Sciences et croyances

La chose indiscernable


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Stephen Smith
Mercredi 15 Octobre 2014

La chose indiscernable

Amas galactique surnommé « El Gordo » (ou « le gros » en espagnol) à cause de sa masse gigantesque.
Rayonnements : X (rouge) ; optique (rouge, vert, bleu) ; masse dérivée (bleu).
NASA, ESA, J. Jee (Davis, université de Californie), J. Hughes (université Rutgers), F. Menanteau (universités Rutgers et de l’Illinois, Urbana-Champaign), C. Sifon (observatoire Leiden), R. Mandelbum (université Carnegie Mellon), L. Barrientos (Univ université Catholique du Chili), et K. Ng (Davis, université de Californie)
Agrandissement.


Thunderbolts, Stephen Smith, 6 octobre 2014


    Le plus grand amas de galaxies est dit fait majoritairement de matière noire *.
[* Ndt : dark se traduit aussi par dur à comprendre, mystérieux…, et matter par affaire, chose, problème, question… Les physiciens français auraient donc été mieux inspirés et plus productifs et rigoureux, de traduire dark matter par mystérieuse question ou par ce que c’est objectivement : une « force mystérieuse », car inexpliquée par l’attraction gravitationnelle de la matière présente.]


« On peut démontrer ce qui suit : Pour toute règle donnée, quel que soit son « essentialité » ou sa « nécessité » pour la science, il existe toujours des circonstances où il convient non seulement de l'ignorer, mais de l’inverser. »
— Paul Feyerabend


    Des articles précédents de notre chronique Picture of the Day contestent la théorie de la matière noire, qui est censée maintenir la cohésion de l'Univers. Or, indiscernable avec les télescopes modernes, elle n'interagit pas avec la matière visible, sauf, comme l’indiquent les théories, par son effet gravitationnel. Puisque les galaxies tourbillonnent dans le cosmos, ainsi que s'éloignent les unes des autres, il « doit exister » quelque chose qui les maintient ensemble. Les théories admises suggèrent que la masse de la matière visible n’explique pas le comportement des galaxies et des amas galactiques.


    Déjà en 2007, de sérieux doutes ont été publiés sur la théorie de la matière noire. Le manque de fiabilité des méthodes de collecte de données de l’équipe de recherche du Wilkinson Microwave Anisotropy Probe (WMAP) a jeté une ombre sur la théorie dite « Lambda Cold Dark Matter ». En 2010, des scientifiques de l'université de Durham ont aussi exprimé des soucis au sujet des erreurs dans les résultats du WMAP sur le Cosmic Microwave Background Radiation (CMBR ou rayonnement cosmologique fossile). Censée être la « signature résiduelle du Big Bang », des problèmes d’analyse du CMBR pourraient même avoir des conséquences de bien plus grande portée.


    Les deux principaux dogmes de la théorie du Big Bang sont que le redshift est proportionnel à la distance et qu'il indique la vitesse. Plus le redshift de la lumière d’un objet est grand, plus l’objet serait loin et plus serait grande sa vitesse d'éloignement de l'observateur. Ces deux concepts constituent la toile de fond de la croyance répandue, selon laquelle l'Univers serait en expansion. L’« énergie sombre » est un autre aspect du concept, mais ce n'est pas le sujet ici. Si les données du WMAP sont inexactes, alors il y a un doute quant à l'expansion de l'Univers et au Big Bang.


    Dans l'image en haut de la page, l’amas de galaxies appelé ACT-CL J0102-4915, situé à 7 milliards d'années-lumière de la Terre, selon la mesure des distances des astronomes, illustre ce concept. L’amas, appelé « El Gordo » à cause de sa grande masse, est le plus chaud, et dégage plus de rayons X que la plupart des amas déjà détectés. Les informations fournies par le télescope spatial Hubble indiquent qu'il « pèse » environ 5x1045 kg – soit autant que la masse de 3 trillions (3x1018) de Soleils. Le problème, c'est qu'il y a trop peu de galaxies dans l'amas pour qu'elle ait l'« aspect cométaire » que l’on peut voir sur d'autres photos.


    Les données de Hubble semblent indiquer que la masse de l'amas est essentiellement due à la matière noire (en bleu). Son apparence cométaire est (selon les astronomes) due à la matière normale (rose et rouge) dégagée de son homologue noire. Les rayons X émettant des « gaz ardents » sont dit ralentir car l’amas est en réalité deux amas galactiques se percutant l’un contre l’autre à des millions de kilomètres par heure. Ne ralentissant pas la matière noire, la collision donne lieu à une queue.


    Dans un univers électrique, la matière noire est une fiction inutile concernant les interactions entre étoiles et galaxies. Les amas de galaxies, par exemple, auraient considérablement ralenti au cours des derniers milliards d'années d'expansion de l'espace-temps et n’auraient pas maintenu ces vitesses folles. Certaines galaxies, racontent les astronomes, vont si vite qu'elles frôlent la vitesse de la lumière.


    Si les astrophysiciens s’asseyaient pour discuter avec des spécialistes de la physique des plasmas, il deviendrait évident qu’El Gordo, comme bien d'autres objets célestes, manifeste les effets d’un Z-pinch (striction longitudinale) électrique dû à la rotation des courants de Birkeland dans sa « queue ». Caractéristique des foyers de plasma, ils irradient des rayons X de haute énergie, des rayons gamma ou ultraviolets, en fonction de la densité de la charge électrique présente. Dans un amas comme ACT-CL J0102-4915, la production électrique de billions d'étoiles est disponible. Ces structures ont tendance à former des régions de forte densité où les particules chargées sont contraintes ensemble dans des « plasmoïdes » [de plasma]. C'est vraisemblablement ce qui se produit à l'échelle des amas de galaxies s’étendant sur des milliers de millions d'années-lumière. S’unissant en de gigantesques volutes d’ions énergiques, ils s'allument soudainement avec la force d'une étoile..


    Ce sont des courants électriques qui animent les amas, les galaxies et les étoiles. Les tourbillons électromagnétiques entre les grands filaments de courant de Birkeland créent des galaxies. Les courants de Birkeland ont une force d'attraction à plus longue portée que la gravité, et elle diminue avec la racine carrée de la distance au lieu d’avec le carré de la distance pour la gravité. Cela seul peut expliquer le mouvement anormal des étoiles tournant autour des centres galactiques ou les violentes émissions des amas galactiques.


    Traversant le plasma dans l'espace, le flux de courant initie les effets que l'on voit à travers les télescopes spatiaux, qui confirment la recherche au sol. Comme l’a écrit Wal Thornhill, le défenseur de l'Univers électrique : « La Cosmologie du plasma peut démontrer avec des principes physiques simples la formation et le comportement électriques des galaxies spirales et des étoiles, sans avoir recours à cette hypothétique matière noire... »



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2014/10/05/la-grasa-oscura/
Traduction Petrus Lombard



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Mercredi 15 Octobre 2014


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