Société

LES RAISONS DE MON ADHESION A ALTERINFO


À Propos DE VOTRE ARTICLE ''La preuve du caractère sioniste camouflé des sites lesogres.org, alterinfo.net, et de l'encyclopédie internet Wikipédia..''

Étant donné mon adhésion à l’agence de presse Alterinfo je me permets de réagir avec amusement à ce mensonge digne du sionisme que je connais depuis mon enfance.

Enfance rythmée par la cause palestinienne, par la chaleur de la révolution algérienne à laquelle mon entourage familial avait adhéré de son sang .
Étant antisioniste je me permets de vous faire lire la position suivante à laquelle mon adhésion est des plus vives.


Hakim.boufrioua@free.fr
Mercredi 10 Mai 2006



Abdel-Hakim BOUFRIOUA
Ancien Vice-Président du mouvement REPERES

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=8420

JE SUIS ANTISIONISTE
Le vocabulaire est explicite : l'antisionisme découle du sionisme, et non l'inverse.
Il faut donc comprendre le sionisme, pour comprendre l'antisionisme. Examinons cela de plus près.

Le sionisme actuel comprend trois systèmes successifs et emboîtés.
Au cœur, se trouve le sionisme d’Herzl : mouvement d'émancipation nationale du peuple Juif, se retrouvant dans un Etat : l'Etat des Juifs. Ce premier sionisme a d'entrée de jeu, à la fin du XIXe siècle, engendré les premiers antisionistes : d'une part tous ceux qui mettaient en doute l'existence d'un peuple Juif, d'autre part tous ceux qui n'étaient pas partisans de la création d'un Etat, mais qui préféraient la voie de l'intégration. Antisionismes de première espèce : « opposition au concept d'un Etat des Juifs »

Un deuxième sionisme s'est emboîté autour du premier, dès lors qu'une localisation précise a été choisie : la Palestine, et que les modalités d'appropriation de ce territoire au profit des Juifs se sont précisées. Ce second sionisme, dans son exécution, a montré les limites du premier : ce ne sont pas tous les Juifs qui ont désiré venir s'établir en Palestine. Aussi, au fil des ans, le deuxième sionisme (Palestine, Etat des juifs), s'est-il mué en un deuxième sionisme amoindri (Palestine, Etat pour les juifs). Ce second sionisme, même amoindri, a engendré un antisionisme de seconde espèce, recrutant d'une part chez les Palestiniens de souche qui se sont vus spoliés, d'autre part chez tous ceux qui s'en sont indignés. Antisionisme de seconde espèce : « opposition à la spoliation des Palestiniens ».

Un troisième sionisme s'est emboîté autour du second, visant à contrer l'antisionisme de seconde espèce, en justifiant par des raisons supérieures et divines la présence des Juifs en Palestine (rebaptisée Israël, à cette fin) et rejetant, par principe, toute légitimité à la présence de non-juifs sur le terrain, et même au débat. La négation du droit au retour, et même de l'existence de Palestiniens de souche, fait partie de ce système. Ce troisième sionisme a engendré un antisionisme de troisième espèce, réunissant tous ceux qui s'indignent des entorses aux principes même des droits de l'homme et du négationnisme historique qu'il implique. Antisionisme de troisième espèce : « défense des droits de l'homme contre l'idée qu'il existerait des droits d'ordre supérieur, pour certains ».

Il est remarquable de constater que le premier sionisme est un échec complet : l'Etat des Juifs ne sera pas instauré, l'intégration fonctionne pour la majorité de la diaspora. Aussi l'antisionisme de première espèce, le seul sur lequel des soupçons d'antisémitisme auraient pu porter, est-il éteint.

Le second sionisme, celui de la création et de la pérennisation d'un Israël purement juif par la seule force, est à la peine, l'affrontement sur le terrain est terrible et tragique. La paix ne semble pas pour demain. Personnellement, je suis un opposant de ce sionisme que je considère comme injuste : je suis un antisioniste de seconde espèce.
Le troisième sionisme, celui d'un caractère divin, surhumain et exceptionnel d'Israël, justifiant révisionnisme et atteinte aux droits des personnes humaines, est tellement en contradiction avec toutes les normes internationales qu'on ne peut que prédire son effondrement. Au nom de la défense des droits de l'homme, et de la raison, je suis un antisioniste de troisième espèce.



Mercredi 10 Mai 2006


Commentaires

1.Posté par Gabriel Enkiri le 06/03/2008 09:50 | Alerter
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Ce texte de H. Boufrioua est (presque) parfait. Il prouve que les sionistes auront de plus en plus de mal à cacher la vérité, que celle-ci fait irrésistiblement son chemin dans les esprits encore englués dans le mensonge. Il est indéniable que les "sionistes", à la fin du 19e siècle, n'étaient qu'une poignée, que l'immense majorité des Juifs fut opposée à leur projet. Pour l'imposer, il leur fallait "intéresser" les grandes puissances, et justement, depuis des décennies "la question d'Orient" envahissait les Chancelleries. C'est-à-dire que l'Asie était devenue, après l'Afrique, un "champ d'exploitation et d'expéditions", et que la route vers l'Asie passait par l'Empire ottoman... et le canal de Suez ! L'Angleterre était obsédée par "son" Empire des Indes menacé par les ambitions du tsar et de Guillaume II. On peut dire aujourd'hui que les "sionistes" ont tout fait, par leurs intrigues et leurs promesses - c'est d'ailleurs Disraeli qui a "acheté" le canal de Suez pour le compte de l'Angleterre, sa patrie d'adoption - pour "fixer" les grandes puissances sur la région, et les "exciter" par leur entreprise coloniale, que les Anglais ont été les plus prompts à "parrainer"... en proposant d'abord de l'installer en Ouganda, puis carrément en Palestine lorsque les Juifs allemands et russes refusèrent ce projet. Telle est l'origine de la guerre "mondiale" de 1914 : détruire l'Empire ottoman. En 1918, le Chef d'état-major allemand, Ludendorff déclara "Nous aurions dû "promettre la Palestine aux Juifs, comme l'ont fait les Anglais..." Mais les Allemands étaient tellement sûrs de la "fidélité" des Juifs envers la grande Allemagne qu'ils n'en sentirent pas la nécessité. Ainsi, il apparaît, avec le recul, que deux guerres mondiales furent nécessaires pour faire "triompher le projet sioniste" ! Quel exploit !

