Lobbying et conséquences

LE CRIF, un lobby au coeur de la République


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Anne Kling
Mercredi 29 Décembre 2010

LE CRIF, un lobby au coeur de la République

Anne Kling est l’auteur de deux excellents ouvrages, La France Licratisée (2006) et Révolutionnaires juifs (2008) qui ont obtenu un grand succès. Succès mérité car son analyse de la puissance du lobby est imparable. Basée sur les revues et les sites internet des diverses officines, elle est servie par une langue claire et un style enlevé, qui rendent la lecture de ses ouvrages agréable et passionnante. Anne Kling récidive avec un livre consacré au CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, qui dispose d’une puissance considérable, parlant d’égal à égal avec les dirigeants politiques au plus haut niveau et exprimant des désidératas qui sont autant d’ordres que s’empressent d’exécuter ceux qui les reçoivent. Préfacé par Jean-Yves Le Gallou, le livre évoque les origines de l’officine, l’importance des années Mitterrand, l’ « invention » des dîners du CRIF, ses objectifs et décrit avec force l’incroyable activisme et l’influence totalement disproportionnée du lobby sur la vie politique française.

La naissance du CRIF

Il faut remonter aux années d’avant-guerre et à une forte immigration juive de 140.000 personnes, en provenance d’Europe de l’est, les Juifs français étant au nombre de 190.000, pour comprendre les raisons de la création du CRIF en 1944. Cette immigration suscita des réactions violentes au sein de la communauté juive. Jacques Helbronner, alors vice-président du consistoire, accusera en 1936 les réfugiés juifs d’être « de la racaille, le rebut de la société, des éléments qui n’auraient pu être d’aucune utilité chez eux ». Emmanuel Berl, en 1938, dans un numéro de « Pavés de Paris », parlera d’une « immigration de déchets » et d’une « véritable catastrophe pour la France ». Ces amabilités devaient laisser des traces au sein de la communauté juive et entrainer la création durant la guerre d’une organisation juive à forte connotation communiste, qui allait contester le rôle prééminent de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF), accusée de collaborer avec Vichy, et entraîner la création clandestine, en septembre 1944, à Lyon du Conseil Représentatif des Israélites de France. Le CRIF était né.

La montée en puissance du CRIF

Le CRIF joue un rôle relativement modeste jusque dans les années 80, se contentant de défendre les intérêts de la communauté, la scène étant occupée par la LICRA qui elle, au nom de l’antiracisme, entend favoriser l’immigration musulmane massive. C’est l’arrivée en France d’un brillant activiste israélien, Avraham Primor, chargé par l’Etat d’Israël de redynamiser et politiser une communauté juive jugée trop timorée, qui va changer la donne. Araham Primor a pour mission de « réorganiser la communauté juive de France afin qu’elle occupe la place politique que lui confère son importance ». Voilà qui a le mérite de la clarté.

L’objectif est de créer un « lobby juif » tel qu’il existe aux États-Unis. Cela suscite la fureur du baron Guy de Rotschild, dirigeant historique de la communauté qui se voit contesté par une nouvelle génération d’activistes, tel Henri Hajdenberg, fondateur du Renouveau Juif qui sera élu président du CRIF en 1995. En attendant, les insultes pleuvent drues. Le baron Guy, fou de rage, déclare : « Je n’admettrai pas, en tant que responsable auprès du gouvernement français, la création d’un lobby juif par des marginaux soutenus par une racaille ! ». Mais ce sont bien ces « marginaux » qui allaient l’emporter et faire du CRIF l’organisation devant laquelle viennent se justifier la plupart des responsables politiques, économiques, médiatiques et institutionnels de France.

L’arrivée de Théo Klein à la présidence de l’officine en 1983 et les années Mitterrand vont donner au CRIF les orientations qui sont encore les siennes aujourd’hui. Le CRIF s’engage dans le soutien sans faille à Israël. Il est vrai que Théo Klein a tout pour rassurer Israël. Il a la nationalité israélienne et a milité dans les rangs du parti socialiste Rafi de Ben Gourion. Son objectif « Que la communauté juive de France se dote d’une politique qui exprime pleinement sa solidarité avec Israël, son peuple… ». C’est Théo Klein qui va « inventer » le dîner annuel du CRIF qui deviendra au fil des années le rendez-vous incontournable de la communauté juive organisée avec la « République ». Les bonnes habitudes sont prises dès le premier dîner, en 1985, qui voit Théo Klein apostropher Laurent Fabius et le réprimander vertement, l’accusant de légitimer le Front national en introduisant la proportionnelle. La lutte contre l’antisémitisme est évidemment en toute première ligne, Roger Cukiermann, qui succède à Henri Hajdenberg à la présidence du CRIF en 2001 souhaitant en faire une grande cause nationale et allant jusqu’à déclarer : « Les Juifs sont les sentinelles de la République et des valeurs de la République. Nous sommes à l’avant-garde. Quand on s’attaque aux juifs, peu de temps après, on s’attaque à la liberté, à la démocratie ». Fermez le ban, et tenez-vous le pour dit…

