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L’instrumentalisation du principe d'appartenance ethnique en Afrique favorise pernicieusement le développement du vote ethnique.


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L’instrumentalisation du principe d'appartenance ethnique en Afrique favorise pernicieusement le développement du vote ethnique. Et ce développement inhibe toute objectivité dans la détermination du vote des électeurs, car l'intégrité du vote des électeurs est aujourd'hui dénuée d'objectivité , en raison non seulement de l'instrumentalisation du principe d'appartenance ethnique par des partis que je qualifierais de partis -ethnique, mais aussi de la vocation instinctive et stéréotypée dont est mue la quasi-totalités des électeurs , qui font donc de la fibre ethnique l'ultime gage du glissement au fond de l'urne de leur bulletin de vote .


dan de prince .B
Samedi 2 Juillet 2011

L’instrumentalisation du principe  d'appartenance ethnique en Afrique favorise pernicieusement le développement du vote ethnique.
Je reconnais d'emblée que l'un des problèmes majeurs qui émaille et tenaille le développement des pays Africains demeure le caractère polyethnique de sa population. ce qui pourtant ne devrait que renforcer son développement optimal, comme socle indéboulonnable de valeurs inhérentes à l'émancipation de la diversité culturelle et du fondement moral de la société. Hélas, car même l'érection de la démocratie tant souhaitée par tous, semble léthargique ment se recroqueviller, en faisant du surplace, en considération de ce facteur endogène qui, mal usité par des acteurs politiques sans conviction politique véritable, contribue à ternir l'image de la démocratie et à plonger les paisibles populations dans des considérations moins enclines à la cohabitation pacifique, la tolérance et à l'unité nationale . Le caractère polyethnique de la population rend à bien des égards, manifeste l'enchevêtrement de cultures variées et bien fournies, qui par la manipulation politique qui en est faite par des hommes politiques , pour qui d'ailleurs, la seule et véritable identité politique réside dans l'attachement mordicus au principe d'appartenance ethnique. Ce qui conduit désespérément nos pays vers la débâcle démocratique, économique, sociale et même culturelle, d'autant que la fibre ethnique répréhensiblement consacrée et encensée dans la pratique par les leaders d'opinions nationales, les partis politiques et voir même la société civile , faisant en amont de l'existence, de la formation, de l'organisation puis en aval de l'adhésion des membres le prototype d'une affirmation politique avec en toile de fond l'hypothétique approche d'appartenance ethnique . Or, il est fondamental de faire un distinguo entre l'appartenance congénitale à une ethnie et les clivages politiques éventuels dans l'arène politique nationale. Car il est inadmissible d'assimiler ipso facto, l’appartenance ethnique à une adhésion aux valeurs politiques . Aujourd'hui l'amalgame qui en découle rend inopérants les principes fondamentaux d'une société démocratique, d'autant plus que le vote ethnique est devenue la voie royale de la construction démocratique en Afrique . Plusieurs partis politiques existent sans avoir une portée géographique nationale, seul un ancrage régional, tribal ou ethnique sur lequel s'identifie son appartenance ethnique est privilégiée .Et par voie de conséquence on assiste a la prolifération des partis politiques avec des leaders intronises ad vitae aeternam , et sur qui, l’espérance de vie du partis reste diamétralement tributaire . sans aucun doute , l’on constate l’effondrement de plusieurs partis lorsque leurs prétendus patriarches disparaissent … Ainsi , même les partis politiques sont devenues des entités organisationnelles de nos sociétés totalement prisent en otage par des hommes politiques qui s’y accrochent mordicus , et pour qui, l’enracinement stéréotypée dans l’esprit des populations du fameux sentiment d’appartenance ethnique , faussement interprétée ,continuerait allégrement de leur faire bénéficier d’une légitimité inconditionnelle dans certaines localités, régions et autres coins du pays . Et dans ces conditions , lorsqu'un éventuel contentieux électoral surgit, dans le fief électoral, essentiellement attaché à l'identité ethno politique du leader dont le parti politique en cause est issu, les populations développent des attitudes qui, en termes de revendications et contestations électorales au départ semblent pourtant légitimes, mais très rapidement, et c'est souvent le cas malheureusement, se substituent en une forme de, haine, de frustration , d’invectives et autres maux incrimines , débouchant sur des guerres civiles , avec leurs cortèges de pertes en vies humaines...je crains de ce point de vue que la consécration du vote ethnique, dans la pratique, par les partis politiques aux fondements ethniques dans nos républiques ne se meut en une instrumentalisation du sentiment naturel d'appartenance à une identité culturelle déterminée.



L’instrumentalisation du principe d'appartenance ethnique en Afrique favorise pernicieusement le développement du vote ethnique. Et ce développement inhibe toute objectivité dans la détermination du vote des électeurs, car l'intégrité du vote des électeurs est aujourd'hui dénuée d'objectivité , en raison non seulement de l'instrumentalisation du principe d'appartenance ethnique par des partis que je qualifierais de partis -ethnique, mais aussi de la vocation instinctive et stéréotypée dont est mue la quasi-totalités des électeurs , qui font donc de la fibre ethnique l'ultime gage du glissement au fond de l'urne de leur bulletin de vote . L’approche que je me suis permis de développer ici n'a aucunement la prétention d'incriminer, ni encore moins d' inhiber ou d'étouffer le vote des électeurs, mais tiens à mettre en relief la dangerosité de la prévalence du vote sur le fondement de la fibre ethnique dans des pays néo-démocratiques comme les notre.