2.Posté par Zorro m.d.s le 06/03/2008 10:56 | Alerter
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"Il est indéniable que les "sionistes", à la fin du 19e siècle, n'étaient qu'une poignée, que l'immense majorité des Juifs fut opposée à leur projet."

Loin de moi l idée de vous contre-dire mais je ferais juste remarquer que partout et depuis longtemps les juifs du monde entier etaient minoritaires et victimes de fortes discriminations aboutissant souvent quand la conjoncture etait mauvaise a l organisation de pogroms.
On peut y voir la une raison suffisante pour certains juifs de créer le projet sioniste.Si les juifs ne formaient pas un peuple, la mentalité communautariste les a fortement impregnés base sur laquelle le sionisme a pu prendre racine.
Leur histoire ainsi que la Torah puis la Bible a fait le reste, c est a dire a naturellement designé l endroit ou il souhaitaient s etablir (a tort ou a raison): la Palestine des roi David et Salomon.

"Ainsi, il apparaît, avec le recul, que deux guerres mondiales furent nécessaires pour faire "triompher le projet sioniste" ! Quel exploit !"

Belle ellipse simplificatrice...la propagande la plus pure.

Pour ma part si je devais etre anti-sioniste chose que je ne veux pas, pas plus qu etre pro-sioniste, je le serais de la 3eme facon.Car au moins elle laisse la possibilité de croire qu Arabe et Juifs pourraient vivre ensemble s ils possedaient les meme droits devant la loi.L apartheid c est non !

3.Posté par Gabriel Enkiri le 06/03/2008 15:27 | Alerter
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Réponse à zorro m.d.s - Sans doute le messianisme a-t-il joué son rôle ou préparé le terrain au sionisme... Toutefois, au cours du 19e siècle, c'est l'Amérique qui apparaît comme une "terre promise" : pratiquement tous les peuples, surtout ceux de l'Est émigrent vers les Etats-Unis, y compris les Allemands, juifs ou non. A l'Ouest, ce sont essentiellement les Irlandais et les Italiens. En 1900, New York est déjà la 1ère ville juive du monde, avant Berlin et Vienne ! Et aux States, les Juifs sont des citoyens à part entière, comme les autres. On se prend à rêver, mais nous sommes là au coeur du problème : l'Angleterre ne pouvait accepter l'alliance entre les USA et l'Allemagne, entre les USA et l'Europe (continentale). Pour Londres, les Etats-Unis restent un allié privilégié. C'est le "sionisme" qui lui a permis (un vrai miracle !) de briser l'Allemagne. Un historien honnête, récemment décédé, Pierre Miquel, avait fini par admettre que "c'était bien l'opposition des deux super-grands du moment, l'Allemagne et l'Angleterre, qui était à l'origine de la guerre de 14"... Il faut également lire le livre de Thierry Lévy "Lévy oblige", un excellent bouquin, où Thierry Lévy souligne le caractère colonial de l'entreprise sioniste (comment pouvait-il en être autrement ?) et la fascination que Guillaume II exerçait sur Théodor Herzl, soucieux, comme un autre Autrichien de son temps, Adolf Hitler, de réunir tous les Allemands sous l'égide de l'Empereur d'Allemagne. Lorsqu'on regarde la situation actuelle du Proche-Orient, c'est un désastre ! Et nous voyons bien que le responsable de ce désastre, c'est le "sionisme", qu'on le veuille ou non, c'est lui, qui en 1945, a amené les Russes et les Américains, une fois les Européens éliminés. Partout ailleurs, la décolonisation, bonne ou mauvaise, a donné naissance à des Etats souverains, tout comme au Proche-orient, à l'exception de la Palestine. Pour quelle raison ? Si Herzl revenait, j'ai le sentiment qu'il s'exclamerait "Je n'ai pas voulu ça !"

4.Posté par Zorro m.d.s le 07/03/2008 14:22 | Alerter
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Gabriel il y a tout de meme un point litigieux dans ce raisonnement sans vouloir faire de vagues, mais tu rapportes ceci:
"En 1918, le Chef d'état-major allemand, Ludendorff déclara "Nous aurions dû promettre la Palestine aux Juifs, comme l'ont fait les Anglais..."

De la on peut tout de meme en déduire que le nombre de juifs a vouloir s établir en Palestine etait plus important que tu le laisses entendre, surtout si l on considère que ces juifs auraient eu le pouvoir d influencer le cours de la première guerre mondiale.
Cela laisserait meme apparaitre que les juifs étaient deja organisés fortement, et que les juifs disons populaires étaient tout de meme relativement sous leur controle avant tout, de sorte que cette organisation primitive sioniste se sentait capable de créer chez eux un mouvement d émigration.

