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La lettre de l'ISLAM


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Comprendre l'ISLAM


Idrissi yassine moulay jaafar
Mardi 22 Octobre 2013

Dieu, la psyché et le vivant.

La lettre de l'ISLAM
Comprendre Allah c’est d’être en communion avec lui.
Le Coran renferme des communiqués à travers lesquelles Dieu Allah s’oppose à l’ignorance de l’homme, c’est-à-dire, à tout ce qui assujettit l’individu aux emprises des cultes stérilisants. Le Coran est libérateur. Son avènement doit inciter le vivant à la lecture et à l’étude des signes que Dieu Allah expose aux sens des uns et des autres. « Ainsi nous exposons intelligiblement nos signes à un peuple capable de raisonner » (Coran 30, v.27, 28). Il s’agit de toute évidence d’un guide pour se construire et évoluer dans une démarche scientifique.
Dieu Allah, n’est pas une entité à laquelle on peut associer une image ou un objet selon nos moyens et nos possibilités de dynamiser nos réactions et nos actions.
Dieu Allah est tout. Il est l’existence de l’ensemble sans aucune négation. Il est la dynamique des forces spécifiques à l’alchimie commune de l’ensemble.
Lorsqu’Allah se révéla au prophète Mohammed sous le nom de Dieu Allah, c’est pour lui signifier qu’il est le tout-puissant, qu’il est le plus grand, qu’il est l’existence de la Totalité. Le nom d’Allah se traduit de la façon suivante : « Al, est l’article défini, ensuite, Lah est le diminutif de Laho qui est la troisième personne au singulier du verbe posséder ou avoir ». Le tout est frappé par l’accent de l’autorité divine qui affirme l’existence de sa puissance. Allah est celui qui possède, Allah est celui qui a, il est le tout, et par ce tout il est le plus grand, il est la Totalité. Celui qui nie Allah, non seulement il se nie et se sépare de la Totalité, mais aussi au moyen de son action, il nie l’existence de tous les éléments constitutifs de la vie. Croire en Dieu Allah à travers les éléments qui composent la vie c’est d’être en communion avec lui.
Le monde de Dieu Allah a besoin d’être compris. Sa révélation en tant que puissance divine nous ouvre des perspectives d’intégration et un code de conduite au sein de la communauté des vivants. Une telle démarche exige des uns et des autres une reconnaissance assermentée.
Je jure qu’il n y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est son dernier émissaire. Cette formule est le pilier inconditionnel par lequel l’individu se reconnaît en tant qu’élément représentant 1 % de la Totalité, une Totalité signifiée par 99 appellations spécifiques aux beaux noms de Dieu Allah. Au moyen de cette formule, l’individu prend conscience de tous les éléments du monde de même que l’influence exercée par ce monde sur lui directement ou indirectement aux besoins de le façonner à son image.
Cette formule est la profession de foi, c’est-à-dire ; l’acte permettant à l’homme de prendre conscience en reconnaissant sa position dans le grand Tout. Cette formule est magique, parce qu’elle dote la personne humaine d’une grande utilité morale et d’une grande responsabilité civique. Et pour faire bon usage de cette utilité morale et de cette responsabilité civique, l’Islam offre quatre autres piliers conditionnels pour appuyer le principal.
En intégrant l’ensemble, l’homme se donne les moyens d‘être en communion avec Grand Tout pour unifier à 100 % les efforts de la volonté divine. Par conséquent, si le prophète Mohammed reste incontestablement le dernier émissaire en ce qui concerne la révélation de la puissance créatrice divine et la grandeur de Dieu Allah, il n’est pas moins, qu’il ne demeure pas le dernier à être sujet aux multiples formes d’inspirations auxquelles sont soumises continuellement toutes les personnes douées du sens de l’attention et de l’observation. Ces hommes et ces femmes élus par la volonté divine au besoin de faire avancer le monde dans le cheminement tracé par les prophètes. C’est le but vers lequel concourt l’intelligibilité commune de la Totalité.
Lorsque l’ange Gabriel demanda au prophète de lire avec insistance, sachant pertinemment que ce dernier ne pouvait le faire, c’est uniquement pour l’inciter à être constamment attentif et observateur des signes qu’Allah impose à ses sens dans le temps et l’espace, dans la durée et la forme. Des signes et des symboles comme moyens de communication privilégiée par la toute puissance créatrice. « Lis » insista l’ange Gabriel avant de guider le prophète en lui disant : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble. » (Coran 96, v.1, 2, 3). À partir de là ! Personne ne peut récuser le fait que le présent est constructeur de l’avenir. De ce fait en ne peut tourner le dos à toutes les formes des communications privilégiées par la puissance créatrice et faire semblant d’avoir foi en Allah par peur de l’enfer, tout en convoitant la vie de l’au-delà « PARADIS ». Comment peut-on ignorer l’omniprésence d’Allah à travers les signes qu’il se force de nous exposer et de nous imposer ici et là ? Comment peut-on négliger le langage divin à travers lequel Allah communique son existence et fait valoir son omniprésence ?
