Sciences et croyances

La Peur et la Terreur


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Stephen Smith
Mercredi 17 Juin 2015

La Peur et la Terreur

Pôle nord de Phobos.
Crédit : ESA/DLR/FU Berlin (G. Neukum)
Agrandissement

 

The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 12 juin 2015
 

    Les deux lunes de Mars recevront bientôt un visiteur.
 

    D’après un récent communiqué de presse, l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) envisage de lancer une sonde vers Phobos et Deimos, les énigmatiques lunes martiennes. Il faut espérer que la mission nouvellement créée, ramènera des échantillons de chaque lune sur la Terre.
 

    La dernière mission spatiale qui devait visiter les lunes martiennes, fut l’infortunée Phobos-Grunt. En orbite, elle devait observer Phobos et son environnement, ainsi que noter un endroit pour se poser à la surface, afin de rapporter des échantillons vers la Terre. Un orbiteur fabriqué en Chine (Yinghuo-1) s’est aussi envolé avec Phobos-Grunt. Lancé en novembre 2011, manquant sa trajectoire d’envol vers Mars, le contact perdu, il s’est alors consumé dans l'atmosphère, le 15 janvier de 2012.
 

    Phobos est la plus grande des deux lunes de Mars. Deimos est si petit qu'il est problématique pour les astronomes de l’observer facilement depuis la Terre. Seul l’orbiteur Viking 2, et plus récemment, la caméra HiRise à bord de l'engin Reconnaissance en orbite autour de Mars, en ont pris des images en gros plans. Phobos, par contre, a été examiné par des stations terrestres et par des satellites envoyés en orbite autour de Mars.
 

    Le cratère Stickney, une excavation de dix kilomètres de large, est à peu près de la taille de Phobos lui-même. Dans des articles précédants de cette chronique, des corps rocheux avec des cratères surdimensionnés ont été signalés. Comparativement énormes, les " impacts " qui ont laissé ces cratères auraient dû faire éclater les lunes, mais, à part les cratères, les signes de collisions ne sont guère visibles. Dans le cas de Phobos, le cratère Stickney, d’une dimension de 28 kilomètres sur 20, fait près de la moitié de sa taille.
 

    Certains astronomes racontent que les stries et les lignes de fracture évidentes autour de Stickney, démontrent que la lune a subi un grave choc, et qu'elle a été déformée par l'impact de ce qui a formé le cratère. Or, en examinant les stries de plus près, elles se révèlent être des chapelets de petits cratères, et pas des " lignes de fracture " qu’auraient produit une onde de choc parcourant le corps lunaire. La zone entourant le cratère est émoussée et lisse, sans grandes brèches, bien que la lune soit recouverte par près d'un mètre de poussière ultrafine.
 

    Phobos est similaire par sa taille, à certains astéroïdes comme Mathilde, Eros et Ida. Il montre des caractéristiques, comme les gigantesques cratères susmentionnés, qui sont endémiques sur ces corps. Quel événement commun a formé ce genre de structures similaires sans, en premier lieu, annihiler ces corps célestes ? La réponse est l'électricité.
 

    La théorie de Mars plongé dans une flamme de plasma suffisamment grande pour creuser Valles Marineris, Arabia Terra et tailler le Mont Olympus dans un délai relativement court, fait l’objet de nombreux articles antérieurs de cette chronique. Des gigatonnes de roche et de poussière ont été arrachées à la planète et projetées dans l'espace à la vitesse de libération. Des blocs de pierre aussi grand que l'île de Manhattan semblent être tombés à l’époque d'une grande hauteur et s’être brisés lors de l'impact, laissant des champs d’énormes rochers aux bords anguleux, pointues, couvrant des milliers de kilomètres carrés. Se pourrait-il que Phobos, Deimos, Ida et les autres soient aussi les restes de cet irrésistible cataclysme ?
 

    Dans un scénario possible, des coups de foudre ont défiguré Mars et projeté de gros blocs de sa croûte en orbite, ainsi que sur de longues trajectoires elliptiques autour du Soleil. Tout en se percutant à travers les champs électriques impliqués dans ce processus, ils ont été lissés et érodés par des événements de décharge de plasma au potentiel variable. Par exemple, les points d’impacts ont perforé là où les décharges étaient les plus intenses. Le résultat est que Phobos et les astéroïdes mentionnés sont couverts de poussière, ont peu ou pas de gros rochers, sont caractérisés par d'immenses cratères, et semblent être à moitié fondus.
  Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2015/06/12/fear-and-panic/
Traduction Petrus Lombard

 

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Mercredi 17 Juin 2015


Commentaires

1.Posté par bolison le 17/06/2015 14:37 | Alerter
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voici une peur beaucoup plus palpable ... en une photo tout est dit :

https://www.facebook.com/470279756351891/photos/pb.470279756351891.-2207520000.1434544548./900850669961462/?type=3&theater

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