Donc pas nombreux ca reste a voir, il faudrait savoir depuis combien de temps ce projet etait latent dans la communauté juive plutot, voir chez les rabbins.L opportunité etait la ils l ont peut etre saisie au vol aussi.

Comme tout le monde le sait les mythologie religieuse ne sont la que pour créer des images significatives imprimées dans l inconscient, comme celle de la Terre Promise pour les juifs.Les juifs vivent avec ce mythe endormi profondément, et il ne demandait qu a etre réactivé par une propagande judicieuse...

Pour ma part je considère que le mythe de la Terre Promise est la forme de sionisme la plus ancienne, ancrée elle au plus profond de l ame inconsciente juive...par les rabbins monothéistes.Les rabbins sont donc les véritables sionistes depuis le debut ! Et je ne crois pas a ces soit disant rabbins contre Israel, ce sont des leurres.

On voit donc l ampleur du probleme ET que l argument du sionisme crée au 19e/20e siecle ne tient pas.Le sionisme c est le juif et comme je l ai deja dit sans juif pas de sionisme...
Mais je continue a croire que ces gens doivent apprendre a vivre ensemble, comme tout le monde.


5.Posté par aigle le 07/03/2008 16:41 | Alerter
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Zorro , juifs et musulmans et chretiens ont vecu ensemble dans le respect et lka serenité pendant des siecles dans le monde musulman . Ce n'est pas les historiens arabo musulmans qui le disent mais ceux de vos compatriotes ( je ne pense pas aux propagandistes ) .
Je ne vous poserai qu'une seule question : UN de vos compatriotes ou correligionaires ou voisins envahit votre maison sans y etre invité , agresse votrte femme et vos enfants ...allez vous lui proposer de vivre ensemble dans votre maison, ??

6.Posté par Gabriel Enkiri le 07/03/2008 23:23 | Alerter
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réponse à zorro - Les Allemands étaient tellement sûrs de l'adhésion quasi physique, viscérale des Juifs à l'Allemagne qu'ils n'ont jamais imaginé qu'ils pourraient être "retournés" par l'Angleterre contre eux ! Ils avaient pu vérifier leur adhésion à Guillaume II lors de l'Affaire Dreyfus. Cette "affaire" a littéralement soudé les Juifs à l'Allemagne; j'ai moi-même découvert, dans les archives du Quai d'Orsay, qu'aux États-Unis les Juifs et les Allemands avaient organisé des manifestations contre la France, en même temps qu'ils dénonçaient son alliance avec le tsar "antisémite". Dans toute l'Europe, les Juifs se retrouvèrent aux côtés de l'Allemagne contre la France (excepté en France où les Juifs dans leur ensemble se gardèrent bien de prendre la défense de Dreyfus !). Lorsque l'Angleterre proposa l'Ouganda à Herzl, celui-ci commit l'erreur d'accepter, et cela fut perçu comme une trahison par les Juifs allemands. Convoqué à Bâle, il fut rejeté et Guillaume II vérifia là encore que les Juifs étaient bien de son côté. Lorsque la guerre éclata en 1914, une délégation de Juifs allemands, conduite par le philosophe Hermann Cohen se rendit aux Etats-Unis pour inciter ce pays à entrer en guerre aux côtés des Empires centraux (Allemagne-Autriche-Hongrie) contre la Russie tsariste, le pays des pogroms, allié de la France anti-dreyfusarde ! Là encore, Guillaume II était sûr de son fait, avec l'Empereur d'Autriche, François-Joseph. Ils entrèrent en vainqueurs en Pologne, et reçurent les représentants des communautés juives auxquels ils promirent, en cas de victoire, l'autonomie administrative dans le yiddishland, ce qui était d'ailleurs la revendication du Bund (le parti juif "polonais" affilié à la social-démocratie allemande). Les sionistes, encore une fois, ne représentaient qu'eux-mêmes; ils avaient installé leur QG à Berlin, et déménagèrent à Copenhague pour montrer leur "neutralité". En 1916, les Empires Centraux (alliés à l'Empire ottoman) étaient sur le point de gagner la guerre. C'est alors que l'Angleterre - qui avait besoin de l'entrée en guerre des États-Unis... à ses côtés, fit de Weizmann le "grand homme du moment". C'est avec lui que les négociations commencèrent, c'est lui qui informa le QG sioniste "que l'Angleterre était disposée à leur "céder" la Palestine". ils se retrouvèrent tous, avec Balfour, le ministre des Affaires étrangères, ancien Premier Ministre, à Washington pour "négocier" avec le Président Wilson. Pendant plus d'un an, Américains, Anglais et dirigeants sionistes discutèrent chaque mot de la "Déclaration Balfour" car les Juifs d'Angleterre, tout comme ceux des Etats-Unis n'en voulaient pas ! Ils avaient peur, en effet, d'être contraints de quitter ces pays, où ils vivaient très bien, pour rejoindre un "désert" ! D'un autre côté, on le sait, le fameux "Lawrence d'Arabie" était en train de dresser les Arabes contre le Sultan de Constantinople, et il fallait aussi les rassurer ! Quand on fait l'addition, on découvre qu'en fin de compte, il y avait très peu de Juifs qui avaient envie d'aller en Palestine ! Il faudrait les contraindre eux aussi... à quitter la Pologne, mais les Juifs de l'Est s'étaient mis en tête de faire la Révolution en Russie, et d'y prendre le pouvoir ! En 1920, jusqu'en 1939, les sionistes, installés à Berlin et à Vienne, obtinrent peu de succès auprès des masses juives. Il faut bien comprendre qu'à ce moment-là les Juifs européens étaient beaucoup plus attirés par la révolution, le commmunisme et l'URSS, leur "nouvelle patrie" ! Ce n'est que, lorsque Staline, à son tour, pour sauver son régime, en 1941, dut faire appel à eux, que les Sionistes, artisans de l'alliance américano-soviétique, triomphèrent en 1947. Jamais les masses juives n'ont réclamé un "Etat juif", et nous voyons bien, hélas que ce sont les religieux fanatiques qui aujourd'hui captent l'héritage en transformant un Etat qui se voulait laïc et socialiste en un Etat théocratique ! Pour les Juifs eux-mêmes, et notamment pour les Juifs français, cet Etat devient "imbuvable".

