Proche et Moyen-Orient

La Turquie pas d’accord pour stopper la contrebande de pétrole exporté par l’Etat Islamique en Irak et au Levant



Lundi 15 Septembre 2014

La Turquie pas d’accord pour stopper la contrebande de pétrole exporté par l’Etat Islamique en Irak et au Levant

Cet article du journal australien The Age est en fait une reprise d’un texte du New York Times avec simplement un titre différent.

Si le titre du New York Times affirme que les Etats Unis cherchent l’aide de la Turquie dans la lutte contre l’Etat Islamique (EI) ou Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), le titre de The Age affirme catégoriquement que la Turquie a opposé une fin de non recevoir à une demande très importante des Etats Unis. Les Etats Unis ont en effet demandé aux autorités d’Ankara de faire cesser la contrebande d’hydrocarbures en provenance d’Irak et de Syrie et ainsi tarir l’essentiel des revenus financiers de l’EIIL.

La Turquie a refusé pour plusieurs raisons dont certaines ont été présentées dans le post qui précède celui-c i : pour faire court, le gouvernement turc compte sur les milices de l’EI pour établir en Syrie et en Irak un ordre politique que le gouvernement présidé par Recep Tayyip Erdogan jugerait plus conforme aux intérêts de son pays.

Si 49 membres du corps consulaire sont en effet détenus par l’EIIL, il ne semble pas que leur vie soit en danger ni que leur sort ait pour l’instant une quelconque influence sur la politique turque dans la région.

La Turquie craint qu’une défaite de l’EIIL soit suivi d’un reflux sur son territoire de nombre de miliciens « djihadistes ». C’est en effet de Turquie que nombre d’entre eux sont venus et l’EIIL a de plus multiplié ses implantations en Turquie même, non seulement dans les zones frontalières mais jusque dans la métropole qu’est Istanbul et recrute des citoyens turcs par centaines.

 

Oserais-je dire que les lendemains risquent de déchanter pour Ankara, que les djihadistes perdent ou gagnent ?

Et pour finir, n’oublions pas l’esprit mercantile de Recep Tayyip Erdogan et de sa base politique : les régions méridionales de la Turquie proches de la Syrie et de l’Irak ont été dûrement touchées économiquement par les troubles dans les pays voisins. Leur assurer de l’essence à bon marché, fut-elle de contrebande, faire vivre un négoce lucratif est donc un moyen de solidariser avec le gouvernement les couches de la population qui profitent de ce trafic.

Autant de bonnes raisons pour éviter d’entrer en conflit avec l’EIIL. Les opposants syriens « modérés » selon Laurent Fabius et David Cameron sont arrivés à la même conclusion que le gouvernement turc et font entente avec l’Etat Islamique.

Observons pour conclure que l’armée américaine s’est pour l’instant gardée de s’attaquer aux camions qui acheminent en Turquie le pétrole exporté par l’EIIL.

La Turquie ne bloque pas les revenus pétrolier de l’Etat Islamique malgré la pression des Etats Unis

David E. Sanger et Julie Hirschfeld Davis, The Age (Australie) 14 septembre 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Washington: L’administration Obama s’efforce de bloquer les millions de dollars de revenus pétroliers qui ont fait de l’Etat Islamique une des organisations terroristes les plus riches de l’histoire, mais elle a pour l’instant été incapable de persuader la Turquie, le pays allié membre de l’OTAN où la plus grande partie du pétrole est écoulée sur le marché noir, de s’attaquer à un vaste réseau de vente.

Les officiels du renseignement occidental disent pouvoir suivre les cargaisons de pétrole de l’Etat Islamique quand elles sont transportées d’Irak vers les régions frontalières du sud de la Turquie.

En dépit de longues discussions internes au Pentagone, les forces américaines n’ont jusqu’à présent pas attaqué les camions citernes.

Cependant, a déclaré vendredi un haut responsable de l’administration Obama, « cela reste une option. »

Les difficultés pour un élargissement de l’action contre l’Etat Islamique sous la direction des Etats Unis ont été évidentes dans les discussions qu’a eues le Secrétaire d’Etat US John Kerry avec le président égyptien Fattah al-Sisi qui a exhorté la coalition militaire à cibler d’autres organisations plutôt que l’Etat Islamique.

