Sciences et croyances

L'univers hirsute



Mel Acheson
Vendredi 20 Septembre 2013

L'univers hirsute

NGC 2020 (à gauche) et NGC 2014 (à droite) dans le Grand Nuage de Magellan.
Crédit : ESO.
Clique pour voir les chevelures dans la photo fortement grandie


Thunderbolts, Mel Acheson, 18 septembre 2013


      Les descriptions populaires de nébuleuses oublient généralement de mentionner leur structure « poilue ». La gravité ne pouvant tisser de longs filaments de matière régulièrement espacés, l’astronome n’en pipe mot. Peut-être ne les voit-il même pas.


      La doubles nébuleuse ci-dessus se trouve dans le Grand Nuage de Magellan, une petite galaxie irrégulière, considérée comme un satellite de notre Voie Lactée. Selon l'explication orthodoxe, ces nébuleuses ont toutes deux « été sculptées par de puissants vents stellaires issus de très jeunes étoiles extrêmement chaudes qui irradient également le gaz, causant son intense luminosité. »


      La luminosité rouge de la nébuleuse de droite est émise par l'hydrogène ionisé ; le flamboiement bleu de la nébuleuse de la gauche est émis par l'oxygène ionisé. Dans cette description, le mot clé est « ionisé ». Les descriptions classiques qualifient de « gaz » l'hydrogène et l'oxygène ionisés. Sans chercher (ou réfléchir) davantage, l’astronome orthodoxe s’empresse d’appliquer les équations des gaz et de la gravité à sa première impression.


      Mais attendez : Si l'hydrogène et l'oxygène sont ionisés, c’est du plasma, pas du gaz. La recherche expérimentale (par opposition aux dérivations théoriques des « premiers principes » mathématiques [lisez hypothèses]) montre que, dans les systèmes ouverts, le plasma actif engendre des courants électriques. Appelés courants de Birkeland, ils ont la capacité de s'organiser eux-mêmes en cellules et filaments. Les expériences de laboratoire montrent la tendance du plasma à se séparer en plusieurs brins parallèles formant des filaments de courant régulièrement espacés.


      Les filaments ainsi que les agglomérats de filaments s’entortillent souvent l’un autour de l'autre en « tresses de plasma » ondulantes. La nébuleuse rouge projette sa pilosité dans l'espace ; la bleue l’emprisonne en anneau. Si vous pouviez passer vos doigts dans ces chevelures, vous trouveriez que c’est une expérience électrisante.


      Classiquement, le « gaz » est dit ionisé par le rayonnement « ardent » des étoiles proches. Selon la théorie de l’Univers électrique, le plasma est en mode luminescent à cause d’une assez forte densité de courant. Les nébuleuses sont l’équivalent cosmique des lampes au néon. Les nébuleuses et les étoiles qui les habitent sont des charges [résistances] dans les courants de Birkeland interstellaires qui les alimentent.


      Les nébuleuses ne sont pas les seuls objets chevelus. Ce genre de structure velue se rencontre partout dans l'Univers. La couronne solaire et les bras galactiques sont chevelus. Les comètes sont poilues. La « queue » de Vénus est chevelue (« des machins filandreux », comme les appelle la NASA). L’Univers électrique est un univers hirsute.



Original : www.thunderbolts.info/wp/2013/09/17/the-hairy-universe/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



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Qu'est-ce qui donne leur forme aux galaxies ? : Les galaxies sont des enfants lumineux d’origine électrique, pas la sombre progéniture de forces invisibles.




Vendredi 20 Septembre 2013


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