International

Le Congrès américain remet en cause les sanctions anti-iraniennes



Mercredi 16 Janvier 2008

A l'approche de la réunion du groupe 5+1 et alors que Washington œuvre, de nouveau, pour intensifier les sanctions contre l'Iran, l'Office général des comptes, un organe de contrôle indépendant, (U.S. GAO), lie au Congres americain, a remis un rapport dans lequel les sanctions américaines contre l'Iran ont été mises en doute. Le rapport indique qu'en dépit de ces sanctions, l'Iran est parvenu à signer pour 20 milliards de dollars de contrats énergétiques avec des firmes étrangères depuis 2003. Le rapport doit être publié cette semaine et dont le contenu a été révélé, mardi, par l'agence Reuters. Mais quelle était, véritablement, la raison de la révélation de ce rapport ? Certains analystes politiques estiment que les autorités américaines cherchent, ainsi, à dériver l'opinion publique mondiale et empêcher la destruction davantage du prestige du gouvernement américain sur la scène internationale. Certains autres disent que le mécontentement croissant des sociétés américaines se trouve à l'origine de cette question, celles qui ont perdu de nombreuses occasions, en raison de cette politique de sanctions. De même, nombre de sociétés et banques européennes s'inquiètent de ce que leur place dans les investissements en Iran, soit donnée aux sociétés asiatiques, vu l'alignement européen sur les politiques américaines. D'où, l'inquiétude, entre autres, affichée par la plupart des sociétés et entreprises industrielles allemandes quant à la poursuite de la politique de sanctions contre l'Iran. Et n'oublions pas en passant l'Italie qui a exprimé sa protestation contre toute sanction anti-iranienne. Il se trouve, pourtant, des experts pour lesquels, le rapport de U.S. GAO veut suggérer la nécessité d'examiner de nouvelles démarches et mesures afin d'intensifier les sanctions contre l'Iran. Mais la réalité est que la politique de sanction anti-iranienne n'est pas chose nouvelle, politique dont l'échec était manifeste et évidente, dès les années 90, où la Maison Blanche a commencé ses sanctions avec l'objectif, entre autres, d'imposer ses politiques unilatérales aux autres pays. Mais à l'époque de dépendance mutuelle, aucun des gouvernements n'ont accepté de mettre en danger les intérêts nationaux de leurs pays pour la convoitise et le maximalisme des locataires de la Maison Blanche. Nombreux sont les analystes qui estiment que l'Iran, vu sa situation politique et économique sur la scène régionale et internationale, n'est pas un pays qu'on peut sanctionner. Tout cela prouve que les locataires de la Maison Blanche se sont trompés dans leurs évaluations de toutes ces dernières années, et il est, donc, temps qu'ils révisent leurs politiques face à l'Iran et son nucléaire.


Mercredi 16 Janvier 2008

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires