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La Syrie et la stratégie saoudienne d’embrasement régional


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Dimanche 27 Octobre 2013

La Syrie et la stratégie saoudienne d’embrasement régional

Dans l’article que je vous propose, Vijay Prashad essaye de situer les développements de la situation en Syrie dans leur contexte régional en insistant sur le rôle de l’Arabie Saoudite.

Selon lui, les milices se l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) sont désormais en position absolument dominante dans les rangs de l’opposition armée au régime syrien.

Si la situation militaire est pour l’instant relativement figée entre l’opposition armée d’une part et les forces gouvernementales d’autre part, cela ne signifie pas que les choses ne peuvent pas bouger.

Cette impasse ne saurait en effet durer éternellement et deux chemins semblent possibles pour en sortir, chacun d’entre eux ayant des implications différentes.

Le premier chemin est celui de la négociation sous les auspices de l’ONU entre les autorités en place et le(s) opposition(s). C’est le chemin que semble commander la sagesse même si on sait qu’il faudra du temps avant qu’une telle négociation aboutisse, en admettant cependant qu’elle commence puisque si le gouvernement syrien souffle le chaud et le froid sur cette question, l’opposition regroupée dans la Coalition au nom à rallonge (qu’on appellera CNS par commodité) se fait tirer l’oreille et fixe un préalable inacceptable pour les autorités de Damas, à savoir la démission du président Bachar al-Assad.

Le deuxième chemin est celui de l’aggravation de la guerre par son extension à l’Irak et au Liban.

C’est ce chemin qu’a choisi l’EIIL en accord semble-t-il avec l’Arabie Saoudite (ou à son instigation. Et l’EIIL a déjà entrepris de concrétiser cette option stratégique par des actions militaires visant à s’assurer le contrôle de la route Bagdad – Beyrouth, ce qui lui permettrait de faire circuler dans de bonnes conditions armes et combattants dans les deux sens.

Les choix de l’EIIL ont parfaitement été compris par l’armée syrienne qui entend au contraire s’assurer le contrôle complet de la frontière avec le Liban tandis que l’armée irakienne a pour l’instant mis en échec la tentative de l’EIIL de prendre le contrôle du segment irakien de la route Bagdad – Beyrouth.

L’inclusion de l’Irak dans la guerre livrée par l’EIIL est déjà chose faite tandis que celle du Liban devrait bientôt commencer, les signes avant coureurs en étant les affrontements à Tripoli et dans les villages libanais frontaliers avec la Syrie.

Le corridor d’al Qaïda à travers la Syrie

par Vijay Prashad, The Hidu (Inde) 25 octobre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce n’est plus l’Armée Syrienne Libre, mais l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) qui constitue une menace sérieuse pour le régime d’Assad

Mardi soir, des kamikazes et des hommes armés ont attaqué des points de contrôle irakiens le long de la route N°11, qui relie Bagdad à la Syrie via Ramadi. Ils ont déclenché des explosions au poste de contrôle de Routba ainsi qu’à d’autres checkpoints un peu à l’ouest de Ramadi. Trente-sept personnes ont été tuées dans ces attaques, en majorité des membres des services de sécurité. La route N°11 est la route du sud de l’Irak vers la Syrie. L’autre route qui relie Bagdad à la Syrie est l’autoroute N°12, qui passe au nord de Ramadi dans les villes de Anan et Rawah, le long de l’Euphrate et dans la ville syrienne de Raqqa. La semaine dernière, des combattants de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant (EIIL) ont attaqué les villes de Anan et Rawah, détruisant un pont et essayant de détruire des pylônes électriques. L’armée irakienne a pu contrer l’attaque de l’EIIL sur Rawa, et a ainsi déjoué la tentative de l’EIIL de s’emparer des villes qui lui auraient permis de contrôler l’autoroute N°12. Le vice-Premier ministre Saleh Iraq al-Mutlaq a déclaré que l’attaque de la semaine dernière était une «tentative désespérée d’al-Qaïda [EIIL] pour s’implanter en Irak. » Il semble probable que l’EIIL a décidé d’essayer de prendre le contrôle de l’autoroute N°11 après que son attaque sur la route N°12 a été repoussée.