Le CRIF, combien de divisions ?

Le CRIF se considère comme le partenaire privilégié et incontournable du gouvernement. Il n’a aucune raison d’en douter puisque le président de la République l’a dit et redit : «  Le CRIF que vous présidez est un interlocuteur essentiel de l’Etat ». Mais que pèse ce « partenaire essentiel de l’Etat » ? Quelle est sa représentativité ? La population juive de France est de l’ordre de 600.000 personnes, soit un peu moins de 1% de la population totale. Le CRIF a admis en l’une ou l’autre circonstance représenter environ 100.000 personnes, soit 1/6ème de la communauté, chiffre probablement exagéré. Les 60 associations membres de l’officine et très diverses par leur nature et leur importance ne représenteraient ainsi que 0,02% et plus probablement 0,01% de la population française. Parmi les associations membres, relevons à titre anecdotique l’association Naguilah, qui rassemble « les juifs aveugles » en leur proposant « une nouvelle manière de voir (sic…), par la découverte des richesses de l’identité juive », ABSI Keren Or, qui milite « pour le bien-être des soldats israéliens » et « à la gloire de Tsahal » et le Mouvement juif libéral de France, dont le fondateur est le père du rabbin Gabriel Fahri qui s’était déclaré victime d’une agression antisémite en janvier 2003 et qui verra au cours de l’enquête le rabbin passer de l’état de victime à celui de suspect. La justice rendra cependant une ordonnance de non lieu…

Le fait que le CRIF soit archi minoritaire au sein de la communauté n’empêche pas le président actuel, Richard Prasquier, avec une incroyable houtspa (culot monstre en hébreu), de déclarer lors de la meurtrière opération Plomb durci que « 95% de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et ce qu’entreprend son armée ». Devant le tollé, il nuancera son enthousiasme. Il aurait dû se contenter d’évoquer « la grande majorité des juifs de France »…

Les priorités du CRIF

Anne Kling relève que les activités du CRIF s’ordonnent autour de trois axes qui en réalité ne forment qu’une seule et même colonne vertébrale visant la sauvegarde des intérêts du peuple juif, en Israël et dans la diaspora. En premier, le soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et à son gouvernement. Toute critique à l’encontre d’Israël se voit de plus en plus ouvertement assimilée à de l’antisémitisme. En deuxième, l’entretien de la mémoire des évènements survenus au peuple juif durant la seconde guerre mondiale, et bien sûr en corollaire, le rappel incessant de la culpabilité de la France à cet égard. En troisième, la lutte contre toute forme d’antisémitisme et d’antisionisme, personne n’ignorant bien sûr, qu’antisémitisme et antisionisme sont en réalité des synonymes… A ces priorités, il convient de rajouter un objectif qui n’est certes pas inscrit dans les statuts, mais qui est présent à travers toute l’action du CRIF : la promotion d’une société multiethnique et le soutien à un fantaisiste islam dit « républicain ». Le soutien obsessionnel à l’Etat d’Israël passe quant à lui, aux yeux du CRIF, par l’entretien tout aussi obsessionnel du souvenir de la shoah. L’objectif est d’imposer l’idée, la croyance qu’Israël n’est pas un Etat comme un autre et qu’il a, de ce fait, le droit à des comportements qui ne seraient admis chez aucun autre.

Dans cette incroyable opération de manipulation des esprits, le CRIF et Israël ont bénéficié de l’appui majeur de Jacques Chirac, en 1995. Jacques Chirac fait ce qu’aucun chef d’Etat français, fût-il socialiste, n’avait accepté de faire : accéder à la demande récurrente des lobbys dont le CRIF, et reconnaître la culpabilité de la France dans la shoah. A la grande joie du CRIF, Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, lira le 30 septembre 1997 à Drancy une déclaration proclamant : « Devant l’ampleur du drame et le caractère inouï du crime, trop de pasteurs de l’Eglise ont par leur silence offensé l’Eglise elle-même et sa mission. Aujourd’hui, nous confessons que ce silence fut une faute… ».