7.Posté par Zorro m.d.s le 08/03/2008 01:44 | Alerter
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Quelle belle histoire Aigle wow ! Et ta question c est pour les simplets alors laisse tomber.

8.Posté par Gabriel Enkiri le 08/03/2008 12:08 | Alerter
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Avec le recul toujours, les événements prennent toute leur signification. Ça n'est pas "une belle histoire", comme semble le penser zorro. Ce sont des faits tout simplement. En 1870, le Ministre de la Justice Adolphe Crémieux obtint, en pleine guerre avec la Prusse, la nationalité française pour les Juifs d'Algérie (et pour tous ceux du Maghreb qui en faisaient la demande). Devenus Français, tous ces Juifs sépharades n'avaient aucune raison d'adhérer au sionisme ! Et même, d'une manière générale ils ne soutinrent pas Dreyfus, un juif askhénaze (allemand). En fait, les Juifs Français, de l'Est comme du Sud, restèrent patriotes, et le prouvèrent durant la guerre de 14-18. Comme le souligne Jacques Attali, le capitalisme, au 19e siècle, était en train d'intégrer les Juifs là où ils vivaient. Le plus célèbre d'entre eux, Disraeli, fut promu Premier Ministre de Sa Majesté britannique, la Reine Victoria. Il se retrouvait à la tête du plus vaste Empire du monde ! Et "offrit" à la Reine, le Canal de Suez, Chypre, et la couronna Impératrice des Indes ! Lorsque Chaïm Weizmann vint s'établir en Angleterre au tout début du 20e siècle, il avait en tête une carrière "à la Disraeli" ! Lui aussi voulait faire un formidable cadeau à l'Empire britannique : la Syrie et le Proche-Orient qui auraient relié l'Angleterre à l'Empire des Indes par la voie terrestre. C'est pourquoi il combattit le projet Ouganda de son ami Herzl, pourtant présenté par Londres, convaincu que l'Angleterre finirait par dire oui au projet sioniste... en Palestine ! Il ne faut pas oublier que nous sommes là dans la période la plus impérialiste de l'histoire, et que tous les grands banquiers juifs (établis en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, en France...) étaient devenus les principaux souteneurs du capitalisme en pleine expansion. Ils avaient aidé Bismarck à faire l'Allemagne, et soutenaient Guillaume II, le successeur qui s'était mis en tête de doter l'Allemagne d'un Empire colonial ( Bismarck, qui voulait éviter le conflit avec l'Angleterre, préféra y renoncer). C'est pourquoi lorsque Guillaume II donna l'ordre à l'Amiral Tirpitz, en 1897, de doter l'Allemagne d'une marine de guerre, l'Angleterre l'enregistra... comme une déclaration de guerre ! D'où le renversement des alliances, avec la France qu'elle combattait depuis des siècles, surtout Napoléon !, et "l'entente cordiale" signée en 1904 (bien évidemment dirigée contre l'Allemagne), et le partage de l'Afrique du Nord : le Maroc à la France, et l'Égypte à l'Angleterre. C'est dans le contexte de ces rivalités impérialistes que les sionistes ont manoeuvré, habilement, et tiré les marrons du feu. Mais les "fauteurs de guerre" ce sont bien les grandes puissances dont les ambitions furent décuplées par la mondialisation de l'économie : après l'Afrique, l'Asie était devenue une proie qu'elles comptaient bien se "partager" (avec la Russie, les Etats-Unis, le Japon etc.)
(à suivre).

