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L'OTAN a des vues sur l'Arménie (Nezavissimaïa gazeta)


La Russie perd son principal, sinon unique, allié dans le Caucase : l'Arménie. En témoigne l'information publiée par le Centre européen d'études de sécurité George C. Marshall. On y lit notamment que les questions relatives à l'adhésion de l'Arménie à l'OTAN seraient examinées au séminaire consacré aux réformes du ministère arménien de la Défense qui se tiendra du 5 au 7 février à Erevan.


RIA Novosti
Vendredi 2 Février 2007

L'OTAN a des vues sur l'Arménie (Nezavissimaïa gazeta)


Cette information a été formellement démentie par Erevan. Cependant, l'état de choses réel confirme une fois de plus la justesse du proverbe qui dit qu'il n'y a point de fumée sans feu : le partenaire stratégique de la Russie dans le Caucase du Sud a intensifié sa coopération avec l'OTAN.

Nora Guevorkian, spécialiste des problèmes de l'OTAN dans le Caucase du Sud, explique l'intérêt accru pour les informations sur les contacts entre l'Arménie et l'Alliance par leur absence jusqu'à ces derniers temps. "L'OTAN était associée à la Turquie, membre de l'Alliance depuis 1952, dont la politique de blocus imposé à l'Arménie était considérée non seulement comme turque, mais aussi comme otanienne", écrit-elle dans son rapport. La situation a commencé à changer depuis 2000. Grâce au soutien de la Grèce apporté à l'Arménie au sein de l'Alliance, l'Arménie a formé un bataillon pour participer aux opérations de maintien de la paix sous l'égide de l'ONU. "La question de l'adhésion à l'OTAN n'est pas à l'ordre du jour. Cependant, évaluant de façon pragmatique la situation concernant la sécurité dans la région, l'Arménie développe les rapports avec l'Alliance de l'Atlantique Nord", indique l'experte qui attire l'attention sur la récente déclaration du ministre de la Défense Serge Sarkissian : "Les rapports avec l'OTAN se développeront tant que les contradictions méritant attention n'apparaîtront pas entre nos engagements internationaux pris dans le cadre de l'OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et l'OTAN".

Le canard lancé au nom du Centre Marshall peut être interprété comme un message adressé par l'Occident aux autorités arméniennes, estime Stepan Safarian, directeur du Centre d'études nationales et stratégiques. A la veille des élections, l'Occident voudrait recevoir une réponse nette des autorités arméniennes à la question suivante : Erevan, envisage-t-il d'adhérer à l'Alliance? Il est peu probable que la réponse soit affirmative. "Le président Robert Kotcharian s'aligne sur la Russie", a déclaré Stepan Safarian au quotidien Nezavissimaïa gazeta. Cependant, l'aspiration évidente de la Géorgie voisine à devenir membre l'Alliance et son éventuelle adhésion à l'OTAN en 2009 entraîneront certains changements dans la région. "Mais il serait pour le moins naïf d'affirmer qu'Erevan tournera immanquablement ses regards vers Bruxelles", estime Stepan Safarian.

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Vendredi 2 Février 2007

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