EUROPE

L’Europe ne tire-t-elle pas de leçons de sa propre histoire ?



Ilia Kharlamov
Dimanche 17 Mars 2013

L’Europe ne tire-t-elle pas de leçons de sa propre histoire ?

Les démons de la guerre peuvent se réveiller à nouveau, met en garde l’ex-président de l’Eurogroupe, premier ministre luxembourgeois Jean Claude Juncker. Selon lui, la situation actuelle en Europe ressemble à celle du début du XX siècle, juste avant la Première guerre mondiale.

L’un des hommes politiques les plus expérimentés en Europe, Jean Claude Juncker ne se permettrait pas de lancer des paroles en l’air. Il estime que l’Europe d’aujourd’hui est déchirée par des contradictions. Celles-ci portent le caractère systémique et c’est cela qui est le plus dangereux. Est-ce que l’Europe connaîtra une guerre semble à la Grande guerre ? Cette question n’est pas facile à répondre. Il y a cependant de nombreux facteurs qui inspirent le pessimisme.

D’après Jean Claude Juncker, le conflit d’intérêts nationaux des principales puissances européennes, l’énorme déséquilibre économique, social et politique entre les Etats membres de l’UE et la ségrégation sociale constituent les principaux risques pour l’Europe. Face à ces facteurs, on ne peut pas éviter à penser à la désintégration de l’Union européenne, dont les conséquences seront imprévisibles.

C’est la montée du sentiment national qui inquiète le plus l’ex-patron de l’Eurogroupe. Les dernières campagnes électorales en Grèce et en Italie avec leurs slogans antiallemands témoignent bien de ces tendances « séparatistes » à l’égard de l’UE. Jean Claude Juncker accuse les Européens de l’insouciance. C’est elle qui a conduit à la Première guerre mondiale.

Les périodes de paix comportent toujours des menaces cachées, est convaincu Alexandre Tevdoy-Bourmouli, maîtres des conférences à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO).

« Si on parle du moyen terme, une guerre est peu probable. Cependant, sur fond de l’abondance et prospérité apparentes des tendances dangereuses se sont affermies ces dernières décennies. Et maintenant ces tendances sont devenues évidentes. Le processus de l’intégration est en perte de vitesse et on constate le début des divergences quand au rapprochement ultérieur au sein de ces groupements d’Etats ».

Jean Claude Juncker a parlé d’une guerre non seulement au sens classique du terme mais surtout d’une guerre pour les ressources. Des conflits sociaux vont avoir les mêmes conséquences dramatiques. Le premier ministre luxembourgeois propose une solution : il faut vivre selon ses moyens et mettre en œuvre des réformes impopulaires. Cette solution a cependant un grand défaut : elle risque de ne pas séduire les hommes politiques. C’est que les promesses de prospérité sont un moyen sûr d’obtenir les voix d’électeurs.

http://french.ruvr.ru



Dimanche 17 Mars 2013


Commentaires

1.Posté par Tom le 21/03/2013 10:29 | Alerter
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Comme je le dis toujours : le monde c'est simplement des salauds qui gouvernent des abrutis.

L'humanité le paiera chèrement et c'est tant mieux !

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