9.Posté par Gabriel Enkiri le 08/03/2008 13:46 | Alerter
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Je ne vous cache pas que lorsque j'écris ces "posts", c'est d'abord pour moi, c'est pour essayer d'y voir plus clair, et d'affiner mes analyses ! Nous avons la chance d'avoir sous les yeux deux siècles qui n'en font qu'un, le 19e et le 20e. Nous avons là un formidable avantage sur nos prédécesseurs puisque nous savons, nous, "comment cela se termine" ! Par exemple, longtemps j'ai cru que la Palestine seule avait été au coeur des négociations entre les sionistes et les Anglo-américains. Or, les sionistes aux Etats-Unis, pendant la guerre de 14, se heurtèrent tout naturellement aux Juifs américains qui étaient favorables à l'Allemagne ! Ceux-là étaient anti-tsaristes et soutenaient les Empires centraux (Allemagne-Autriche) contre la Russie; ils avaient en tête l'émancipation des Juifs du Yiddisland. Ils se refusaient à les "sacrifier" car une victoire de la Russie tsariste les condamnerait à rester "captifs" au sein de l'Empire, la Pologne restant sous le joug de Moscou. Il fallait donc "négocier" également la fin de l'Empire tsariste, prévoir son remplacement par un régime "bourgeois" sur le modèle occidental. Ici, la franc-maçonnerie a joué un grand rôle; elle était très présente en France, comme chacun sait, ce que l'on sait moins c'est qu'elle était également très active en Russie. La "révolution de février" 1917 fit tomber le tsar et porta au pouvoir Kérenski qui poursuivit la guerre aux côtés des Occidentaux contre l'Allemagne. C'est alors que les Allemands, à leur tour, entreprirent de négocier avec Lénine, réfugié en Suisse avec de nombreux révolutionnaires russes. Contre la promesse de faire la paix "immédiate" avec l'Allemagne, les Allemands transportèrent Lénine et ses "compagnons" à travers l'Allemagne dans le fameux "wagon plombé" dans le but de renverser le gouvernement Kérenski, le tout avec un véritable trésor de guerre fourni par le patronat allemand. La suite, on la connait ! Une fois au pouvoir, à la suite d'un putsch, Lénine signa une "paix immédiate" avec l'Allemagne à Brest-Litovsk, contre l'avis de Trotski qui voulait poursuivre la guerre. Ainsi la "révolution" triompha en Russie avec l'aide et le soutien des puissances occidentales lesquelles, en 1917-18, n'envisagèrent pas une minute qu'un "régime soviétique" allait en découler, tellement les bolcheviks étaient minoritaires dans le mouvement révolutionnaire, alors dominé par les mencheviks - qui représentaient les peuples en lutte contre la domination de Moscou (polonais, ukrainiens, finlandais, baltes, géorgiens etc.). Ce qui est remarquable c'est l'indifférence de l'Angleterre au sort de la famille impériale alors que la tsarine, Alexandra Feodorovna, était une petite-fille de la Reine Victoria ! Les Anglais laissèrent assassiner la famille sans lever le petit doigt, tandis que Kérenski, lui, se réfugiait... aux États-Unis. (à suivre)

10.Posté par Zorro mythological destroying system le 08/03/2008 14:53 | Alerter
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Gabriel mais propos ne t étaient aucunement adressé je ne supporte pas les simplificateurs fanatisés comme il y en a tant.

Je te remercie car ta vision historique bien détaillée intègre le sionisme dans une perspective impérialiste des grandes puissances ce qui évite d en faire la cause de tous les maux,certains devraient en prendre acte,tu dis donc:

"Mais les "fauteurs de guerre" ce sont bien les grandes puissances dont les ambitions furent décuplées par la mondialisation de l'économie : après l'Afrique, l'Asie était devenue une proie qu'elles comptaient bien se "partager" (avec la Russie, les Etats-Unis, le Japon etc.)"

ou encore

"Ils avaient aidé Bismarck à faire l'Allemagne, et soutenaient Guillaume II, le successeur qui s'était mis en tête de doter l'Allemagne d'un Empire colonial ( Bismarck, qui voulait éviter le conflit avec l'Angleterre, préféra y renoncer). C'est pourquoi lorsque Guillaume II donna l'ordre à l'Amiral Tirpitz, en 1897, de doter l'Allemagne d'une marine de guerre, l'Angleterre l'enregistra... comme une déclaration de guerre !"

Ton recapitulatif n occulte pas non plus la part messianique dans la doctrine sioniste, ce qui sinon reviendrait a occulter cette fois ci le fait que le sionisme est forcement lié au fait judaique, ce que certains semblent vouloir faire par peur d etre taxé d anti-sémitisme...meme si c est concevable par les temps qui courent.Prendre des précautions oratoires certes, mais ne modifier la part de vérité pour autant ne serait ce qu intérieurement...Tu dis donc:

"Jamais les masses juives n'ont réclamé un "Etat juif", et nous voyons bien, hélas que ce sont les religieux fanatiques qui aujourd'hui captent l'héritage en transformant un Etat qui se voulait laïc et socialiste en un Etat théocratique !"

Je suis amplement d accord avec ceci il n est pas possible de nier que sous couvert de sionisme avancait masqué le loup de l extrémisme religieux monothéiste judaique (encore un!).Le dernier attentat semble le confirmer par les cibles visées...

La est un dilemme sur lequel ces religieux jouent allègrement pour discréditer leurs adversaires: la notion de peuple.Pour les juifs encore une fois meme s ils étaient des patriotes quasi nationalistes au début du 20e, il n en reste pas moins que l autre principale composante de leur identité comme pour tous par ailleur est leur appartenance religieuse.
Le dilemme des rabbins extrémistes dépositaire du mythe, de l archétype mythologique de la Terre Promise etait donc d arriver a effacer la composante nationaliste européenne, au profit de la composante religieuse, au moment précis ou les évènements seraient favorables a leurs desseins.Lui peut empecher les gens de vivre ensemble.

On peut dire que la 1ere GM et la 2eme GM furent l occasion d habiles manoeuvres aboutissant en ce sens, mais le vers de la Terre Promise était dans la pomme depuis beaucoup plus longtemps historiquement, et les rabbins n avaient ensuite plus qu a emboiter le pas des sionistes laics pro-palestine, lorsqu ils ont vu pour eux la possibilité de revendiquer non pas l Ouganda...mais la Palestine car eux se transmettaient cet objectif depuis la haute antiquité.

"Lorsque l'Angleterre proposa l'Ouganda à Herzl, celui-ci commit l'erreur d'accepter, et cela fut perçu comme une trahison par les Juifs allemands."

