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LA "BLAGUE" DE L’ÉTÉ


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Djeha
Jeudi 18 Juillet 2013

LA "BLAGUE" DE L’ÉTÉ
LA "BLAGUE" DE L’ÉTÉ
 
Se pourrait-il que l’Europe ait décidée de se mettre debout ?
 
Une surprenante initiative européenne établit, conformément aux résolutions des Nations Unies depuis des décennies (en particulier la 214), une distinction entre Israël d'une part et la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan d'autre part, territoires palestiniens ou syrien occupés par Israël depuis 1967.
 
Il s’ensuit que « Si le gouvernement israélien veut signer des accords avec l'Union européenne ou l'un de ses États membres, il devra reconnaître par écrit que les colonies de Cisjordanie ne font pas partie d'Israël ». Selon de hauts responsables israéliens cités par le quotidien Haaretz, Israël se retrouvera ainsi face à un dilemme : signer une clause faisant référence aux lignes de 1967 qu'il récuse, ou renoncer à d'importants projets de coopération avec son principal partenaire commercial.
 
Cette nouvelle réglementation dispose que tous les accords entre Israël et l'UE « doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu'ils ne s'appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967 », a expliqué à Bruxelles la porte-parole du service diplomatique de l'UE, Maja Kocijancic.
 
Hanane Achraoui se fait des illusions.
 
On peut parier que cette initiative n’aura pas de lendemains. Il est même très étrange qu’elle ait pu être formulée, sans avoir été étouffée dans l’œuf, si l’on tient compte du très puissant lobby israélien infiltré au sein de tous les rouages de l’administration européenne.
 
Quand on reprend l’histoire de toutes les décisions prises par l’Union en soutien au sionisme, on peut être surpris par cette incongruité estivale.
 
Je joins à l’intention de ceux qui seraient tentés de se réjouir de voir enfin l’Europe se souvenir des Lumières et de ses fondements au bénéfice du droit, de la liberté et de la démocratie, une dépêche de 2010 relative à l’admission du « Grand Israël » au sein de l’OCDE, au grand dam de l’initiative d’aujourd’hui qui ne revient évidemment pas sur toutes celles qui font injure à la communauté internationale.
 
L’opinion publique mondiale est malheureusement menée en bateau.
 
Pendant que les Etats-Unis organise, depuis 2001 et 2003, un « printemps » qui détruit peu à peu la plupart des pays arabes, Israël dans le silence médiatique mondial, continue son grignotage, are par are de la Palestine, comme naguère le prescrivaient les « Pères fondateurs » de cette enclave  enkystée qui se moque de la morale, du droit et de la justice.
 
Dans les coulisses, à l’insu des gouvernements et des peuples, des institutions et des organisations internationales, les réseaux sionistes apatrides travaillent sans relâche au service de cette caserne off shore.
 
La différence entre les Principautés de Monaco et du Liechtenstein, le Grand Duché du Luxembourg, les Îles Caïman… et Israël, c’est qu’aucun de ces paradis fiscaux, refuges de brigands et de forbans de haut vol, n’a besoin de canons, de bombes atomiques et de mitrailleuses, aucun d’entre eux n’est fondé sur une discrimination raciale primitive, n’est obnubilé par une préhistorique et irrépressible envie de territoires, complexe hérité de l’ostracisme que le peuple juif a subi sous l’Ancien Régime, dominé par une aristocratie dont l’identité et la fortune reposaient entièrement sur la terre (avant l’industrie et Internet).
 
C’est sans doute pourquoi nos « cousins », jusque-là plus liés au temps qu’à l’espace, sont si prompts à prendre des noms de lieux.
 
Israël est comme le Vatican, avec cette différence.
Napoléon se serait sûrement dispensé de s’interroger : « Israël, combien de divisions ? »
L'habile général d'artillerie qu'il fut (avant de devenir un Empereur complètement c...) aurait très vite vu ce qu'implique la taille des armadas patrouillant en Méditerranée, en Mer Rouge, en Mer Noire, dans le Golfe Arabo-Persique et dans l'Océan Indien.
 
Sans compter tout le reste...
 
Triste époque !
 
Djeha
Mercredi 17 juillet 2013.
 