La grande joie du CRIF s’explique aussi par le tsunami d’espèces sonnantes et trébuchantes que font pleuvoir ces repentances.

Le CRIF s’émeut considérablement de la vague d’antisémitisme que connaît la France. La lutte contre l’antisémitisme est son cheval de bataille, sa raison de vivre, son objectif sacré, certes avec une forte dimension hystérique… Que faire ? Le CRIF réagit en créant, avec d’autres institutions juives, un Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). Cette officine travaille « étroitement avec les autorités », dont bien sûr le ministère de l’Intérieur. Aussi incroyable que cela paraisse, le recensement des actes antisémites en France et leur publication sont à l’heure actuelle non du ressort du ministère de l’Intérieur, mais du Service de Protection de la Communauté Juive. Les chiffres livrés par cette officine font évidemment état d’une forte augmentation d’ « actes antisémites ».

Certains, naïvement ou tout simplement lucidement, s’autorisent, tel le sociologue et directeur de recherche au CNRS, Laurent Mucchielli, à commettre des écrits hautement subversifs. Il évoque avec une rare insouciance le discours « rituel » du CRIF. Et puis, dit-il,  « Il n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France ». Mais est-il fou ou complètement fou ? Il aggrave son cas, si tant est que cela soit possible, en dénonçant « une incapacité du CRIF à prendre ses distances avec l’Etat d’Israël ». La réplique ne tarde pas : « Le jeune sociologue » (bon, il a 42 ans, mais ceci est une formule destinée à le présenter comme inexpérimenté) « s’est aventuré sur un terrain dangereux. Dangereux pour tous les Français de toute origines ». Ah bon ? Dangereux sans doute surtout pour l’officine, dont on sait aujourd’hui, comme dans le conte d’Andersen, que le roi est nu, et qu’asséner et répéter des mensonges ne saurait constituer la vérité.

Le CRIF au quotidien : la samba des carpettes

Anne Kling a, de façon fort intéressante, listé les activités du CRIF sur la période 2009/2010. Le lecteur découvrira les émotions émouvantes d’Enrico Macias qui déclare, en pleine opération israélienne Plomb durci sur Gaza : « « Machiah est arrivé le jour de la création d’Israël. Rien n’arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d’Israël et si des épreuves personnelles ne m’en avaient pas empêché, je serais moi-même aujourd’hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux ! ». « Ils sont en train de mourir pour nous » ? Mais c‘est qui, « nous » ?

On découvre le fort peu charismatique Hervé Morin, qui fut ministre de la Défense. Il accueille le CRIF. On aborde des sujets de la plus haute importance, et qui, tous sont  de la compétence du CRIF : la menace nucléaire iranienne, bien sûr, la France et l’OTAN, bien sûr, l’antisémitisme en France, bien sûr, et, entre autres thèmes importants, l’intégration au sein de l’armée française de jeunes issus de milieux défavorisés. En quoi ce dernier point concerne-t-il le CRIF ? A vrai dire, je n’en sais strictement rien.

En septembre 2010, Xavier Darcos, ministre du Travail, reçoit Richard Prasquier, président du CRIF, afin d’évoquer la possibilité de mettre en place des « actions de dialogue sur le terrain » dans le cadre de la campagne « Agir ensemble pour le vivre ensemble ». Quel charabia ! Mais, lisez le plus émouvant : « Des réunions informelles telles que le groupe de parole entre mères afro-antillaises et juives (…) se sont livrés à une première réflexion sur l’efficacité des programmes « là où ça se passe ». Ces groupes de parole sont mis en place par Yves-Victor Kamami, membre du comité directeur du CRIF.

La parole est souvent révolutionnaire. C’est ainsi que le président Shimon Peres se montre digne du roi Ubu d’Alfred Jarry quand il explique le plus sérieusement du monde à une délégation du CRIF: « J’aimerais transformer l’armée d’Israël en un grand campus universitaire. Chaque soldat devrait recevoir un diplôme de troisième cycle à l’issue de sa période militaire ». Les Palestiniens apprécieront… Et puis, voici Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, qui n’en peut plus. Son grand-père a sauvé le grand rabbin de Bordeaux, ce qui autorise Raymond Couderc de s’indigner qu’Israël, qui compte 17,5% de francophones, ne fasse pas partie de la francophonie et de réclamer qu’une action forte soit menée par le gouvernement.

