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La tension baisse en Amérique latine



Dimanche 9 Mars 2008

La tension baisse en Amérique latine
Après une semaine de tension diplomatique en Amérique latine la Colombie, l'Equateur et le Venezuela se sont réconciliés. Au cours du sommet des pays du "Groupe de Rio" en République Dominicaine, Alvaro Uribe et Rafael Correa les présidents colombien et équatorien se sont embrassés et Uribe s'est excusé auprès de Correa pour la récente attaque de l'armée colombienne contre les FARC sur le sol équatorien. Au cours de cette attaque, le numéro deux des FARC Raul Reyes et nombre d'autres des guérilleros colombiens ont été tués. A la suite de cet incident les relations politiques de Bogota et Quito ont été rompues et les deux pays étaient sur le point de la guerre. Les Présidents vénézuelien Chavez et nicaraguayen Ortega les alliés de Correa ont rompu également leurs relations avec Bogota et les forces vénézuéliennes ont été envoyées sur les frontières avec la Colombie. Cette question a mis l'Amérique latine au seuil d'une guerre totale. Les pays indépendants et de la gauche de cette région sont inquiets toujours les ingérences américaines par le biais du gouvernement colombien qui est considéré comme l'allié le plus proche de Washington dans la région. De l'avis de la plupart des analystes politiques, le gouvernement Uribe a suivi deux objectifs par son attaque contre les FARC sur le sol équatorien. Primo tuer les leaders des FARC, et secundo faire des pressions militaires et politiques sur le gouvernement de la gauche de Correa. Son premier objectif a été réalisé par la mort de Raul Reyes. Mais Washington et Bogota ont échoué dans leur second objectif. Le soutien catégorique du Venezuela et du Nicaragua à l'Equateur a changé le poids en faveur de Quito. Washington avait annoncé auparavant son soutien à Bogota mais la volonté ferme de Caracas et Quito dans l'envoi des forces armées sur leurs frontières avec Colombie ont montré qu'ils ne craignent pas les affrontements militaires. L'éclatement de la guerre pourrait être dangereux pour le gouvernement Uribe qui est en guerre contre les narcotrafiquants et les FARC. Pour cette même raison le Président colombien s'est excusé auprès de son homologue équatorien. De l'avis des observateurs politiques, bien que la crise ait baissé dans la région, pourtant en raison des ingérences américaines, il est fort probable que le problème actuel surgit d'une manière ou autre pour ternir une nouvelle fois les relations fragiles des pays du courant de la gauche et le plus proche allié de Washington dans la région.


Dimanche 9 Mars 2008

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