Pour la Palestine en aurait il eté autrement comme le fit remarqué l amiral Allemand...Les rabbins auraient peut etre pu faire la différence...l amiral en fut peut etre convaincu ultérieurement?

Je précise tout de meme qu en 1917 la France et dans une moindre mesure l Angleterre avait chèrement stoppé l Allemagne dans son élan et que l intervention militaire américaine négociée apparemment par l Angleterre,ne fut certainement pas aussi significative qu il n y parait quand a l issu de la guerre, c est bien plutot le soutien financier.
Quoi qu il en soit on voit bien que l élément judaique est le fondement de l affaire, des début du sionisme, en passant par la mythologie de la Terre promise des communauté juive, aux positions des financiers juifs dans les conflits impérialistes de la 1ere GM, jusqu a bien sur l obsession hitlerienne (apres celle de l expansion allemande evidemment).
De la a dire que les sionistes sont la cause de tous les conflits planétaires...c est aller trop loin pour ma part, je préfère y voir le fanatisme religieux...bien plus pernicieux comme j ai essayer de le montrer car touchant au fondement meme de l inconscient humain, pouvant meme lui insuffler ces desirs et aspirations sans que jamais de sa vie il ne s en apercoive.
Qu il soit difficile pour certain de vivre sans ennemi identifé sur qui tout rejeter est comprehensible, de la a dire que les sionistes influencaient les puissances occidentales vers l imperialisme c est mal connaitre la nature humaine.le plus grand jihad est contre soi meme.

11.Posté par Gabriel Enkiri le 08/03/2008 15:12 | Alerter
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Alexandre Soljenitsyne a mis plus de trente ans avant de comprendre ce qui s'était passé dans son propre pays. Il a fini par découvrir que "c'étaient les étrangers et les Juifs" qui avaient fait la Révolution de 1917". Depuis, on l'a remisé dans un placard !
Pour comprendre ces deux siècles "passionnants" à étudier, il faut avoir en mémoire l'affirmation de Jacques Attali, qu'il établit dans un livre récent "Les juifs, le monde et l'argent": c'est le capitalisme qui a libéré les juifs. Ainsi s'explique la démarche de Marx qui s'en va, au milieu du 19e siècle, en pleine expansion du capitalisme, étudier son "fonctionnement" en Angleterre, là où il est apparu. Tout comme son ami Engels, Marx est un juif rhénan, journaliste et spécialiste en économie. Il constate, non sans inquiétude, comme le confirme Attali, que les banquiers juifs s'éclatent dans et par le capitalisme ! Pour lui, c'est naturel et logique puisque, tout au long du régime féodal, ce sont les juifs qui finançaient les rois, les empereurs, jusqu'au moindre chefaillon de Duché. L'Église leur ayant interdit la propriété de la terre, le capitalisme industriel les libère, puisque ce capitalisme-là jette à bas le régime féodal ! Or, les Juifs ont souffert tout au long de la féodalité qui en avait fait des boucs émissaires lors des crises de toutes sortes (économiques, famines, pestes etc.). Marx prédit le pire pour les Juifs, un nouveau rejet par les masses populaires durement exploitées par le capitalisme. Il assiste à leur triomphe en Angleterre et en France (avec les Rothschild) et en Allemagne, ils participent, avec Bismarck, à l'unification du pays. En 1870, il souhaite la victoire de la Prusse sur la France, parce que, dit-il, la victoire du pays industriel sur le pays des "petits boutiquiers" donnera plus de force à la classe ouvrière (allemande). Le "messianisme" de Marx n'est rien d'autre qu'un messianisme juif : il s'adresse à tous les Juifs d'Europe (il ne connaît pas les États-Unis d'Amérique). Votre "mission", leur dit-il est de renverser les Nations, de les dépasser pour édifier un régime universel, socialiste, et plus tard "communiste". Vous ne devez surtout pas vous identifier à un État, qui serait forcément dominant, et qui dresserait contre vous les autres peuples, dominés. Seul l'internationalisme vous conviendra, avec l'avènement d'un régime libéré de l'Argent, c'est le seul moyen d'échapper au procès, au rejet par les peuples qui déjà vomissent Rothschild ! Avec son ami Engels, il tient des propos sur les Juifs (qui sont aujourd'hui censurés par les éditeurs) qui lui vaudraient, à coup sûr, les foudres de la Licra ! Or, les Juifs sont peu nombreux, il leur faut des "masses". Marx va inventer le "prolétaire", celui qui n'a rien, que ses bras comme "force de travail", et qui surtout, n'a pas de patrie ! "Les prolétaires n'ont pas de patrie !" Pourtant, les ouvriers allemands sont fiers de leur patrie, les ouvriers anglais ne sont nullement internationalistes, et c'est là-dessus que le "marxisme" va échouer, et qui va enfanter, comme on va le voir, le régime totalitaire... en Russie ! (à suivre).