Les signes d‘Allah priment préférentiellement et scientifiquement parce qu’ils portent en eux, l’orientation salutaire d’adaptation et d’évolution des consciences.
Le langage qu’Allah privilégie avec le vivant est symbolisé non seulement par sa raison d’être des choses qu’il crée et impose ici et là aux uns et aux autres dans le temps et l’espace, dans la durée et la forme, mais surtout en raison de ce qu’il inspire et expose aux sens des plus attentifs et attentives à lui parmi ses créatures.
Le Paradis n’est pas sans permettre à la volonté divine d’inspirer aux peuples le chemin d’y parvenir. Chacun est appelé à y entrer, le monde est invité à y élire son domicile. Si le paradis existe pour vous, c’est parce que vous avez sûrement une raison d’exister pour lui. Et s’il doit exister pour vous, alors vous devriez avoir certainement une raison d’exister pour lui.
Si l’aventure de l’homme aspire à la redécouverte d’un « Soi » en marge de développement, c’est parce que la variété manifeste des inspirations proportionnelles à son environnement, ne peut à elles seules combler l’absence des théories facultatives à l’extériorisation réactionnaire des actes auxquels il doit son existence ; Et éluder par la même occasion les lacunes psychologiques qui se dissimulent derrière l’utilitarisme fondamental de la dialectique sociale qui théorise avec scrupule, la connaissance du « soi », au besoin de dépouiller l’homme de son intelligibilité en lui attribuant des repères qui encadrent son devenir en une utilité irresponsable. Il en découle de cette transformation, une négligence du choix vers lequel concourt l’individualité de l’homme, ce qui implique l’ouverture de quelques perspectives influentes qui peuvent dans un cas comme dans un autre, mettre en jeu la vie des personnes au milieu desquelles l’homme se voit contraint d’exercer sa vie.
En finir avec le sectarisme idéologique qui prêche la peur et l’enfer tout en semant l’auto-coercition en soumettant les hommes à vivre l’endoctrinement faillible enrobé d’Orgueil et de convoitise de même que le dénigrement.
« Ta Ha. Nous n'avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux, si ce n'est qu'un Rappel pour celui qui redoute (Allah), (et comme) une révélation émanant de Celui qui a créé la terre et les cieux sublimes ». (Coran 20, v.1, 2, 3,4.).
, « Alif, Lam, Ra. (Voici) Un livre que nous avons fait descendre sur toi, afin que - par la permission de leur Seigneur - tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange. Allah à qui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et malheur aux mécréants, pour un dur châtiment [qu'ils subiront]. Ceux qui préfèrent la vie d'ici-bas à l'au-delà obstruent [aux gens], le chemin d'Allah et cherche à le rendre tortueux, ceux-là sont loin dans l'égarement ». (Sourate 14, v.1, v.2, v.3).
Le Coran nous offre la possibilité de bien déterminer la psyché chez le vivant qui n’est pas sans affirmer le rattachement du vivant à la communauté du Grand monde. En dehors des cinq sens dont on a connaissance, il existe selon les textes sacrés, deux opérateurs qui se rattachent à la mémoire collective en Soi.
Ces deux facteurs, jouent le rôle d’un cordon ombilical entre la psyché individuelle et sa mère nourricière qu’on peut représenter comme étant « l’universel » ou le monde extérieur. Cela ne va pas sans laisser remarquer que : « Même si la conscience inspire à une individualité au point de lui attribuer une autonomie totale ou partielle, celle-ci ne peut le devenir à cause de ses deux facteurs, (Senso-émetteur et Senso-récepteur) de l’inconscient ».
On peut dire que le monde est une toile d’araignée dont les points fixant son tissu ne sont que nous même. Nous sommes reliés les uns par les autres via ses deux facteurs.
Nos pensées et nos idées des autres de mêmes que nos espoirs et nos attentes des autres font aussi leurs destins. Nos vies sont aussi celles que les autres veulent bien que nous vivons. Ce qui importe, ce n’est pas le bien apparent pensé par le vivant, mais le mal caché et entretenu par l’homme, c’est-à-dire l’image dans laquelle les uns figent les autres.
L’homme est accessible, il subit tous les revers de son environnement, il a froid quand il fait froid, il a chaud quand il fait chaud, il subit le stress comme la joie de son environnement ; Et de ce fait, il ne peut être ou devenir que par rapport à ce que lui offre le milieu ou baigne son essence. D’ailleurs les facteurs (Senso récepteur et Senso émetteur) qui se rattachent à l’activité de la mémoire collective en soi, maintiennent l’entité individuelle dans une sphère d’influence ; où l’homme et sujet à subir les croyances de ceux et celles qui ont une connaissance de son existence, raison pour laquelle les sourates (1 et 2) sont très explicites en ce qui concerne la protection des uns et des autres : « Dis, j cherche protection auprès du seigneur de l’aube naissant, contre le mal des hommes qu’il a créés, contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit, contre le mal de celles qui soufflent sur les nœuds, et contre le mal de l’envieux quand il envie » …. «Dis, je cherche protection auprès du seigneur des hommes. Le souverain des hommes. Dieu des hommes, contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, qu’il soit malin ou être humain ».
L’existence de ces deux facteurs échappe au contrôle de la conscience, d’où germe tout ce qui se manifeste sous forme d’images et symboles constants et objectifs, indépendamment du temps et de l’espace, afin d’inspirer à la conscience via la mémoire collective en soi, ce qu’elle ne peut pas apercevoir via ses cinq opérateurs sensoriels. De là ! La conscience, se trouve déboutée de son autonomie totale, en raison qu’elle n’est pas la seule faculté à travers laquelle s’identifie l’attitude du vivant. Or il faut se garder l'acception de ne pas confondre son rôle facultatif, car c’est par le moyen de son rôle et conformément à son rôle que les influences extérieures parviennent au renforcement et à l’orientation des attitudes chez le vivant en question.
Il s’agit là, d’une activité machinale et quotidienne avec une prise de conscience plus au mois évasif et inconsidérée dans la pratique. On connaît déjà des phénomènes typiques tels que celui de tintement des oreilles, ou celui de tressaillement des paupières, ou encore celui de picotement des mains, ou alors celui de mordillement des articulations, qui interviennent comme tant d’autres pour moduler des informations dont le vivant est le principal sujet. Certes, ces informations qui se manifestent dans le corporel, ont pour objet d'orienter l’entendement à opérer des significations profondes via l'intelligibilité émotionnelle.
Les exemples ne manquent pas, surtout dans la manière dont les informations se manifestent sur toute la surface de corps faute d’autres alternatives. Mais au-delà de ces augures qui se manifestent tantôt dans le corporel et tantôt dans l’environnement, il y’a lieu à s’interroger sur la nécessité de bien comprendre cette accessibilité à laquelle est soumise la matière vivante.
Nos opérateurs sensoriels qui sont à l’origine de notre dynamisme réactionnel peuvent être sujets à de diverses formes de tromperies factices et de supercheries artificielles, ce qui peut altérer nos capacités de compréhension et dévier le sens qui convient d’attribuer aux choses de la vie.
Nos rapports avec le monde nous soumettent à subir les profondes subtilités de la communication avec les autres entités substantielles. Une raison pour laquelle se comprendre c’est avant tout se donner les moyens d’avoir une idée parfaite de notre environnement.
Ce qui est en question, relève de l’évidence d’après laquelle : « Toutes les espèces vivantes sont soumises dans leur vie du moment à une influence systématique perçue à la fois, par les organes sensoriels et paradoxalement par le facteur « Senso récepteur » auquel s’attache l’activité de l’entendement ». Cette influence se greffe subjectivement à la nature des aperceptions afin de réanimer les théories parallèles enfouies dans la mémoire et de contribuer avec ce qu’elles secrètent à la stimulation des principes psychomoteurs de l’intelligibilité émotionnelle, une loi relative au mécanisme de la psyché par laquelle les représentations sont subsumées sous forme de concepts.
Tout ce qui s’inspire à la conscience n’est pas nécessairement volontaire. La négligence des facteurs de l’inconscient est une capitulation ascétique. Cela signifie qu’une telle attitude relève d’une sensation d’autonomie crédule imprégnée par l’ignorance des principes de la délectation et de la volupté du temps et de l’espace. Dans cette optique, l’image personnalisée ou collectivisée qui incarne le rapport de l’homme au monde, se heurte aux croyances pour en engendrer un comportement type : « Cyclique ou linéaire », qui sera la base de toutes les institutions structurelles de la genèse afin d’offrir au vivant, une diversité de valeurs moraux de la vie lui permettant de raisonner son attrayante intelligibilité émotionnelle.
