Proche et Moyen-Orient

La Russie ne s’empresse pas de rétablir ses relations d’affaires avec la Turquie


La Russie ne voit aucun avantage à rouvrir certains marchés aux sociétés turques, estiment les experts.


KIRA EGOROVA, RBTH
Vendredi 2 Septembre 2016

La Russie ne s’empresse pas de rétablir ses relations d’affaires avec la Turquie
Les autorités russes ont annulé l’interdiction des vols charter à destination de la Turquie que le 28 août, soit presque un mois après la rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. De ce fait, les touristes russes n’étaient pas au rendez-vous sur les plages turques durant la haute saison. Cette annulation à la fin du mois d’août signifie que les premiers vols charter ne décolleront à destination de la Turquie qu’en septembre, quand les vacanciers russes rentrent déjà chez eux. « La saison touristique en Russie atteint son apogée en juillet et en août », a rappelé à RBTH Irina Tiourina, porte-parole de l’Union de l’industrie touristique de Russie. Selon les experts, les autorités russes le font sciemment, pour protéger le marché du tourisme interne.
Les relations d’affaires entre les deux pays ont été suspendues en novembre 2015 après que les forces aériennes turques eurent abattu un avion militaire russe. Outre la cessation des vols charter, Moscou a gelé la construction du gazoduc Turkish Stream passant par le fond de la mer Noire et a interdit l’importation de légumes turcs.
Bénéfices pour le marché national
La Russie prend sciemment ces mesures protectionnistes, affirment les acteurs de la filière touristique. « L’autorisation des vols charter à destination de la Turquie en fin de saison est une démarche ingénieuse du point de vue des intérêts de nos destinations de vacances en Crimée et dans le territoire de Krasnodar (sud) », a indiqué Denis Dzenis, le directeur des relations publiques du site de vente de billets d’avion Aviasales. Il ne reste plus qu’une quinzaine de jours avant la fin de la saison classique, ce qui ne permettra pas à la Turquie de « décoller résolument » en 2016, a-t-il dit. Toujours d’après les données de l’Union de l’industrie touristique, les vols charter coûtent 30% moins cher que les vols réguliers. Jusqu’à l’interdiction des charters en décembre 2015, la Turquie était la destination privilégiée des touristes russes, indique l’Association des voyagistes de Russie (ATOR).
Une situation semblable a vu le jour sur le marché alimentaire. Avant l’introduction de l’embargo russe, 44% des tomates et 29% des concombres importés arrivaient de Turquie, note le groupe agroalimentaire Technologies de culture en serres.
« Il n’est pas question pour le moment de lever l’embargo alimentaire sur les produits turcs. Les producteurs russes ne voient aucun avantage à cette décision », a déclaré Iakov Lioubovedski, directeur exécutif de l’Union de l’agriculture biologique. En cas de levée de l’embargo, les légumes turcs pourraient reprendre leurs positions sur le marché russe, a-t-il expliqué. « Les consommateurs russes n’étant pas riches, la production turque vise en plein dans le mille », renchérit Ivan Roubanov, chef du groupe analytique du Comité agricole au sein du gouvernement russe.
Atermoiements concernant Turkish Stream
Lors de leur rencontre le 9 août à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont convenu de relancer la construction du gazoduc Turkish Stream qui doit être posé au fond de la mer Noire. Toutefois, la réalisation de l’entente a été stoppée à l’étape de la signature des accords gouvernementaux et de la prise de décision au sujet du nombre de tuyaux, car la Russie veut doubler les capacités. Quant à la société turque Botas, elle cherche à obtenir de la part de Gazprom une remise de 10,25% sur le prix du gaz, comme convenu par les parties avant la dégradation de leurs rapports. Toutefois, la question du rabais ne se pose pas avec autant d’acuité qu’avant la dégringolade des prix du pétrole et du gaz, a affirmé Valéry Nesterov, analyste du secteur pétrogazier au sein de la société anonyme Sberbank CIB. « Il y a deux ans, la Turquie payait 400 dollars 1 000 mètres cubes de gaz russe et 600 dollars pour le gaz iranien. Aujourd’hui, Gazprom vend le gaz pour environ 160 dollars en Europe, a-t-il fait remarquer. Ainsi, Gapzprom peut proposer du gaz à des conditions bien plus compétitives ».
Selon lui, les intentions réelles des deux pays deviendront évidentes ces prochains mois. « Si des accords gouvernementaux sur tous les problèmes sont signés cette année, le projet commencera à être matérialisé l’année prochaine », a-t-il dit. 

L'original de l'article: http://fr.rbth.com/economie/2016/08/31/la-russie-ne-sempresse-pas-de-retablir-ses-relations-daffaires-avec-la-turquie_625667


Vendredi 2 Septembre 2016


Commentaires

1.Posté par vdl le 02/09/2016 10:53 | Alerter
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malgré les incantations des uns et des autres, cette information confirme que Erdogan est devenu le vassal de Poutine. Il doit faire ses preuves et détruire la projet de l'Otan d'un kurdistan autonome en Syrie s'il veut retrouver la confiance russe. Bientôt nous apprendrons également la fin de la bataille d'Alep par défaut d'approvisionnement turc.

