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L'attentat du 11 décembre en Alger, l'ONU désigne Lakhdhar Brahimi à la tête sa commission d'enquête



Vendredi 8 Février 2008

L'attentat du 11 décembre en Alger, l'ONU désigne Lakhdhar Brahimi à la tête sa commission d'enquête
Dans ce monde arabe de toutes les passions, la vérité a-t-il quelque chance d'émerger intacte des puits insondables de la politique ? Oui, si les ingérences de tout genre cessent pour de bon et que les états souverains arrivent enfin à s'autogérer sans avoir l'impression d'être empiétés à chacun de leur pas. L'attentat-suicide du 11 décembre dernier à Alger illustre à merveille ce désolant état de choses : voilà un acte terroriste commis sur le territoire national au mépris de l'autorité d'un état et de la sécurité de sa nation qui se transforme en un alibi sur quoi fonder tout un discours et toute une cascade de démarches interventionnistes. Les Nations unies dont le siège a été pris pour cible, lors de cet attentat, réclament en effet la mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante, manière implicite pour signifier aux Algériens qu'ils sont incapables de tirer claire la macabre affaire, seuls et sans assistance étrangère. Or pour une Algérie qui à quelques centaine de kilomètre d'elle un Liban et un Pakistan plongés en plein crise en raison des ingérences des puissances étrangères par l'Onu interposée, la perspective d'une enquête à dimension internationale n'a rien d'assurant. Au contraire, une telle enquête signifierait qu'à chaque nouvelle résurgence terroriste, hypothèse qui n'est hélas pas à écarter, le pays devra ouvrir grand ses portes aux experts étrangers et par la même occasion, s'exposer aux risques de crise sociale, politique et sécuritaires. Les craintes d'Alger à ce sujet sont beaucoup plus ancrées pour qu'un stratagème tel la nomination du diplomate arabe Lakhdhar Brahimi à la tête de la commission en question puisse les apaiser. Après tout, ce n'est que depuis très peu de temps que les Algériens commencent à voir le bout du tunnel, très peu pour qu'ils oublient les horreurs terroristes qui ont rythmé leur quotidien tout au long de la décennie 90.


Vendredi 8 Février 2008

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