Deux principes interviennent dans la communication. L’Attention et l’intention. La première est subjective et la seconde estobjective. La subjective est concrète, alors que l’objective est abstraite. En exemple.
Si vous demander avec attention par jeux à un interlocuteur de vous donner la réponse de (2 x 2). On sait que (2 x 2 = 4), mais votre intention doit être figée à ce que votre interlocuteur dira (30) au lieu de (4). Et ceci sera.
Ecrivez sur un papier n’importe quel mot. Et mettez ce mot dans votre poche. Ensuite dites à votre interlocuteur de vous dire un mot tout en pensant fort à celui que vous aviez mis dans votre poche. Si votre intention est figée, votre interlocuteur dira exactement le mot que vous aviez mis dans votre poche.
En attirant son attention pour y répondre, vous ne faites que de le soumettre à réagir selon votre intention émise.
Nous sommes constamment sujet à des intentions influentes et nous les vivons de manière évasive. Nous sommes les sujets des architectes et des fabriquants, nous sommes les sujets des marchants et des charmeurs. Nous vivons les intentions des autres à en jurer que nous sommes responsables. Nous avons des flashs d’en avoir l’idée de déjà vécu sans pouvoir connaitre la suite ni saisir le sens.
Le vivant est une entité accessible capable d’émettre le genre naturel de ses pulsions et de réceptionner la nature des pulsions environnantes qui incarnent ses sensations. Ainsi, le vivant ne vit pas une quelconque individualité à travers son être, mais une personnalité façonnée et extériorisée métaphysiquement par la Totalité. Le progrès scientifique dans quelques pays concourt à l’étude de ce mécanisme pour mieux cerner la nature des fréquences inhérentes à la communication entre les vivants, et comprendre les fondements des influences dans les relations sociales ; dans beaucoup de domaines, l’homme arrive à émettre des signaux réceptionnés et exécutés par des robots. Quand au vivant, celui-ci reste un exécutant évasif doté d’un égo dominant.
L’homme sensationnel aime se vanter d’être maître de ses actions et de ses réactions, mais comme le laisse bien entendre Carl Gustave Yang : « C’est un malentendu fatal que de considérer la psyché humaine comme une simple affaire personnelle et de l’interpréter exclusivement d’un point de vue individuel ».
À Partir de là, on peut conclure que : « Ce n’est pas de l’être qu’il s’agit ou de sa raison d’être, mais le pourquoi son essence s’applique à l’existence des autres ? ».
Il est évident que si nous voulions saisir le sens du Coran, il faudra pour commencer, comprendre la raison de son avènement, pour cela, il convient de rappeler à chacun que, le Coran n’est pas une œuvre fatale, mais un ensemble de connaissances, de règles, de conseils et de mises en garde pour celui qui cherche à évoluer dans le royaume d’Allah.
Le Coran n’est point synonyme d’ignorance, son avènement est symbolisé par sa raison d’être un livre divin pour ceux et celles qui ont assez de connaissance pour pouvoir le comprendre, en raison de quoi, il ne peut être expliqué que par ceux et celles qui sont lavés de toute forme d’ignorance afin d’être en mesure de lui donner son sens.
Les commandements Coraniques consistent à offrir aux vivants une véritable constitution institutionnalisée par la transcendance de l’unicité divine. Les textes sacrés, sont d’une formalité explicite en ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement de la psyché chez le vivant. Chaque texte renferme à la fois des directives et des conseils, voire des attributs et des mises en gardes pour permettre au vivant de paramétrer l’élaboration d’une véritable dynamique réactionnelle. Cela semble parfaire et intégrer le vivant au sein de la Totalité. La révélation de Dieu Allah s’inscrit dans le tout, parce que chaque vivant est en somme, une individualité élémentaire qui s’additionne à ce tout. Dieu Allah à d’ailleurs ce particularisme qu’il ne cesse de démontrer au besoin d’argumenter son existence au vivant : « Tout périt sauf son règne », c’est ainsi qu’il ne cesse de mettre en garde ceux et celles qui s’égarent et se séparent de lui. La révélation de Dieu Allah est un instrument divin caractérisé par une parfaite connaissance du vivant. Son unicité fait que le vivant n’existe pas par sa propre volonté, mais par celle de la Totalité et il ne peut être ou devenir que pour extérioriser les aspects relatifs à la volonté divine de la Totalité.
Les richesses de Dieu Allah appartiennent à tous. La course aux développements et aux progrès s’emporte par ceux et celles qui sont en mesure d’interpréter le monde tel que Dieu Allah l’expose et l’inspire à ses élus(es) parmi les peuples sans aucune distinction.
Qu’est ce que la vie ?