12.Posté par Gabriel Enkiri le 08/03/2008 16:47 | Alerter
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Je suis d'accord avec zorro : derrière le marxisme et le sionisme il y a le "messianisme juif", celui de l'Antiquité. C'est assez paradoxal : les Juifs veulent en sortir, mais ils y reviennent ! Mais, somme toute, le 19e siècle les ayant émancipés, et ce, dans le cadre du capitalisme, où l'Allemagne, la nouvelle Nation, triomphe au coeur de l'Europe, il est normal qu'ils cherchent à y prendre leur place ! Et leur griserie (ou leur exaltation) se comprend : ils vont enfin pouvoir être eux-mêmes, faire entendre "leur message" adapté au 20e siècle, car c'est le nouveau siècle qui vient, qui se rapproche, avec les Expositions Universelles qui l'annoncent, c'est tout de même le siècle de Jules Verne !, de la radio, du cinéma, du train, de la voiture, de l'avion etc. (et bientôt de la télévision). L'idée d'un "Etat juif" a de quoi séduire et qui plus est, dans l'esprit de certains, il s'agit d'un Etat "rédempteur", c'est-à-dire libéré de l'emprise de l'Argent, d'un Etat où il n'y aurait que des ouvriers, des paysans, des artisans, surtout pas de banquiers ! C'est un peu l'état d'esprit des premiers sionistes qui sont presque tous des militants "marxistes", communistes, originaires des pays de l'Est et d'Allemagne. Ce qui explique l'hostilité des rabbins du Yiddishland à ce moment-là. Mais le "marxisme" se veut internationaliste, et il s'oppose à un État national. Ça tombe bien car les Juifs de l'Empire tsariste au tournant du siècle, militent dans les mouvements socialistes aux côtés de ceux qui revendiquent l'indépendance, c'est-à-dire la souveraineté nationale (Polonais, Ukrainiens, Baltes etc.). Mme Hélène Carrère d'Encausse a vu juste lorsqu'elle dit que les "mencheviks" sont les représentants des peuples captifs, et les bolcheviks ce sont les Russes hostiles au tsarisme, qui sont eux aussi messianiques (ils rêvent d'un impérialisme grand-russe teinté de "communisme"). Et tout naturellement, les Juifs (qui sont très nombreux à l'Est) vont se retrouver avec les bolcheviks par hostilité au nationalisme des "petits pays" qui, s'ils devenaient indépendants, verseraient probablement dans le rejet des Juifs (en Pologne, en Ukraine, dans les pays baltes notamment). Avec le "marxisme" anti-national, supra-national, internationaliste, les Juifs et les bolcheviks découvrent l'idéologie qui va les rassembler autour de Moscou... contre les peuples qui veulent s'échapper. Et du coup, la "révolution" d'octobre se referme sur les peuples, en les obligeant à se soumettre à Moscou, promu "Nouvelle Rome" du "communisme mondial". Dès lors, le sionisme sera combattu impitoyablement par les Juifs et les bolcheviks, car il n'est plus question d'édifier un État national juif mais de bâtir un communisme supra-national, à vocation universelle. Deux messianismes juifs vont s'affronter brutalement : celui qui s'est mis au service de Moscou, celui qui veut "retourner" à Sion. Le choc est frontal, et sanglant. C'est ainsi que s'édifie sur les ruines du tsarisme un État totalitaire, symbiose des deux messianismes, le juif et le grand-russe. (à suivre).

13.Posté par Gabriel Enkiri le 08/03/2008 17:26 | Alerter
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On pourrait presque dire que Lénine incarne "le messianisme grand-russe" et Trotski le "messianisme juif universel". En 1917, longtemps séparés, les deux hommes font alliance. Mais, après la mort de Lénine, en 1924, c'est un Géorgien, Staline, qui serait demi-juif, qui l'emporte sur Trotski. Tout simplement parce qu'il est Géorgien, et qu'en Géorgie la grande majorité du mouvement révolutionnaire réclame l'indépendance du pays. Comme par hasard, Staline est chargé au sein du Parti de "la question des nationalités". Il n'est pas question, justement, d'accorder l'indépendance à la Géorgie : tous les autres Etats la demanderaient, à commencer par l'Ukraine ! C'est totalement impensable. Poutine aujourd'hui en sait quelque chose : il n'y a pas de Russie sans Ukraine. Après la mort de Staline en 1953, c'est justement un Ukrainien, Khroutchtchev, qui va lui succéder. Car l'Ukraine, on ne le sait pas, se bat contre Moscou, entretient des maquis anti-soviétiques, pendant la 2e guerre mondiale, jusqu'en 1954-1955, c'est-à-dire jusqu'à l'avènement de Khroutchtchev. Ce qui va provoquer la chute de l'URSS, après Staline, c'est l'implosion de l'État sous la pression des revendications nationales, notamment de la Pologne, de la Hongrie, de la Roumanie etc. Entre-temps, les Juifs ont abandonné le "marxisme", l'URSS, le "communisme" etc. Ils sont passés à l'Ouest, aux États-Unis avec le capitalisme triomphant. Somme toute, Rothschild l'a emporté sur Marx, et c'était prévisible. N'avait-il pas précisé lui-même dans son Manifeste que le socialisme n'était possible que dans les pays les plus avancés, ce qui excluait naturellement, précisait-il la Russie, où il savait qu'il y avait de nombreux Juifs "messianiques" dans l'attente d'une "libération". Reste cet État, que l'on appelle Israël, qui "fout la merde" pour parler crûment. Qu'a-t-il vraiment de juif ? Est-ce que les Juifs eux-mêmes ne vont pas s'interroger sur son identité ? A quoi sert-il ? Comment peut-on prétendre aujourd'hui qu'il sert de "refuge" aux pauvres petits juifs opprimés sur la terre entière ? Les Juifs sont heureux en Occident, et l'Occident doit, avec leur aide et leur intelligence, mettre fin à cette incongruité dont le peuple palestinien fait les frais depuis plus d'un siècle !