Israël dénonce un "diktat" de l'UE sur les frontières
 
AFP le mardi 16/07/2013 à 22h07
 
 
Israël a rejeté mardi une initiative de l'Union européenne excluant clairement les territoires occupés de sa coopération avec l’État hébreu, alors que des militants s'inquiétaient d'une "vague sans précédent d'avancement de plans de colonisation".
 
"Nous n'accepterons pas de diktats de l'extérieur sur nos frontières", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Cette question ne sera tranchée que dans le cadre de négociations directes". M. Netanyahu avait convoqué une réunion ministérielle d'urgence à propos des "lignes directrices" que l'UE a adoptées en juin et qui doivent être publiées officiellement cette semaine.
 
Cette nouvelle réglementation dispose que tous les accords entre Israël et l'UE "doivent indiquer sans ambiguïté et explicitement qu'ils ne s'appliquent pas aux territoires occupés par Israël en 1967", a expliqué à Bruxelles la porte-parole du service diplomatique de l'UE, Maja Kocijancic.
 
Elle est "applicable à tous les prêts et instruments financiers financés par l'Union européenne à partir de 2014", a-t-elle ajouté.
 
Cette initiative établit ainsi une distinction entre Israël d'une part et la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan d'autre part, territoires palestiniens ou syrien occupés par Israël depuis 1967.
 
Selon de hauts responsables israéliens cités par le quotidien Haaretz, Israël se retrouvera ainsi face à un dilemme : signer une clause faisant référence aux lignes de 1967 qu'il récuse, ou renoncer à d'importants projets de coopération avec son principal partenaire commercial.
 
"Si le gouvernement israélien veut signer des accords avec l'Union européenne ou l'un de ses États membres, il devra reconnaître par écrit que les colonies de Cisjordanie ne font pas partie d'Israël", a expliqué un de ces responsables.
 
"J'aurais pensé que ceux qui s'inquiètent pour la paix et la stabilité dans la région n'évoqueraient une telle question qu'après avoir réglé des problèmes légèrement plus urgents, comme la guerre civile en Syrie et la course de l'Iran pour se doter d'armes nucléaires", a ironisé M. Netanyahu.
 
"Ils ne devraient pas s'étonner du fait que l'UE soutient le droit international dans les efforts de paix au Proche-Orient", a déclaré dans un tweet le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, réagissant aux commentaires de M. Netanyahu.
 
La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, également négociateur en chef avec les Palestiniens, a qualifié d'"inquiétante" cette décision.
 
"C'est triste qu'on en soit arrivé là mais maintenant tout le monde comprend que les négociations sont le seul moyen de protéger nos intérêts diplomatiques", a-t-elle dit dans un communiqué.
 
Selon un haut responsable israélien s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, cette initiative européenne risque de compliquer encore plus les efforts du secrétaire d’État américain John Kerry pour relancer le processus de paix.
 
M. Kerry est arrivé mardi à Amman pour sa sixième tournée dans la région depuis février. Il devait s'entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas, les dirigeants jordaniens et des responsables de la Ligue arabe. Aucun rendez-vous n'était en revanche fixé dans l'immédiat avec M. Netanyahu.
 
Le gouvernement palestinien a pour sa part salué l'initiative européenne comme "une étape très importante pour arrêter la construction de colonies et mettre fin à l'occupation", selon un communiqué officiel.
 
Hanane Achraoui, une membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), s'est réjouie que l'UE soit passée "du stade des déclarations (...) à des mesures concrètes qui auront un impact positif sur les chances de paix".
 
Mais l'ONG israélienne anticolonisation La Paix Maintenant s'est inquiétée mardi d'une "vague sans précédent d'avancement de plans de colonisation".
 
Selon ces militants, une commission de l'administration militaire israélienne doit se réunir mercredi pour "discuter et probablement approuver la promotion de projets pour 1.071 unités de logement".
 
"En outre, la commission est censée approuver la validation (la dernière étape avant la construction) d'un projet de construction de 732 unités à Modiin Illit", selon l'ONG.
 