La vie est structurée d’un ensemble d’instants successifs liés par l’absolu « vouloir-vivre », dont l’enveloppe dynamique des actions et des réactions est signifiée dans un ordre composé de quatre étapes :

1- l’effervescence émotionnelle de l’enfance atteignant un sommet vital.

2- Le déclin temporel de l’effervescence émotionnelle de l’enfance vers celle de l’adolescence.

3- l’entretien temporel de l’âge adulte avec des repères et des valeurs occultées.

4- la fin de l’effervescence émotionnelle de l’adulte vers l’imminence de la vieillesse.

Ses quatre étapes semblent tracer une durée de vie pour le vivant, schématisant ainsi une dynamique édifiée par un ensemble d’instants représentant son enfance, son adolescence, son âge d’adulte et sa vieillesse.



Chaque enveloppe semble dessiner une structure dynamique qui n’aura point d’équivalence, en raison de l’environnement et du mode social dans lequel baignent les autres entités vivantes.
À cet égard, une enveloppe vitale d’une vie dynamique est composée d’un ensemble d’instants successifs dont chacun se caractérise par une enveloppe particulièrement spécifique, ayant un écart, une couleur, un type d’attaque et de son mouvement, qu’il soit droit, mol, raide ou abrupte, aussi une tessiture, etc.
Une enveloppe est dotée à la fois d’une durée de vie et d’une amplitude ayant une multitude de variations dans l’attaque, la décadence, l’entretien ou la chute. C’est à partir de cela que l’étude dynamique d’une vie devient très intéressante, pour décrire, appréhender, comprendre et développer les capacités de perception en Soi.
À l’étude d’une dynamique, on peut percevoir la phénoménologie de l’ensemble. Qui à une origine et une identité s’appuyant sur des règles qui déterminent sa grandeur en fonction de ses critères de perception (masse, dynamique, timbre) et de son évaluation (type, classe, genre, hauteur, intensité, durée).
Toute vie est structurée de plusieurs enveloppes temporelles enchevêtrées les unes en relation avec les autres, présentant chacune un instant dans le présent, donnant lieu à une dynamique vitale de l’ensemble dans la durée. Chaque présent est une période ayant une enveloppe caractérisée au même titre que la vie dans ses structures par un ensemble d’instants.
Le présent est un instant de réflexion et d’analyse appréhendé comme tel par la conscience du moment, c’est-à-dire une conscience de circonstance qui se heurte à mesurer l’environnement immédiat, selon le degré et les possibilités des uns et des autres, aussi en fonction de l’importance qualitative et quantitative des opérateurs excités. Chaque objet appréhendé est nécessairement un élément réactivant le contenu théorisé en mémoire, qu’i soit un contenu acquis ou inné. Ce qui permet à chacun d’avoir conscience de son propre passé dans une perspective riche en images hétéroclites des époques écrasées manifestement par les instants successifs.
Notre souvenir représente-t-il notre passé sous les aspects d’une panoplie des formes vivantes et incohérentes qui s’imposent et s’improvisent pour nous permettre de façonner un avenir tel que nous le concevons sur le moment ? Ou sous des aspects distinctifs et enracinés qui ont les signifiants d’une époque manifestement révolue ?
Il me semble que le passé en relation intime avec l’anticipation de l’avenir structure le présent. Cette mécanique structurelle se caractérise par le rôle que la mémoire joue en vue de perpétuer le maintien de la vie, par l’effort mutuel d’entretenir la flamme de l’absolu vouloir vivre de l’existant, comme si le présent est constitué d’un ensemble d’échantillonnage combiné, trié et remodelé pour offrir au vivant un idéal du maintien vital.