 

Le mois dernier, l’EIIL a obtenu des succès remarquables. Son opération, baptisée Elimination de l’Impureté, a expulsé ou absorbé les unités de l’Armée Syrienne Libre tout au long du flanc nord de la Syrie. La ville d’Azaz à la frontière syro-turque est aux mains de l’EIIl depuis un mois. A partir d’avril, l’EIIL a commencé à attirer à lui toutes les factiosn salafistes plus petites, dont le Jabhat al Nosra (non sans heurts) et des éléments d’Ahrar el Cham (dont le chef Abou Obeida al’Binnishi avait été tué par l’EIIL en septembre). Un nouveau rapport de l’International Crisis Group daté du 17 octobre observe que l’EIIL est désormais «l’organisation la plus puissante dans le nord et l’est de la Syrie et profitait de son contrôle sur les champs pétroliers.» L’analyste Aymenn Jawad al-Tamimi affirme que l’EIIL ne peut être délogé de ses places fortes dans le nord et l’est de la Syrie par aucune coalition de l’ASL et de ses alliés. De fait, dans les derniers mois, l’EIIL a gravement affaibli le potentiel militaire de l’ASL, après avoir tué en juillet Kamal Hamami, un de ses plus importants chefs de bataillons, et avoir attiré à lui nombre de ses combattants locaux. L’Armée Syrienne Libre ne représente plus une véritable menace pour le gouvernement syrien.

Une situation déplorable

La principale voix séculière du soulèvement en Syrie, Yassin al Haj Saleh, qui vivait dans la clandestinité dans son pays pendant la guerre civile, s’est enfui à l’étranger le 12 octobre. Dans sa lettre ouverte, «Adieu à la Syrie, pour un certain temps», M. Saleh écrit que sa ville d’origine, Raqqa, est passée sous le contrôle des «spectres qui hantaient notre enfance, les ogres.» La situation à Raqqa, écrit M. Saleh, est déplorable. C’était dur de voir «des étrangers l’opprimer et tenir en main le destin de sa population, confisquant les biens publics, détruisant une statue d’Haroun al-Rachid ou profanant une église, arrêtant des gens qui disparaissent ensuite dans leurs prisons.

Le départ de Syrie de M. Saleh indique que les choses ont empiré par rapport à l’été dernier quand le chercheur Yasser Munif s’était rendu dans le nord du pays et avait constaté qu’à Raqqa, «les gens sont de plus en plus critiques à l’égard de l’EIIL et d’al-Nosra.» Il semble que cet espace laissé à la critique interne de l’EIIL est manitenant plus restreint. Les affiches qui promeuvent les vues de l’EIIL abondent à Raqqa, laissant entendre une mise en sourdine des rivalités entre les diverses factions islamistes. Comme l’observe el-Tamimi, dans les manifestations publiques les bannières de l’EIIL et du jabhatal Nosra flottaient côte à côte.

En juillet 2013, l’EIIL avait organisé une évasion massive à la prison irakienne d’Abou Ghraib, libérant 500 détenus. L’EIIL avait eu recours à des voitures piégées, des kamikazes et des miliciens pour cette opération. L’EIIl avait ensuite dirigé ces combattants vers la frontière irako-syrienne dans le but d’essayer de prendre le contrôle des points de passage frontaliers dans le cadre de leur projet d’établir un corridor pour relier Ramadi en Irak à Tripoli dans le nord Liban (un affrontement dans cette ville a causé la mort d’un garçon de13 ans le 23 octobre). Les attaques de la nuit du 22 octobre s’inscrivaient dans ce scénario.

