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L'Idée du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants est digne d'attention


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Lors de la 4ème réunion à Bichkek (Kirghizstan), les dirigeants des autorités compétentes des pays membres de l'organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont parlé de la situation actuelle de la production et de la diffusion de drogue. On a discuté des conséquences du retrait des troupes de l'OTAN d'Afghanistan à 2015 et de l'augmentation des superficies plantées en pavot à opium (de 131 mille d'hectares jusqu`à 154 mille d'hectares au cours de la dernière année). Le fait inquiétant est non seulement l'expansion rapide des superficies plantées à 18%, mais aussi la connexion à la production de la drogue des huit nouvelles provinces de l'Afghanistan.


Natalia Fabritsius
Mardi 7 Mai 2013

L'Idée du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants est digne d'attention
Lors de la 4ème réunion à Bichkek (Kirghizstan), les dirigeants des autorités compétentes des pays membres de l'organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont parlé de la situation actuelle de la production et de la diffusion de drogue. On a discuté des conséquences du retrait des troupes de l'OTAN d'Afghanistan à 2015 et de l'augmentation des superficies plantées en pavot à opium (de 131 mille d'hectares jusqu`à 154 mille d'hectares au cours de la dernière année). Le fait inquiétant est non seulement l'expansion rapide des superficies plantées à 18%, mais aussi la connexion à la production de la drogue des huit nouvelles provinces de l'Afghanistan.
Commentaire du Président de la Ligue mondiale «Esprit libre de drogues» Jenichbek Nazaraliev:
À ce jour, on a déjà maîtrisé 20 des 32 régions de l`Afghanistan pour la culture de matières premières des drogues. Quelques régions sont à la frontière du Turkménistan, de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan. C'est un fait curieux, mais ce n'est pas surprenant car lors de l'opération de l`ONU Enduring freedom en 2001, le volume de drogue fournis par l'Afghanistan a augmenté de 40 fois. Aujourd`hui, il n`y a pas assez de terres de plantation et la population afghane est principalement engagée dans la culture de pavot.
On vient d'apprendre que les services secrets américains payaient mensuelement des millions de dollars au Conseil de sécurité nationale de l'Afghanistan par l'intermédiaire du président Hamid Karzaï, en comptant sur l'aide dans la lutte contre les groupes extrémistes d`Al-Qaïda et les Talibans. Il ne fait aucun doute que les terroristes jouent un rôle important dans la production de la drogue. Cependant, la CIA a essayé une défaite et n'a pas atteint ses objectifs.
Il en résulte que l`agression de la part de l'Afghanistan continue d'augmenter. On voit à ce trait combien des volumes de stupéfiants s`accroissent. On voit aussi les risques de l`augmentation des idées extrémistes parmi des couches pauvres de la population d'autres pays d'Asie Centrale. Lors de la réunion de l'OCS, les pays d'Asie Centrale, la Russie et l'Union européenne ont été reconnus comme les principaux états visés par une menace de propagation de drogue afghane. En général, l'abcès afghan affecte négativement 100 pays ayant un bureau de représentation à l'ONU.
À cet égard, les participants à la réunion ont souligné que les dernières conclusions de l'ONU par rapport à l'inefficacité de la lutte contre le trafic de drogue retentissent comme un argument en faveur de la légalisation de la drogue. Toutefois, tout le monde s`est accordé à dire que la légalisation n'est pas une solution et que les mesures de la police ne permettent pas de réduire le trafic de drogue et de prévenir la croissance de l'extrémisme. Les plus productives sont les réformes socio-économiques en Afghanistan et en Asie Centrale qui sont les membres de l'OCS.
Tout d'abord, les responsables de la lutte contre le trafic de drogue ont reconnu que la situation économique difficile oblige la population afghane de cultiver du pavot à opium dans l'intérêt des cartels de la drogue mondiaux et des groupes extrémistes. Le pays se transforme en «ferme à drogue planétaire». La population de l`Asie Centrale qui assure le transit de la drogue à l'intérieur de son propre pays se trouve dans une position semblable. Il est évident que sans améliorations économiques et sociales dans ces pays les volumes de production de stupéfiants ne font que croîtr et la lutte contre le trafic de drogue ne conduira pas aux résultats notables.
