Lobbying et conséquences

LE CENTRE SIMON WIESENTHAL CONDAMMNÉ POUR DIFFAMATION ENVERS LE COMITÉ DE BIENFAISANCE ET DE SECOURS AUX PALESTINIENS (CBSP)


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Mercredi 12 Septembre 2018 - 02:00 Produire la dépression suivante


Le tribunal de Paris vient de condamner le célèbre Centre Simon Wiesenthal pour diffamation envers le Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens, qu’il avait accusé de financer les attentats-suicide en Palestine, et dont il avait demandé le "démantèlement" au gouvernement français.


Vendredi 9 Mars 2007

Suite au procès qui s’est déroulé le 1er février dernier, la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné ce jeudi Shimon Samuels, le responsable européen du Centre Simon Wiesenthal qui avait diffusé le 1er novembre 2004 un communiqué affirmant : "par le biais du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP), une association française qui finance le terrorisme et qui est proscrite aux Etats-Unis, l’UOIF collecte des fonds pour les familles de terroristes-suicide du Hamas, une campagne camouflée sous le slogan ’Pour la modique somme de 50 euros, parrainez un orphelin de Palestine".

Le Centre Wiesenthal explique, et a osé développer, y compris lors des plaidoiries, que "ces fonds jouent un rôle essentiel dans la motivation des candidats à l’attentat suicide, en leur garantissant que leurs familles seront indemnisées après leur mort". (On ne vomit pas tout de suite, on attend la suite, ndlr). Car, affirment-ils, "C’est grâce à ces fonds que des pères, mais aussi des mères, acceptent d’abandonner leur enfant pour se transformer en bombe humaine et entrer au ’paradis d’Allah’ ".

Un jugement sans surprise, se dira-t-on sans doute à la lecture de ces lignes.

C’est tout de même un soulagement de constater que les juges n’ont pas cédé à l’incroyable rouleau compresseur que le lobby pro-israélien a mis en marche à l’occasion de ce procès. Car, rien n’a été épargné pour impressionner --il faudrait dire intimider-- les magistrats. Le Centre Simon Wiesenthal, véritable machine à écraser tout ce qui critique Israël dans le monde entier, dont le siège est basé à Los Angeles, n’a en effet pas mégoté sur les moyens. Un aéropage d’avocats, dont le futur Bâtonnier du barreau de Paris, huit témoins, dont des soi-disant sommités internationales et universitaires spécialisés dans la "contre-terrorisme", des journalistes, dont l’innénarable Clément Weil Raynal --Monsieur "Je Suis Partout"----, l’ancien commissaire de police Alain Sam Ghozlan --reconverti dans les basses oeuvres sionistes--, et même un "immam" au tour de taille impressionnant, un dénommé Massimo Palazzi, venu témoigner d’Italie contre le CBSP et tous les Palestiniens "extrêmistes" !

Plus de 8 heures de plaidoieries en faveur du Centre Wiesenthal et de son représentant Shimon Samuels, dont les juges ne peuvent plus ignorer la "grande notoriété", l’"autorité morale" qu’il représente pour les pouvoirs publics dont il est un "interlocuteur privilégié", les relations étroites qu’il entretient avec touts les grands organismes internationaux, les invitations qu’il reçoit régulièrement pour assister au Forum Economique Mondial de Davos. Ses avocats ont même fait valoir ses contacts avec le Pape Jean-Paul II, Mitterrand, Chirac, Sarkozy... sans oublier le roi Hussein de Jordanie. Un intouchable en quelque sorte.

Il a également été répété jusqu’à plus soif, à la barre, que cette très haute personnalité était un modèle d’"ouverture d’esprit" et de "tolérance", qui se préoccupe de "lutter contre la haine et le racisme", et même un "spécialiste du dialogue entre l’Occident et le Monde musulman", et de la lutte contre les "discriminations dont sont victimes les musulmans" (sic !)

Les avocats du Centre Simon Wiesenthal, ont fait verser au débats plusieurs centaines de "documents" censés prouver le sérieux de l’"investigation" de leur client sur le CBSP.

Beaucoup de papiers, beaucoup de parlottes, un défilé de beau linge, mais à l’arrivée... pas une once de preuve pour étayer les grossières accusations formulées !

Le CBSP peut donc se féliciter, ainsi que ses avocats, Me Liliane Glock et Me Gérard Ducrey, de ne pas s’être laissé intimider par la grosse machine à terroriser tout ce qui bouge, que constitue le Centre Simon Wiesenthal, et de l’avoir poursuivi en justice.

Si la peine infligée à M. Samuels peut paraître légère (une amende de 1000 euros avec un "sursis de 5 ans" ( !), un euro de dommages et intérêts, 2500 euros à verser au titre des frais de justice, et la publication du jugement dans un organe de presse choisi par le CBSP), le Centre Simon Wiesenthal, a été condamné, et c’est une première. Il fallait d’ailleurs voir la tête de M. Samuels et de son aéropage au moment où le délibéré à été énoncé par la présidente du tribunal !

CAPJPO-EuroPalestine



Vendredi 9 Mars 2007

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