L’EIIL et sa forme de radicalisme sont un produit du financement de la rébellion par le Qatar et l’Arabie Saoudite. L’argent des Arabes du Golfe ainsi que des combattants étrangers et un groupe de combattants Syriens motivés ont donné l’avantage à l’EIIL. Dans le même temps, tandis que l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite a permis à leur client de dominer les autres rebelles sur le champ de bataille, l’influence de ces deux monarchies a empêché l’unification des rangs et le développement d’un agenda par les dirigeants de la rébellion. En trois ans, la Coalition Nationale des Forces Syriennes Révolutionnaires et d’Opposition (CNS) a été incapable de formuler un programme clair pour la Syrie. Cette absence [de programme] n’est pas dû à un manque d’imagination, mais à la subordination du CNS aux rivalités mesquines entre ses bienfaiteurs Arabes du Golfe. Le CNS s’était mis lui même dans l’impasse quand il avait en fin de compte laissé faire une révolution de palais pour écarter Mo’az al-Khatib de son poste [de leader du CNS]. Après d’intenses luttes intestines, le CNS avait finalement désigné Ahmad Saleh Touma en qualité de premier ministre. Ghassan Hitto avait démissionné car on le voyait comme trop proche du Qatar dont l’étoile commençait à pâlir. Le président actuel est Ahmad Jarba, qui a des liens étroits avec la monarchie saoudienne. Vers la fin septembre, les islamistes ont rejeté le CNS. Abdul Qader Saleh, le chef de la Brigade Tawhid [unicité de Dieu] d’Alep, a fait savoir qu’ils [les islamistes] envisageaient de former une alliance islamique (al-tahaluf al-islami). Le chercheur Aron Lund considère que les islamistes ne sont pas allés au delà d’une simple proposition. La marque des rivalités entre Arabes du Golfe traverse profondément la coalition.

L’agenda saoudien

Malgré les gains obtenus par l’EIIL dans le nord de la Syrie, l’agenda de l’Arabie Saoudite pour la Syrie est bloqué. En l’absence d’intervention militaire étrangère, l’EIIL sera incapable de renverser le régime en place à Damas. – c’est une des raisons pour lesquelles l’EIIL a décidé de s’emparer des postes frontaliers (avec l’Irak, la Turquie et le Liban). Une confrontation dangereuse va probablement avoir lieu dans la région de la Ghouta occidentale près de Damas, mais elle ne débouchera sur aucun gain stratégique significatif pour quiconque. Ce sera un bain de sang sans résultat substantiel, comme une bonne partie de ce qui se passe maintenant dans cette guerre. Incapable d’avancer dans le centre du pays, l’EIIL revendique les marges de la Syrie. L’Arabie Saoudite s’attendait à ce que les Etats Unis bombardent la Syrie en septembre, ce qui aurait affaibli le pouvoir d’Assad et permis à ses clients de prendre le pouvoir (l’Arabie Saoudite est aussi déçue par l’acceptation par les Etats Unis de l’ouverture iranienne pour des discussions). La route de Damas semblant fermée, l’EIIL s’est adonné avec plus de force à la violence nihiliste dans les régions qu’il contrôle – pas vraiment le résultat espéré par l’Arabie Saoudite. C’est la raison pour laquelle le Prince Bandar bin Sultan, qui assure la liaison avec les rebelles, a parlé de réévaluer la relation de l’Arabie Saoudite avec les USA, et c’est aussi la raison qui a conduit l’Arabie Saoudite à refuser d’occuper le siège qu’elle venait tout juste d’obtenir au Conseil de Sécurité de l’ONU. L’Arabie Saoudite avait soutenu les Talibans dans les années 1990 avec l’idée que ce mouvement modérerait son idéologie avec le temps. Il n’en fut rien. Il semble que la monarchie veuille faire encore le même pari, en dépit d’un précédent défavorable.

