International

La lettre de L’Ambassadeur iranien, auprès de l’ONU, au Conseil de sécurité



Mardi 26 Février 2008

Dans une lettre, à l'adresse du Secrétaire général de l'ONU, ‎ainsi que des membres du Conseil de sécurité, l'Ambassadeur ‎iranien, auprès de l'ONU, Mohammad Khazaï, a estimé que la ‎poursuite de l'examen de la question nucléaire au Conseil de ‎sécurité était dépourvue de toute légitimité juridique. Cette lettre ‎souligne que, compte tenu du rapport de l'AIEA concernant le ‎règlement de toutes les questions nucléaires iraniennes, l'examen ‎du dossier nucléaire iranien doit suivre son cours normal, en ‎s'inscrivant dans l'ordre du jour habituel de l'AIEA, en tant que ‎seul organe compétent concerné. Khazaï a demandé aux membres ‎du Conseil de sécurité d'empêcher la poursuite des ingérences ‎illogiques et illégales, dans la question nucléaire iranienne, ‎imposées, par certains membres de ce conseil, afin d'éviter de ‎discréditer davantage l'AIEA et le Conseil de sécurité. La RII a ‎répondu, dans le cadre du plan d'action et sur la base d'un accord ‎avec l'AIEA, aux 6 principales questions de l'AIEA. Ces questions ‎concernaient l'essai du plutonium, les centrifugeuses P1 et P2, ‎l'uranium métal, l'origine de la contamination de l'Université ‎technique de Téhéran, la mine de Gachine et le plutonium 210. Le ‎rapport d'El-Baradeï ne laisse, donc, plus de prétexte pour ‎l'examen de la question nucléaire iranienne au Conseil de sécurité. ‎Sous prétexte de l'existence d'ambiguïtés, dans le programme ‎nucléaire iranien, Washington et ses alliés ont fait renvoyer le ‎dossier nucléaire iranien de l'AIEA au Conseil de sécurité, tandis ‎que cette démarche était, dès le début, dépourvu de toute ‎légitimité. La vaste coopération de l'Iran avec l'Agence ‎internationale de l'Energie Atomique a eu deux résultats ‎importants : primo, elle a démontré le caractère fallacieux des ‎allégations américaines, tout en mettant en évidence la vocation ‎pacifique des activités nucléaires iraniennes. Secundo, les impacts ‎politiques de cet événement, de l'avis de nombre d'observateurs ‎politiques, ont mis les Etats-Unis dans l'impasse. Pour cette même ‎raison, Washington ne désirait aucunement la publication de ce ‎rapport, avant l'approbation de la troisième résolution contre ‎l'Iran. A présent, dans le climat politique actuel, les Etats-Unis et ‎leurs alliés s'efforcent de mettre l'accent sur une prétendue ‎insuffisance du rapport d'El-Baradeï et de ne tenir aucun compte ‎de ses points positifs. De l'avis des experts, l'insistance de ‎Washington sur l'intensification des sanctions et des pressions ‎contre l'Iran fait partie de la guerre de nerfs que veulent engager ‎les Etats-Unis, au seuil de la tenue des législatives iraniennes, qui ‎doivent avoir lieu le 14 mars. ‎


Mardi 26 Février 2008

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