Sciences et croyances

L’anneau était une barrique



Stephen Smith
Lundi 9 Mars 2015

L’anneau était une barrique

Ces yeux qui louchent, une image stéréo de M57 (NGC 6720), révèlent la profondeur de la structure.
Crédit : Jukka Metsävainio
Agrandissement.


The Thunderbolts Project, Stephen Smith, 5 mars 2015


    La nébuleuse de l'Anneau aurait pu s’appeler la « nébuleuse de la Barrique ».


    « Écoulement bipolaire » est une expression souvent employée pour décrire la structure de la nébuleuse ci-dessus, bien que pour l’Église astronomique, la cause de la chose reste inexplicable. Selon l'avis prévalant, les structures nébulaires formeraient des « nœuds » du fait des gaz et de la poussière « soufflant » à travers elles ; ces « vents » étant l’œuvre de l’« onde de choc » des explosions stellaires. Dans de nombreux cas, les nébuleuses sont dites « formatrices d’étoiles », car l’intense rayonnement X ou ultraviolet extrême caractériserait l’apparition de réactions de fusion nucléaire dans le nuage. Les vents et les ondes de choc éclairciraient les nuages – jusqu’à leur donner une densité si faible, qu‘une volute de fumée paraîtrait compacte –, qui fusionneraient en se concentrant toujours plus, jusqu’à, par la suite, donner naissance à des étoiles.


    D’un autre côté, la théorie de l'Univers électrique voit du plasma, pas des gaz ardents, circuler à travers l'espace. Les lois de l'électricité s’appliquent, pas les lois du vent. Dans l’enveloppe d'une nébuleuse planétaire, on trouve une ou plusieurs gaines de plasma, ou doubles couches, se comportant comme des condensateurs, tantôt stockant, tantôt libérant de l'énergie électrique ; le courant s’accroissant et déclinant tour à tour dans les couches internes et externes de l’enveloppe.


    Les particules chargées en mouvement constituent un courant électrique. Le courant électrique s’accompagne, enroulé autour de lui, d'un champ magnétique qui s’affaiblit en fonction de la distance à son axe. Plus le nombre ou la vitesse des particules chargées se déplaçant dans la même direction est grand, plus le champ magnétique est puissant. Les ions qui se déplacent dans le champ magnétique tendent à se resserrer vers l'axe du courant. Les spécialistes de la physique des plasmas désignent ce phénomène sous le nom de « Bennett pinch » [striction de Bennett ou striction longitudinale électromagnétique].


    Toute décharge électrique dans un nuage de plasma crée une double couche le long de son axe. La charge positive s’accumule d’un côté et la charge négative de l'autre. Un fort champ électrique se manifeste au milieu et, si un courant suffisant est appliqué, la double couche s’illumine ; sinon, invisible, elle est dite en « mode obscur ».


    N’émettant que de la lumière à la fréquence d'excitation spécifique de ce gaz, une lampe au néon est un bon modèle pour les nébuleuses. L'électricité traversant le gaz de néon l’amène à former un plasma et une lumière jaune pâle. D'autres gaz, tels que l'oxygène ou l'hydrogène, produisent une lumière bleue et rouge, tandis que les éléments plus lourds rayonnent dans leur propre couleur. La lumière de la nébuleuse de l'Anneau présente toutes ces longueurs d'onde.


    Ces notions étant étrangères aux astronomes, ils pensent en termes absolus de gravité et de masse, et ne se préoccupent guère des charges électriques. Pour eux, les particules chargées voyagent le long d'un champ magnétique à la manière d’un « jet », au lieu de suivre les lignes de force du champ d’un courant de Birkeland. Pour eux, de brusques modifications de densité et de vitesse des particules chargées sont une « onde de choc », au lieu d'une double couche capable même d’exploser.


    Le comportement du plasma est déterminé par les fluctuations dans la circulation de la charge électrique. Il en découle que dans les doubles couches, les forces électriques peuvent dépasser de plusieurs ordres de grandeur la force gravitationnelle. Les doubles couches séparent le plasma en cellules et filaments pouvant avoir des températures ou des densités différentes.


    Pour en revenir à M57, la vue plongeante ci-dessus montre « l’intérieur de la barrique cerclée » d'une paire de filaments de courants de Birkeland, qui descendent en spirale et concentrent l'énergie électrique. Les régions de striction longitudinale se perçoivent sur l’axe électromagnétique, là où affluant en elles, l'électricité fait rayonner le plasma dans une décharge en mode luminescent.



Original : https://www.thunderbolts.info/wp/2015/03/05/the-ring-is-a-barrel-2/
Traduction Petrus Lombard



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Lundi 9 Mars 2015


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