La Paix Maintenant voit dans ces projets "un autre message d'Israël aux États-Unis et aux Palestiniens que ce gouvernement ne veut pas la paix" et accuse le ministre de la Défense Moshé Yaalon de "virage à droite pour complaire aux dirigeants des colons".
 
Israël optimiste sur son entrée dans l'OCDE en 2010
 
AFP, mardi 19/01/2010 à 09h22
 
Le ministre israélien des Finances Youval Steinitz s'est montré mardi confiant quant aux chances d'Israël d'adhérer à l'OCDE en 2010, bien que le dossier sur la lutte anticorruption ne soit pas encore réglé.
 
"Les choses se présentent bien. Nos chances paraissent bonnes", a affirmé M. Steinitz à la radio, alors que le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, a commencé une visite de 48 heures en Israël.
 
"La visite du secrétaire général symbolise le fait que 2010 est l'année décisive pour notre intégration. Il est un ami d'Israël et il souhaite très fort que nous entrions dans l'OCDE", l'Organisation de coopération et de développement économique, a-t-il ajouté.
 
"J'ai rencontré la plupart des ministres des Finances des pays membres et ils se sont engagés à nous soutenir", a ajouté M. Steinitz, répondant à une question sur les critiques internationales contre l'opération militaire menée par Israël il y a un an dans la bande de Gaza. Ces critiques pourraient provoquer un report de l'adhésion d'Israël à l'OCDE.
 
"Il est important pour nous de rejoindre l'OCDE, l'organisation économique la plus prestigieuse au monde, d'un point de vue économique, mais aussi pour notre statut international", a souligné le ministre israélien.
 
Ce dernier a toutefois admis qu'un accord concernant la lutte contre la corruption n'avait pas encore été conclu.
 
"Des progrès importants ont été enregistrés. Il y a encore un peu de travail à faire. Il est possible qu'Israël intègre l'OCDE alors que quelques sujets techniques restent en suspens", a souligné M. Steinitz, faisant allusion aux soupçons de pots-de-vin ayant accompagné la signature de contrats de ventes israéliens à l'étranger ces dernières années.
 
En décembre, un rapport de l'OCDE a émis des "réserves importantes" sur les moyens mis en oeuvre par Israël pour lutter contre la corruption internationale et exhorté ce pays à "intensifier ses efforts" en la matière.
 
Selon le rapport, Israël devrait "obliger" la censure militaire à signaler aux autorités les cas de corruption transnationale avérés ou soupçonnés dont des entreprises israéliennes sont responsables.
 
M. Gurria doit signer mercredi, avec le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, un accord sur l'immunité diplomatique et les prérogatives dont devrait bénéficier le représentant israélien auprès du siège de l'OCDE à Paris et du représentant de l'organisation en Israël, selon un communiqué des Affaires étrangères.
 
M. Gurria s'entretiendra aussi avec le président Shimon Peres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président de la Knesset (Parlement) Reuven Rivlin et le gouverneur de la Banque d'Israël Stanley Fischer.
 
Israël a ouvert des négociations d'adhésion à l'OCDE en 2007. Cette organisation réunit les 30 pays les plus développés de la planète et se trouve en pointe dans la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption internationale.
 
L’OCDE accueille le « Grand Israël »
 
Luisa Baroni, 09 mars 2010
 
L’organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) légitime de fait l’occupation israélienne des Territoires palestiniens et autorise l’entrée d’Israël en son sein. Tel est le sens d’un document confidentiel, daté du 1er février 2010 et disponible à l’adresse Internet suivante : http://cryptome.org/israel-oecd.zip

Ce texte s’inscrit dans le processus d’évaluation de la candidature d’Israël à l’adhésion à l’OCDE. Celle-ci devrait se produire au mois de mai prochain, à en croire les propos du secrétaire général, Angel Gurria, lors de son voyage en Israël, en janvier dernier, pour la présentation des deux rapports de l’organisation, l’Etude économique d’Israël [1 ] et la Revue du marché du travail et des politiques sociales d’Israël [2 ]. Et le ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti l’a confirmé le 3 mars.
 
