MONDE

LE PAPE, LE SYNODE ET LE CHRISTIANISME


Dans la même rubrique:
< >

Jeudi 19 Avril 2018 - 13:06 Le trio de l’apocalypse



ZEINAB ABDELAZIZ
Mardi 25 Novembre 2014

LE PAPE, LE  SYNODE  ET  LE  CHRISTIANISME
LE PAPE, LE  SYNODE  ET
LE  CHRISTIANISME
                                                                                                Zeinab Abdelaziz
A l’issu de deux semaines de débats déconcertés, le synode sur la famille approuve le rapport final, présenté et voté samedi 18 octobre 2014, sans consensus sur les divorcés remariés, les homosexuels et les relations libres. D’autres thèmes ont été abordés aussi comme les violences domestiques, la pornographie, la pauvreté et surtout les mariages mixtes qui représentent une sorte de « fuite » des adeptes pour l’Eglise ! Le document prône un langage nouveau, exigeant surtout la bienveillance à l’égard des trois premiers sujets. Il est vrai que les 183 pères synodaux votèrent chaque paragraphe et le texte fut publié à la demande du pape François.
Avant la clôture, le pape se dit confiant que l’année à venir, jusqu’à la prochaine réunion du synode, qui durera trois semaines, du 4 au 25 octobre 2015, « permettrait de faire mûrir avec un vrai discernement spirituel, les idées proposées et de trouver des solutions concrètes à tant de difficultés et innombrables défis », et cela, face à l’exclamation du cardinal Burke, qui avait affirmé que « le texte pourrait être rejeté si les affirmations inacceptables sur les rapports sexuels hors mariage et entre personnes de même sexe » n’étaient pas retirées.
Au fond, ce fut un synode qui permit au pape de sonder les évêques sur les réponses à apporter aux défis de la famille, sans rompre l’indissolubilité du mariage, et de voir la force des camps en présence, partisans et adversaires de ces réformes, qui devront discuter au cours du synode prochain  pour élaborer des propositions. Les conclusions seront remises au pape, qui aura le dernier mot, comme d’habitude, puisqu’il s’agit de « trouver des solutions » et non de refuser ...
Il est vrai que le texte intermédiaire entre les deux synodes n’insiste pas assez sur le fait que  l’Eglise ne reconnait qu’une seule forme d’union : celle d’un homme et d’une femme ; que l’Eglise continue d’avancer vers une admission des divorcés remariés à la communion eucharistique ; ou l’acceptation des trois paragraphes sur l’homosexualité. Il ne manquait que quelques voix pour obtenir la majorité des deux tiers pour faire passer l’acceptation de l’homosexualité et une sorte de divorce chrétien ! Là on ne peut que se demander : est-ce que ce rapport était, en fait, un texte ambigu ou un ballon d’essai ?!
D’après maints discours ou commentaires, on peut dire que le pape, depuis plusieurs mois, souhaite cette évolution, et s’est focalisé sur des questions qui divisent. Un immense décalage entre les pères synodaux et le fameux rapport d’étape. « Les relations homosexuelles ont un aspect positif », et ces personnes « impures », selon saint Paul, ont des choses à nous apprendre ! Comment donc attribuer un aspect positif à un acte impur ?
Et pour aplanir le chemin vers la grande pirouette de l’Eglise face aux écrits sacrés, le pape a reconduit l’ensemble des responsables du scandaleux synode sur la famille, dont le cardinal Erdö et le cardinal Burke, puis, quelque temps plus tard, il vient de les nommer pour le synode prochain ! Le sort du cardinal Kasper, surnommé « l’ouvrier fossoyeur de la doctrine et de la morale », puisqu’il n’hésite pas au besoin à travestir l’histoire de l’Eglise et de ses Textes, reste à voir.
De toute cette situation irresponsable face aux adeptes, accepter les intentions du pape Bergolio rendra l’Eglise superficielle et accommodante ; signifiera nier l’infaillibilité de l’Eglise et accusera les papes des premiers siècles de s’être trompés dans toutes leurs décisions. Mais au fond, qu’y a-t-il d’étonnant de voir la doctrine morale et sacramental la plus élémentaire remise en cause ou même pulvérisée ? Vatican II n’a-t-il pas déjà bafoué un des principaux pivots du christianisme en réhabilitant les juifs du meurtre déicide ?!!
Contredire les Textes ne semble point une nouveauté, puisque dans sa première lettre aux Corinthiens, saint Paul, le vrai fondateur du christianisme actuel, n’accuse-t-il pas clairement ceux qui se livrent à la sodomie et les efféminés ? Faire table rase de ce que les Textes disent n’a donc absolument rien de neuf : c’est monnaie courante le long de l’histoire de cette Institution Vaticane…
Si quelques-uns de ces pauvres pères synodaux, qui s’indignent de voir outragé ou abusé les principes du catholicisme, ou même de voir que bientôt l’Eglise va drastiquement changer les règles d’accès à la communion, ou craignent que l’édifice de l’Eglise ne s’écroule tout entier en cas d’ouvertures majeures sur les divorcés, l’union libre ou l’homosexualité, on ne peut que leur demander sincèrement : le long de son Histoire, depuis deux mille ans, l’Eglise a-t-elle fait autre chose que de changer, tronquer, ou se contredire ?! D’où viennent alors toutes ces divisions et subdivisions du christianisme, qui ne s’est pas arrêté au protestantisme ou à l’orthodoxie mais a fini par se voir effrité en 349 subdivisions qui sont les composantes du Conseil œcuménique des Eglises.
C’est pourquoi la principale question à poser serait : Y a-t-il quelqu’un qui oserait invalider solennellement les Constitutions et les Déclarations de Vatican II ou les écrits des pères postconciliaires ? Car tous les trois sont venus ou ont été choisi pour mettre en pratique les décisions ahurissantes de ce Concile Vatican II, qui fut infiltré par les juifs, à travers le cardinal Béa et compagnie.
Ce synode sur la famille est une incontestable preuve que tous ceux qui  ont combattu le déraillement de l’Eglise, ses contrefaçons et ses manipulations, bien avant le Siècle des Lumières, avaient tous raison, et prouve en même temps que Vatican II est venu faire table rase, enterrer ces critiques en les jetant à l’oubli, en les camouflant  par l’évangélisation du monde, imposée par ce Vatican II.
                                                                                              24 novembre 2014
 