L’absence de volonté de la Turquie de contribuer à enrayer le commerce pétrolier symbolise l’ampleur des défis auxquels est confrontée la Maison Blanche pour assembler une coalition pour contrer l’organisation militante sunnite et pour lui couper les vivre.

L’accès de l’Etat Islamique à l’argent est essentiel pour lui permettre de recruter des membres, de faire face à la masse salariale de plus en plus importante de ses combattants, d’étendre son rayon d’action et opérer à travers le territoire de deux pays.

« Sous beaucoup d’aspects, la Turquie est une carte maîtresse dans l’équation de cette coalition, » explique Juan Zarate, conseiller principal au Centre for Strategic and International Studies.

« C’est une grande déception : Il existe un vrai danger que la démarche pour affaiblir et détruire l’EIIL soit fragilisée, » explique M. Zarate parlant de l’Etat Islamique. « On a un important allié dans l’OTAN et on ne sait pas si il a la volonté et la capacité de couper le flux d’argent, de combattants et de soutien vers l’EIIL. »

Jeudi, la Turquie a refusé de signer un communiqué en Arabie Saoudite portant engagement des Etats du Golfe persique de la région [c.à.d. sauf l'Iran, NdT] à contrer à l’Etat Islamique, même dans les limites que chaque nation considérera « appropriées ».

Les responsables turcs ont dit à leurs homologies américains qu’avec 49 diplomates turcs retenus en otages en Irak, ils ne pouvaient pas courir le risque de prendre position publiquement contre l’organisation terroriste.

Pourtant, les officiels de l’administration américaine disent croire que la Turquie pourrait considérablement perturber les entrées d’argent vers l’Etat Islamique si elle essayait de le faire.

« Comme n’importe quelle sorte d’activité de contrebande et de marché noir, si vous y mettez les moyens et fautes l’effort de l’attaquer, vous ne l’éradiquerez sans doute pas, mais vous pouvez l’entamer fortement, » a déclaré samedi un haut responsable de l’administration.

Au centre des discussions, on trouve les dizaines de champs pétroliers et de raffineries en terrritoire irakien et syrien passés sous le contrôle de l’organisation. L’extraction a généré un flus financier régulier que les experts situent entre 1 et 2 millions de dollars par jour ; un montant dérisoire au regard du marché pétrolier mondial mais une formidable aubaine pour une organisation terroriste.

Mettant en relief la complexité de la mission de M. Kerry en vue d’obtenir du soutien au Moyen Orient, le président égyptien avait dit auparavant au Secrétaire d’Etat en visite qu’une coalition internationale contre le terrorisme ne devait pas seulement se concentrer sur les militants de l’Etat Islamique, mais aussi sur Ansar Bayt al-Maqdis et l’ennemi du régime égyptien, les Frères Musulmans.

Les responsables sécuritaires égyptiens ont affirmé que l’Etat Islamique avait établi des contacts avec Ansar Bayt al-Maqdis, l’organisation militante la plus dangereuse du pays qui a tué des centaines de membres des forces de sécurité depuis que l’armée a renversé le président islamiste Mohamed Morsi l’an dernier après des manifestations massives contre lui.


New York Times, Reuters

http://mounadil.wordpress.com/



Lundi 15 Septembre 2014


Commentaires

1.Posté par Hamid le 15/09/2014 11:30 | Alerter
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Donc d après cet article le dictateur président Sissi est un gentil
Et erdogan un méchant qui finance le terrorisme !!
Pourquoi les gentils us sionistes et l anti-impérialiste Assad ne bombardent pas tous simplement les installations pétrolières ?
Propagande quand tu nous tien

2.Posté par Aldamir le 15/09/2014 12:10 | Alerter
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L’adepte des frères musulman Erdogan , principal allié et exécuteur de la politique américaine de semer le chaos au Moyen-Orient est l’auteur de démantèlement et du vol de plus de 2500 usines de Syrie transférées en Turquie et d’une partie de son pétrole par le canal des mercenaires formés chez lui dans des camps d’entrainement et envoyés en Syrie

3.Posté par Abdulkarim le 15/09/2014 12:23 | Alerter
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La Turquie pas d'accord, parce que c'est le gendarme des sionistes dans la région et aime bien voler un pays musulman comme le régime sioniste.

