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La brise de liberté.


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Chaque action aura une contre action ; et comme les Rouges eurent, jadis, leurs Blancs, le jasmin tunisien aura forcement son chardon piquant et contre révolutionnaire.


Cide
Lundi 24 Janvier 2011

La brise de  liberté.
Seul le vent du sud apporte des nouvelles de cette nature-ci. Longtemps chanté
par les poètes, ce vent-là a, toujours, soufflé tel les soupirs de ces amants
malmenés par leur impossible amour. Et si ses brises ont, jadis, fait porter
à Quaiss le salut de sa Leila ou à Roméo les nouvelles de sa Juliette, ses
braises, elles,  font couver, aujourd’hui, des brasiers.  


Et pourtant, de bonne augure, il n’a rien qui accompagne la marche d’un
peuple vers sa liberté. Car, après les fracas de chaînes, l’éclatement de
geôles, les têtes lourdes et bien garnies tomberont. En fait, dans cette
périple entreprise qu’est la Révolution, les petits pas annoncent les sauts.
Pour preuve, quand les révolutionnaires français demandèrent à Luis XVI de
passer d’un roi de France au roi des français, ce ne fut que pour temporiser
en attendant de monter l’échafaud.  

Justement, de la Tunisie, ce vent diffuse, ces jours-ci,  une odeur de poudre
suffisamment diluée  dans l’air que certains prennent, à tort, pour une
odeur de Jasmin.  
Et, à ne pas y méprendre, cette poudre annonce une autre. De celle du feu de
printemps d’un peuple enflammé sortira, en effet, celle des canons de toutes
les forces réactionnaires qui, naviguant contre le sens de l’Histoire,
tenteront de garder, pour quelques temps encore, leurs  privilèges, synonymes
de servage de la masse agissante sur laquelle les lois de la nature
s’appliquent sans modération. Chaque action aura, donc, une contre action ;
et comme les Rouges eurent, jadis,  leurs Blancs, le jasmin tunisien aura
forcement son chardon piquant et contre révolutionnaire.  
De toutes ces mauvaises herbes, les régimes arabes occupent une place de
choix. Qu’il soit libyen, algérien, marocain, égyptien, syrien ou saoudien,
ces régimes de pacotilles, rétrogrades et dictatoriaux regardent, maintenant,
avec leurs yeux des chiens de chasse, le lévrier tunisien qui se prépare à
quitter leur aire étroite et nauséabonde. Cette aire maudite dans laquelle
rien de bon ne pousse ; où famine, illettrisme, et injustice de toute sorte se
bousculent et se renforcent mutuellement. De l’autre rive de la
méditerranée, l’Occident profondément hypocrite et foncièrement mercantile
s’offre, comme à l’accoutumée, au plus offrant. Autant dire que notre
lévrier n’a, pour son salut, que ses jambes et ses poumons remplis de l’air
de la liberté.  
De ce fait, l’apaisement d’aujourd’hui n’est qu’une leurre car on ne
mène, jusqu’au bout, une Révolution avec de l’eau de rose beaucoup moins,
au demeurant, avec celle du jasmin.  
En somme, pour que cette braise de nuit ne deviendra cendres le lendemain, il
faudra que le vent du sud transforme les larmes de ce peuple meurtri à une
brise de liberté balayant comme un ouragan tout sur son passage.


Lundi 24 Janvier 2011


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