogue.

En fait, le Djihadisme est une force centrifuge engendrée par une autre centripète répressive qu'exercent depuis un demi-siècle les régimes autoritaires centraux dans le monde arabe et musulman.

Par conséquent lutter contre ce Djihadisme avant la neutralisation de la répression est tout simplement une chimère mortifère qui n'a fait sur plus de trente ans que le renforcer.

Et pour cause. Ses morts, désormais martyres, deviennent de sitôt figures emblématiques pour des milliers de jeunes sans perspective d'avenir, en manque d’idéale. Toujours soumis cependant aux mêmes pulsions exutoires de la répression politique, économique ou sociale.

Puis toutes les interventions extérieures le visant directement n'ont fait que créer un nouveau foyer de répression alimentant une nouvelle force centripète et donc, in fine, une autre de résistance d’intensité encore plus grande.

C'est le cas par exemple de l'invasion américaine de l'Irak, qui a vu se coaliser contre elle deux grandes visions djihadistes historiquement rivales. A savoir celle prônée par Abdallah Azzam et plus tard son fils spirituel Zarqaoui avec une autre portée elle par Ben Laden et Al Qaida et qui s'opposaient pourtant depuis longtemps idéologiquement notamment quant à l'ennemi prioritaire pour chacune

C'est dire combien l'invasion américaine a réussi l'exploit sans précédent de liguer contre elle en Irak toutes les idéologies combattantes de l'islam politique sunnite. Ce que n'a même pas fait l'invasion soviétique d'Afghanistan,

Avec en bonus, ce bébé éprouvette d'El Baghdadi conçu dans la douleur et les souffrances à Falloujah et qui, fortement radié, ne se ressemblant à rien de tout ce qui l'a précédé.

Il suffit donc que le coup de pouce de la force répressive centripète radie à Baghdad, à Damas ou au Caire pour que la force djihadiste reprenne son macabre trajectoire curviligne sanguinaire.

Inutile donc de chercher loin pour comprendre ce qui arrive et arrivera hélas prochainement. De lire le Coran pour trouver les racines de telles phénomènes. Il suffit tout simplement de se référer aux lois et aux normes naturelles et universelles.

Et surtout garder bien à l'esprit que la Force transfuge n'existe pas d'elle même, d'une part, et, de l'autre, elle disparaît simultanément avec celle qui l'a faite naître. 

Autant dire que la lutte contre l’État islamique se joue aujourd’hui à Jérusalem, Damas, Bagdad et au Caire beaucoup plus qu'au Reqqa en Syrie ou à Moussoul en Irak.

Néanmoins le vecteur de cette force est perpendiculaire au plan sur lequel elle agit. Autrement dit, elle n'y appartient pas géométriquement. Preuve s'il en faut une encore que Daesh n'a rien d'islamique. Et c'est bien Galilée et Huygens qui le disent.


 


Samedi 21 Novembre 2015


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 22/11/2015 10:58 | Alerter
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Article très juste avec cette réserve que la notion "d'Islam politique sunnite" est inexacte. Il n'y a pas d'Islam politique, il n'y na que l'instrumentalisation de l'Islam au niveau politique. c'est très différent.

Sinon, cela voudrait dire que l'Islam sunnite contient en tant que modalité ce système politique intolérant et obscurantiste et par voie de conséquence il peut produire par "excès" le terrorisme de daech ou du front en-nosra, donc d'el qaida. Ce qui est radicalement contraire aux principes fondamentaux de l'Islam.

Ce que nous voyons, c'est que pour justifier une certaine prise de pouvoir et maintenir cette main mise sur ce pouvoir, on utilise l'Islam en tordant le sens de sa doctrine. Mais qu'est-ce que cela a à voir avec l'Islam véritable ?

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