ALTER INFO

L'extrême France



Djeha
Mercredi 12 Octobre 2016

Dans la dépêche ci-dessous on peut lire ceci :
 
 
La France commet de nombreuses violations de ses propres engagements, ont aussi accusé lundi les associations, dénonçant notamment l'expulsion de mineurs non accompagnés vers l'Italie. Teresa Maffeis, de l'Association pour la démocratie à Nice, a quant à elle dénoncé "la politique discriminatoire de la police française qui fait descendre des trains les personnes de couleur noire", politique comparée récemment par le quotidien américain New York Times aux persécutions des Juifs sous l'Occupation.
 
La France commet de nombreuses violations de ses propres engagements, ont aussi accusé lundi les associations, dénonçant notamment l'expulsion de mineurs non accompagnés vers l'Italie. Teresa Maffeis, de l'Association pour la démocratie à Nice, a quant à elle dénoncé "la politique discriminatoire de la police française qui fait descendre des trains les personnes de couleur noire", politique comparée récemment par le quotidien américain New York Times aux persécutions des Juifs sous l'Occupation.
 
"Les Italiens font plus que leur part et la situation de Vintimille c'est la France qui l'a créée en fermant la frontière!" a fustigé Georges Faye (Roya Citoyenne) en dénonçant "un déni a priori du droit d'asile".
 
 
 
« S'il y a Calais, c'est parce que la Grande-Bretagne a fermé ses frontières, et s'il y a Vintimille, c'est bien parce que la France a fermé ses frontières », a renchéri Gérard Vincent, responsable du Secours Catholique dans les Alpes-Maritimes.
 
Il y a pourtant une différence : la grande Bretagne n’est pas liée à la France par les Accords de Schengen qu’elle n’a pas signés. La France et liée à l’Italie par la signature et la ratification d’un pacte commun qui prescrit la libre circulation dans l’Espace Schengen de tout ressortissant autorisé par l’un des membre parti à cet accord.
 
Si la France ne veut plus de ces accords qu’elle les dénonce alors officiellement au lieu de perpétuer cette hypocrisie qui consiste à condamner la Grande Bretagne, la Pologne, la Hongrie et les anciens PECO (et même son voisin allemand parce accusé de laxisme à l’égard des populations migrantes, respectant ainsi sa signature bien au-delà de ses engagements, comme l’Italie et la Grèce), pour xénophobie et atteintes aux droits de l'homme tout en pratiquant une politique similaire à celle que pratiquait naguère le régime de Vichy, si l’on en croit le quotidien américain New York Times qui l'en accuse.
 
Plus bas, vous trouverez une autre dépêche (dont les médias « chauds » ne pipent mot) qui montre comment la France « apolitique » manifeste contre l’arrivée de migrants dans leurs communes, aussi faible soit le nombre de ces malheureux accueillis en France, soupçonnés de toutes les vilénies, réputés menacer la quiétude et la prospérité de ces braves gens qui rappellent le « courage » de leurs prédécesseurs au cours de la seconde guerre mondiale.
 
Il y a des réflexes difficiles à extirper et, un temps de culpabilité vite réprimé, reviennent et dominent dans un paysage politique « décomplexé » pressé d’assumer fièrement…
 
Pendant ce temps-là le peuple de France regarde désemparé, ses repères et ses valeurs se décomposer sous l'influence et l'action d'une minorité écrasante, tous les leviers de commande en main emporter le pays vers un singulier destin.
 
Ceux qui ont aimé les socialistes, adoreront ceux qui leur succèderont l'an prochain.
 
Djeha,
L. 10 octobre 2016
 
 
 
Migrants: l'attitude de la France fustigée par les associations à Vintimille
AFP le L. 10/10/2016 à 19:34
 
La France s'est retrouvée lundi sur le banc des accusés à Vintimille (Italie), où Médecins du Monde et plusieurs autres associations ont appelé solennellement à la réouverture de la frontière franco-italienne, trois jours après le décès d'une adolescente érythréenne, percutée par un poids lourd sur l'autoroute.
 
"Cette mort est inacceptable (...) Alors que toute la classe politique française dénonce les accords du Touquet et l'externalisation de la politique britannique en France, la France fait la même chose ici à sa frontière italienne", a dénoncé Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde (MDM), lors d'un point de presse convoqué avant le décès de l'adolescente.
 
