Reflexion

L’ÉTERNEL RETOUR D’UNE HAINE SANS OBJET - Extraits - 1


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Jeudi 3 Janvier 2019 - 01:00 2019 , DEHORS l'OTAN!


Bien que franchement destiné à mettre en surbrillance l’irrationnel des politiques des USA et par transfert de compétences celles des puissances occidentales dominantes sur le plan géostratégique, cet essai ne prétend ni décrire ni analyser ni prouver ni soutenir quoi que ce soit. Il se contente de remonter des éléments épars d'un décor rapporté, transposé à l'infini, qui me semble de plus en plus relever d'une caractéristique de sociétés autoproclamées civilisées, chrétiennes par généalogie culturelle ; ce ne sont pas les musulmans qui parlent de « guerre de religion », on voudra bien le leur concéder. N’est-ce pas à Jésus (déjà!) que l’un de ses compagnon attribue ces propos : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive » ? Dans ces décors rapportés, un nombre infiniment réduit d'humains perturbés, les dirigeants, semblent s'accomplir dans une crise de personnalité à cycles courts jamais achevés puisqu’ils se répètent toujours et encore. Oubliant de grandir avec les siècles et leurs erreurs, ils se réaliseraient dans une confrontation violente au monde entier dans un délire récurent alimenté par leurs propres terreurs.


saïdab
Samedi 26 Janvier 2019

ILS ONT INVENTÉ L’ESPOIR PUIS RÉPANDU SON ANTIDOTE

Ma motivation est de nature méthodologique : il s'agit de relier des faits à priori étrangers les uns aux autre mais qui me semblent converger vers un point qu'il me reste à situer. Mon objectif est de parvenir à les faire entrer dans une perspective qui donne du sens à des actes et des actions insensés. Le cheminement intellectuel est résolument la non réflexion intentionnelle. Ce qui m'interpelle fait l'objet d'un traitement intuitif : je ne lui accorde pas l’ombre d’une analyse dirigée. L'interrogation est suivie d’une réponse qui en découle naturellement, sans résistance ni pression contre moi-même. Sans le moindre effort de ce que l’on nomme « intelligence ». Une activité cérébrale vaine parce que prétendument exhaustive, chose impossible parce que limitée à notre perception réduite à une humeur Y égocentrée à un moment T condensé. Je ne garantis pas la maîtrise du genre, et je n'y tiens pas. Je crois qu’une relation authentique se construit dans l'acceptation de l'imperfection et non dans l’effort d’une perfection de façade alimentée de nos peurs, d'un besoin de séduire ou de tromper. Je me prévaux donc de l'imperfection et vous encourage à en faire autant afin de limiter les risques d'infarctus à un strict nécessaire. Si ce procédé trouve preneur, nous avons de fortes chances pour que la mise en scène mortifère mise en œuvre par quelques fous de Dieu ne soit pas une issue fatale pour l’humanité. Une mauvaise pièce qui brouille les cartes et permet de justifier un embrasement général au nom de valeurs que l'on veut vaille que vaille à la fois siennes propres et universelles ; mais toujours siennes à soi en exclusivité. Ils n’en sont pas à une contradiction près ! Je persiste à croire à ces chances même si elles dépendent d'un éveil vif des sens des partenaires Européens des USA, qui gagneraient à faire un effort pour récupérer leur nez à eux. Ce n'est pas encore au programme … Depuis, Obama est arrivé-é-é … Et reparti sans gloire (c’était quand déjà ?). Depuis, Hollande en France (nous sommes déjà en 2015), débouté sans plus de panache. Enfin, Macron et les Gilets Jaunes qui lui pendent au nez comme un anneau au museau d’un herbivore domestique.