4.Posté par Hamid le 15/09/2014 13:36 | Alerter
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@aldamir
Mr le super géostratégiciens du monde de la planète et de la galaxi
La turquie qui était le principal fournisseur de la Syrie qui était de plus la porte et la route des produits pour tous le moyenne orient a perdu des milliards de dollars sans conter le million et de demie de réfugiés qui coûte plus de 2 milliard par ans
@Abdulkarim
La turquie a tiré des leçon de la Syrie !
En attendant c est les sahoudes,les dictatures arabes et leur ami iraniens qui se batte pour être le chien de tête de l OTAN dont il ne fond pas partie en théorie !!

Si non à part crachez sur l homme que 80% des musulmans turcs(il y a plus de turque d origine arabes en turquie qu en Tunisie )ont Choisy et aiment profondément
Pourquoi ne pas répondre a mon premier Com
Allez shalom

5.Posté par Aldamir le 15/09/2014 14:43 | Alerter
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@hamid,
il faut garder les pieds sur terre et laisser tomber les joints. La Turquie et restera pour l'ensemble des peuples de la région comme étant l'oppresseur le plus barbare et criminel connu dans l'histoire. Les arméniens et les kurdes en connaissent quelques chose. Pui il faut surtout pas prendre ses vessies pour des lanternes, car la Turquie n'a rien apporté à la Syrie ni à aucun pays arabe et musulman de la région . C'est la Syrie qui a ouvert ses frontières et encourager la libre circulation des biens et personnes et nullement la Turquie qui a encore été à la hauteur de sa réputation et a rejoint les sionistes, son allié, pour voler ,massacrer et détruire. Sachez et beaucoup de personne vous le confirmeront la Syrie a voulu casser ou atténuer ce sentiment de rejet et de méfiance que possèdent encore eux les peuples de la région vis à vis des turcs. Je ne me considère pas comme étant spécialiste ou érudit , je ne fais que rapporter les faits de l'histoire comme le ferait tout un chacun qui chercherait à comprendre et connaître la réalité. Mettez votre orgueil dans la poche, la vie de centaires de milliers de personnes vous l'exige.

6.Posté par yukof le 15/09/2014 17:03 | Alerter
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etes vous intelligents ? vous avez toujours pas compris la différence de traitement entre le régime de saddam hussein (attaqué pour des ADM fictives et alors que l'irak était en paix et stabilisé ) et le régime des Assad qui peuvent massacré tranquillement et garder sans pressions une partie de leurs ADM bien réelle ????

le régimes des Assad a garantie la stabilité et la sécurité d'israel pendant plus de 40 ans , il a perdu l'appuie de Mechaal et de Tufayli (fondateur du hezbollah ) et joue un double jeu depuis le début ..... et vous etes encore assez niés pour croire aux bobards des propagandes chiites qui ne cessent de mentir (faux massacre de civil à Kessab démentie par son maire , fausse histoire du djihad du sexe ) ....


vraiment la naiveté de certain fait peur ..... souvenez vous juste des propos du seul dirigeant arabe qui a ouvertement affronté les américains, saddam hussein , sur le régime des Assad ....

Quand à Daesh, ils recrutent principalement parmis les frères ou pères de femmes violés par les miliciens d'Assad qui veulent venger leurs déshonneurs .... ou parmi les proches de victimes des bombardements ... sa radicalisation est à l'image de la repression continue de Assad et du pouvoir chiites de bagdad .

7.Posté par yukof le 15/09/2014 17:05 | Alerter
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Abdulkarim
un pays laic n'est pas un pays musulman ..... allez voir dans le coran ce qui arrive aux dirigeants qui refusent d'appliquer la loi d'Allah .

8.Posté par Situationnel le 17/09/2014 01:24 | Alerter
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@ Aldamir

Concernant les arméniens et les kurdes voici un lien qui vous expliquera mieux que moi ce qu'il en est en vérité, et si celui-ci ne vous suffit pas, faites une recherche par vous même avant de parler de pseudo histoire :

]url:http://youtu.be/kkqZnL3XiiU

Quand aux Syriens, si vous savez compter essayer de visualiser 200 000 morts, et ça c'est le travail d'Assad.

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