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La Mecque, objectif futur de l’Iran?


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Shraga Blum
Mardi 29 Août 2017

La Mecque, objectif futur de l’Iran?
Depuis quelques temps, des bruits et informations font état de tentatives de rapprochement entre l’Arabie saoudite et l’Iran, ou du moins d’une baisse de ton dans les déclarations hostiles réciproques. L’idée avancée est que l’Arabie saoudite aurait baissé les bras dans son combat contre l’hégémonie chiite notamment au Yémen et se serait résignée à la victoire iranienne. Ce genre de nouvelles n’est pas nouveau et apparaît à intervalles réguliers dans les médias où on lit ou entend que les deux pays seraient prêts à mettre de l’eau dans leur vin et entretenir des liens moins conflictuels pour peu que chacun fasse un effort.

C’est mal connaître l’origine de l’hostilité qui oppose les deux pays, l’un étant le fer de lance du Sunnisme et l’autre du Chiisme, les deux frères ennemis de l’Islam presque depuis sa naissance. Dans la tradition chiite, la « fin des temps » doit se concrétiser par le retour du Mahdi. Il s’agit d’un prophète-messie du nom Mohamed Ibn al-Hassan, ayant existé il y a plus de 1.000 ans et qui a « disparu » pour revenir un jour et règner sur toute la terre avec ses partisans chiites. Mais pour cela, il faut que les Chiites fassent notamment la conquête de la Mecque et de toute la région du Hedjaz qui l’entoure pour les enlever à « l’occupation » sunnite.

Hassan Rahimpour Azghadi, membre du Conseil suprême de la Révolution culturelle islamique l’a rappelé dimanche sur une chaîne de télévision iranienne: « Pour que le Mahdi revienne, il faudra du sang et de la sueur ainsi que le sacrifice de nombreux shahids. C’est uniquement comme cela que la justice règnera sur terre. Pour cela, il faudra commencer par conquérir la Mecque et le Hedjaz, puis l’Irak ». Joli programme…

Est-il utile de préciser que l’idéologue Hassan Rahimpour Azghadi est également un ennemi déclaré de l’Etat d’Israël. Il estime que « l’Etat sioniste d’Israël doit disparaître » et que « le sionisme de sera pas vaincu par des mots ».

Une telle personnalité haut placée dans l’organigamme de la Révolution islamique iranienne n’aurait jamais pu émettre de tels propos s’ils étaient en contradiction avec la ligne et les intentions des mollahs iraniens. L’ayatollah Khomeini à l’époque n’avait pas caché que l’Iran souhaitait un jour s’emparer de la Mecque pour symboliser la victoire de l’Islam chiite sur l’Islam sunnite.



Lundi 28 Août 2017


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 29/08/2017 09:40 | Alerter
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Cet article ne sert qu'à une chose : créé un clivage entre musulmans. Autant dire qu'il est à l'opposé de l'unité nécessaire plus que jamais de nos jours.

Par ailleurs, et c'est peut-être une indication de l'origine de l'article, on voudrait nous faire croire que l'Arabie saoudite est "le fer de lance du sunnisme". Mais ce pays a adopté, et ce depuis sa naissance, la doctrine wahhabite qui non seulement n'est qu'une hérésie mais n'est même pas de l'Islam ni conforme a aucune religion.

Si l'Arabie saoudite est "le fer de lance", ce n'est certes pas dans l'Islam qu'il faut le chercher, mais bien dans la sauvagerie, l'obscurantisme et le terrorisme. Du reste, son récent partenariat avec israël, donc avec le sionisme en ce qu'il a de plus abject, en dit long sur sa valeur intrinsèque.

Si L'Iran, a supposé que telle soit leur intention, ce qui est loin d'être prouvé, voulait prendre la Mecque c'est uniquement pour la soustraire des mains ignobles des wahhabites saoudiens dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne sont à aucun degré qualifiés pour tenir ces lieux sacrés.

En ce sens, il serait peut-être bien que les musulmans du monde entier dénoncent cette hérésie, comme cela a été fait il y a quelques siècles, et reprennent la Mecque et Médine des mains des saoudiens. Mais la question est posée : où sont les musulmans courageux qui oseront s'opposer à l'Arabie saoudite ?

2.Posté par YYY le 29/08/2017 22:17 | Alerter
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@depositaire. Vous voulez quoi en disant : "où sont les musulmans qui oseraient s' attaquer à l'Arabie Saoudite ?"
Vous semez de la discorde et la fitna !
Le Pacte des Qoraich avec Allah serait-il rompu ???
Les Qoraich ne font pas partie des Saoudites wahhabistes et encore moins des chiite'an gnosés.
Vous faites le prosélytisme des Ayatou-la. Avec des aya-taghout qui rallongent les Paroles d'Allah en créant des chimères dont un mahdi dormant dans son mahdi=berceau= ce qui tranquillise et ma-hdi=la CHOSE qui ne tranquillise pas.
Des rituels sataniques de flagellations et de méditations transcendantales issus du soufisme gnosé, inspiré de la qabal de Ball (Ball-zebut,Ball-zabat,dieu des bêtes, Zoroastre Perse Indou Room ou Zarathoustra, adorateur des vache et du veau...), des Hazb multipliés et des taghuts partout...qui éloignent très loin du Cor'an et souilleraient Maqqa Al Mou-Horma.
Relisez Le Saint Coran et en arabe ! Isa (as) est chez Allah purifié des mécréants !!!
C'est la fin du monde qu'annonce Allah, Ce Jour=Youm-idzi Allah sauvera les croyants EN Allah SANS l'associer à quoi que ce soit ou qui que ce soit, c'est Lui Al-Tawab.
Le Paradis est dans l'autre monde, il ne sera jamais ici-bas. Ici-bas le chiit'an est bien là et sera toujours là pour initier des kaifirin. Craignez Allah si vous êtes croyants. Arrêtez d'allonger="tawillou" et d'interprèter Al-Kitab, car Allah en est l'unique interprète.

