Néolibéralisme et conséquences

LE CAPITAL FICTIF


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ROBERT GIL
Mardi 3 Avril 2012

LE CAPITAL FICTIF
Imaginons de nombreux capitalistes qui construisent des lotissements, des logements par milliers. Ils investissent des capitaux importants, dans l’espoir d’en retirer un bénéfice. S’ils ne trouvent pas en face d’eux autant d’acheteurs solvables, ils ne vendent pas leurs maisons et vont droit à la faillite. Le capital qui aurait pu, une fois les ventes réalisées, être réinvesti dans de nouveaux chantiers de construction, est au contraire immobilisé sous la forme de maisons invendables, et les ouvriers du bâtiment sont licenciés.

L’une des implications de ce cycle de circulation du capital, c’est que celui-ci existe alternativement sous deux formes, l’argent ou la marchandise. Cela signifie qu’il existe toujours une accumulation de marchandises et une accumulation d’argent, qui passent périodiquement d’une forme à l’autre.

Au fur et à mesure que le chantier avance, le capitaliste paye ses ouvriers, les matières premières, …etc. Il dépense son capital, mais ne le fait pas d’un seul coup. Il reste donc, jusqu’au dernier payement, une partie de ce capital qui n’est pas encore employée.

Déposée dans une banque, cet argent peut fonctionner comme capital pour d’autres capitalistes, sous la forme du crédit. Peu importe à notre fabricant de maisons, que l’argent qu’il retire lorsqu’il en a besoin ne soit pas celui qu’il a déposé, puisque la somme est la même. Or, ce crédit offre de nombreuses applications intéressantes pour le système capitaliste.

Une banque pourrait prêter de l’argent à des acheteurs potentiels, pour leur permettre d’acheter ces maisons qui viennent d’être construites. Pour nos capitalistes, la question est résolue : si les acheteurs ne peuvent plus rembourser leurs traites, c’est devenu l’affaire de la banque et plus la leur.

Puisque les acheteurs remboursent régulièrement et qu’ils rembourseront, à terme, plus d’argent qu’ils n’en ont emprunté, la reconnaissance de dette devient un papier qui rapporte de l’argent à celui qui la détient. Mais elle contient aussi le risque de ne pas être remboursée, si l’emprunteur se révélait insolvable. Alors, pour la banque, il existe une solution : revendre ce papier, qui contient à la fois un argent potentiel et un risque potentiel, en le jetant sur le marché.

Pour l’acheteur, ce papier ne représente plus une maison, un ensemble de maisons, des marchandises, mais seulement de l’argent déconnecté de la marchandise. On peut l’acheter, le vendre, spéculer dessus. On est alors dans la fiction de l’argent qui engendrerait de l’argent. C’est l’une des composantes que Marx appelle le capital fictif, dans la mesure où il ne représente pas de l’argent réel, mais seulement la possibilité, l’espoir de gagner de l’argent.

La dette publique n’est pas une question nouvelle, même si elle est sous le feu de l’actualité. Elle constitue un élément structurel de la politique économique des États. Aujourd’hui, presque tous émettent des bons du trésor, tout en remboursant des dettes antérieures. Tant que les rentrées, fiscales pour l’essentiel, permettent d’entretenir ce cycle, cela ne pose pas de problème aux prêteurs, qui voient dans les bons d’État des valeurs fiables.

C’est l’un des effets de la croissance du capital fictif, pour lequel l’argent semble se valoriser directement en argent : tout titre, qu’il soit action ou bon d’État, est évalué en fonction du risque qu’il contient par rapport au profit potentiel qu’il engendre.

Une partie croissante du budget de l’État est donc constitué de ce capital fictif, ce qui le rend vulnérable aux crises financières qui s’y déroulent. Or, de la même manière que l’on peut assurer une maison ou une voiture, il est aujourd’hui possible d’assurer un risque financier sur le marché : c’est le rôle des CDS (crédit default swap). Ces titres font eux-mêmes l’objet d’un marché, qui est la logique même du capital fictif puisqu’ils contiennent un profit potentiel, de l’argent se valorisant en argent.

Dés lors, il devient possible de spéculer sur les risques de banqueroute d’un État : c’est ce qui s’est passé avec la crise grecque, portugaise, Espagnole, Italienne et maintenant Française. De ce point de vue, l’État est exactement dans la situation d’une entreprise qui restructure pour restaurer ses profits : réduction massive des salaires des fonctionnaires, blocage des recrutements et non-remplacement des départs en retraite, et amélioration de la « productivité » par des mesures fiscales.

Autrement dit, l’État est, dans le capitalisme actuel, un moyen de valorisation du capital comme un autre, la manière dont il s’y prend pour fournir cette valeur ajoutée n’ayant d’importance que lorsqu’il risque de ne plus y parvenir.

Écrit par A.K d’après Karl MARX

http://2ccr.unblog.fr/2012/03/23/marx-et-le-capital-fictif/


Mardi 3 Avril 2012


Commentaires

1.Posté par Yacin nimitable le 03/04/2012 17:14 | Alerter
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Ces Morceaux de Papiers ne sont riens d'autres que des titres de propriétés "d'esclaves" en somme l'esclavagisme n'a pas disparu, jamais, non jamais, car les damnés ont besoin de gens pour continuer a faire tourné l'éphémère, car ils savent qu'ils sont damnés, alors ils ont articulés un système d'esclavagisme afin d'éloigné les gens de la Miséricorde divine en leurs mettant des chaînes en papiers, tout comme leur monnaie n'est plus que du vulgaire papier, tout comme l'or n'est qu'un métaux auquel on a donnée une valeur boursière, tout comme l'or noir les diamants, si on remonte dans l'histoire, le monde a bel et bien trop changer,
ce qu'ils veulent??? ceux qui se sont soumis aux diables et on vendus leurs âmes? nous entraînés avec eux en enfer, dans le Coran Allah lumière de la terre et des cieux, Seigneur deS mondeS, nous exhorte sur ce qu'on commis comme excès les civilisations qui nous ont précedé afin qu'on ne courrent pas sur leurs traces à nôtre perte, si aujourd'hui le monde est déréglé c'est uniquement parce qu'on vie une époque ou il y'a l'exemple de chaqueS civilisations qui nous a precedé, de la civilisation de noé a celle qui a précedé la révélation que reçu le Prophète Muhammad, le Coran détaille clairement qui était Abraham et la suite qui ont été ces fils, si les gens cherchaient la Vérité ils comprendraient que les dettes et l'Usure n'est contractées que pour nous garder ici bas, ce bas monde, n'est qu'un graind poussière dans la création, voilà ce qu'ils craignent l'islam et non les musulmans, car la descendance de jacob parmis ceux qui sont manifestement injuste envers eux même ont corrompus leurs cousins descendants d'ismael, afin de jouer tous ensemble a la bourse afin de Multiplier l'Usure et multiplier afin que l'humanité continue de s'enfoncé vers la colère divine...élevez vos conscience purifiez vos âmes, car ces Escrocs de hauts étages veulent les corrompre, les damnés. Salam, Shalom, Paix.

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