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L’Homme qui avait été touché par balle à côté de Robert F. Kennedy dit que Sirhan Sirhan devrait être libéré sous conditions.


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Amir
Mercredi 17 Février 2016

L’Homme qui avait été touché par balle à côté de Robert F. Kennedy dit que Sirhan Sirhan devrait être libéré sous conditions.
Traduction de l’article : « Man Shot Alongside RFK Say Sirhan Sirhan Should Be Granted Parole  » by Steve Fiorina.  

L’Homme qui avait été touché par balle à côté de RFK dit que Sirhan Sirhan devrait être libéré sous conditions.

par Steve Fiorina (11 Février 2016)

Paul Schrade testifies during Sirhan Sirhan’s parole hearing. Photograph: Gregory Bull/AP

11 février 2016, « Informations Clearing House »  –  « C10 » – Paul Schrade, aujourd’hui âgé de 91 ans, avait été touché par balle à la tête le 5 juin 1968 à l’hôtel Ambassador de Los Angeles, alors qu’il se tenait aux côtés de Kennedy.
Schrade soutient que Sirhan n’était pas le seul tireur ce soir-là. Dans une interview exclusive diffusée sur 10News mardi soir , Schrade a déclaré qu’en vérité Kennedy a été tué par un second tireur.
 
[NdT : ici, le résumé de l’interview en anglais -2m :]

Voici le texte intégral de la déclaration qu’il a donné mercredi à la Commission des libérations conditionnelles ‘Richard J. Donovan’, où est détenu Sirhan, âgé maintenant de 71 ans.

Je suis Paul Schrade de Los Angeles. J’ai 91 ans. Et quand j’avais 43 ans, j’étais parmi six personnes sur qui on a tiré à l’ancien Hôtel Ambassador de Los Angeles juste après minuit le 5 juin 1968.

J’ai été blessé ainsi que le sénateur Robert F. Kennedy, qui venait de juste de remporter l’élection démocratique des primaires de Californie pour la présidence des États-Unis. Cinq d’entre-nous avons survécu à nos blessures. Et comme l’histoire le sait, le sénateur Kennedy a été mortellement blessé.

Je suis ici pour parler en mon nom, une victime de la fusillade et pour témoigner pour mon ami, Bob Kennedy [Robert].

Kennedy était un homme de justice. Mais, jusqu’à présent, la justice n’a pas été rendue dans son cas. Et je me sens obligé, en tant que victime de la fusillade et en tant qu’américain de parler de ça – [également] pour honorer la mémoire du plus grand américain que j’ai jamais connu, Robert Francis Kennedy.

La sortie [de prison] de Sirhan Bishara Sirhan était initialement prévue en 1984 mais, suite à des pressions politiques intenses, la date de sa libération conditionnelle a été annulée et elle a depuis lors été refusée 14 fois.

Afin que vous puissiez faire un examen exact de la libération conditionnelle de Sirhan Sirhan, vous avez besoin de connaître mes sentiments sur cette affaire et connaître l’image complète de ce qui s’est réellement passé.

Sirhan Sirhan, je te pardonne.

Les preuves démontrent clairement que tu n’étais pas le tireur qui a abattu Robert Kennedy. Il y a des preuves évidentes d’un second tireur qui a tiré sur Robert Kennedy dans ce garde-manger de la cuisine. Une des balles –la balle fatale– a frappé Bob à l’arrière de la tête. Deux balles ont frappé Bob littéralement dans son dos. Une quatrième balle a heurté l’arrière de son manteau du coté du joint supérieur droit et traversé sans danger son manteau. Je crois que toutes les quatre balles ont été tirées par un second tireur debout, derrière Bob. Tu n’as jamais été derrière Bob, ni le dos de Bob n’a jamais été exposé à toi.

En effet, Sirhan, les preuves montrent non seulement que tu n’as pas tiré sur Robert Kennedy, mais elles montrent[également] que tu n’as pas pu tirer sur Robert Kennedy.

Messieurs, les preuves démontrent clairement que Sirhan Sirhan ne pouvait pas et n’a pas tué le sénateur Bob Kennedy.

Il y a quelques jours, j’ai fait en sorte que plusieurs documents soient soumis à cette Commission, pour vous et pour analyse. Si vous ne l’avez pas fait encore, je vous demanderais de les analyser très attentivement au cours de votre délibération. Je serai heureux de vous remettre ces documents, ici aujourd’hui.

Je crois, après avoir examiné ces documents, que cela devrait devenir clair pour vous que Sirhan Sirhan n’a pas tué — et ne pouvait pas avoir tué — Robert Kennedy. Ce que je vous dis, c’est que Sirhan lui-même a été une victime.

Évidemment il y avait quelqu’un d’autre là dans ce garde-manger qui avait aussi fait usage d’une arme à feu. Alors que Sirhan était debout en face de Bob Kennedy et que ses tirs créaient une distraction, l’autre tireur a tiré discrètement sur le sénateur par-derrière et le blessa mortellement. Bob est décédé 25 heures plus tard.