Sourate Ali Imram S3 V59 (traduction très proche.)
بِسْمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحْمَـٰنِ ٱلرَّحِيمِ

إِنَّ مَثَلَ عِيسَىٰ عِندَ ٱللَّهِ كَمَثَلِ ءَادَمَ خَلَقَهُۥ مِن تُرَابٍۢ ثُمَّ قَالَ لَهُۥ كُن فَيَكُونُ

En celle-là l'exemple de Issa chez/'inda son Allah/Allahi pareil à l'exemple Adam ; Il les a Créés de terre puis Il a dit SOIT et ils étaient.

http://www.chiite.fr/falsification_coran.html

3.Posté par Hamid le 29/08/2017 22:27 | Alerter
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@depositaire
Donc l'Iran ne veut pas envahir et prendre la Mecque et Médine,
Mais si ils le faisaient ça serait un bien pour tous les musulmans ?!
Que les sahoudes se soit un peut egarer certe, mais ils sont toujours musulmans, contrairement à tes frères chiites
Qui attende un Mehdi machin intersidéral dans sa grotte magique et bien pire malheureusement
J'aime vraiment pas les sahoudes, mais allah ne leur a pas confié la Mecque béni cette petite période pour rien, surtout quand on voit les autres pays dit musulmans
Les chiites sont minoritaires et fort que lorsque les ennemis de l'islam les renforce un temps, puis ils s'écroule et reprenne leur humble place face au monde islamique dit sunnites qui l'étouffe de toutes part
L'Iran n'est pas devenue fort c'est 6/7 dernière années surtout depuis la guerre d'Irak et Syrie
C'est l'empire yankee qui a affaibli le monde musulman dit sunnites déjà affaibli et divisé
Mais à moyen et long terme, le islamique se relèvera comme il l'a TOUT le temps fait !!
Il y aura toujours un Sallahedine eyoubi pour relever les musulmans
Ich allah ont va le vivre de notre vivant

Sinon, oui j'espère vraiment que ces 2 pays important de la région s'entende et se parle
La région à besoin de soigné ses blessures et de paix
Mais ceux qui détiennent vraiment le pouvoir dans ce monde préféreront 100 fois atomisé toute la Région plutôt que de la laisser prospérer dans l'entente et la paix

4.Posté par Bina le 30/08/2017 14:22 | Alerter
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Selon les Chiites, l'imam Mahdi est né à Samarra

Dans nos hadiths, selon Nawas Ibn Sam'an, le Prophète a dit : L'Antéchrist est un jeune homme aux cheveux crépus et à l'oeil éteint [borgne]. (...) Il sortira par une route située entre l'Irak et le Sham. (Syrie) [Bukhari et Muslim]

Selon les hadiths Chiites, l'imam Mahdi gouvernera selon la loi de David et sa famille :

Rapporté par Ali ibn Ibrahim-de son beau-père de ibn Abi Umair-de-Mansour de Fadhl al-Aour de Abi Ubaidah qui ont déclaré : "Lorsque le Qaem de la maison du Prophète apparaîtra, il régnera selon la loi de David et de Salomon." (Al Kafi, Volume No.1)

Muhammad Ahmad ibn Muhammad ibn Khalid - Nazr-ibn Yahya al-Sowaïd ibn Halabi - Imran Oueiyn - Jaeed al Hamdani - Ali ibn al-Hussein a dit que : "Je lui ai demandé (à l'imam Ali ibn Hussein) par quel loi allez vous régner ?" Il a répondu : " Par la loi de David, et s'il y a quelque chose que nous ignorons, Gabriel (Ruh al Qudus) nous le révélera. " (Al Kafi, Volume No.1)

Rapporté par Ahmad ibn Muhammad ibn Saeed al Uqdah qui a dit : Abu Abdullah [as] rapporte : “Lorsque l'Imam Mahdi apparaitra, il invoquera Dieu en Hébreu” [Al-Ghaybaa of an Numani, p.326]

"Lorsque Al-Qa'im viendra, il jugera parmi les gens sans exiger de témoins à la manière de David et Salomon." (Bihar al-anwar, Vol. 52)

b[Destruction de la mosquée de Médine et de la Mecque

Selon Abu 'Abdillah qui a dit : « Sais-tu avec quoi va commencer Al-Qâim, paix sur lui ? J'ai dit : non, il a dit : il va sortir ces deux là (Abu Bakr et Omar) encore moites et tendres et les brûlera et les fera disperser par les vents, et il cassera la mosquée. » (Bihar al-anwar, d'al-Majlisy)

Abu Basir rapporte que Abu Abdillah a dit : « Lorsque al-Qaim se lèvera, il démolira Masjid al-Haram jusqu'à ses fondations, et il mettra le maqam à la place où il était, puis il coupera les mains des Banu Shayba et les placera sur la Kaaba, où il sera inscrit : Ce sont les voleurs de la Kaaba. » (Irshad, Shaykh al-Mufid)