"Nous voulons alerter l'opinion publique avant que Vintimille ne devienne pour les Italiens et les exilés un autre Calais. (...) Ce ne sont pas les mêmes nombres (il y a environ 1.200 migrants en transit à Vintimille) mais on est dans la même configuration. On est dans un endroit dans lequel les droits des personnes sont violés", a ajouté Mme Sivignon, lors de cette conférence de presse à laquelle avaient également pris part d'autres associations, dont le Secours Catholique, Amnesty International ou la branche italienne de l'ONG catholique internationale Caritas.
 
"Nous demandons aux autorités françaises de rouvrir la frontière pour que ces personnes ne soient plus exposées à des risques inutiles", a poursuivi la présidente de MDM.
 
"S'il y a Calais, c'est parce que la Grande-Bretagne a fermé ses frontières, et s'il y a Vintimille, c'est bien parce que la France a fermé ses frontières", a renchéri Gérard Vincent, responsable du Secours Catholique dans les Alpes-Maritimes.
 
Identifiée par la presse italienne, la jeune Erythréenne décédée vendredi, Mjmelet Berhal, a été percutée par un poids lourd espagnol au kilomètre 158 de l'autoroute italienne, quelques mètres avant la France qu'elle tentait de gagner à pied avec ses frères.
 
"Est-ce que sa mère l'avait envoyée pour perdre sa vie?! Moi j'ai perdu un enfant de 10 ans à la mer (...), ça fait mal ce que nous vivons", a témoigné à l'adresse des médias Lizette Memgese, originaire de République démocratique du Congo (RDC).
 
- 'Politique discriminatoire' -
 
L'accident a suscité beaucoup de réactions côté italien, de l'évêque à la préfecture, tandis la police enquête pour comprendre qui a indiqué l'endroit par où passer à ce groupe qui venait d'arriver à Vintimille, selon la presse italienne.
 
Les deux tiers des migrants en transit à Vintimille sont originaires du Soudan et pour 10% d'entre eux d'Ethiopie et d'Erythrée, dont le régime totalitaire rend les ressortissants éligibles à l'asile en France. Une partie d'entre eux sont arrêtés à leur arrivée en France où la préfecture des Alpes-Maritimes a recensé plus de 24.000 interpellations depuis janvier.
 
La France commet de nombreuses violations de ses propres engagements, ont aussi accusé lundi les associations, dénonçant notamment l'expulsion de mineurs non accompagnés vers l'Italie. Teresa Maffeis, de l'Association pour la démocratie à Nice, a quant à elle dénoncé "la politique discriminatoire de la police française qui fait descendre des trains les personnes de couleur noire", politique comparée récemment par le quotidien américain New York Times aux persécutions des Juifs sous l'Occupation.
 
En septembre 2015, rappelle Médecins du Monde, les pays de l'Union européenne s'étaient fixés l'objectif de relocaliser plus de 98.000 réfugiés arrivés en Grèce et en Italie sur deux ans.
 

 
Un migrant montre ses cicatrices dans un centre de la croix rouge à Vintimille, le 14 septembre 2016 (AFP/Archives / VALERY HACHE)
 
Un an après, on est loin du compte, en particulier la France qui en a accueilli moins de 2.000, un dixième de ces engagements alors que depuis le début de l'année, l'Italie a enregistré plus de 132.000 débarquements.
 
"Les Italiens font plus que leur part et la situation de Vintimille c'est la France qui l'a créée en fermant la frontière!" a fustigé Georges Faye (Roya Citoyenne) en dénonçant "un déni a priori du droit d'asile". "Il y a des Erythréens dans la salle. Ils ont droit à l'asile."
 
Son association distribue 100 à 200 repas lors de maraudes organisées "à la sauvette en jouant à cache-cache avec la police" dans la vallée française de la Roya, empruntée par les migrants pour contourner les contrôles aux gares ou sur les routes.
 
 
Manifestations apolitiques contre des centres pour migrants
AFP le S. 08/10/2016 à 12:12, mis à jour à 19:02
 
 
 

 
Manifestation contre un centre d'accueil pour migrants à Forges-les-Bains (Essonne) le 8 octobre 2016
 
(AFP / Thomas SAMSON)
 
Quelques centaines de personnes ont manifesté samedi de façon apolitique à Pierrefeu-du-Var (Var) et à Forges-les-Bains (Essonne) contre des centres d'accueil pour migrants, dénonçant un "projet imposé" par le gouvernement.
 
De 700 à 800 personnes ont défilé à Pierrefeu-du-Var, une bourgade rurale à 20 km de Hyères, à l'appel de la municipalité, contre la création d’un centre d’accueil pour migrants sur la commune, a constaté un journaliste de l'AFP.
 
Cette "marche citoyenne" s'est déroulée de la mairie au centre hospitalier psychiatrique dont l’un des bâtiments désaffectés devrait accueillir, courant novembre, 60 demandeurs d’asile en provenance de Calais.
 
Patrick Martinelli, maire sans étiquette de cette commune de 6.000 habitants, avait fait voter jeudi une motion contre cette initiative de l’Etat, à l’unanimité du conseil municipal, y compris l’opposition (elle aussi non étiquetée). Il a notamment avancé comme argument le fait que le bâtiment destiné aux migrants est situé en zone inondable et évoqué "le risque de tensions graves" induit par l’arrivée de ces 60 hommes dans "un village rural inadapté à recevoir une telle population".
 
M. Martinelli a indiqué avoir reçu vendredi une réponse négative de la préfecture à sa demande du 3 octobre de renoncer à l’ouverture d’un centre d’accueil sur sa commune.
 
Deux autres manifestations sont prévues dans la journée à Pierrefeu, l’une à l’appel de la Ligue des droits de l’homme et de partis de gauche, en faveur de l’accueil des migrants, puis une autre organisée par le Front national qui défend l'idée d'un département "sans migrants".
 
Le Var compte actuellement trois Centres d’accueil et d’orientation (CAO) pour des personnes en instance de demande d’asile, situés à Toulon, Hyères et La Seyne-sur-Mer.
 
"Dans le cadre de l’annonce par le président de la République de la fermeture de Calais, on nous a demandé de travailler sur des lieux en capacité de se transformer en Centres d’accueil et d’orientation. Il y a 6.000 personnes à répartir et il faut plus de CAO", explique la secrétaire générale de la préfecture Sylvie Houspic.
 
Deux lieux sont ciblés dans le Var, Pierrefeu-du-Var et Tourves près de Brignoles.
 

 
Manifestation contre un centre d'accueil pour migrants à Forges-les-Bains (Essonne) le 8 octobre 2016 (AFP / Thomas SAMSON)
 
Par ailleurs, quelque 250 personnes ont manifesté samedi à Forges-les-Bains (Essonne) contre un centre d'accueil de migrants, incendié début septembre et ouvert depuis une semaine, a constaté un journaliste de l'AFP.
 
Derrière une banderole "projet imposé = colère augmentée", les manifestants ont marché dans le calme depuis l'école primaire de cette commune de 3.700 habitants jusqu'à la mairie, en passant devant les grilles du centre d'accueil, où 44 Afghans ont posé leurs bagages lundi.
 
"Pas contre les migrants, mais contre l'État", "respectez la parole des Forgeois", pouvait-on lire sur plusieurs pancartes.
 
"On nous a mis par terre, nous les habitants et aussi la municipalité. On veut être respectés et entendus", demande Sébastien Roger, leader du collectif Forgeons l'avenir, autour duquel est née la mobilisation.
 
Une majorité de votants (59%) avait exprimé fin septembre son opposition catégorique à l'arrivée de migrants dans la commune, lors d'une consultation populaire organisée par la mairie.
 

 
Manifestation contre un centre d'accueil pour migrants à Forges-les-Bains (Essonne) le 8 octobre 2016
(AFP / Thomas SAMSON)
 
Pour beaucoup, la confiance avec les autorités, notamment la préfecture de l'Essonne, est rompue. "On nous a pris pour des andouilles, on nous a menti. Ils nous disent que ça va fermer dans deux ans, mais c'est pas vrai, ça va empirer", craint une habitante, qui souhaite rester anonyme.
 
Au cœur des inquiétudes, la présence des écoles à une centaine de mètres du centre. "Ici, les enfants rentrent seuls à pied chez eux. Il peut y avoir des agressions", s'émeut Liliane, 24 ans.
 
D'autres dénoncent le fait que le centre n'accueillera que des hommes. "Ils vont s'ennuyer ici, il n'y a rien à faire", prévient Franck, un Forgeois de 52 ans. "Il aurait fallu des familles qui souhaitent s'intégrer".
 
"Les migrants, on n'en veut pas", tranche Stéphanie, venue d'une commune voisine. Elle avoue "être dans la peur" et craindre "des évènements comme en Allemagne", en référence aux agressions sexuelles en bande commises à Cologne en décembre 2015, imputées à des migrants originaires surtout d'Afrique du nord.
 
A la fin de la manifestation, une Marseillaise entonnée par des élus et militants du Front national, dont le conseiller régional Île-de-France Wallerand de Saint Just, a généré quelques tensions avec les membres du collectif qui ont insisté sur le caractère "apolitique" de leur mobilisation.
 


Mercredi 12 Octobre 2016


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