Le type de violence qui a éclaté la nuit du 22 octobre est devenue chose courante en Irak, avec plusieurs milliers de morts cette année (presque 500 rien que pour ce mois). La guerre en Syrie, bloquée dans une impasse douloureuse, s’est déplacée vers l’Irak, un pays déjà affligé par la guerre et la dévastation dans son histoire récente. Ici, les «visages qui se durcissent sous un masque de tristesse» comme l’écrit le poète Syrien Adonis, regardent les civilisations s’effondrer pour de vulgaires desseins géopolitiques. L’ombre d’al Qaïda s’installe sur l’Irak et la Syrie, durcissant encore plus les traits des Syriens et des Irakiens ordinaires. Le moment du lancement d’une offensive générale de l’EIIL au Liban se rapproche nécessairement ainsi que le donnent à penser les affrontements à Tripoli et dans les villes frontalières. Les discussions pour un cessez-le-feu et les négociations à Genève sont fort éloignées dans la désolation qui est venue envelopper les routes qui relient Beyrouth à Bagdad, un trajet qui aurait pu être fait assez tranquillement il y a un siècle mais qui connaît aujourd’hui la tourmente des fusils et de la frustration.

(Vijay Prashad est titulaire de la chaire Edward Saïd à l’Université Américaine de Beyrouth, Liban)

http://mounadil.wordpress.com/
 



Dimanche 27 Octobre 2013


Commentaires

1.Posté par AS le 28/10/2013 11:04 | Alerter
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assad et les saoud et les iraniens travaillent main dans la main, comme au liban, en iraq, ou en algerie, libye et somalie, yemen, kashmir, afghanistan

ne soyez pas dupes... l'ennemi est des deux cotes du manche et n'envoyez pas les Musulmans dans des camps sous controle ennemi

2.Posté par yukof le 01/11/2013 10:15 | Alerter
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qu'on arrete de nous casser les pieds avec les délires de complots , qui ne sont là que pour cachés la réalité d'un régime d'apartheid alouites dont les sunnites ( 70 % de la population ) ne veulent plus .

que Assad et sa clique dégage du gouvernement et des hauts postes d'administration .


3.Posté par vigorem le 01/11/2013 14:16 | Alerter
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C'est ridicule, c'est l'inversion total, les armes Saoudienne et Qatar viennent de Jordanie, et c'est la rébellion de l'ASL qui est là-bas, ce sont eux qui dans leur communique se félicitent des soutiens, alors que plus les groupes sont Islamique plus ils se plaignent d'être mis de coté, l'EIIS ne reçoit pas d'arme Saoudienne, c'est un gros mensonge.

L'AS a arrosé le CNS, elle détient toute l'organisation rebelle officiel, celle que l'EIIS ne reconnait, et maintenant l'Arabie soutiendrait AQ, alors qu'ils ont clairement rendu mécréant le roi Saoudien? Allez en Arabie Saoudite, une simple allusion à l'illégitimité du roi, et c'est 20ans de prison

Ce genre d'article provient d'esprit délirant qui à force d'avoir entendu "wahhabisme" partout et d'avoir répéter en cœur "le wahhabisme c'est mal" sans savoir même de quoi il s'agit, on fini par confondre tout ce que ce terme sans sens pouvait désigner. Que ces clowns apportent une seule preuve de ce qu'ils avancent, assurément ils n'en n'ont aucune.

L'ASL est soutenu, ce sont les faits, il y a des armes qui passent par la Jordanie, zone ou l'ASL domine, pendant ce temps les "djihadiste" sont considéré comme terroriste par les USA, l'Europe et l'ONU, et c'est pas l'Arabie un fidèle allié qui va les aider. C'est fatiguant ces articles écrit par des guignols qui n'ont même pas une infime connaisse en géopolitique

4.Posté par BD le 01/11/2013 19:30 | Alerter
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et encore l'asl on les mene en bateau ......ils ne recoivent pas d'armes lourdes ou je ne sais quoi
tout ce que vous voyez aux mains des islamistes etc ,ce sont les butins qu'ils ont acquis

5.Posté par amir le 01/11/2013 20:25 | Alerter
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Tout ce cirque : FAIRE OUBLIER LE DRAME PALESTINIEN , qui s'en soucie maintenant ?