Abu Basir rapporte que Abu Abdillah a dit : « Al-Qaim démolira Masjed al-Haram jusqu'à ses fondations et Masjed Ar-Rasoul jusqu'à ses fondations, et il remettra la maison (Kaaba) à sa place et élèvera ses fondations, et il coupera les mains des voleurs des Banu Shayba, et les accrochera sur la Kaaba. » (al-Ghaybat, at-Tusi)

Selon les Chiites, le Mahdi sera accompagné de Juifs :

Sheikh al-Mufeed a rapporté dans son Al-Irshaad de al-Mufadhaal ibnu Umar que l'Imam Abu Abdullah [as] a dit : “L'Imam Mahdi aura à ces côtés … des gens de la tribu de Moise.” (Al-Irshaad of al-mufeed at Tusi p.402)

Ce hadith Chiite coïncide avec une prophétie :

Selon Anas, le Prophète a dit : « Soixante dix mille juifs d'Ispahan vêtus d'un voile sur la tête suivront l'Antéchrist. » [Muslim]

Les plus grands défenseurs du Mahdi seront les habitants de Qum (Iran)

Imam Jaffar Ibne Mouhammad as-Sadiq (que la Paix soit sur eux deux) a expliqué : « La ville de Qoum (littéralement : se lever) a été nommée ainsi parce que ses habitants se rassembleront avec le Qa’im et se tiendront debout à ses côtés, s’efforceront de se tenir fermes envers lui et l’assisteront. » (Safinatoul Bihar, volume 2, page 446)]b

i[Le signe de la venue du Mahdi

Abu Basir rapporte que Abu Abdillah (Imam Sadiq) a dit : « Cela (l'arrivée du Mahdi) ne se produira pas avant que ne périssent deux tiers de l'humanité. » On lui a demandé : Si deux tiers de l'humanité disparaît, qui restera t-il ? Il répondit : « N'es tu pas satisfait que le tiers de l'humanité reste ? » (Kamal Din wa Tamam al Ni'ma)

à partir de 6min 45, une petite synthèse du Rav Ron Chaya en ce mois d'aout 2017 :
https://www.youtube.com/watch?v=iIblHmVIwQQ&ytbChannel=le+veilleur+non+silencieux
Citation :
[...] c'est les vacances, c'est le mois d'aout, on décompresse un peu, mais les choses avancent.
-Les choses avancent rapidement, on a même une date.
-Nous sommes proches d'une guerre mondiale, il semblerait même, atomique.
-Nous voyons que Ismaël (ps - paralleye : l'Islam), la fin du royaume d'Ismaël, El Aqsa, d'avoir le pouvoir sur l'endroit du Temple, doit normalement terminer avant 2018, en d'autres mots j'ai pu prouver cela, comment ? On peut voir ainsi cela dans la Thora, donc j'espère que c'est vrai.
-Les iraniens disent officiellement "nous remettons en marche notre programme nucléaire balistique", évidemment Trump va pas pouvoir accepter cela, donc il va rentrer en guerre contre la Corée et contre l'Iran c'est absolument irrévocable !
-Deux tiers du monde va être, c'est marqué dans Zacharie XIII, deux tiers du monde va être éliminés, deux tiers du monde !]i

Le Mahdi aura avec lui "Al-Jafr" qui est l'équivalent de la Kabbale des Juifs

L'Imam resta silencieux puis dit : « Avec nous est "al-Jafr". Que savent ils sur le "al-Jafr" ? J'ai demandé, qu'est ce que le Jafr ? L'imam a répondu : C'est un parchemin fait de peau (d'animaux) qui contient le savoir des prophètes et l'application de leurs volontés et le savoir des savants du passé parmi les Israélites. » [al-Kafi, Hadith 635, Ch. 40, h 1]

Le fameux livre secret des Imams Chiites que possèderait le Mahdi, contiendrait selon eux :
- les originaux des Psaumes de David, de la Torah de Moise, et de l'Evangile de Jésus (Kitab al-Kafi: Hadith 637 Ch. 40, h 3)
- le nom de tous les Prophètes et Rois de la Terre (Kitab al-Kafi: Hadith 641, Ch. 40, h 7)

Le Mahdi des Chiites fera la guerre aux Arabes

Al-Majlisi rapporte, “Faites attention aux Arabes car il y aura de très mauvaises nouvelles ; en vérité, aucun parmi eux ne sortira avec al-Qaim (Iman Mahdi).” (al-Majlis, Bihar Al-Anwar, vol. 52, p. 333)

Al-Majlisi rapporte, “Al-Muntazar (l'attendu, Imam Mahdi) marchera parmi les Arabes et les tuera. ” (Baqir al-Majlisi, Bihar al-Anwar, vol. 52, p. 318)

Al-Majlisi rapporte, “Il n'y aura plus rien entre nous et les Arabes, excepté les massacres.” (Baqir al-Majlisi, Bihar al-Anwar, vol. 52, p. 349)

Le Mahdi des Chiites tuera les savants sunnites et persécutera les musulmans

Imam Mahdi tuera tous les savants sunnites. (Al-Majlisi, Haq Al-Yaqeen, p. 527)