Le document confidentiel « Adhésion d’Israël à l’organisation : projet d’opinion formelle du Comité statistique » se présente comme l’ébauche d’évaluation dudit Comité de l’OCDE – dit CSTAT – sur la correspondance entre les faits présentés par Israël et les exigences économiques de l’organisation à l’égard de ses Etats membres. La présentation de faits ainsi que de statistiques analytiques, structurés sur une période brève, explique le document, « est l’une des obligations fondamentales pour l’adhésion », conformément à la Convention fondatrice de l’organisation.
 
Le document retrace le processus d’évaluation de la candidature d’Israël. Aux points 18-19 et 58-60, il est dit qu’Israël n’a présenté jusqu’à présent que des données concernant non seulement son propre territoire, mais aussi Jérusalem-Est, les hauteurs du Golan et les colonies de Cisjordanie, zones occupées illégalement depuis 1967. L’intégration de données sur les colonies est particulièrement importante : en Cisjordanie, celles-ci bénéficient de privilèges économiques dont sont exclus les citoyens israéliens à l’intérieur de la Ligne verte. D’où une déformation de l’image ainsi fournie de l’économie et de la qualité de la vie en Israël. Mais cela reflète surtout le refus d’Israël de présenter des statistiques distinctes pour lui-même et pour les Territoires qu’il occupe.
 
Pourtant, le rapport ne considère pas cette question comme un obstacle susceptible d’empêcher l’adhésion d’Israël à l’OCDE. Au contraire : le Comité statistique « recommande la préparation d’une étude en commun avec les autorités israéliennes afin d’évaluer l’impact quantitatif des hauteurs du Golan, de Jérusalem-Est et des colonies israéliennes de Cisjordanie sur les données-clés rassemblées au plan économique et social ». Cette étude ne sera toutefois produite que « dans l’année suivant l’adhésion d’Israël à l’organisation », c’est-à-dire une fois que l’Etat en sera devenu membre.
 
Si le texte affirme que « Israël s’est engagé à contribuer activement à cette étude après son admission », qui garantit que le gouvernement israélien ne refusera pas, finalement, de présenter les données exigées ? Mais le pire est ailleurs : avec ce document, l’OCDE reconnaît de fait l’occupation israélienne et la légitime au niveau international.
 
L’OCDE qui siège à Paris, rassemble trente Etats, a pour but la promotion de l’économie de marché et le libre-échange sur une base néo-libérale.
Née en 1948, dans le cadre du plan Marshall, cette organisation des Etats de l’Europe occidentale sous parapluie américain s’est transformée en 1960 en organisme international. Attendent actuellement d’y adhérer – outre Israël – le Chili, l’Estonie, la Russie et la Slovénie.
 
Le processus d’adhésion d’Israël a commencé en 1993, dans le cadre des accords d’Oslo. Les critiques les plus fortes de l’OCDE vis-à-vis de la politique israélienne concernaient jusqu’ici trois faits : l’occupation des territoires palestiniens et les données statistiques à son sujet, la corruption de l’armée et le droit de propriété intellectuelle dans l’industrie pharmaceutique.
 
Depuis 2007, le processus a enregistré une accélération grâce au choix des gouvernements israéliens de tailler dans les dépenses sociales et de privatiser de nombreux secteurs. L’adhésion d’Israël représentera une reconnaissance de la légitimité et de la nature démocratique de l’Etat d’Israël, d’autant plus précieuse qu’elle interviendra dans un contexte très particulier : contrairement à la rhétorique des colloques de paix, Israël développe actuellement une répression systématique contre la résistance populaire non violente en Cisjordanie tout en poursuivant le siège de la bande de Gaza.
 
Pour cette stratégie, le gouvernement Netanyahou-Lieberman-Barak a plus que jamais besoin que jamais de reconnaissance internationale. Et il a de plus en plus de mal à l’obtenir, comme le montrent l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations unies, les conclusions du sommet européen de décembre dernier, les percées de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions. L’OCDE va-t-elle, à contre-courant, légitimer l’occupation et la colonisation ?
 
Article rédigé pour l’AFPS par Luisa Baroni
Traduit de l’italien par D. Vidal, Afps
http://www.france-palestine.org/article14121.html
 
[1 ] http://www.oecd.org/document/53/0,3...
[2 ] http://www.oecd.org/document/25/0,3...


Jeudi 18 Juillet 2013


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