l'Irak, la Libye,LE soudan, la Tunisie, L'Egypte, la Syrie et maintenant Algérie/maroc ?, il n'y a que des imbéciles qui n'ont pas compris la diversion macabre de l'occident
imbéciles d'arabes et de musulmans qui au lieu de s'unir vendent leur âme au diable américain
HONTE! HONTE !
Pauvre Palestine, ceux sensés te protéger t'ont bradée

6.Posté par Musulmane le 01/11/2013 20:57 | Alerter
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@ amir
Je ne veux pas te blesser mon frère mais si tu ne connais pas les stratégies militaires, il vaut mieux éviter de critiquer les moudjahidines! Tu devras en répondre devant Allah, Azawajal, le Jour du Jugement Dernier.
Regarde les vidéos de l'Emir d'Afghanistan, d'Irak, etc... et tu comprendras que tous ces combats dans les pays que sont le Mali, la Syrie, le Soudan etc... sont pour affaiblir l'ennemi USA. Eh oui! L'armée USA est obligée d'envoyer des troupes un peu partout et du coup, il est plus facile de s'y attaquer car les soldats ennemis sont alors dispersés et prennent d'assaut un pays en petit nombre et non en masse. Au final, les moudjahidines sont de plus en plus nombreux et l'ennemi se ruine car la guerre dans tous ces pays est très onéreuse. Le Kalifat se met en place pour aboutir à Jérusalem... Ne connais tu pas la manière dont sera délivrer la Palestine??? Lis ou relis les signes de la fin des temps, la bataille dans le Cham etc...
TOUS LES MOUDJAHIDINES SE SOUCIENT DE LA PALESTINE!

7.Posté par oh-daz le 01/11/2013 21:53 | Alerter
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@ amir
d'accord avec toi; et si on ne cesse la division, si on ne se réveille pas, bon nombre de pays arabo-musulmans
vont se retrouvés dans le même état que la Palestine. si ce n'est pire.

8.Posté par Musulmane le 01/11/2013 23:23 | Alerter
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@oh-daz
N'encourage pas ton frère a suivre les taghouts car nos dirigeants sont des taghouts: ils se sont liés à nos ennemis. Aucun ne met en application le Coran et la Sunnah: la charia. Ceux qui prétendent le faire comme les Al Saoud vous condamnent à de la prison si vous souillez le drapeau américain... ça fait carrément partie d'une de leur loi. Ouvrez les yeux, il est encore temps!

9.Posté par oh-daz le 02/11/2013 09:34 | Alerter
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@ Musulmane
je ne suis aucun dirigeant sur cette terre, alors je ne vois pas pourquoi j'encouragerai d'autres a les suivre.
dénoncer ce qu'ils font de blamable, OUI..et suivre la recommandation du prophète ( asws)..."ne jamais se dresser
contre un gouvernant"...

10.Posté par Musulmane le 02/11/2013 14:46 | Alerter
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Tu te trompes lorsque tu utilises "gouvernant" car il s'agissait de gouvernants musulmans et non de gouvernants mécréants. Les gouvernants d'aujourd hui sont des mécréants. Ils n'ont pas instauré la charia véritable mais ils ont crée leurs propres lois

11.Posté par Musulmane le 02/11/2013 15:04 | Alerter
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Au Nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

Le blog « daralislam » présente « le Djihad contre les tyrans et les pécheurs parmi les dirigeants musulmans », texte se trouvant dans le livre « Al-Djihadou mayadinouhou wa assalibouh », écrit par le shaykh Mouhammad Na’im Yassin, ancien professeur à l’université islamique du Koweït et membre actuel du corps professoral à l’université islamique d’Amman, en Jordanie :

En ce qui concerne le Djihad contre les dirigeants et les rois, on le fera en les conseillant et en les mettant en garde en leur rappelant leurs obligations et ce qu'ils ont pris comme responsabilité et dépôt de confiance. Il faut les mettre en garde contre le grand châtiment d’Allah qui les attend s'ils négligent ce dépôt de confiance. On leur montrera aussi leurs erreurs, péchés, injustice et on les détournera de cela.