Lorsque le Mahdi apparaîtra, les Chiites amèneront chaque Nasibi (sunnite) devant lui. Si le Nasibi accepte l'islam (le Chiisme), il sera libéré, sinon sa tête sera coupée ou bien il devra payer la jizyah comme un Dhimmi. (Al-Majlisi, Bihar al-Anwar, vol. 52)


https://www.youtube.com/watch?v=Uk0OTvNpOrQ&ytbChannel=Ahl%20Bayt
http://www.dailymotion.com/video/x5xfc7l

5.Posté par Bina le 30/08/2017 14:31 | Alerter
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Les Plus Grands
Falsificateurs de l'Histoire


Reinhart Dozy
Membre de l'Académie royale des sciences d'Amsterdam et de celle de
Copenhague, Correspondant de l'Institut de France et de l'Académie
d'histoire de Madrid, Professeur à l'Université de Leyde
1879


Le chiisme modéré, qui est depuis trois siècles et demi la religion d'état de la Perse, concorde en une foule de points essentiels avec la forme orthodoxe de l'islamisme ; ces deux confessions reposent, en effet, sur le Coran et sur la tradition, bien que les Persans rejettent quelques récits qui émanent des trois premiers califes ou qui ne leur conviennent pas et qu'ils en acceptent comme authentiques d'autres que les orthodoxes repoussent.

La grande différence qui les sépare radicalement, c'est que les chiites prétendent qu'Ali aurait dû succéder au prophète. Il y avait droit, disent-ils, car, ayant été le premier à se convertir, il se trouvait être le plus ancien dans la foi ; il était cousin de Mahomet, dont il avait en outre épousé la fille ; enfin, le prophète l'avait expressément désigné pour le remplacer.

Les auteurs chiites - et ce sont certainement les plus grands falsificateurs de l'histoire qu'il y ait jamais eu - savent vous raconter beaucoup de détails au sujet de cette désignation ; ils connaissent même le jour où elle a eu lieu : c'était le dix-huit du mois de Dzou-'l-hiddja ; aussi célèbre-t-on chaque année à cette date une fête en commémoration de l'événement.

Ceux donc qui, par leurs intrigues, ont empêché Ali de succéder se sont mis directement en opposition avec la volonté divine, que le prophète avait fait connaître ; en d'autres termes, Abou Bekr, Omar, Othman et tous les autres califes étaient des usurpateurs qui ont, pour ainsi dire, volé le trône. A Ali auraient dû succéder ses descendants, et, sous ce rapport, les Persans sont de l'avis de l'ancienne secte connue sous le nom de parti des douze ; ils reconnaissent douze imams, dont le dernier, Mohammed, a disparu en 879 d'une façon mystérieuse dans un souterrain. C'est là l'imam caché, qui reviendra à la fin des jours en qualité de mahdi.

Les saints des chiites sont donc d'autres que ceux des orthodoxes et ces derniers ne jouissent pas chez eux d'un bon renom. Ils maudissent Abou Bekr, Omar et Othman : ils savent et racontent beaucoup de mal d'Aïcha ; ils désapprouvent hautement les enseignements des fondateurs des quatre écoles orthodoxes.

Ces maîtres, disent-ils, ont répandu bien des opinions erronées et impies, et la sagesse mondaine qui a amené les hommes à faire une religion de leurs assertions contradictoires, doit embarrasser dans un réseau de difficultés inextricables ceux qui acceptent ce monstrueux mélange. On s'accorde généralement à reconnaître qu'il n'y a qu'une seule voie pour atteindre la vérité ; mais alors il est bien évident aussi que si les hanafites ou bien les partisans de l'une des trois autres écoles ont raison, ceux des trois qui restent ne peuvent qu'avoir tort.

Ne vaut-il pas mieux se fier à ce qui nous vient de Dieu, de son prophète et de ceux qui vivaient au temps de sa mission qu'à tout ce que ces prétendus théologiens et jurisconsultes se sont plu à proclamer à une époque de beaucoup postérieure ?

Et pour rendre la chose plus sensible, ils aiment à conter l'anecdote suivante. Un jurisconsulte chiite fut un jour appelé chez le sultan Khodâ-bendèh, arrière petit-fils de Djenghis-Kan. La question à résoudre était de savoir si le prince pouvait reprendre une femme qu'il avait trois fois répudiée, sans qu'elle fût devenue auparavant l'épouse d'un autre, ainsi que le prescrit la loi orthodoxe. Quatre docteurs de chaque école orthodoxe étaient présents. Au lieu de laisser ses pantoufles à la porte, comme c'est l'usage, le chiite les mit sous son bras. On s'amusa beaucoup de sa conduite bizarre et on lui en demanda la raison.

« Nous avons, dit-il, dans notre famille une tradition qui dit qu'un disciple d'Abou Hanifa déroba un jour les pantoufles à l'un de nos ancêtres qui vivait du temps du prophète. Toute l'assistance éclata de rire et on expliqua au chiite qu'Abou Hanifa n'avait composé son système qu'un siècle après la mort de Mahomet.
- Alors le voleur doit avoir été un mâlikite. On rit encore davantage de cette nouvelle sottise, car Mâlik était plus jeune qu'Abou Hanifa.
- Eh bien ! ç'aura du moins été un chafiite. Mais ach-Chafii était encore plus récent.
- Vraiment ! s'écria le chiite, qui semblait furieux ; eh bien ! c'était un hanbalite et vous ne m'en ferez pas démordre ! Mais Ibn Hanbal n'a vécu qu'au deuxième siècle de l'hégire.