Messieurs, je crois que vous devriez accorder la libération conditionnelle de Sirhan Sirhan. Et je vous demande de le faire aujourd’hui.

A la suite de ce que les avocats de Sirhan vous ont présentés, voici les documents que j’ai pris soin pour qu’ils vous soient présentés, et qui devraient aussi être pris en compte dans votre décision du jour.

Tout d’abord, je tiens à vous montrer ceci. C’est une lettre écrite en 2012 par mon grand ami, Robert F. Kennedy Junior[NdT : le fils de Robert F. Kennedy et appelé également Bobby]. Bobby a écrit cette lettre à Eric Holder, qui était alors le procureur général des États-Unis d’Amérique. Dans sa lettre à M. Holder, Bobby demande que les autorités fédérales examinent l’enregistrement de Pruszynski[à 04:07], le seul enregistrement audio connu, jamais enregistré de l’assassinat de son père à l’Ambassador Hotel. L’enregistrement a été découvert en 2004 dans les Archives d’état de Californie par Brad Johnson, le rédacteur principal de CNN International.

[NdT : Stanislaw Pruszynski était un reporter polonais indépendant]

Ce document suivant est une déclaration de la Cour fédérale de l’expert audio Philip Van Praag , que Johnson a recruté pour analyser l’enregistrement de Pruszynski.

Dans ce document, Van Praag déclare que son analyse de l’enregistrement conclut que deux armes à feu ont tirés dans la fusillade de Robert Kennedy.

Van Praag a trouvé un total de 13 coups de feu dans l’enregistrement de Pruszynski. Le pistolet de Sirhan, la seule arme sur la scène du crime, ne possède pas plus de huit balles et Sirhan n’avait aucune possibilité de le recharger.

Van Praag a également trouvé ce qu’il appelle le « double-tirs »–ce qui signifie que deux coups de feu ont été tirés si proche l’un de l’autre[NdT : presque en même temps] qu’ils ne pourraient pas venir tous les deux du revolver [de marque] « Iver Johnson Cadet  » de Sirhan. Van Praag a effectivement trouvé deux séries de ces « coups doubles ».

En outre, il a trouvé que cinq d’entre les 13 coups de feu présentaient une caractéristique audio de résonance unique qui n’aurait pas pu être produite par le modèle de pistolet de Sirhan, ce qui signifie que ces cinq coups de feu ont été tirés depuis un deuxième pistolet d’une marque différente.

Van Praag a en outre constaté que ces cinq coups de feu ont été tirés dans une direction menant loin du microphone de Pruszynski. Le microphone étant à environ 12 mètres à l’ouest de la fusillade sur Kennedy, ces cinq coups de feu ont été tirés dans une direction vers l’est, qui était opposée de la direction vers l’ouest dont Sirhan est connu pour avoir tiré ses huit coups de « Iver Johnson Cadet ».

Ces documents sont des déclarations de deux témoins de la fusillade sur Robert Kennedy, tous les deux Assistant Maître d’Hôtel pour l’hôtel Ambassador. Ces deux hommes, Karl Uecker et Edward Minasian, ont escorté Robert Kennedy dans le garde-manger de la cuisine, immédiatement après que le sénateur ai prononcé son discours de victoire pour avoir gagné la primaire de Californie depuis une pièce pour bal de l’hôtel. Tant Uecker que Minasian disent que Sirhan était en face de Bob Kennedy, puisque le sénateur se dirigeait vers Sirhan, ce qui signifie que Bob et Sirhan se faisaient face. Les deux témoins disent que Sirhan était toujours en face de Bob lorsque Sirhan a tiré son arme. Et les deux disent qu’après que Sirhan avait tiré ses deux premiers coups de feu, rapidement, Uecker poussa Sirhan contre une table à vapeur, bloquant la tête de Sirhan tout en saisissant le bras de tir de Sirhan, forçant la pointe de l’arme de Sirhan à pointer autre part que l’endroit où Bob Kennedy était et provocant ainsi Sirhan à tirer aveuglément ses six balles restantes. En d’autres termes, Sirhan avait le contrôle totale de son arme uniquement au début, quand il a tiré ses deux premiers coups, dont l’une m’a touché. Sirhan n’avait aucune chance de tirer quatre balles avec précisions, à bout portant à l’arrière de la tête ou du corps de Bob Kennedy alors qu’il était coincé contre cette table et que lui et Bob se faisaient face.

Ce document est le résumé du rapport officiel d’autopsie de Robert Kennedy. Il montre que toutes les balles dirigées contre le sénateur Kennedy ont été tirées de derrière lui à bout portant. Comme le montre les faits de l’autopsie, ainsi que ces dessins le montrent, les balles ont traversé de l’arrière vers l’avant sur un plan [décrivant] des trajectoires ascendantes aiguës. Une balle a frappé le sénateur Kennedy à l’arrière de la tête, deux balles à l’aisselle arrière droite et une quatrième à l’arrière de l’épaule droite de sa veste, qui passa sans danger par sa veste.