Par Dan de prince B. Juriste et démocrate


Samedi 2 Juillet 2011


Commentaires

1.Posté par Thanatos le 02/07/2011 19:09 | Alerter
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Oui mais si les africains eux-mêmes le comprennent les choses pourraient changer, mais c'est à la jeune génération de le comprendre. Je pense qu'un pays par exemple doit avoir une identité, une âme pour être viable en tant que nation si tel n'est pas le cas elle aura du mal soumise à des forces destructrices exogènes et endogènes. Or en Afrique nos nations sont souvent des nations bâtardes dessinées par le colon. De telles nations auraient-elles pu exister sans une intervention exogène ? Difficile de le dire mais je ne le crois pas. Maintenant nos nations existent nous devons faire avec. Mais les nations bâtardes ont tendance à partir en sucettes et ce n'est pas exclusif à l'Afrique ! Nous avons le cas de la Yougoslavie par exemple. Et même certaines nations sont traversées par des courants indépendantistes "plus faibles" tels que l'Espagne où la Catalogne par exemple compte son lot d'indépendantistes mais aussi le pays Basque etc... Alors posons-nous la question, est-ce que nos nations bâtardes ont une âme ? N'ont-elles pas été créées dans le seul but de servir les intérêts du colon qui sait pertinemment que si un dirigeant ne l'arrange pas il pourra instrumentaliser un dirigeant d'une autre tribu et ses "frères" en lui donnant les moyens d'une révolution ! En fait pour les puissances occidentales peu importe qui dirige une nation du moment que leurs intérêts sont saufs. Une nation peut être en plein chaos comme la Libye ou la RDC et à un degré moindre la Côte d'Ivoire sans que cela ne les émeuve. Alors c'est à nous jeunes africains de savoir où est notre intérêt et de réfléchir à une stratégie pour défendre nos intérêts. Mais à vrai dire je ne suis pas optimiste car même beaucoup de jeunes cadres n'hésitent pas à retrouver leurs instincts "tribalistes" quand ils en ont l'occasion et que le contexte si prête. Et que d'égoïsme chez certains jeunes leaders africains qui ne sont que des politiciens ne plus pas prêts à mourir pour leurs idées. Il faudra de toute façon aux jeunes africains développer une vision pour l'avenir, ils n'ont pas le choix. C'est ça ou disparaître !

2.Posté par Katy le 02/07/2011 22:52 | Alerter
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La première chose que nous les africains devons savoir c'est que l'existence de differentes communauté avec leurs diffrents langues dans un pays n'est pas une chose reservé pour l'Afrique. Nous voyons qu'en Europe et en Asie aussi on trouve ce fenomène. L'ex-Yougoslavie, l'ex-Union Sovietique, l'ex- Checoslovaquie ( aujoud'hui Republique Cheque et Republique Slovenie car ils ont decidé de se separer), la Suisse avec ses differents cantons et differents langues, l'Espagne...etc Tous ces pays ont mis un système politique qui les permettent de vivre ensemble. La Yougoslavie n'existe plus elle a repris ses enciens frontières.

En afrique, lorsque les colons sont arrivé, ils ont trouvé des PEUPLES bien organisé, socialement, culturellement. etc Ils ont placé les frontières que nous avons actuellement , et comme ces pays se sont retrouvé avec des gens totalement etranges les uns anvers les autres, pour conserver ces distinctions ils ont inventé les mots "TRIBU, ETHNIE" En Europe on n'utilise pas les mots "tribu, ethnie". En Suisse ce sont des cantons, en Espagne ce sont des communautés autononmes.. etc .

Le cas de la Guinnëe Equatoriale par ex.:Le colon est arrivé et a colonisé l'île de Bioko d'un coté, d'autres îles, une parti continentale et juste quatre ans avant l'indepedance le colon a fabriquer le nom de Guinée Equatoriale il a melangé ces differents territoires de differents peuples, differents langues et a quitter laissant derrière lui le chaos.

Le gran problème que je trouve en Afrique c'est que lorsque quelqu'un devient Chef d'Etat, automatiquement c'est : Lui, sa famille et sa region o tribu o ethnie. Mais c'est surtout d'abord lui et sa famille. Les gens de son ethni, tribu o region se donnent certains privilèges car étant de la même region, tribu o ethnie du Chef d'Etat. Ils excluent les autres gens des autres regions ( emploi, bourse. partage des richees du pays etc) Et pire encore dans certains cas ils font la LOI". N'importe qui peut arreter quelqu'un le maltraiter et tout reste dans le silence, car appartenant à la region, tribu o ethnie du Chef d'Etat

La question des FRONTIERES ARBITRAIRES et ses consequences doive être prise au serieux, lorque la cohabitation devient impossible, pas necessaire d'arriver à une guerre civil la Resolution 2625 (XXV) de l'ONU autorise l'Autodetermination du peuple en question (Ex: L'ex-Yougoslavie. L'ex-Checoslovaquie). Il faut tout pour preserver la Paix. Or en Afrique parler du Droit à l'Autodetermination devient un tabu. Il faut preserver les frontières du colon. Je dis NON NON ET NON

Personellement je CONSEILLE le SYSTEME DE LA SUISSE pour nos pays africains.si on veut preserver les frontières arbitraires des colons Le système de l'Espagne aussi est bon. Au fait LIMITER LES MANDATS a QUATRE ANS!!!

Si les autres arrivent à trouver des solutions à leurs problèmes, NOUS AUSSI. Avant tout integration continental il faut d'abord une integration à l'interieur des pays.

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