Le chiite, feignant d'être fort étonné de toutes les nouveautés qu'il apprenait, s'écria alors :
- Eh bien ! si tout ce que vous dites est vrai, tous ces saints dont vous voulez nous imposer les opinions comme lois, ont vécu si longtemps après notre prophète qu'ils n'ont pas dû en savoir plus long au sujet de ce qu'il a ordonné ou défendu que nous-mêmes, Messieurs, quand nous avons bien étudié.

Cela dit, il se leva et s'en alla ; mais le sultan s'empressa de le faire revenir pour lui demander s'il était d'avis qu'il pût reprendre sa femme sans qu'elle eût au préalable été mariée à un autre. Si, répondit le chiite, aucune autorité plus imposante que l'opinion de ces saints de fraîche date ne s'y oppose, je ne puis y voir de péché. » Le sultan, tout ravi de cette décision, la suivit et se fit chiite.

6.Posté par Bina le 30/08/2017 14:33 | Alerter
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[SUITE]

Les chiites formulent des accusations de tout genre contre les quatre imams des orthodoxes, surtout contre Abou Hanifa, dont la doctrine est la plus libérale, et contre Ibn Hanbal, qui se fait de Dieu l'idée la plus grossière. C'est ainsi qu'ils prétendent que le premier de ces docteurs s'est écarté du sens clair du Coran en permettant de boire le vin pourvu que son alcool se soit un peu évaporé à la suite d'une cuisson et d'user du nabîz, espèce de vin qui se prépare avec des dattes ou des raisins secs.

Quant aux hanbalites, disent les chiites, ils décrivent Dieu comme un être qui a les cheveux bouclés, qui est immatériel depuis la tête jusqu'à la poitrine et qui se compose à partir de là d'une substance molle. On tire d'un ouvrage hanbalite le passage que voici : « Le Tout-Puissant avait un jour mal aux yeux, et quand les anges lui en demandèrent la cause, il répondit que c'était une inflammation provenant de l'abondance des larmes qu'il avait versées lors du déluge. »

Jusqu'à quel point ces accusations et une foule d'autres du même genre que formulent les chiites sont elles fondées ? C'est ce que nous ne pouvons pas décider, parce que les livres des hanbalites, dont l'école jadis très nombreuse, surtout à Bagdad, est actuellement presque éteinte, sont extrêmement rares en Europe. Il se peut que les chiites, s'inspirant de leur haine pour les hanbalites, qui étaient leurs plus cruels ennemis et qui les représentaient comme des infidèles, leur aient faussement attribué des opinions scandaleuses qui étaient plutôt celles de sectes hérétiques.

Les chiites reprochent, en outre, aux quatre imams des orthodoxes d'avoir modifié les rites de la prière dans le seul but d'introduire des coutumes qui fussent en opposition avec les leurs et de s'être écartés sur d'autres points encore des prescriptions de la tradition. Pour tous ces motifs ils éprouvent du dégoût et de l'horreur pour les noms d'Abou Hanifa, de Malik, d'ach-Chafiî et d'lbn Hanbal et ils regardent, tous ceux qui les suivent comme d'abominables hérétiques.

Aussi les usages des chiites s'éloignent-ils sous différents rapports de ceux des orthodoxes. Ils n'ont pas l'habitude d'aller en pèlerinage en Arabie et ils ne peuvent guère l'avoir, car, à Médine, il leur faut montrer du respect pour Abou Bekr et Omar, qui sont enterrés dans la mosquée de cette ville. Ce n'est pas qu'il ne leur soit pas permis de le faire : en effet, leur doctrine, qui, on ne doit pas l'oublier, est celle d'une secte longtemps opprimée et persécutée, les autorise à dissimuler leurs croyances en cas de danger et même à faire temporairement une profession de foi qui n'est pas la leur : mais c'est là une concession qui révolte leur orgueil ; bénir Abou Bekr et Omar est chose plus grave pour eux que ne le serait pour un protestant pur l'obligation de baiser la mule du pape.

Les traitements qu'ils ont à subir en Arabie ne sont non plus rien moins qu'agréables. Il y a quelques années, le voyageur Burton en vit environ douze cents à Médine, où ils étaient arrivés en compagnie de la caravane du pèlerinage. Les portiers, dit-il, les arrêtaient en jurant, quand ils voulaient entrer dans la mosquée et exigeaient de chacun d'eux cinq piastres, alors que d'autres musulmans peuvent y pénétrer librement. Les malheureux ! Ils avaient perdu tous leurs grands airs de Chirâz ; leurs moustaches pendaient pitoyablement ; ils n'osaient regarder personne en face et aucun d'eux ne portait plus sa coiffure avec un peu d'élégance.

Chaque fois qu'un Adjamî, quel que fût son rang, se trouvait sur le passage d'un Arabe ou d'un Turc, on le poussait rudement de côté en marmottant des injures assez haut pour qu'elles fussent entendues de tous les assistants. Tous les regards les suivaient quand ils accomplissaient les cérémonies du ziyara, surtout lorsqu'ils s'approchaient des tombes d'Abou Bekr et d'Omar (que tout chiite est obligé de souiller, s'il le peut) et de l'endroit où l'on pense que Fatima se trouve enterrée.