Toutefois, est-il permis de mener contre eux le Djihad avec la main !? Est-il permis de lever contre eux les armes et d’appeler les autres à l’aide, afin de les renverser du pouvoir ?

Avant de répondre à cette question, il convient de mentionner deux points sur lesquels les savants musulmans sont unanimes, il s’agit de :

1) Tous les savants musulmans sont d’avis qu’il n’est pas permis aux musulmans de tolérer patiemment un dirigeant mécréant, au contraire il est de leur devoir d'essayer par tous les moyens de le renverser du pouvoir. Ensuite, ils mettront en place un dirigeant musulman qui régira leur politique d’ici-bas selon les règles de l’Islam... Le savant réputé, Qadi Iyyad, a dit : « Le consensus des savants musulmans est que le pouvoir ne peut pas être laissé à un mécréant et si le dirigeant incline vers la mécréance, il faut le renverser du pouvoir. Un exemple de cela est l’abandon de la prière et ne pas appeler les gens à l’accomplir... Si le dirigeant incline vers la mécréance et la modification de la Shari’ah, ou introduit une innovation, il perd simultanément le crédit de gouverner et il n’est pas permis de lui obéir et les musulmans ont l’obligation religieuse de se rebeller contre lui et de le renverser du pouvoir, puis de mettre en place un dirigeant juste, s’ils sont en mesure de le faire. S’ils ne sont pas en mesure de le faire, sauf un petit groupe de personnes, il est alors de leur devoir religieux de se révolter contre lui et de renverser ce mécréant du pouvoir » (Source : Commentaire du Sahih Mouslim, 12/239, du shaykh An-Nawawi, ndt).

Rapportant d’Ibn Tîn, l’imam Ibn Hadjar dit dans l’œuvre Fath Al-Bari : « Le consensus des savants musulmans est qu'il - le Calife - s’il appelle à la mécréance ou à l’innovation, il faut se soulever contre lui. Les savants divergent sur la question de la prise injuste des biens et de l’effusion de sang injustifiée, est-ce qu’il faut à ce moment se soulever contre lui ou non !? » (Source : Fath Al-Bari, 13/99, ndt).

« Si le dirigeant manifeste la mécréance, le consensus dit qu’il faut le renverser du pouvoir. Ceci est l’obligation de tout musulman. Celui qui le fait sera récompensé par une bonne action. Celui qui ne le fait pas est un pécheur. Celui qui n’est pas en mesure de le faire, il lui est obligatoire d’émigrer » (Source : Fath Al-Bari, 13/105, ndt).

2) Le consensus des savants musulmans dit qu’il faut mettre la condition que le dirigeant ne peut pas être un grand pécheur et qu’il cache ses moindres péchés aux gens, qu’il soit un politicien habile et capable et qu’il soit connu pour son autorité et réputation positives. Cependant, ce n'est pas une condition qu'il soit le plus autoritaire de tous, ni même qu'il doit être le meilleur de tous. Ainsi, si quelqu'un de meilleur que lui apparait, ceci ne doit pas être la raison pour qu’il soit renversé du pouvoir. (Source : Al-Mouhalla, 9/362, du shaykh Ibn Hazm, ndt).

Les savants divergent quant à la manière d’ordonner le bien et de prévenir contre le mal quand il s’agit des dirigeants. Un groupe de savants de la Sounna considèrent qu’il n’est pas permis de dégainer le sabre et lever les armes contre les dirigeants dans le processus de la prévention contre le mal. Ils considèrent que le conseil et l'avertissement suffisent et que leur mal doit être condamné avec le cœur et en aucun cas avec les armes. Ils considèrent qu’il faut aider le dirigeant juste dans le combat contre les pécheurs qui se rebellent contre lui. Il est rapporté que ceci est l’avis de certains compagnons qui ont à l’époque d’Outhman, qu’Allah soit satisfait de lui, refusé de prendre part aux épreuves de cette époque entre les musulmans.