Le CRIF mène aussi des opérations efficaces pour empêcher l’ennemi de pénétrer dans la place. C’est ainsi qu’il empêche, avec succès, la nomination d’Hubert Védrine, en 2007, au ministère des Affaires Etrangères ; au prétexte que celui-ci était « le pire des anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay » et menaçant : « La communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un casus belli ». Et c’est ainsi que le président Sarkozy obtempéra.

Anne Kling raconte aussi, par le menu, la réunion où l’exceptionnel patriote Éric Raoult intervient « Pour Gilad et pour Israël ». Un morceau d’anthologie : « Éric Raoult fera une brève apparition à la tribune ». Brève, mais oh combien remarquable et remarquée.

Que dit-il ?  « Ce soir, j’avais le bureau politique de mon parti et Xavier Bertrand me dit : « Mais tu t’en vas ?  On parle des retraites, c’est important » et je lui fais passer un papier en lui disant : « pour moi, Israël, c’est plus important que les retraites ».

Commentaire d’Anne Kling : « Édifiant, n’est-ce pas ? Si jamais les électeurs se décident un jour à sanctionner ces priorités si clairement affichées, il pourra toujours poursuivre sa brillante carrière de l’autre côté de la Méditerranée. »

Comment se résoudre à devenir des Français comme les autres ?

Dans sa conclusion, Anne Kling pose la question. Elle cite le président du CRIF, Richard Prasquier, qui, tout en déclarant abhorrer le communautarisme… chez les autres, évoque une « identité collective » pour les Juifs que la nation se doit de leur reconnaître. Refuser de reconnaître cette « identité collective » reviendrait à « nier tout ce qui fait qu’il y a entre les Juifs un socle commun de références, d’attachements et de valeurs qui les rend non pas à part, mais distincts ». Se revendiquer « distincts » ne revient-il pas à se placer « à part » ? La nuance est pour le moins subtile. En réalité, conclut Anne Kling, lorsque le président du CRIF parle d’identité collective, c’est l’utilité, la pertinence et le pouvoir considérable de l’officine qu’il entend défendre avec acharnement. Quelle horreur de devenir des Français comme les autres, sans davantage de droits et de passe-droits ! Ne plus pouvoir tempêter, exiger, palabrer au sommet de l’Etat. On comprend, écrit Anne Kling, que le spectre de l’assimilation soit de ceux qui hantent les nuits de certains dirigeants communautaires.

Le CRIF, un lobby au cœur de la République 


Editions Mithra, 295 pages



Mercredi 29 Décembre 2010


Commentaires

1.Posté par AS le 29/12/2010 12:40 | Alerter
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le messiah, le dajjal ... ben voila ces gens opnt lee cerveau bourre... en declenchant la guerre civile ils ne font que provoquer leur propre destruction... laissons les aller a l'abattoir tous seuls...

Enrico Macias qui déclare, en pleine opération israélienne Plomb durci sur Gaza : « « Machiah est arrivé le jour de la création d’Israël. Rien n’arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d’Israël et si des épreuves personnelles ne m’en avaient pas empêché, je serais moi-même aujourd’hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux ! ». « Ils sont en train de mourir pour nous »

