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L'Union Africaine dénonce la «chasse raciale» de la CPI


La Cour pénale internationale (CPI) mène une «sorte de chasse raciale» en ne poursuivant que des Africains, a affirmé lundi le président en exercice de l'Union africaine (UA), le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, après la clôture du sommet des chefs d'État de l'organisation à Addis Abeba.


cameroonvoice
Mercredi 29 Mai 2013

L'Union Africaine dénonce la «chasse raciale» de la CPI
Lors de la création de la CPI, «l'objectif était d'éviter toute sorte d'impunité, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale», a-t-il déclaré, à l'issue d'un sommet qui a réclamé le transfert à la justice kényane des poursuites engagées par la CPI contre les président et vice-président kényans, pour crimes contre l'humanité.

«Les dirigeants africains ne comprennent pas les poursuites contre ces présidents (les deux chefs de l'exécutif kényan), je pense donc que la CPI doit bien voir qu'elle ne devrait pas pourchasser des Africains», a-t-il poursuivi devant la presse.

Uhuru Kenyatta et William Ruto, élus respectivement en mars président et vice-président du Kenya, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l'organisation des terribles violences ayant suivi le scrutin présidentiel de décembre 2007 au Kenya.

Ces violences s'étaient rapidement muées en affrontements entre communautés, accompagnés de meurtres brutaux, viols et mutilations, faisant plus de 1000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.

Le procès d'Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. Celui de William Ruto aurait dû débuter ce mardi, mais a été reporté sine die début mai.

«99 % des inculpés de la CPI sont Africains, cela montre donc que quelque chose est biaisé au sein du système de la CPI et nous contestons cela», a poursuivi le premier ministre éthiopien.

Depuis sa création, la CPI a en fait inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d'Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan [Darfour], Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali).

Mais les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l'ont été à la demande des États concernés, parties au Statut de Rome, fondateur de la CPI. Les affaires concernant le Darfour et la Libye - non-signataires - l'ont été à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que le procureur de la CPI s'est auto-saisi sur les dossiers kényan et ivoirien.

La CPI avait autorisé en 2010 le procureur à engager des poursuites en raison de «l'inaction des autorités kényanes» en vue d'établir les principales responsabilités dans les violences post-électorales de fin 2007-début 2008.

Plusieurs chefs d'État africains ont récemment accusé la CPI de cibler exclusivement des Africains.



Mercredi 29 Mai 2013


Commentaires

1.Posté par doré le 29/05/2013 09:22 | Alerter
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Mais maintenant que le mot "race" a été enlevé de notre constitution par nos courageux "progressistes-modernistes-système", ça devrait changer!!!!!!

2.Posté par Depositaire le 29/05/2013 10:16 | Alerter
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Si la CPI cherche des individus coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, on peut lui fournir une liste dont les membres ne sont pas du tout africains : Aux États Unis, (liste non exhaustive), Henry Kissinger, Bill Clinton et son épouse Hillary, les Bush père et fils anciens présidents, Bolton, Perle, et bien d'autres.

En Europe : Tony Blair, ,Cameron, Nicolas Sarkozy, François Fillon, François Hollande et son premier ministre Hayrault, ainsi que l'actuel ministre des armées et Laurent Fabius, liste non limitative. On pourrait aussi ajouter les membres de la commission européenne et tous les dirigeants européens ayant participé à la guerre du Golfe, de celle contre la Yougoslavie, la Libye et de ceux qui participent activement, même de manière indirecte, à la guerre civile en Syrie. Ajoutons les dirigeants des grands médias qui font l'apologie de crimes de guerre et de guerre contre l'humanité en répandant des mensonges pour accréditer la guerre.

Et enfin, les dirigeant israéliens depuis la création de cette entité en Palestine jusqu'à nos jours. Cela fait quand même beaucoup de monde sans avoir besoin de "puiser" en Afrique !

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