La liquidation de la production afghane de drogues doit être effectuée avec la création d'emplois en Afghanistan et dans d'autres pays de la région. Cela permettra aux gens de renoncer à la culture des matières premières et au transport de la drogue et de faire l'extrémisme plus faible. La Russie a déjà proposé de créer une organisation de coopération avec les pays d'Asie Centrale. Les objectifs de cette organisation est d`améliorer l'infrastructure économique et la situation sociale en Afghanistan et aux pays de transit: Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Kazakhstan, etc. Si l'initiative est en charge par les états de l'OCS, le projet pourra être lancé dès cette année.
Pour neutraliser les tensions économiques et politiques en Afghanistan et chez ses proches voisins, le chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, Viktor Ivanov, propose d'investir 2 milliards de roubles dans la construction des centrales hydroélectriques, l'aviculture et l'assemblage du produit high-tech. Nombreuses régions d'Asie Centrale ont toujours le problème de l'électrification et cette question est l'une des plus douloureuses. Cela freine le développement de l'économie, en particulier l'industrialisation qui pourrait donner plus d`emplois à un grand nombre de personnes et faire la lutte contre le trafic de drogue plus efficace.
Certainement, l'idée du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants est digne d'attention. Toutefois, le montant de 2 milliards de roubles ne sera pas suffisant pour terminer la modernisation de l'infrastructure économique des pays d'Asie Centrale. Сe financement du projet peut être considéré comme un projet pilote et son efficacité ne pourra être évaluée qu`un an plus tard après le lancement. Donc, les gouvernements des états de la région doivent contribuer à limiter la corruption, retirer les barrières administratives et créer des conditions favorables pour attirer les investissements privés et d'autres états qui se sont intéressés à un nouveau point de croissance économique situé en Asie Centrale.
J'ai proposé la même initiative en 2009, quand je me présentais à l'élection présidentielle de la République Kirghize. Mon programme présidentiel comprenait la création de la Banque eurasiatique d'investissement sur la base des pays membres et observateurs de l'OCS. Cela permettrait de réaliser des projets d'investissement au niveau international et sous contrôle international. Les programmes d'investissements ne seraient pas limités aux intérêts d'un seul pays. Par conséquent, nous réussirions à aplanir les irrégularités dans le développement économique et social des pays.
Je suis convaincu que seuls les investissements peuvent proposer un scénario alternatif de développement de l'Asie Centrale. Au lieu de foyers de l'extrémisme, de l'augmentation de volume de la production de drogues et de l'instabilité politique permanente, la région peut mettre en œuvre son potentiel économique. Au Kirghizstan, la question de l'électricité est résolue mieux qu`au Tadjikistan ou à l'Afghanistan. Kirghizstan est le premier exportateur d'électricité. Ce sont des conditions préalables pour la création des usines d'assemblage de produits de haute technologie sur leur territoire et la réindustrialisation. L'utilisation efficace des ressources en eau du Kirghizstan aidera à son tour le Tadjikistan et l'Afghanistan qui ne sont pas assez électrifiés.
À mon avis, la tâche de l'OCS dans la prise de mesures économiques visant à réduire la production de drogue et l'extrémisme doit être l'approche holistique à travers toute la région de l'Asie Centrale. Dans ce cas seulement, l'organisation réussira à consolider les forces de la communauté mondiale pour éliminer de graves menaces émanant aujourd'hui de l'Afghanistan. 2 milliards de roubles alloués par la Russie au début de la transformation économique et sociale de l`Asie Centrale devraient être soutenues par les états de cette région, ainsi que les principaux pays du monde. Les pays d'Asie Centrale ont un grand passé, ils étaient un centre commercial entre l'Europe et la Chine. Nos pays attendent aussi un grand avenir et je suggère à la communauté internationale de nous regarder du point de vue de grandes perspectives.


Mardi 7 Mai 2013


Commentaires

1.Posté par Depositaire le 07/05/2013 11:04 | Alerter
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Le fléau de la drogue, surtout dans cette région d'Asie centrale, est assurément un grave problème. dans cette région c'est surtout l'héroïne qui est fabriquée, alors que sur le continent sud américain c'est la cocaïne. Mais on remarque que dans les deux cas de figure et dans les deux zones qui sont très éloignées géographiquement l'une de l'autre, au point qu'il est impossible de parler d'une influence de l'une sur l'autre, ou vice versa, on retrouve les mêmes constantes : Une population pauvre, qui a du mal à subvenir à ses besoins les plus élémentaires en nourriture et qui est amenée, pour survivre, à cultiver les plantes qui deviendront de la drogue après traitement.

