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LE LIBAN A TROUVE SON CHEF DE GOUVERNEMENT: Hariri contesté c’est Mikati qui est élu


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DJERRAD Amar
Lundi 31 Janvier 2011

Après la chute du gouvernement Hariri, conséquence aux injonctions
américaines qui ont fait échec à l’initiative syro-saoudienne - solution à
la crise libanaise que pose le TSL – le leader druze W. Joumblatt bouleverse
les alliances en se rangeant du côté de l’opposition en déclarant se
«tenir aux côtés de la Syrie et de la Résistance… et contre cette tendance
à la confessionnalité». Avec ses 12 députés, il est le seul à faire la
différence. Cette prise de position est déterminante dans l’élection du
prochain 1er ministre; poste pour lequel S. Hariri s’est porté à nouveau
candidat. L’opposition l’accuse de travailler contre les intérêts du Liban
en refusant de désavouer un TSL contre la résistance, en rechignant à
traduire les faux témoins en justice et d’avoir négligé l’économie du
pays. Elle lui préfère soit Omar Karamé, 2 fois 1er Ministre, défenseur de
la résistance, soit Najib Mikati un ex-1er ministre, député de Tripoli et
homme d’affaires. Mikati a déclaré « Je ne vois pas ma candidature comme un
défi à qui que ce soit…compte tenu de mon expérience en tant que 1er
ministre et de ma position centriste qui rassemble et ne sépare pas». Mais le
choix a penché du côté de Mikati en raison de l’âge avancé de Karamé qui
a déclaré n’accepter ce poste qu’en dernier recours.  
Après un 1er ajournement des consultations parlementaires, c’est W.
Joumblatt qui a annoncé la nomination de Mekati au poste de 1er ministre après
avoir annoncé la dissolution de son bloc parlementaire «La rencontre
parlementaire» et la création d’un nouveau, comprenant 07 élus, dénommé
«Le front de lutte nationale» comme celui de son défunt père.  
Le 1er décompte donne Mekati en tête avec 59 contre 50 pour Hariri. En
comptant les 20 voix restante au final, Mekati obtiendrait au moins 67 voix et
Hariri au maximum 63. Suite à cela, Hariri annonce que son bloc ne participera
pas au nouveau gouvernement en accusant même le Hezbollah d’avoir fomenté un
«coup d’Etat» en se permettant même d’inciter ses partisans à des
manifestations qui se sont avérées violentes.  
Rappelons, que dès l’annonce de la dissolution du gouvernement, le TSL
s’est pressé pour annoncer la publication imminente de l’acte
d’accusation. Au même moment, des chancelleries Occidentales, et surtout H.
Clinton, n’ont cessé de contacter des personnalités libanaises et arabes
pour faire reconduire Hariri. Cette coordination a accentué les soupçons quant
au jeu trouble du camp de Hariri sur le TSL. Selon les fuites, ce TSL – qui a
déjà échoué dans sa 1ère enquête en usant de faux témoins - compte mettre
en cause cette fois «des éléments indisciplinés du Hezbollah» où l’on
aurait inclus des membres de la famille Imed Mougnieh le résistant assassiné
par le Mossad, encore des personnalités syriennes voire…iraniennes!
L’opposition va jusqu’à accuser le camp Hariri d’avoir «fabriqué» ces
faux témoins car refusant de voter leur renvoi devant la justice. Hariri accuse
l’opposition de chercher à l'«assassiner politiquement». Il déclare avoir
été prêt « à aller très loin dans le compromis, mais… toute solution a
été bloquée… ils ne voulaient qu'une chose que je ne revienne pas à la
tête du gouvernement… Nous accepterons tout résultat …de ce processus
démocratique…Je reste engagé à me porter candidat…». Quelques jours
avant, il a annoncé qu’il «choisira la dignité de sa famille et de ses
compatriotes à la place du pouvoir…» et ce, en réponse aussi à ses
détracteurs qui lui reprochent de se servir de la mort de son père comme
«fonds de commerce»
Dans ces jeux, As-Safir publie les demandes que Hariri a présenté à la
délégation turco-qatarie et que le journal considère «manipulation
américaine pour saboter l’initiative syro-saoudienne…» ! On y lit en
particulier : Retrait du dossier des faux témoins et des mandats judiciaires
syriens. Gage des quatre officiers [accusés injustement] de ne pas poursuivre
l’affaire au Liban ou à l'extérieur. Ne pas s’attaquer à son équipe
(Said Mirza, Wissam Hassan, Achraf Rifi). Retrait des armes palestiniennes hors
des camps de réfugiés. Changer la Division de l'information en Direction
générale. Modifier le système de vote à la direction de la Sécurité
intérieure (en moitié + un au lieu des 2/3). Envoyer les 69 projets de loi
approuvés par le gouvernement de Siniora à l’Assemblée nationale sans
passer par le gouvernement de Hariri. Confirmer l'Accord de Taëf. Traiter les
«triangles de sécurité ».  
En échange, S. Hariri s’engage à annuler le protocole de coopération avec
le TSL, arrêter son financement et retirer les juges libanais du TSL.  
En tout état de cause, l’Occident affirme respecter, les institutions
libanaises et le choix de la majorité. Restera-t-il sur cette position ou
suivra-t-il le gouvernement israélien qui vient de lancer une nouvelle
propagande – anticipant la non-réélection de Hariri - quant à une crainte
d’un «gouvernement Iranien» au Liban?


Lundi 31 Janvier 2011


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