EUROPE

L'UE prépare l'opposition syrienne à la crise printanière



Nikita Sorokine
Mercredi 7 Mars 2012

L'UE prépare l'opposition syrienne à la crise printanière
Le haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères Catherine Ashton a appelé lundi Moscou à reconnaître qu'il était le temps de changer le pouvoir en Syrie. Elle a fait cette déclaration la veille de la rencontre du Ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov avec ses collègues de la Ligue arabe.

Le même lundi le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov pendant une conférence de presse commune avec le ministre des affaires étrangères de la Jordanie, a souligné encore une fois  que la communauté internationale ne devait pas attendre les uns des autres des actes miraculeux, mais elle doit élaborer une ligne unique d'influence sur toutes les parties syriennes pour arrêter l'effusion de sang. A ce qu'il paraît, Catherine Ashton où bien n'a pas suivi les événements, où bien on lui avait mal traduit les paroles de son homologue russe. De toute façon, le message d'Ashton à Moscou concernant le changement du pouvoir à Damas n'est pas du tout actuel, a souligné dans son interview accordée à la Voix de la Russie le directeur du centre d'études  socio-politiques Vladimir Evseev.

«Actuellement, le domaine d'influence de l'opposition radicale qui a déstabilisé la situation en Syrie est considérablement rétrécie, son rempart, la ville de Homs est prise. Les tentatives, soutenues par l'UE de créer à côté du Liban d'une zone tampon  à l'aide de laquelle on peut initier une invasion militaire, ont échoué. En même temps, je voudrais souligner  que les commandos français ont participé à la lutte contre les troupes gouvernementales et ils ont été captivé. A ce qu'il paraît, l'UE doit miser non pas sur le renversement de Bachar al-Assad  par la force, mais elle doit soutenir les valeurs démocratiques qu'elle essaie de propager».

En général, les événements des derniers jours témoignent que les positions du gouvernement syrien se sont renforcées du point de vue politique et militaire, croit Evseev.

«Le danger consiste en ce que certains hommes politiques de l'UE essaient de pousser la Turquie vers la création d'une zone tampon au nord de la frontière syrienne.  Cela peut entrainer un conflit régional. La Turquie va plutôt renoncer à l'utilisation directe de son armée dans le conflit syrien».

Et maintenant, pendant la période d'une certaine accalmie, l'opposition avec le soutien de certains membres de l'UE et de la Ligue Arabe va se préparer activement aux élections législatives en Syrie qui auront lieu en mai. Même plutôt à faire échouer ces élections. C'est là que la nouvelle crise printanière va commencer et la répétition du scénario libyen est possible.

Voix de la Russie



Mercredi 7 Mars 2012


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