Cette pauvreté n'est pas inéluctable ou due à des causes naturelles, elle est artificielle due à l'existence de puissants cartels de la drogue qui ont à leur disposition de véritables armées et où même les États sont complices, comme en Afghanistan et en Colombie. On voit également l'influence directe des États Unis, dans un cas comme dans l'autre, par CIA interposée, avec toujours cette volonté de domination du monde. La drogue est utilisée pour affaiblir des pays puissants, comme la Russie ou la Chine, ou, en Amérique du sud, le Venezuela ou la Bolivie, pays qui refusent les diktats US.

Donc, clairement, il y a cette influence dont il faut tenir compte et contrebalancer, étant entendu qu'il ne saurait être question d'une guerre qui risquerait d'être atomique avec pour corolaire l'anéantissement des trois quarts de l'humanité et de laisser le reste dans une situation dramatique pour des siècles.

Malheureusement, les dirigeants des pays industrialisés, qu'ils soient sur la continent américain, européen, africain ou asiatique, ont tous cette même vision absurde du modèle de l'économie de marché. On ne parle que d'industrialisation des pays pauvres, donc du modèle d'entreprise ou un patron ou un groupe d'actionnaires, exploitent des salariés payés avec un salaire de misère et eux s'enrichissent de manière exponentielle. C'est visible partout, et de façon particulièrement criante dans ces pays pauvres.

Si les dirigeants des pays dans lesquels la culture du pavot ou de la coca, en vue de la production de drogue voulaient vraiment développer sainement leurs pays, éradiquer la production de drogue, il suffirait de se tourner vers le développement de l'agriculture biologique, et non productiviste avec ses engrais et pesticides qui, outre qu'ils empoisonnent la terre et les populations qui les absorbent, favorisent les multinationales occidentales agrochimiques, genre Monsanto. Ce mode d'agriculture bio, aurait l'avantage de permettre à ces populations de manger à leur faim, de vivre sainement en bonne santé, de ne pas empoisonner leur terres, les nappes phréatiques, et l'air. Ce pourrait être aussi l'occasion d'un développement basé sur un autre modèle que le modèle occidental particulièrement destructeur, de développer une véritable éducation d'éveil de la conscience et de revenir à des principes de vie justes et sains.

Il ne faut pas oublier que bien souvent les populations de ces régions restent encore imprégnées par un mode de vie traditionnel qui respecte l'être humain et la nature. Ce n'est certes pas en leur faisant adopter un mode de vie consumériste, artificiel, avec le mythe absurde de la croissance économique, que ces peuples retrouveront le bonheur et la paix. Ca risque même d'être le contraire.

Il n'est pas possible de définir avec précision comment les choses pourraient se faire. Il faudrait être sur place, examiner la situation et commencer à mettre en place les mesures nécessaires. Cela implique des investissements, une information claire et précise des populations pour changer la nature de ce qu'elles cultivent, tout en les protégeant des "seigneurs" de la drogue qui verraient d'un très mauvais œil la disparition de leur " fonds de commerce". Donc, on le voit, il y a toute une volonté politique à revoir, et une manière de développer les pays radicalement différente du modèle occidental prédateur et destructeur autant que subversif.

Si ces idées pouvaient être relayées et des individus, des ong ou autres pouvaient faire passer cette idée et surtout les faire adopter, on verrait à quel point ces pays retrouveraient un mode vie heureux et prospère.

2.Posté par Pier le 07/05/2013 14:11 | Alerter
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Et si la culture de l'opium étaient souhaitée par le gouvernement secret qui controle les USA. Il est connu que la culture du pavot s'est multipliée par 40 depuis la mainmise des USA en Afganistan. Belle source de profit pour la CIA et tous les black projets. Les services de lutte anti-drogues ne sont que des paravents et ne contrecarrent pas grand chose. Quelques résultats très maigres par-ci par-là.
Les champs de pavots, s'il voulaient vraiment les éradiquer, comme ils les voient avec les satellites du haut du ciel, ils n'auraient qu'à faire comme ils ont fait au Vietnam, arroser avec l'agent orange de Monsanto et puiff, c'est fini.

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