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La Turquie dévoile la lâcheté des soldats israéliens



Mardi 8 Juin 2010

La Turquie dévoile la lâcheté des soldats israéliens
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a proposé la création d'une commission d'enquête multinationale sur l'arraisonnement sanglant par l'armée israélienne de la flottille de la liberté, l’autopsie des victimes turques a révélé qu’elles ont été tuées à bout portant par balle et dans le dos même, d’où l’ouverture d’une enquête officielle pour poursuivre Israël.
Une commission que présidera l'ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et comprenant des représentants d'Israël, des États-Unis et de la Turquie, sous le pavillon duquel naviguait le navire, sera mise sur pied par l’ONU, pour enquêter sur cette tuerie. Pour Israël, la présence des États-Unis au sein de cette équipe d'enquêteurs en garantirait l'impartialité. Le secrétaire général de l'ONU a également consulté, samedi, le Premier ministre turc sur les “options pour avancer dans l'enquête voulue par les Nations unies”.  
Pendant ce temps, le rapport d'autopsie des autorités turques, révélé samedi par le journal britannique The Guardian, indique que les neuf victimes turques du raid ont été criblées de balles, et plusieurs d'entre elles ont été abattues à bout portant. Les procureurs ont également interrogé la plupart des 24 militants blessés qui sont soignés en Turquie, selon Today's Zaman. Aussi, des procureurs turcs ont lancé une enquête pour d'éventuelles poursuites contre les plus hauts dirigeants israéliens. Un militant grec, qui se trouvait sur le ferry turc de la flottille humanitaire pour Gaza, a accusé les forces israéliennes d'avoir tué l'un des Turcs à bord car il assurait la diffusion sur le Net des images du raid, dans un témoignage publié, hier, par un quotidien grec. “Jusqu'à une demi-heure après l'attaque, et malgré la guerre électronique, le Mavi Marmara continuait à envoyer des images sur Internet grâce à un système hypermoderne que gérait un volontaire turc. Ensuite, je l'ai vu mort, avec une balle dans le front”, a affirmé Dimitris Plionis à Elefthérotypia. Si le bureau du procureur de Bakirköy (Istanbul) réunit des preuves suffisantes, des inculpations seront prononcées contre le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef d'État major des armées, Gabi Ashkenazi, a indiqué le journal Today's Zaman. Ces responsables israéliens seront alors inculpés d'assassinat, coups et blessures, piraterie et attaque contre des citoyens dans les eaux internationales, ajoute le journal.
Les procureurs utiliseront les résultats des autopsies et les témoignages des militants qui ont pris part à l'expédition, affirme le journal libéral Radikal. Une inculpation des dirigeants israéliens pourrait se baser sur le fait que le raid était “illégal”, puisque les bateaux étaient dans les eaux internationales et transportaient de l'aide humanitaire, et que les militants agitaient des drapeaux blancs et ne menaçaient pas Israël.
C’est à la suite des nombreuses plaintes portées devant la justice par plusieurs militants pour les droits de l'homme demandant la comparution des dirigeants israéliens pour crimes, détournement de navires et détention d'innocents, que ces procédures judiciaires ont été lancées.
Il y a lieu de rappeler qu’Ankara a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv après ce raid, qualifié de “massacre sanglant” par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. La presse turque a indiqué également que le ministère de la Justice envisage une action contre Israël, selon les lois nationales et internationales. Enfin, signalons que les 11 passagers, 5 Irlandais et 6 Malaisiens, et l'équipage du cargo d'aide irlandais Rachel Corrie, arraisonné samedi par Israël, ont été expulsés hier, a annoncé la porte-parole du service de l'immigration. “Toutes les personnes à bord du bateau seront expulsées dimanche, après avoir signé un document par lequel elles renoncent à recourir à la justice israélienne contre cette mesure”, a déclaré à l'AFP la porte-parole Sabin Hadad. Parmi les militants du Rachel Corrie, figure le prix Nobel de la paix 1976, la Nord-Irlandaise Mairead Maguire, 66 ans, avocate de la cause palestinienne


Mardi 8 Juin 2010


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