Arrivés là, ils formaient des groupes, après avoir prié devant la fenêtre du prophète ; l'un d'eux donnait lecture du récit pathétique de la vie, des malheurs et de la triste mort de Fatima et les autres l'écoutaient avec une attention haletante. Leur émotion devenait parfois trop forte pour qu'ils pussent la contenir.
« Ô Fatima ! Victime infortunée ! Hélas ! » Telles étaient les exclamations qui, malgré le danger, s'échappaient involontairement de leurs lèvres ; des larmes coulaient le long de leurs joues barbues et des sanglots soulevaient leurs poitrines musculeuses.

C'était un étrange spectacle de voir tantôt ces rudes compagnons - peut-être des montagnards - pleurer silencieusement comme des enfants, et tantôt encore de leur entendre pousser des cris perçants comme ceux des hystériques, sans qu'ils se souciassent aucunement de cacher cette douleur si grossière, si repoussante et, à la fois, si vraie et si réelle que je ne savais qu'en penser. Et puis ces regards sataniques quand ils passaient près de la tombe de cet Omar abhorré ou qu'ils faisaient semblant d'y prier ! Avec quels blasphèmes leurs coeurs ne démentent-ils pas leurs bouches pleines de bénédictions !

Comme, dans leur for intérieur, ils proclament Firouz saint (le Persan qui tua Omar) et comme ils prient pour son salut, en présence même de la tombe de l'homme qu'il a assassiné ! Mais les bâtons et les pierres, souvent aussi les couteaux et les sabres, leur ont appris l'art si difficile de contenir leurs passions. Et ce n'est qu'en fronçant les sourcils avec fureur, en roulant méchamment les yeux et en contractant les muscles de la bouche qu'ils trahissent la violente tempête qui fait rage dans leur âme.

D'ordinaire ils savent aussi s'arranger pour soulager un peu leur colère par des paroles. « Fais des voeux pour Omar, porc ! » s'écrie quelque Médinois fanatique en passant près de l'hérétique. Mais le Persan ne sait que peu d'arabe ; il feint du moins de n'en pas connaître grand chose et au lieu de dire - que Dieu le bénisse - il emploie une construction vicieuse, et dit innocemment - que Dieu le rôtisse. J'ai entendu raconter qu'un Persan a été battu à mort parce qu'au lieu de dire : « Paix sur toi, ô Omar ! » il s'obstinait à répéter : « Paix sur toi, ô Hmar (âne) ! »

7.Posté par Bina le 30/08/2017 14:46 | Alerter
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[SUITE]

Au lieu donc de faire des pèlerinages en Arabie, les Persans aiment mieux aller visiter les tombes de leurs propres saints, celles d'Ali et de son fils Hosain. Il est vrai qu'elles se trouvent aussi sur le territoire de la Turquie, dans le pachalik de Bagdad ; mais les Turcs les regardent, pour ainsi dire, comme la propriété des Persans et rien ne vient les y troubler dans leurs dévotions.

La ville d'Imam Ali, où est enterré Alî, s'élève dans l'une des plaines les plus arides de l'Asie ; mais la mosquée que les Persans ont construite sur la tombe du gendre du prophète et dont les minarets et les toits à coupole sont couverts de cuivre doré est de la plus grande magnificence. Imâm Hosain, dans la plaine de Kerbela, est une ville considérable et peuplée, qu'entourent de superbes jardins et des bosquets ravissants ; c'est un lieu d'asile pour les malfaiteurs persans et turcs. Les plaques de cuivre doré qui, là aussi, couvrent les minarets et les toits à coupole de la mosquée ont coûté cinq millions de piastres et il y a longtemps qu'on a fait disparaître les traces des dévastations que les wahhabites y avaient exercées.


(Anectode : En 1797, une armée turco-arabe marcha de Bagdad contre les wahhabites à Deraya ; mais l'expédition échoua et il en résulta qu'on fit une trêve qui devait durer six ans. L'issue malheureuse de cette tentative fut la cause première des désastres qui vinrent bientôt fondre de tous les côtés sur les Turcs ; les wahhabites avaient appris, en effet, à mépriser les Ottomans. La trêve fut bientôt rompue. Les wahhabites surprirent en 1801 Imam Hosain, ville du pachalik de Bagdad, dans le voisinage de laquelle se trouve un des plus grands sanctuaires des Persans chiites, à savoir le tombeau de Hosain, petit-fils de Mahomet. Cinq mille personnes tombèrent sous le glaive des agresseurs. La chapelle qui s'élevait au-dessus du tombeau de Hosain fut détruite et les wahhabites retournèrent chez eux chargés d'un riche butin, pour le transport duquel il fallut deux cents chameaux.)

Les riches achètent à des prix exorbitants le privilège d'être enterrés tout près du tombeau du saint ; la terre elle-même trouve dans les pèlerins d'avides acheteurs, car elle possède des vertus miraculeuses, tout comme les cailloux de San Pietro (in Montorio) à Rome. Les Persans ont aussi dans leur propre pays un endroit où ils se rendent en foule en pèlerinage : c'est le tombeau de l'imam Rizâ à Mechhed, capitale du Khorâsân, et ce sont précisément ces pèlerinages que, pour des motifs faciles à comprendre, les châhs de Perse encouragent et favorisent le plus.

Rizâ, l'un des douze imams, a eu une triste fin, comme la plupart de ceux de sa race. Le calife abbâside al-Mamoun, voulant amener une réconciliation entre sa propre famille et celle des Alides, lui avait donné sa fille en mariage et l'avait désigné pour lui succéder ; mais il avait ainsi irrité le parti arabe contre lui. Un soulèvement éclata et bientôt le calife comprit que s'il maintenait sa politique de réconciliation, l'Irâk, la Syrie, la Mésopotamie et toutes les provinces occidentales de l'empire feraient défection et qu'il ne serait plus alors lui même que l'esclave des Persans.

