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La Chine, cible des attaques contre le Soudan



Mercredi 16 Juillet 2008

La Chine, cible des attaques contre le Soudan
Comme le note le correspondant du Figaro à Pékin aujourd’hui, la Chine a exprimé sa « grave inquiétude » et « ses doutes » sur la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d’inculper le président soudanais Omar el-Béchir.

Si la création de la CPI fut le succès d’une vaste coalition d’ONG, dont plusieurs dans l’orbite directe du spéculateur britannique George Soros, le procureur argentin de la CPI Moreno Ocampo est lui-même l’ancien président de l’ONG Transparancy International (TI) pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. TI aurait bénéficié du financement de la National Endowment of Democracy (NED) cette fondation semi-publique proche du département d’état américain qui donne parfois un coup de pouce à Robert Ménard de Journalistes sans frontières, et surtout de l’Open Society Institute (OSI) de Soros.

La Chine, dont les deux tiers du pétrole proviennent du Soudan, a fait passer ses échanges commerciaux avec l’Afrique de 6 à 35 milliards entre 2000 et 2006. En échange de contrats avantageux sur l’énergie et les matières premières, et contrairement à la politique coloniale européenne, la Chine a consenti à investir massivement dans les infrastructures africaines. D’ailleurs, un nouveau rapport de la Banque Mondiale, rendu publique la semaine dernière, est obligé de reconnaître que les investissements chinois contribuent à réduire la pauvreté du continent.

Cependant, la Chine équipe également les armées africaines. Elle est donc régulièrement accusée par les ONG d’aggraver la crise au Darfour en vendant des armes au Soudan, dont elle est le principal fournisseur.

Comme le rapporte Le Figaro : « Hier, l’envoyé spécial de la Chine au Darfour s’en est d’ailleurs pris à la BBC, en l’accusant de reportages biaiséssur le sujet. La BBC avait affirmé lundi que la Chine entraînait des Soudanais à piloter des avions de chasse chinois. »

Le journal note le timing de la crise et constate qu’elle intervient « trois jours seulement après que Pékin et Moscou ont fait subir un revers aux Occidentaux au Conseil de sécurité de l’ONU, en mettant un veto au projet de résolution visant à sanctionner le Zimbabwe ».

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Mercredi 16 Juillet 2008

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