Toutes les séquences inhérentes au passé possèdent chacune une adresse cellulaire en mémoire, dont le mécanisme dynamique d’activation et de la recherche comparative chez le vivant est d’une importance telle qu’elle ne peut se mesurer sous forme de détail particularisé pour enrichir un quelconque patrimoine sympathique. Mais d’une association d’images maîtresses qui envoûtent la mémoire de tous en raison de l’importance de ce qu’elles recèlent, malgré toutes les émanations différentielles qui entrent dans le cadre de toutes les croyances.

Certainement, le passé n'intervient pas sous forme de séquences dépliantes pour nous faire vivre des sensations instantanées en fonction du contenu imagé qui se déroule, ou alors en tant que mode de satisfaction pour répondre à un besoin du moment. Mais plutôt, sous forme d’un mode adressé pour soutenir les réactions motrices de l’activité psychique du moment, par rapport aux inspirations enthousiastes préconisées dans l’instant pour bâtir un avenir propre.
Le présent est sans doute un temple de coexistence où se composent les symphonies décisives de toutes les passions passées par rapport aux attentes. Un ensemble de moments successifs pour édifier l’avenir.
Le présent semble sans perspective, voire inexistant et systématiquement en sursis à l'insu de regard que la conscience peut lui apporter. Pourtant il est le sanctuaire du temporel, car c’est grâce à lui que se régule le dessein entre les deux hémisphères relatifs au temps, d’un côté un passé existant et concret et de l’autre côté un environnement à la fois exigeant et stimulant d’un avenir à la fois inexistant et abstrait ; L’un s’oppose à l’autre en raison de l'intérêt que l’un suscite pour l’autre.

La représentation du passé sous forme d’images émotionnelles combinées, avec l’espoir d’un certain futur, exposent systématiquement et instantanément le « soi », à l’élaboration d’une synthèse de circonstance immédiate, consistant à raisonner selon les moyens innés et acquis. Un voyage intime dont le résultat figurera parmi les diverses émotions qui n’auront de valeur affective que dans un avenir proche ou lointain. Cet instant dans le présent peut nous donner cette impression de déjà vécu sans être en mesure de saisir ni le sens, ni le réflexe pour en connaître la raison, ou de mesurer l’intérêt de son cheminement.
Par quelle figure peut-on donner une représentation vivante à notre présent ? Si ce n’est pas avec les accords de ce qui fut jadis et de ce qui ne l’est pas encore. Il est à la fois un passé concrétisé dans un environnement relatif à une époque concrète composée d’un ensemble de matières vivantes et un avenir à réaliser dans un environnement abstrait.

Dans le subjectivisme de ce rationalisme contemporain, réside majestueusement la portée de toutes les réflexions qui s’enrobent d’exigences et de devoirs pour argumenter l’essentiel de nos désirs, de nos prières, de nos attentes et de nos espoirs naissants sous les auspices de toutes les impératives du présent.

Peut-on trouver en soi, une seule raison qui serait à l’origine de ne pas pouvoir entretenir les images du passé ? D’ignorer ou de déformer des événements riches en perspectives hétéroclites individuelles ou collectives, qui entrent dans le cadre des séquences composites et homogènes, relatives à l’histoire de l’humanité et qui, dans l’égarement nous rappelle avec insistance à l’ordre.
Le passé de l’humanité est sans doute, chargé de souvenirs douloureux, auxquels le présent est contraint d’apporter un étalonnage coloré, afin de lui redonner une illustration intelligible par le subtil affectif et individualiste de la raison circonstancielle, et de meubler ainsi, l’architecture contemporaine du patrimoine historique de l’humanité par l’illusion et du mensonge.
Cependant, le passé vécu dans la douleur et l’anxiété, imprègne l’existence du présent par l’insupportable dans la peur et l’angoisse sous le signe d’un rappel mutuel et expressif, qui a pour finalité de soumettre le « Soi » devant l’évidence.

L'espoir en « Soi », est intimement ancré dans le présent, car en se nourrissant du passé il intervient pour dresser l’édifice de l’avenir. Il est autant constructif que régulateur de l’ego, c’est un comportement inné chez le vivant.
L’espoir a pour principe de faire le rapport entre le bien-fondé d’un passé historique et les conséquences de chaque nouvelle séquence dans le présent. En d’autre terme, c’est dans ce sens que la conservation du passé en soi, entretenu par le biais de chaque présent que s’ouvre une perspective de coexistence entre le passé et l’avenir, avec sans doute des appréhensions névrotiques relatives aux procédés métaphoriques issus de l’instant. C’est-à-dire, que le « j’étais », le « je suis » et le « je serai », semblent déterminer leur développement intrinsèque de manière irréversible : (Cyclique dans la forme et linéaire dans le temps) ; Sujet à évolution, le « je suis » est une affirmation concrète du moment qui a pour contexte une idée abstraite de ce que « je serai », affectée par les souvenirs concrets de ce que « j’étais ».
La mémoire adressée, sujette à transmutations permanentes exercées par chaque présent, encadre l’évolution de l’existant avec une constante stimulation du charisme autorégulateur de sa propre alchimie émotionnelle, qui lui apporte un mode de satisfaction substantiel approprié aux désirs psychiques et physiques formulés, qui ne cessent de naître et de croître sous les modalités événementielles de la vie sociétaire.
Il est évident que l’entité vivante est soumise dans sa vie de tous les instants à une influence systématique ; provenant non seulement de ses opérateurs (Cinq sens) mais aussi, des facteurs (Senso émetteur et Senso récepteur), dont les conductions chevauchent paradoxalement l’intelligibilité émotionnelle où elles réactivent le contenu de la mémoire, contribuant ainsi avec ce qu’elles secrètent, à la stimulation des principes fondamentaux qui dynamisent les réactions.
À partir de là, le temps semble se résigner aux exigences de toutes les formes de la complexité cohérente et coercitive pour manifester son unité, et une certaine autonomie dans sa façon d’être dans la durée. Cette complicité qui s'accompagne d’exigences et d’impératives, soumet le vivant à s’interroger non pas sur la notion du temps qui est un principe réel appréhendé subjectivement sans pouvoir le penser objectivement, mais plutôt sur les fonctions mécaniques de la psyché.
Comprendre le mécanisme de la psyché me semble primordial pour triompher au mépris du hasard et de l’inconnu, aux besoins de se mouvoir au gré d’une volonté individuelle imprégnée par les notions du pluralisme comme unité logique.
Dans cette alternative, les éléments fractionnaires relatifs au temps, ne peuvent avoir aucun sens quand ils interviennent pour évaluer le dessein du vivant sans l’intervention de tout ce qui anticipe directement ou indirectement à la formation de son « être ».
Dans sa relative nature par rapport au temps et l’espace ; L’homme s’est cultivé le besoin de croire en quelque chose autant qu’il a besoin qu’on puisse croire en lui, en ce qu’il est, lui donner une valeur morale approximative et le figer dans une image digne de ce qu’il représente, pour lui permettre de s’affirmer dans un environnement où il est amené à y vivre sous une conformité prédéfinie et une constitution à la fois déterminée et déterminante.
Cette attitude propre au vivant est miroitée par le fait que l’homme ne peut « être » sans « avoir » et vice-versa ; le rapport entre les deux est intimement lié par conviction instinctive, un mode de vie qui nécessite des références et des repères, non pas par rapport au soi-même, mais par rapport à l’essence et au mode de vie de l’autre. Car l’homme n’est individualiste que par égoïsme et il ne le sera point malgré lui, tant qu’une personne ou une collectivité à une idée de son existence. Certes, son désir de s’affirmer reste dépendant. Mais il s’agit là d’une notion purement primaire, car elle démontre le premier stade évolutionniste de l'intelligibilité émotionnelle, un concept intuitif qui englobe le besoin de se nourrir comme celui d’affirmer son existence, sachant pertinemment qu’on ne peut « être » sans « avoir », ne serait ce qu’une pensée du « Soi ».

