Croyances et société

L'islam et le despotisme: l'un tuera l'autre (suite et fin)


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Mardi 4 Septembre 2018 - 14:37 Moi, Jahvé


L’alliance entre discours religieux et totalitarisme politique est vieille comme le monde. Mais toutes les civilisations ont fini par trouver l’échappatoire indispensable à la construction de l’État de droit et son corollaire de pratique démocratique. Seule la civilisation islamique croupit encore dans les chaines de l’asservissement religieux et politique. Pourtant, textuellement, l’islam est la religion la plus prompte à s’engager sur les sentiers du progrès, de l’égalité et la citoyenneté.


Cide
Mercredi 1 Novembre 2017

L'islam et le despotisme: l'un tuera l'autre (suite et fin)
Certes, l’alliance entre discours religieux et totalitarisme politique est vieille comme le monde. C'est en effet pour mieux légitimer leur despotisme inique que les Pharaons d’Égypte se sont déclarés dieux. Depuis lors bon nombre d’empereurs d'Orient et d’Occident ont fait de même pour ajouter à une puissance de fait, une autre symbolique, autrement plus utile dans la mesure qu'elle est insaisissable de l'adversaire. Le dernier en la matière, l’empereur Hirohito, se déclarait carrément dieu, fils du soleil et, dans une moindre mesure, le roi du Maroc cache mal derrière son pompeux titre de Commandeur des croyants l’existence débridée d’un groupie occidental libertaire.

Il n’empêche cependant que toutes les civilisations ont fini par trouver l’échappatoire indispensable à la construction de l’État de droit et nécessaire pour son corollaire de pratique démocratique. Toutes, sauf une, hélas.
Oui, en effet, seule la civilisation islamique croupit encore dans les chaines de l’asservissement religieux et politique. Pourtant, textuellement, l’islam est la religion la plus prompte, une fois comprise et suivie, à s’engager sur les sentiers du progrès, de l’égalité et la citoyenneté. Ce, pour la simple raison qu’il n’accorde aucune sainteté ou place réservée d’ici-bas, contrairement à toutes les autres religions sans distinction. Comment expliquer alors ce retard en la matière ? Justement, entre temps, le despotisme politique est passé par là.
Et après une mise en pratique d’une égalité citoyenne représentative de toute la communauté, les forces obscures s’en sont accaparés de l’islam, le vrai, afin de le remodeler à leur guise. Jugé, à juste raison, assez libérateur, pour que les légions despotiques de tous bords ne s’en intéressent pas, l’islam s’est retrouvé pour ainsi dire altéré par mille ans de tyrannie qui ont, hélas, laissé une trace indélébile jusqu’à nos jours sur la substance et la nature même du message d’origine.
Car nul n’ignore aujourd’hui qui craint-on réellement dans les pays musulmans, la Mecque comprise. De quel devoir doit-on d’abord s’acquitter ? Est-ce celui envers Dieu ou au contraire celui du despote illégitime qui règne par le feu et le sang ? Toute une idolâtrie politique et religieuse, en somme, qui est la source première de l’éclatement total des États musulmans et, pire encore, annonciatrice des lendemains troubles tant les despotes semblent comme bénis du ciel et tout va à leur avantage. Jusqu’à que, subitement, le ciel s’assombrit et les orages éclatent.


Mercredi 1 Novembre 2017


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