Il s'agit notamment de Sa’ad Ibn Abou Waqas, Oussama Ibn Zayd, Abdoullah Ibn Oumar et Mouhammad Ibn Maslama, qu‘Allah soit satisfait d‘eux. C’est aussi l’avis d’Ahmad Ibn Hanbal. (Source : Al-Faslou wal-Milal wal-Ahwaou wan-Nihal, 5/11, du shaykh Ibn Hazm, ndt).

Un autre groupe de savants de la Sounna, ainsi que les Mutazilites, les Dhahirites, les Khawaridj et les Zaydites estiment qu'il est obligatoire de lever les armes contre les dirigeants injustes, s'il n'y a pas un autre moyen de changer la réalité avec laquelle Allah et Son Messager, sallallahou ’alayhi wa sallam, ne sont pas satisfaits. Ils (Ahl As-Sounna) affirment que si les adeptes de la vérité sont capables de mener le combat contre ces dirigeants, alors ils leur est obligatoire de le faire. S’ils sont numériquement et militairement faibles, alors ils ont le droit de choisir de ne pas changer ce mal avec la main.

Ibn Hazm attribue cet avis à tous les compagnons qui ont pris part aux événements à l’époque d’Outhman, ‘Ali et Mu'awiya, qu‘Allah soit satisfait d‘eux. En outre, certains compagnons et suiveurs (tabi’oun, ndt) ont levé les armes contre certains dirigeants appartenant aux rangs de la dynastie des Omeyyades. Ibn Hazm a dit : « Ceci est l’avis d'Ali Ibn Abou Talib et des compagnons qui étaient avec lui. Ceci est l’avis d'Aïcha, de Talha et de Zubayr et de ceux qui étaient avec eux. Ceci est l’avis de Mu‘awiya, d’Amr Ibn Al-As, de Nu’man Ibn Al-Bachir et de ceux qui étaient avec eux. Ceci est l’avis d'Abdullah Ibn Zubayr, de Mouhammad et de Hassan Ibn ’Ali, d’Anas Ibn Malik, d’Abdurrahman Ibn Abou Layla, de Sa'id Ibn Djoubayr, de Hassan Al-Basri, de Malik Ibn Dinar, de Cha‘abi, de Mitraf Ibn Abdullah Ibn Al-Chouhayr et de ‘Ata Ibn Sa'ib »

Ibn Hazm attribue cet avis aussi à d'autres savants, sauf à Ahmad Ibn Hanbal, puis dit : « À cet avis font aussi allusion les déclarations de juristes musulmans tels qu’Abou Hanifa, Malik, Chafi‘i, Dawoud et leurs élèves. Les juristes susmentionnés l’ont, soit explicitement mentionné dans leurs décrets, soit personnellement fait en dégainant leurs sabres quand ils voulaient empêcher ce qu'ils considéraient comme mauvais » (Source : Al-Fasslou fil-Milal, 5/12, du shaykh Ibn Hazm, ndt).

Les deux groupes ont déterminé leurs preuves pour leurs avis.

À suivre.

12.Posté par Musulmane le 02/11/2013 16:45 | Alerter
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A visionner pour ceux qui veulent comprendre notre combat: http://www.youtube.com/watch?v=sJe2sEFFDYA

13.Posté par Nerv-yoko le 02/11/2013 18:06 | Alerter
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Je ne comprends pas le déchirement que vous faites, la situation me semblait plutot claire:

-L'arabie Saoudite, la Turquie, les USA , le France, Quatar + israel soutiennent les milices armées, soient les "rebels" qui veulent éliminer Bachar al Assad d'un côté: les faux rebels Syriens(c-à-d qu'ils ne sont pas pour la plus part habitants de la Syrie mais agissent comme tels).