2.Posté par claudio le 29/12/2010 12:53 | Alerter
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Merci à Anne Kling pour ses ouvrages très éclairants et ô combien révélateurs.
Depuis très longtemps, je me pose une question, une seule.
Pour quelle raison les institutions juives, et particulièrement le CRIF, jouissent-ils de ce pouvoir exorbitant qui parvient à faire plier la République et cantonner les citoyens non juifs de notre pays au rang d'indigènes colonisés ? Oui, Pourquoi ?
Comme tout un chacun, il m'arrive de réfléchir, d'essayer de comprendre, de me documenter, d'analyser, de piocher dans les profondeurs de l'histoire, de m'arracher les cheveux, de me casser les dents, mais là j'avoue mon impuissance. Je ne trouve aucune réponse ou celles qui me viennent à l'esprit sont immédiatement refoulées par le peu de raison dont je dispose encore ! C'est quand même extraordinaire. Comme si une onde magique émise par une puissance céleste avait totalement annihilé mes facultés intellectuelles ou comme si mon intelligence n'était qu'un fantasme puisque appartenant à cette catégorie de gueux parasites que le Seigneur n'a pas élu !
Pourtant, j'entends et j'écoute ceux qui disent savoir, tout savoir.
Certains me disent que c'est à cause des nazis, de l'holocauste, des souffrances infligées au peuple juif. Je veux bien mais cela s'est produit il y a 65 ans et je n'étais pas encore né. Où se situerait donc ma responsabilité dans ce drame et à quel niveau dois-je placer celle des enfants ? De quoi dois-je rendre compte et à qui ? Pour qui dois-je payer et pourquoi ? Les faits étant clairs, je ne suis ni responsable, ni coupable ; je suis innocent !
D'autres me disent que c'est à cause de l'antisémitisme, cette tare que le Seigneur a placé dans chaque non juif et qui fait que nous ne cessons de persécuter un peuple doté de privilèges décrétés par l'autorité divine. A ce titre donc, ils auraient la préséance au sein du troupeau constitué par le reste de l'humanité. Là aussi, je veux bien, mais d'abord, c'est quoi l'antisémitisme ? Est-il antisémite de ne pas aimer les cons ? Est-il antisémite de dénoncer ceux qui nous empêchent de nous exprimer ? Est-il antisémite de nous battre contre les gangs qui nous trainent devant les tribunaux pour nous ruiner et nous enfermer dans leur geôles ? Est-il antisémite de refuser que nos enfants aillent se faire tuer en Afghanistan ou ailleurs pour le seul profit d'une entité étrangère ? Est-il antisémite de condamner le génocide du Peuple Palestinien ? Est-il antisémite de hurler notre effroi face des voleurs comme Madoff et les colons , face aux voleurs d'organes, face aux va-t-en-guerre qui menacent le monde ? Si c'est là qu'est puisée la morale d'une certaine communauté, alors oui, on peut me traiter d'antisémite, mais je ne peux l'être car ma morale, mon éthique, ma foi en notre Seigneur Jésus-Christ me commandent de combattre l'injustice, qu'elle soit l'œuvre d'un juif ou d'un non juif. Je ne condamne pas l'homme pour ce qu'il est mais pour ce qu'il peut faire de contraire aux valeurs humaines.
Cela dit, puisque ni la shoha ni l'antisémitisme n'expliquent le comportement du CRIF et de ses affidés à l'encontre de mon pays et de son peuple, que reste t-il alors ? Et... je n'ai toujours pas de réponse...
S'agit-il d'un complot prémédité contre la France et l'Occident en général pour y dominer la pensée ? Ou tout simplement une stratégie hautement élaborée pour faire de nous l'arme indispensable à la domination du monde ? Je crois bien que c'est un des éléments de réponse !
La lecture du rapport du sommet de Jérusalem des 12, 13 et 14 octobre 2003 est assez édifiant à cet égard. Cette conférence qui a rassemblé des gangster de la Bâtarde de Sion, des néo-cons américains et des droites européennes, a scellé une alliance : l'Alliance des Guerriers de Dieu.
Leur objectif est de rallier par « tous moyens » l'Occident à la thèse sioniste, sous couvert de sauvegarde la la « civilisation » contre la « barbarie » de l'Islam et contre toute opposition, de quelque nature qu'elle soit, à leurs dessins diaboliques.
C'est cela qui a cours dans notre pays actuellement...

3.Posté par rachi le 29/12/2010 12:54 | Alerter
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A quand le réveil des Français ???


4.Posté par jiraya le 29/12/2010 20:29 | Alerter
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Il n'y aura pas de réveille et si un jour il devait y en avoir un , il sera trop tard...
a droite comme à gauche ont se bousculent pour y participer a se dîner infecte
se dîner que Marianne vomit avant même d'avoir goutter un seul de ces mets putride
les cerveau sont laver, lobotomiser
ont crie ont alerte " l'islam nous envahit "
mais c'est bien le sionisme qui vient par derrière et qui pose sa lame froide sur la gorge de la France
les bloc identitaire main dans la main avec le bétar ou la ldj
c'est vous dire la confusion qui règne


5.Posté par Rakovski le 29/12/2010 20:34 | Alerter
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Deux corrections à apporter. On peut lire ici et communément: "CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France," Erreur, CRIF signifie "Conseil Représentatif des Israélites de France" !