Encore une fois, les balles de Sirhan ne pouvaient pas avoir touchées l’arrière de la tête de Bob Kennedy ou l’arrière de son corps ou l’arrière de l’épaule droite de sa veste, comme l’autopsie le mentionne clairement en lieu et place, parce que Sirhan n’a jamais été en mesure d’administrer aucuns de ces quatre coups sur Kennedy. L’accusation n’a jamais placé Sirhan dans cet emplacement ni position.

Ceux-ci sont des documents du Département de la Police de Los Angeles[LAPD] qui révèlent un manquement du LAPD dans l’enquête de la police sur l’assassinat de Robert Kennedy. Ils détaillent les éléments de preuves qui ont été détruits, tandis que le jugement en appel de Sirhan était toujours en attente, mais aussi une photo qui a été reconnue par le LAPD comme étant une « réfutation efficace », mais a été refusée à la défense.

En effet, le LAPD et le Procureur du District du Comté de Los Angeles connaissaient deux heures après la fusillade sur le sénateur Kennedy qu’il a été abattu par un second tireur et qu’ils avaient une preuve concluante que Sirhan ne pouvait pas –et n’a pas– pu le faire. Le compte rendu officiel montre que l’accusation lors du procès de Sirhan n’a jamais eu un témoin –ni aucune preuve physique de balistique– pour prouver que Sirhan avait tiré sur Bob Kennedy. Des preuves [qui étaient]enfermées depuis 20 ans montrent que le LAPD a détruit des preuves matérielles et dissimula les preuves balistiques [permettant de] disculper Sirhan — [mais a également] dissimulé des preuves concluantes qu’un deuxième tireur a mortellement blessé Robert Kennedy.

Ce document est un mémo écrit par le criminaliste Larry Baggett, qui a enquêté pour le LAPD sur la fusillade sur Robert Kennedy. Le mémo de Baggett affirme que les balles qui ont frappées le sénateur Kennedy et William Weisel, une autre victime touchée dans le garde-manger, n’étaient pas tirées depuis la même arme. Le mémo affirme également que la balle qui a traversé vers le haut à travers le corps de Bob Kennedy et [à travers] son cou ne fut pas tirée du revolver de Sirhan. Une telle conclusion serait une preuve que Sirhan n’a pas tué Robert Kennedy.

Monsieur le Procureur adjoint du District, en se basant sur l’ensemble de ces informations et bien plus encore, je demande que vous informiez Jackie Lacey, la procureure du comté de Los Angeles, que je lui demande officiellement d’ordonner une nouvelle enquête sur l’assassinat de Robert F. Kennedy. Je vais également faire la même requête à Charlie Beck, chef de la Police de Los Angeles.

Veuillez noter, Monsieur le Procureur adjoint du District, que j’utilise le mot « nouveau » ici. Je ne demande pas que l’ancienne enquête ré-ouvre simplement. Cela conduirait aux mêmes vieilles conclusions. Je demande une nouvelle enquête afin qu’après près de 50 ans, la justice puisse enfin m’être rendue comme une victime de la fusillade ; [mais aussi pour que justice soit rendue] pour les quatre autres victimes de la fusillade qui ont également survécus à leurs blessures ; pour Bob Kennedy, qui n’a pas survécu à ses blessures car les siennes étaient les plus pénibles en souffrance dans ce garde-manger de la cuisine ; pour le peuple des États-Unis d’Amérique que Bob aimait beaucoup et avait espéré diriger, tout comme son frère, le Président John F. Kennedy, avait dirigé quelques années auparavant ; et bien sûr pour la justice, à laquelle Bob Kennedy a consacré sa vie.

En outre, Monsieur le Procureur adjoint du District, je vous demande également, s’il vous plaît, que vous avertissiez la Procureure du District, Mme Lacey, que j’apprécierais l’opportunité de la rencontrer personnellement à Los Angeles à sa convenance, au plus tôt. Pourriez- vous s’il vous plaît lui transmettre mon message?

J’espère que vous considérerez tous les détails minutieux de ce crime que j’ai présenté afin que vous puissiez déterminer avec précision la possibilité de libérer Sirhan Sirhan sous condition. Si vous faites cela, de la bonne et juste façon, je crois que vous arriverez à la même conclusion que j’ai : que Sirhan devrait être libéré. Si la justice n’est pas votre but, alors bien sûr vous ne le ferez pas.

Encore une fois, la sortie de Sirhan était initialement prévue en 1984 mais après des pressions politiques intenses, la date de sa libération conditionnelle a été annulée et elle a été depuis lors refusée 14 fois.

Le meilleur exemple de ceci peut être trouvé dans cette déclaration de John Van de Kamp, Procureur du District de Los Angeles.

Encore une fois, Messieurs, je crois que vous devriez accorder la libération conditionnelle de Sirhan Sirhan. Et je vous demande de le faire aujourd’hui au nom de Robert F. Kennedy et au nom de la justice.

Merci. Ceci termine mes remarques.

Fin de traduction by ΛmiЯ pour L’ΛmiЯauté


Mercredi 17 Février 2016


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