International

La France veut imposer des Putschistes à Madagascar (Article tiré d'un communiqué du GTT)


Madagascar dirigée par des gangsters

C'est une véritable dictature que les putschistes de Andry « TGV » Rajoelina ont installée à Madagascar.
Finie la liberté d'expression, finie la liberté d'opinion, finie la liberté de mouvement, finie la sécurité. C'est le début du fascisme à Madagascar. La « Haute Autorité de Transition » impose son pouvoir non pas par la loi, mais uniquement par la force et la terreur sur les populations qu'elle pille, par ses milices, pour faire régner l'anarchie totale : il n'y a plus d'État, seulement des gangsters.


heninkaja@hotmail.com
Lundi 6 Avril 2009

La France veut imposer des Putschistes à Madagascar (Article tiré d'un communiqué du GTT)
Les milices de la HAT s'en sont prises à tout ce qui constituait les richesses économiques et patrimoniales de Madagascar. Non contents d'avoir vandalisé l'usine d'ilménite de QMM à Fort Dauphin le 3 avril 2009, les putschistes saignent désormais les forêts malgaches à qui mieux mieux en organisant de juteux trafics de bois de rose et autres plantes et animaux, trafics dénoncés par le WWF, qui, le 27 mars 2009, s'est alarmé de la disparition prochaine de la diversité biologique de Madagascar si de tels trafics venaient à se poursuivre.

Privée de ses richesses, la population est aussi désormais privée de ses libertés par les putschistes de la HAT. Leur marche vers le fascisme passe d'abord par la manipulation de l'opinion par la désinformation. Toute manifestation est sévèrement réprimée : les journalistes et blogueurs sont muselés, les appareils photo confisqués, et tous les médias, malgaches ou étrangers, sont contraints de suivre la pensée unique.



Il ne reste plus aux Malgaches que la rue pour s'exprimer. Hélas, les milices de la HAT ont décidé de leur supprimer cette dernière option : les putschistes – ceux-là même qui « revendiquaient », il y a quelques mois, la liberté d'expression qu'ils prétendaient alors inexistante – se sont littéralement approprié la place du 13 mai en y réprimant durement toute manifestation qui ne soutiendrait pas la HAT. Les Malgaches en ont ainsi fait les frais le 28 mars, où on a pu dénombrer plus de 11 morts, des photos et vidéos sur Internet montrant certaines de ces victimes. La mort d'un autre compatriote, RAKOTONDRABE Lazatiana, 21 ans, a aussi été constatée à l'issue de la manifestation du 2 avril 2009.

Pour mener ces répressions, les putschistes ont recours non seulement aux mutins du CAPSAT, mais aussi et surtout, comme l'Allemagne des années 30, à des milices paramilitaires et de mercenaires, payés par les putschistes, et recrutés parmi la population par des méthodes de conditionnement psychologiques et en leur promettant un salaire, dans le plus profond mépris des compatriotes malgaches qui manifestent désormais au péril de leur vie, sous la menace de fusils, pointés sur eux pour une poignée d'ariary.

Ces milices et mercenaires font régner à Madagascar non seulement la terreur, mais aussi l'anarchie, en pillant comme de vulgaires bandits les banques centrales à Antananarivo et Toamasina. Loin de condamner ces actes, qu'elle fait même siens, la HAT a encouragé l'instauration d'une telle anarchie à Madagascar en libérant 27 repris de justice – qui sont des prisonniers non pas « politiques » comme ils prétendent, mais des condamnés de droit commun, tels que Voninahitsy Jean-Eugène, condamné pour flagrant délit de corruption, et surtout Coutiti, pour meurtres. Certains de ces repris de justice se sont même vu attribuer des fonctions « officielles », comme Pety Rakotoniaina, placé « maire » de Fianarantsoa par la HAT le 2 avril 2009, alors qu'il avait été condamné pour vols.

Toute la Communauté internationale (États-Unis, SADC, Union africaine, Nations-Unies) a unanimement etclairement condamné le coup d'État mené par ces gangsters, en gelant les aides non humanitaires, leur privant de fonds de fonctionnement.

Toute, sauf la France, dont l'attitude reste plus qu'ambiguë. Après avoir hébergé Andry Rajoelina dans son ambassade le 7 mars 2009, et envoyé à Madagascar son nouvel ambassadeur le 17, soit le jour même du coup d'État, la France, pour ne pas se retrouver ainsi isolée au sein de la Communauté internationale, a fait mine de rebrousser chemin et de suivre les autres pays : le 28, Alain Joyandet, interrogé par France 24, a reconnu officiellement Marc Ravalomanana comme le seul et unique Président de la République de Madagascar. Cependant, ce même M. Joyandet a finalement annoncé sans complexe, ce 3 avril 2009, que la France poursuivrait la coopération bilatérale avec la HAT, un « gouvernement » pourtant illégal et illégitime. Une nouvelle fois, les actes de la France sont loin de suivre ses belles paroles..... exactement les mêmes pratiques que la HAT.

Collectif GTT (Gasy Tia Tanindrazana)


Lundi 6 Avril 2009


Commentaires

1.Posté par Rakoto le 06/04/2009 15:32 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Pas toujours les mème qui volent, a Mada c'est la démocratie et c'est chacun son tour

Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires