EUROPE

L'explosion à « Vektor » russe. Un signal alarmant devient plus fort.


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Nous vivons à une époque de catastrophes, de guerres et de cataclysmes. Chaque jour, des petits écrans et gadgets présentent les actualités sur des conflits armés, de catastrophes écologiques, d’effondrements. Graduellement, nous nous y habituons, arrêtons de réagir à des dizaines et même des centaines de décès, nous négligeons tout ce qui se passe autour de nous. Il faut que chaque de nous le fasse !


eva stern
Vendredi 4 Octobre 2019

Nous vivons à une époque de catastrophes, de guerres et de cataclysmes. Chaque jour, des petits écrans et gadgets présentent les actualités sur des conflits armés, de catastrophes écologiques, d’effondrements. Graduellement, nous nous y habituons, arrêtons de réagir à des dizaines et même des centaines de décès, nous négligeons tout ce qui se passe autour de nous. Il faut que chaque de nous le fasse !
À la mi-septembre, les médias mondiaux ont éclaté pour la énième fois les actualités sur les événements en Russie, dont les conséquences pourraient toucher gravement de nombreuses pays.
Сe qui est arrivé ?

Il y avait une énième situation d’urgence en Russie sur un site sensible, un centre de recherche russe en virologie et de biotechnologie, situé à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), [la troisième ville la plus peuplée de la Russie avec plus de 1,5 million d’habitants] « Vector ». Une explosion et puis un incendie. Selon Moscou, aucun danger. C’est assez traditionnellement pour le Kremlin. Il y avait des personnes blessées, quelques fenêtres ont été brisées, mais la structure du bâtiment n’a pas été touchée, et aucune substance dangereuse ne s’était échappée. Cependant, on ne peut pas avoir confiance en déclarations officielles de Moscou ! Sur le fond, nous avons une information sur une explosion et un incendie dans le centre, qui mène des recherches sur un ensemble de virus, notamment dont ceux de la variole, de l’anthrax et d’Ebola. Ces noms délétères font battre le cœur.

De plus il est à noter que la population mondiale actuelle n’est plus vaccinée, car on considère que le virus est totalement éradiqué. Mais s’il revient, la population n’est pas protégée. Des centaines de milliers de personnes risquent de mourir.

Y a-t-il des risques réels ? Avis des experts .

Pour Frédéric Tangy, chercheur et virologue au CNRS et à l’Institut Pasteur, interrogé par le média français 20 Minutes (https://www.20minutes.fr/monde/2607471-20190918-russie-faut-inquieter-apres-explosion-laboratoire-renfermant-variole-ebola), le danger « dépend de la localisation de l'incendie: si ça explose dans un garage, il n'y a aucun danger, mais si ça explose à côté d'un congélateur qui détient le virus de la variole, ça peut contaminer l'air. Le virus est conservé à -80 degrés, donc il faudrait que les tubes décongèlent pour qu'il y ait une contamination ».

Hervé Raoul, le directeur du laboratoire P4 Inserm Jean-Mérieux à Lyon, estime « un incendie qui toucherait les zones où le virus est présent, c’est presque une bonne nouvelle, ça va détruire les pathogènes. Si ça impacte une zone où vous avez des installations dédiées à la sécurité du laboratoire, ça peut être plus embêtant, mais ce n’est pas forcément catastrophique », en considérant « qu’il n’y a pas de risque majeur et que les chances de contamination sont peu probables » (http://www.doctissimo.fr/sante/news/incendie-laboratoire-russe-ebola-variole-vektor).

Oui, on s’appliquent des mesures préventives obligatoires en cas de la variole: la vaccination du personnel et des proches, désinfection des villes et villages voisins. Si un de ces sites sensibles est touché, le seul moyen de stopper la contamination serait de faire une vaccination des personnes du laboratoire, leurs proches, le village et les localité aux alentours.

Mais tout cela n’est que théorie ...

En fait, le niveau de pollution réelle est inconnu, car «Vector» est un objet russe à accès restreint.

Les sites sensibles russes sont le théâtre des situations d'urgence.

La Russie est devenue le théâtre des situations d'urgence « fangeuses » ces derniers temps.

Début juillet, 14 officiers de la marine russe sont morts dans un incendie à bord d'un mystérieux sous-marin à propulsion nucléaire dans le Grand Nord. Gardant en grande partie le secret sur la tragédie, les autorités ont assuré que le réacteur nucléaire n’a pas été touché par le feu.

Plus tard quelques dizaines de personnes ont été blessées dans trois déflagrations dans des usines d'explosifs et des dépôts de munition.

En août, une explosion a fait au moins cinq morts sur une base de tir de missiles du Grand Nord lors de tests de nouveaux armements. Il y avait une brève hausse de la radioactivité dans la région et même a touché la Finlande.

Dans chacun de ces cas, les autorités russes ont déclaré qu'il n'y avait aucune menace pour la vie et la santé de la population. Mais il n’a pas été possible de le vérifier.

« En Russie, les accidents sont de plus en plus fréquents sur les sites sensibles. Dans ce pays, les mesures ne sont pas prises en quelques minutes, les infrastructures ne fonctionnent pas toujours très bien. Pour qu’un accident arrive dans un laboratoire comme celui-ci, ça veut dire que c’est mal géré et qu’il y a de grosses failles de sécurité », conclut Frédéric Tangy.

Conclusions

Quelques semaines ont passé après cet incident, et l'agenda politique a pris la position de tête dans le champ d'information de l'intérêt. Bien que, semble-t-il, la communauté internationale devrait accorder une attention particulière à de tels cas et exiger de la Russie un rapport détaillé sur la situation là, sur les mesures prises, voire même l’accès aux experts internationaux pour qu’ils puissent évaluer la situation actuelle.



Vendredi 4 Octobre 2019


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