-De l'autre côté, l'armée Syrienne(assad), la Russie, l' Iran , le hezbollah soutiennent le régime d'Assad qui essaye de défendre la population civile et le régime Assad , me semble -t-il soutenu par son peuple.

voila les 2 antagonistes.

En suite, vous avez ce que l'on appelle les interêts géopolitiques-énergétiques et la raison la plus évidente est l'acheminement du gaz . Car il existe 2 projets gazier qui veulent passer par la Syrie.

La raison de la guerre Syrienne n'est donc pas une "guerre civile" ni de religion mais c'est plutôt une guerre énergétique et interventionniste de la part de l'occident et de leurs alliés .

La Turquie veut un renouveau de son ancien empire ottoman.
l'arabie saoudite elle ne veut qu'affaiblir l'iran et son allié : la Syrie. Car l'arabie saoudite est une petite nation de pétrole d'a peine 60 ans qui a des problemes de défense nationale( oui car la moitié de la population est étrangère à l'arabie saoudite et celle-ci emploie de la main d'oeuvre étrangère pour travailler sur son pétrole) et en outre, elle a une peur bleue de la puissance de l'Iran riche de 5000 ans d'histoire et de culture.

L'occident quant à elle ne voit que l'énergie et l'appropriation de celle-ci(schéma gazier + statut géo-politique).
Israel , ici ne veut que diviser la région pour s'accaparer des terres et assoir sa position stratégique.

Apres, vous connaissez bien l'interventionnisme des américains : Diviser pour mieux règner.
Mais aux vues des commentaires que j'ai vu au-dessus, il me semble que les américains ont réussi hélas à diviser les populations de cette région du monde :/

Alors s'il vous plait , reprenez vous, arrêtez vos querelles stupides et faites front ensemble contre les envahisseurs qui sont étrangers à ce pays.

salutations,

Nerv-yoko

14.Posté par psy le 02/11/2013 19:55 | Alerter
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Arabie Saoudite,Turquie: sur le chemin de l' Irak de Sadam H.
L'Irak de Sadam était bien un allié des USA , cela lui a t-il épargné le triste et dramatique sort qui lui était réservé. Ceci pour dire que l'amitié des USA est des plus éphémères . Il n'y a que leurs intérêts qui comptent et ce sont bien les champions du pragmatisme...
Lorsque les intérêts US ( réserves pétrolières) et les plans sionistes (encerclement de la République Islamique d'Iran) ont convergé sur sa destruction et son occupation , le sort de l'Irak a été scellé.
Aujourd'hui, les USA font face à deux menaces existentielles: dans l'immédiat, la crise économique et financière interne et , à moyen terme, la concurrence asphyxiante de la Chine de l'Inde... Sa stratégie de survie est de se replier du M.E et de se redéployer justement vers ces eaux là...Moyennant quelques dispositions , réaménagements ou redistribution des cartes entres les acteurs de ce Moyen Orient...L'Arabie Saoudite , la Turquie et à un degré moindre Israel, sont en train de commettre la même erreur d'appréciation que Sadam... Pour des objectifs propres à chacun d'eux , objectifs assez évidents, ils essaient d' entraver la stratégie US dans l'espoir de les faire revenir sur leur décision...Il ne faudrait toutefois pas se méprendre et penser un instant que l'Arabie Saoudite ou Israel ou la Turquie de Erdogan oseraient aller plus loin contre les USA que ce qu'ils font en Syrie. Malgré le fait que les deux premiers, ont eux mêmes des raisons vitales de vouloir retenir les USA au ME !
Par contre pour ce qui est des USA , malheur à qui se mettra sur leur chemin ! La survie des USA , de l'Empire , étant en jeu, que pèsera l'Arabie Saoudite, la Turquie ou même Israel ! Le temps que les pourparlers Russie-USA-Iran se terminent et la récréation sera finie! Tout le monde dans les rangs! Et gare à l' échafaud !

Ceci dit, entièrement d'accord avec l'auteur de l'article et avec Amir , post 5 !

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