14.Posté par aigle le 08/03/2008 21:12 | Alerter
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Zorro le mythological destroyer system , je croyais avoir lu sur un de tes posts que tu "souhaitais que ces gens apprennent à vivre ensemble "?
Si tu n'apprecies l'Histoire que lorsque c'est toi qui l'ecris c'est ton probleme .
Quant à la question elle n'est pas destinée aux simplets ( ils sont plus perspicaces que tu ne le crois ) mais aux "circonvolusionistes"
En fin vouloir à tout prix incruster l'idée que "sans juif pas de sionisme " , les simplets ne gobent pas n'importe que quoi

15.Posté par ferial le 09/03/2008 10:19 | Alerter
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Passionnant votre cours monsieur Enkiri.

16.Posté par Gabriel Enkiri le 09/03/2008 13:18 | Alerter
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A ferial - Je ne sais comment prendre votre "passionnant votre cours M. Enkiri", sauf que je devine derrière cette appréciation flatteuse... quelque ironie ! Peu importe... Comme je l'ai dit, j'écris d'abord pour moi, et je pense être sur la bonne voie... L'essentiel, c'est de comprendre les événements auxquels j'ai participé avec tant d'autres, et qui font une vie. Souvent, je me dis que je ne voudrais pas mourir idiot. Même si cela ne change rien à l'affaire, puisque idiot ou non on finit dans le "trou". Il y a une vingtaine d' années, j'avais présenté à un éditeur, aujourd'hui décédé, un manuscrit dans lequel je disais à peu près ce que j'écris ici. Il me répondit : cher monsieur Enkiri, vous avez probablement raison. Mais je ne peux vous publier, et ça n'est pas à vous que je vais expliquer pourquoi ! Il faudrait que votre livre soit publié par un grand éditeur, comme Le Seuil par exemple. Mais ils ne vous publieront jamais ! Et ça n'est pas à vous que je vais expliquer pourquoi !" Nous sommes, en effet, dans un pays qui s'appelle la France, un pays bien particulier qui a souffert, plus que tout autre, à l'Ouest, d'une véritable omerta. Cela tient tout simplement à notre histoire, celle du XXe siècle où le "communisme" à la sauce soviétique a dominé la vie politique. Tout récemment, Mme Veil expliquait encore à nos enfants dans une école de la région parisienne :" Il ne faut pas oublier que c'est l'armée soviétique qui nous a libérés à Auschwitz". Nous tenons là une des clefs de l'omerta : il y a eu une telle osmose entre les communistes, les Juifs et l'Union soviétique qu'il est pratiquement impossible de les séparer. L'attachement des Juifs à l'URSS fut inconditionnel, tout comme celui qui les attache à Israël aujourd'hui ! Et pour les deux "patries" l'attachement fut d'ordre religieux ou "messianique" comme on voudra. La rupture s'est produite, à propos de l'URSS, lorsque les Juifs décidèrent de passer à l'Ouest, après la mort de Staline et l'exécution des Rosenberg en 1953 aux USA, cette exécution incroyable, je dis bien incroyable tant elle nous paraît stupéfiante avec le recul - après la Shoah, l'Holocauste, le génocide etc. - c'est aux States que deux Juifs furent mis à mort et ce, sous la présidence du Maréchal Eisenhower, l'un des grands vainqueurs de la guerre, qui avait lui-même découvert les charniers en 1945 et qui avait contraint les civils allemands à les "visiter" pour voir l'étendue des crimes commis par les nazis ! On imagine combien cet assassinat traumatisa le monde juif (j'en fus témoin dans ma cellule à Paris) plus encore aux Etats-Unis où ceux qui avaient rejoint ce pays depuis plus d'un siècle, se mirent à redouter un divorce dévastateur, tel que celui qui s'était produit en Allemagne au lendemain de la 1ère guerre mondiale. Voilà pourquoi il fallait "quitter" l'URSS et édifier une "nouvelle religion" qui ferait d'eux des "intouchables" à l'Ouest ! Claude Lanzmann a dit lui-même qu'il avait réalisé son film "la shoah" avec l'aide des juifs américains. C'est pourquoi, à mon avis, il sera plus difficile de les "séparer" d'Israël parce que derrière cet Etat il y a les USA, le capitalisme triomphant, l'hégémonie mondiale ! La nouvelle religion de la Shoah est née aux Etats-Unis, et elle s'est répandue en France après la disparition de de Gaulle, et nous voici sous Sarkozy "américanisés", donc "shoatisés", dès l'école comme en Israël ! Je pense que le peuple français ne se laissera pas faire, et que l'on va déjà avoir dans le résultat des Municipales la première manifestation d'un rejet du "sarkozysme".

17.Posté par al akl le 09/03/2008 15:45 | Alerter
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On peut voir les résultats. De l'amour des sionistes pour les empires qu'ils ont d'abbord créé, puis démoli. La russie avec ses 100000000 de morts au moins, pour avoir servit le messianisme sioniste. L'Europe a son lot aussi. Ils n'était pas quelques assassins, tueurs en série, ils étaient quasiment tous sionistes. Le premier élément de ces guerres secrètes sont les médias. qui regorgent d'assassins et de criminels. Et pas qu'en Russie.
Enfin c'est bien Gabriel, même en les sauçant différemment les actes eux restent. Et tu peux donc les évoquer. Ce qui est tout à ton honneur, si ce n'était les conclusion hâtives, les confusions, et les diversions.

Ce qui somme toute fait beaucoup d'éléments d'interrogation. Et c'est ce que nous faisons tous, nous utilisons ce qu'il nous reste de libre arbitre pour faire la part des choses, et comprendre la matrice...

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