En conséquence, il se hâta de se débarrasser de cet héritier présomptif devenu si gênant en lui faisant servir de beaux raisins empoisonnés. L'espoir que les Persans avaient nourri de voir monter sur le trône leurs Alides bien-aimés s'était donc évanoui et il était naturel que la victime de la perfidie d'al-Mamoun devint pour eux un saint ; il ne paraît pas toutefois que les grands honneurs qu'on rend actuellement à sa tombe soient anciens ; ils ne datent, semble-t-il, que du temps des Séfévides.

La ville de Mechhed fut bâtie sous leur règne ; elle est peu peuplée, quoique fort étendue, et les Ouzbeks et les Afghans l'ont ravagée plusieurs fois ; mais le mausolée de Rizâ, qui se compose d'une suite de toits à coupoles et de minarets, est de la plus grande magnificence ; à l'intérieur, tout est couvert d'or et de pierres précieuses. Sept cents serviteurs y sont attachés ; une foule de cierges y brûlent continuellement et il y a beaucoup de nobles Persans qui paient fort cher la faveur d'obtenir dans le voisinage une place pour y dormir de leur dernier sommeil.

Les Persans ont, en outre, un grand nombre de saints de moindre importance, aux tombeaux desquels ils font des pèlerinages. Chaque village a le sien, de même qu'en Turquie ; presque tous étaient des imâmzâdèh ou descendants des imams (chérifs en arabe). Ce sont surtout les régions situées au sud de la mer Caspienne qui renferment des tombeaux de saints en quantité ; ils sont si nombreux dans les forêts du Ghilan que les habitants du Mazenderan ont dans leur patois le proverbe suivant : "Les Ghilânois, sous chacun de leurs grands arbres, ont le tombeau d'un santon."

C'est un grand privilège que de vivre dans les villes saintes, telles que Koum, où est enterrée la soeur de Riza, ou dans les villages saints, comme Imâm zâdeh Ismaël près de Chiraz : on y est, en effet, exempt d'impositions et dispensé du service militaire.

Les chiites diffèrent des orthodoxes en un grand nombre de leurs usages religieux : ils font leurs ablutions autrement, ne tiennent pas les mains comme eux quand ils prient et ont encore plusieurs fêtes outre celles que les orthodoxes célèbrent aussi. Celle du Moharam en est la principale et la plus remarquable : elle est ainsi nommée parce qu'on la célèbre pendant les dix premiers jours du mois de Moharram, qui ouvre l'année.
[...]
Les représentations théâtrales qui, aussi bien en Perse que dans l'Inde, ont lieu chaque soir à l'occasion de la fête du Moharram, sont également fort remarquables. L'art dramatique est très ancien en Perse et semble avoir déjà existé avant la conquête du pays par Alexandre le Grand. Le répertoire comprend des farces et des tazies (mot-à-mot : des consolations), c'est-à-dire des drames qui sont empruntés à l'histoire sacrée des petits-fils de Mahomet et qui rappellent parfois les tragédies grecques ou les mystères de notre moyen âge.

Ils ont acquis à la cour des Séfévides ce degré de perfection que nous leur trouvons aujourd'hui et sont devenus très populaires parmi toutes les classes de la société persane, malgré l'opposition de quelques mollas puritains qui les regardent comme contraires au respect dû aux imams, parce qu'on fait représenter ces saints personnages par des acteurs.


[...]

A ces pieux motifs se mêlent souvent des considérations moins élevées : les hommes riches augmentent par ce moyen leur influence religieuse et politique sur le peuple ; ils trouvent ainsi l'occasion de satisfaire leur vanité en étalant leurs bijoux, leurs étoffes précieuses et leur vaisselle magnifique ; ce qu'on voit sur la scène a d'ordinaire une valeur de beaucoup de millions, de sorte que les pompes du grand opéra de Paris ne paraîtraient aux habitants de Téhéran que clinquant et guenilles.
[...]

Elle est fort étrange à nos yeux, cette haine irréconciliable que les chiites ont pour les orthodoxes, car les deux partis ne sont pas en désaccord sur des points de foi théoriques d'importance ; ils ne se séparent que sur des bagatelles et sur la manière dont ils envisagent l'histoire du septième siècle. Qu'importe de nos jour, pourrait-on croire, qu'Abou Bekr et Omar et Othman plutôt qu'Ali et Hasan et Hosaïn aient été les successeurs de Mahomet, il y a de cela douze siècles ? Ces temps là sont bien loin de nous et le monde a bien changé depuis.

Et ensuite combien est étrange ce respect sans bornes pour les imams ! Jamais un Persan, quoi qu'il puisse croire ou rejeter dans son for intérieur, et si loin que sa manière de voir s'écarte de l'islamisme, n'aimera à entendre parler légèrement des imams. « On peut sans grand inconvénient, disait-on au comte de Gobineau, médire de tout dans notre pays et de tout le monde, sauf des imams et de la femme de celui à qui l'on parle. Sur ces points seulement, on se créerait des inimitiés mortelles. »

C'est donc là un sentiment foncièrement national ; et pourtant, qu'elle est étrange cette idolâtrie qu'on professe pour Hasan et Hosaïn ! Hasan était un bon vivant, qui fut fort heureux de pouvoir vendre à Moâwia ses prétentions au califat en échange d'une pension extrêmement élevée ; depuis lors il mena une vie agréable à Médine, retiré d'ordinaire dans son harem bien peuplé, et il mourut tranquillement de sa belle mort dans son lit ; car l'opinion des Persans qu'il aurait été empoisonné par Moâwia est l'une de ces innombrables contre vérités répandues pour jeter un jour odieux sur les Omaïades. Quant à Hosaïn, l'historien impartial ne peut voir en lui qu'un aventurier ambitieux, qui s'est rendu coupable de parjure et de haute-trahison.

(L'auteur n'a pas dû étudier les causes religieuses et légitimes du soulèvement de Hussein. Quant à Hassan, Kulayni lui attribue 300 épouses dans son Kafi, ce qui est certainement un mensonge.)

Et pourtant il est facile d'expliquer le fanatisme des chiites, non toutefois par l'histoire des Alides, mais par celle de la Perse. La cause des Alides est devenue celle de la Perse subjuguée et, dans les malheurs de cette famille, les Persans voient ceux de leurs propres ancêtres. Par haine pour la domination arabe, ils ont pris parti pour les opprimés, les Alides ; cette haine a survécu à tous les siècles, à tous les changements politiques ; maintenant encore que la race arabe a depuis longtemps déjà disparu de la scène de l'histoire, elle est aussi ardente qu'au premier jour ; elle a été transportée des Arabes à tous les autres peuples qui ont suivi leurs traces et qui ont hérité d'eux.

L'abîme qui sépare les deux parties du monde musulman, est insurmontable et rien ne peut le combler ; un non-musulman est, aux yeux du chiite, moins horrible qu'un orthodoxe, et, de même, pour celui-ci, le chiite est tout ce qu'il y a de plus affreux. D'après certains voyageurs du moins, les orthodoxes et les chiites n'ont rien à se reprocher sous le rapport de l'intolérance ; Fraser surtout est de cet avis ; les Turcs, selon lui, sont plus francs et plus violents, les Persans, plus faux. L'un dit-il, c'est le lion qui saute sur sa proie et qui la tue d'un coup ; l'autre, c'est le serpent, qui rampe jusqu'a sa victime et, la saisissant au moment où elle n'est pas sur ses gardes, lui fait une morsure mortelle.

C'est toutefois une question que de savoir si cette opinion est fondée. Toujours est-il que ce n'est pas celle de tout le monde et les jugements de l'espèce dépendent parfois uniquement des rencontres que le voyageur a faites, des personnes dont le hasard lui a fait faire connaissance, des endroits où il a longtemps séjourné. Fraser semble surtout se fonder sur ce qu'il a vu dans la ville sainte de Mechhed, qui, strictement, ne peut être visitée par « un infidèle franc. »

Le sentiment de la plupart des voyageurs est que les Persans, pris en général, sont plus tolérants que, les orthodoxes. Il y a naturellement des exceptions à cette règle. D'abord la haine pour Omar est universelle et invincible. « Un jour, dit Malcolm, je parlais d'Omar à un Persan très intelligent et très modéré, et je le louais comme le plus grand de tous les califes. Il ne me contredit pas et se borna à me répondre : Tout ce que tu dis est vrai, mais, en fin de compte, ce n'était tout de même qu'un chien. »

8.Posté par ATR le 30/08/2017 19:30 | Alerter
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Des Marre de lire à chaque fois ces âneries de ces pseudo spécialistes présentant l'opposition sunnite / chiite comme originelle à l'Islam, comme si Ali (raa) et les Compagnons (raa)  qui le suivaient s'étaient rendu coupables des mensonges, des innovations, des inventions, et de la mécréance tout court du chiisme des mollah ...

9.Posté par YYY le 30/08/2017 21:17 | Alerter
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Un rappelle fi sabili Allah
Les versets Ayatou Allah qui doivent être, pour le musulman croyant, la hance à tenir la plus solide .

Seul le Qor'an est protégé par Allah.

Les Hadiths pullulent comme de la mauvaise herbe ainsi que des ma-hadi=chose qui ne tranquilise pas.
Tous ces discours incohérents, ces textes... ne valent pas un verset du Qor'an. Et Allah dit que Isa (as) est moutahr/purifié des mécréants chez Allah et son exemple est identique à celui d'Adam (as) et non pas à cette chimère ma-hadi attendant un dadjell et un faux retour de Isa (as).
Ne serait-il pas à nouveau souillé par des kaifirin !?

Tous ces gens qui attendent la chimère ma-hadi ! Est-ce qu' il les sauverait de la maladie ? du temps qui passe ? de la mort ? du chitan ? du kufr ? ... du jugement d'Allah ? de la colère d'Allah ?
Il n'y a rien dans le Qor'an en lien avec ce diabolisme du ma-hadi, ni ma-hadi chiite'an ni un ma-hadi sunnite, ni...rien du tout.
C'est purement de l'associationnisme, chitan a usé de ce même stratagème avec beaucoup de peuples.
Que de peuples ont été détruits par Allah Lui même car ils lui ont associé n'importe quoi (statuts, éléments dans notre espace, pensées, idées, chimères, hommes, animaux...).
S'en remettre à Allah et invoquer Allah, lire et écouter le Qor'an en arabe et apprendre l'arabe vaut mieux que tous ces hadiths mensongers voire complètement stupides.

Allah dirige qui Il veut.

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