Ensuite, L'auteur prétend que le CRIF fut crée en raison : "d'une forte immigration juive de 140.000 personnes, en provenance d’Europe de l’est, les Juifs français étant au nombre de 190.000, pour comprendre les raisons de la création du CRIF en septembre1944."


C 'est un pure prétexte historique, il dédouane les sionistes, les "juifs bruns" de leurs crimes !

L'UGIF fut créée par Pétain à la demande des Nazis dans le cadre de leur politique des Judenrat partout en Europe (conseil juif, tous présidés par des notables sionistes !). Voir Eichman à Jérusalem, d'Hannah Arendt

Après le départ des allemands de Paris en aout 1944, l'UGIF était complètement discrédité en raison de son étroite collaboration avec les Nazis, les notables de l'UGIF créérent alors le CRIF pour échapper aux poursuites, ce sont pratiquement les mêmes notables sionistes, anti-communistes, que l'on retrouve alors à la tête du CRIF. Seul André Baur fut arrêté et déporté dans des circonstances ignobles, il servit aux riches notables de victimes expiatoires à leurs propres crimes.
Pis encore, De Gaulle permit que les notables juifs furent jugés par leur pairs et non par la justice !

Ces "résistants" sionistes de la dernière heure ont agi comme des milliers d'autres notables, sionistes ou pas, à l'exemple du plus connu, un certain François Mitterrand. Mais en plus, ils ont pu échappé à tout procès !

L'auteur commence par une imposture historique, il ne parle pas de l'idéologie sioniste, fil conducteur de l'ugif et du crif, il se tait sur la période 1944 -1980.

Lisez plutot : Des juifs dans la collaboration en 1941 [Broché]
Maurice Rajsfus (Auteur), Pierre Vidal-Naquet (Auteur) ou encore du même auteur : Drancy, un camp de concentration très ordinaire.



En espérant, chers censeurs, que vous ne supprimerez pas mon intervention, comme vous l'avez fait à plusieurs reprises, en contradiction flagrante avec votre affichage anti-sioniste et pro-palestinien.

6.Posté par Rakovski le 29/12/2010 21:06 | Alerter
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Il reste que c'est un livre à lire, il participe à la démystification sioniste, ces faussaires fascistes, des tartuffes profondément anitjuifs !

7.Posté par jesus christ le 29/12/2010 21:08 | Alerter
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on sait ce qui se passe en France... la souveraineté française prise en otage par les américains sur une fausse cause fondamentale erronée... je comprend pas ce rythe qui repose sur un holocauste financer par les sionistes d Amérique t des sculptures falsifiées par les britannique, les américains les allemands et français communément pendant la seconde guerre mondiale pendant que les soldats se battaient aux champs de batailles, les archéologues et scientifiques des 2 camps travaillaient ensemble pour mettre des bases capitalistes en forme... le sionisme repose simplement sur le travail; nazis, et c est pas dur de la reconnaitre d ailleurs la colonisation de la Palestine n était qu un caprice des hautes instances internationale embrigadant l ONU.. mais c est pitoyable de voir toute la caste politique se vendre comme une vulgaire prostituée pour un billet et du pouvoir... plus rien n est crédible dans leur fonction, ils sont tous agenouillés devant les mensonges historique et jouent un rôle appropriés a chacun, c est honteux d être dominer comme ça.... nous dans notre pays avec une si grande histoire, on a même pas d indépendance...

8.Posté par jesus christ le 29/12/2010 21:11 | Alerter
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et je voulais rajouté que les indigènes aussi sont venus les libérer, que l islamophobie ambiante est injustifiable et elle n est qu un chapitre du processus de judaisation des pays or il ne sont qu une petite minorité mais prenne toute la place... ici en France, terre de chretienneté, on est en danger si on traite du débat des juifs, c est hallucinant...

9.Posté par 5.5 le 29/12/2010 21:49 | Alerter
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Sa ce passe de commentaire adieu douce france!

10.Posté par chleuh68 le 29/12/2010 23:50 | Alerter
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claudio bon post

11.Posté par Bravo le 30/12/2010 10:45 | Alerter
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Bravo a la France si elle es encore capable de produire des intellectuels(les) libres capables de dire tout haut ce qu'il pensent quel qu'en soit le prix.
C'est cette france gauloise et cartesienne que nous aimons.

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