Je pense donc je crois !


Mardi 22 Octobre 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 23/10/2013 11:26 | Alerter
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Cet article "fleuve", au final est assez décevant. Beaucoup de choses dites pour peu d'informations essentielles.

Tout d'abord, reprenons le schéma en tête d'article. Il reprend en fait l'hypothèse de Freud, fondateur de la psychanalyse. Il parlait du "moi", du "surmoi" et du "ça". En fait toutes ces descriptions sont plutôt fantaisistes et se référer à Freud dont l'obsession maladive de tout ce qui se rapporte au sexe, n'est pas ce que j'appelle une référence essentielle.
L'auteur de l'article insiste lourdement sur la nécessité de bien connaître la psyché humaine, il a raison, mais de là à tout ramener au psychisme il y a une marge. Son problème est qu'il ne voit pas, ou qu'il n'a pas connaissance de plans qui se situent au-delà du plan psychique. Il y a le plan formel, corporel, ce que l'on appelle en arabe et dans le Coran "Ed-dounya", traduit pas "ce bas monde", mais qui en fait ne signifie que le "monde" corporel. Ensuite il y a le plan formel ou s'élabore les formes, ce que l'on appelle "le monde imaginal", (pas imaginaire, ce qui n'est pas la même chose), "'alam el mithal" en arabe, le plan psychique, donc. Ces deux plans, le corporel et le psychique constituent ce que le Coran appelle "'alam el Mulk", (le "monde" du Royaume"), au-delà se situe le plan supra formel et supra individuel. C'est le "monde" spirituel. Le plan d'existence des Anges. Ce plan est appelé en arabe : 'Alam el Malakut. Le "monde" de l'empire. Enfin, au-delà se situe le plan de la transcendance, le "monde" de l'Essence divine. 'Alam el Jabbarut en arabe.

"L'homme universel" est celui pour qui tous ces plans sont dévoilés ce qui fait de lui le véritable khalifat de Dieu, le véritable représentant de Dieu sur Terre devant lequel toute la Création s'est prosternée, à l'exception d'Iblis devenu plus tard le shaytan, (le démon).

Par ailleurs, l'auteur donne une traduction de la Shahada assez différente de ce qu'elle est réellement.

En arabe, l'expression : "Ashhadu en lâ ilaha illa Allah, wa ashhadu anna Muhammedan rasul Allah", signifie exactement : "Je témoigne, j'atteste, qu'il n'y a pas de Dieu sauf Allah et je témoigne, ou j'atteste, que Muhammed est l'Envoyé d'Allah". Comparons cette traduction avec ce que dit l'auteur de l'article :

"Je jure qu’il n y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mohammed est son dernier émissaire." La nuance est importante, car témoigner implique de "voir" ! Ce qui est précisément du ressort du cheminement spirituel à travers les "mondes" que nous avons décrit succinctement.

Enfin un dernier mot à propos du Coran. ce que dit l'auteur de l'article à ce propos est assez juste mais il faut rajouter un élément essentiel : Le Coran outre tous ses aspects décrits, est surtout un livre d'enseignement. Il contient toute une pédagogie d'éveil de la conscience qui va très loin et d'une subtilité extraordinaire. Bien entendu, pour pouvoir l'appréhender cela implique à la fois une étude approfondie de son contenu et au-delà du sens littéral, et en parallèle tout un cheminement spirituel durant lequel les sens du Coran se dévoilent progressivement. (rappelons tout de même que selon le Prophète (SSP), le Coran a sept sens supperposés).

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