2.Posté par AS le 02/09/2016 12:35 | Alerter
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par contre brzezinski n'a pas l'air de vouloir récupérer ses 53 tetes nucleaires... comme shalomov a tenu des meeting secrets avec sheytanyahu et merkel, comme le dit vdl ca fait penser que erdogan doit répondre au doigt et l'oeil a shalomov et tel aviv, comme les têtes sont toujours la ou elles sont, et que les kurdes qui devaient hériter des territoires de l'etat israélien de daesh, dont la moitié de la Turquie, semblent bloquer par les chars turcs, on dit bien semble car d'autres vont deferler dans tres peu de temps et ca va faire tres mal, il semble que la transition voulue ne se passe pas comme prévu!

peut être que les nouveaux allies de l'est et de l'ouest vont encore s'allier et vouloir exterminer ces populations locales sunnies récalcitrantes du cote turcs, kurdes ou arabes, qui ne veulent pas du grand yisrael'... observons comment tel aviv va blitzer

la nouvelle année de l'hégire est prévue pour le 2 octobre 2016, soit le 1 rabi el awwal 1438... faites vos calculs! C'est le dernier jour du jubilé de la shemitah du dajjal... un blitz a yom kippur a ete anticipe par plusieurs pays il semble que ces pays refusent comme leurs populations l'extension de l'entité sioniste, et ca les merkel, shalomov et autres ricains ne peuvent rien y faire...

3.Posté par Aldamir le 02/09/2016 14:23 | Alerter
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Erdogan a beau de vouloir être un bon acteur, il ne pourra tromper personne, car il dépendra toujours, tel un larbin, de ses maîtres commanditaires qui le soutiennent , l’utilisent et lui permettre de commettre tous les excès pour se maintenir au pouvoir. Il est voué à un triste sort et sera évacué comme un déchet après avoir bien servi, comme ce fut le cas pour plusieurs avant lui.

4.Posté par vdl le 02/09/2016 17:35 | Alerter
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AS

M'est avis que le putsch contre Erdogan par l'Otan était bien réel. Il semble dérisoire après coup, voué à l'échec disent certain, mais le point crucial de ce putsch était de tuer Erdogan, et ensuite d'accompagner ça par une guerre médiatique comme pour la prise de Tripoli ou Mossoul. Il n'y a plus besoin de grands déploiement pour une guerre médiatique.

Seulement le putsch a été éventé et Erdogan mit à l'abri. Certains disent par les russes... Ce qui expliquerait le retournement complet d'Erdogan. Si sa tête de turc est réellement mise à prix par l'Otan qui voit tout ses plans s'effondrer, il ne doit sa survie physique et politique qu'à la puissance et l'expertise russe.

Il faut se rappeler que 14 navires de la flotte turque en Mer Noire ont rejoint la flotte américaine qui a prestement escorté tout ce beau monde en méditerranée. La Mer Noire est de facto redevenue une mer russe sans même la marine turque. Et de fait ce sont maintenant les russes qui protègent la Turquie sur ses arrières... Plus qu'Erdogan, c'est l'armée turque toute entière qui dépend de la puissance et du bon vouloir russe, qui a évidement gagné le détroit du Bosphore sur l'Otan. Erdogan peut être tué dans un attentat, c'est toute l'armée qui est entrain de changer de cadres et d'alliances. Les russes sont les maîtres du jeu turc pour le moment.

Pour cette histoire de grand Israël, rien ne confirme dans le Coran que ce projet sorti de la tête des hommes aboutira un jour... Je pense que derrière les annonces d'état islamique ou kurde, ou de grand israël, il n'y a rien d'autre que la stratégie du chaos permanent afin d'affaiblir tout ces peuples musulmans pour l'heure de la grande guerre. Chaos en Irak, chaos en Afghanistan, chaos au Pakistan, chaos en Libye, chaos en Syrie, chaos permanent au Liban et en Palestine, chaos maintenant au Yémen et bientôt en Arabie Saoudite, ces guerres perpétuelles entre musulmans dévorent le jeunesse de ces régions et du reste du monde dans une guerre fratricide. Si derrière la façade médiatique il y a Israël, derrière Israël il y a Satan. Satan n'en a rien à foutre du grand Israël, ce qui incombe pour lui c'est de faire la vendanges des âmes musulmanes qui s'entretuent contre l'ordre d'Allah.

Mais bien au contraire, Satan est le premier à croire aux prophéties du Coran et de Mohamed, il sait mieux que personne qu'il ne fait qu'entrainer l'humanité dans le chaos afin de récupérer des âmes. Il sait que ses plans de Grand Israël échoueront et que malgré tout suffisamment de musulmans sincères soutiendront le véritable Messie jusqu'à la victoire. Satan ne navigue pas dans une sphère géo-stratégique terrestre. Le chaos, la haine et les tueries entre musulmans sont son véritable empire. Il sait bien qu'Israël disparaitra dans le chaos, et il éclatera d'un grand rire!

5.Posté par Hamid le 03/09/2016 23:18 | Alerter
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Erdogan est le pentain de personne et sûrement pas de putin
Erdogan est un grand homme politique partie de rien,d un pays sous influence complète
De l occident et aujourd huit il est un des acteur incontournable,
Pas comme votre putin pentain du kgb heritier de Gazprom et de l armée rouge
La turquie a briser ses chaîne pour de bon,et ça se voit déjà en Syrie comme ailleur
,il y en a pour longtemps encore :-)

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