Mardi 25 Novembre 2014


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 25/11/2014 11:16 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Sur le fond, quand on examine "la politique" de l’Église catholique on est confronté à plusieurs aberrations.

Cette église s'appuie sur la doctrine du Christianisme, donc d'une religion. Indépendamment de déterminer la validité de la doctrine chrétienne sur laquelle il y aurait bien des choses à dire depuis le trop fameux Concile de Nycée au quatrième siècle, le simple fait d'envisager "l'évangélisation du monde" pose déjà problème. Car cela signifie prosélytisme, ce qui est incompatible avec une doctrine spirituelle.

Certes, on dira que l’Église catholique s'appuie sur les textes des évangiles où Jésus incite ses apôtres à annoncer la "bonne nouvelle" au monde. Le terme "bonne nouvelle" traduisant le mot "évangile". Mais outre que les évangiles canoniques ne sont que des compilations tardives des paroles et événements vécus au temps de Jésus, (le plus ancien évangile a été écrit un siècle après l'époque supposée où Jésus à vécu), donc sujets à erreurs et interprétations diverses, ils ne sont en aucune façon des textes Révélés et de ce fait assujettis à l'erreur humaine. Mais même si Jésus a vraiment dit ces paroles, le peu que l'on connait de son message est qu'il était essentiellement de nature spirituelle et d'une spiritualité très élevée. Il est aberrant de l'instrumentaliser pour répandre un dogme de construction essentiellement humaine pour imposer au monde une certaine vision des choses.

Fondamentalement la religion a pour but de mettre en relation directe ou indirecte ses fidèles avec le divin source de paix, de sagesse, de miséricorde et d'unité. C'est là la source de tous les épanouissements individuels ou/et collectifs.

Donc déjà sur ce point, il est manifeste que l’Église ne répond pas à ce critère, et ce, depuis très longtemps. De plus, sa mission étant de nature spirituelle, elle n'a pas à se prononcer "officiellement" sur les fantaisies et aberrations qui peuvent se manifester dans les sociétés humaines. Tout au plus se doit-elle, dans son principe, rappeler les principes spirituels immuables et expliquer leur raison d'être en rapport avec l'épanouissement de l'être humain et du développement de son humanité afin d'être la garante de la protection de l'humain dans l'être humain.

Mais là on assiste à cette aberration d'une Église à la remorque des pires absurdités produites par une société qui a perdu tous ses repères essentiels. En quoi doit-elle se prononcer pour ou contre le mariage homosexuel, l'union dite "libre", (autre signe de la décadence de la société) ? L'homosexualité est une sexualité fondamentalement contre nature. Les gens font ce qu'ils veulent, mais que l'on ne vienne pas nous dire que c'est "normal", ça ne l'est pas. Ce n'est pas une question de morale qui n'a rien à voir ici, mais une question plus fondamentale liée à la nature, tout simplement.

De ce fait, le rôle "normal" qui devrait être celui de l’Église et d'être la garante des valeurs fondamentales de l'humanité, de ce qui différencie l'être humain de l'animal et du chaos. Ce qui est fort loin d'être le cas de nos jours.

Nouveau commentaire :

ALTER INFO | MONDE | PRESSE ET MEDIAS | Flagrant délit media-mensonges | ANALYSES | Tribune libre | Conspiration | FRANCE | Lobbying et conséquences | AGENCE DE PRESSE | Conspiration-Attentats-Terrorismes | Billet d'humeur | Communiqué | LES GRANDS DOSSIERS


Publicité

Brèves



Commentaires