A l’origine de ma réflexion, comme une bille déposée sur un plan incliné se met à rouler entraînée par son propre poids, l’essai s'est mis en route à la suite du visionnage du film « Gentlemen's agreement »1 en 2008. Il s'est élaboré ensuite au hasard de mes lectures, des films et documentaires et autres éléments disparates, qui ont donné à un thème récurrent en Occident, l'antisémitisme, une perspective inattendue. Comme des pièces détachées prennent une perspective inattendue en se rassemblant. Comme les pièces d'un puzzle en donnent une au fur et à mesure qu'une image se révèle à notre perception. Un recours profane à Internet m'a permis de préciser l'identité de l'un, la date de parution d'un produit, le contenu d'une citation ... J'ai perçu des rapports entre des faits épars, et eu le sentiment d'une erreur fatale dans l'organisation de l’information à l'échelle mondiale. Ou plutôt d’une arnaque pour un esprit sain. [...]


(Une foi aveugle) Les Uns croient qu'ils pensent, et croient pouvoir penser pour tous. Les Autres pensent qu'ils croient, et pensent croire juste pour tous … Les deux se trompent, puisqu'ils ne croient pas la même chose, et qu’ils pensent le contraire des autres. Aucun des camps de pensée n’a jusqu’à présent trouvé le moyen de se rallier une majorité d’humains sur la conviction que sa façon à lui de penser ou de croire émane d’un au-delà ou en deçà non consultable.


Chez les Uns, certains ont pensé leurs valeurs domestiques universalisables ; ils en ont fait une parole d'évangile. Dans la mesure où évangéliser consiste à prêcher, catéchiser, exhorter ..., c’est-à-dire « christianiser » puisque l’évangile est chrétien, l’évangile est un ouvrage de propagande. Or, dieu étant d’après ses brebis-soldats-apôtres auto investis surnaturel, il est au-dessus des factions. Il ne fait donc pas de propagande n’ayant pas de victoires à remporter. Il est unique non ? Premier problème posé et non soluble puisqu’un « problème » se pose exclusivement pour orienter une recherche de « solution ». Cette aporie n’a pas réduit leur conviction dans le caractère sacré de leur foi pensée, ils se sont lancés dans la conquête du monde considéré par eux païen 2.


Les conquêtes achevées, le retour de manivelle est violent : le monde va mal ; de plus en plus mal. Ils étaient pourtant partis sauver des sauvages de l'enfer auquel leur état de pécheurs naïfs les condamnait. Mais la conversion n'a pas amadoué le dieu principal qu’ils servaient, puisqu’il continue à faire des misères à tout le monde, même si l’enfer du ciel n’impressionne plus grand monde. Qu'à cela ne tienne, les Grands Concepteurs de Valeurs Définitives ont trouvé la parade : ils ont délocalisé l’enfer et l’ont rapatrié sur terre. Hélas ! ça ne donne pas de meilleurs résultats en termes de soumission à la bonne parole propagée. Alors, ils ont conçu un barbarisme sans issue : les « guerres idéologiques ». Un état de guerre permanent mais cette fois ouvertement pour leurs idées. Avec cependant et toujours une mission sacrée au ceinturon : money, money, money …


Des idées flottantes qui changent de forme et de texture avec les porteurs, et se concrétisent dans des actes terrifiants. Au niveau géostratégique, ça dure depuis les Croisades. La guerre dite « froide » a suivi, sur fond de menace nucléaire, peut-être pour prouver son humilité à dieu et lui signifier qu’on s’appropriait son courroux sans scrupules vains. Mais la colère de dieu reproduite n'a pas plus convaincu les esprits obtus de l'intérêt de se convertir à une croyance clé en main. Chacun tient à ses imperfections, c’est normal. A notre époque, et à partir de tout ce qui n'avait pas réussi jusque-là, les Grands Esprits Incorruptibles ont pondu le « choc des civilisations ». Une expression qui permet de désigner comme ennemi absolu un objet non définissable autrement que par « l’Autre ». Celui qui n’est pas (comme) nous. Un tracé de dérivation facile à planifier, dessiner, modifier, afin de canaliser les tensions des peuples abrutis d’ignorance et d’histoire falsifiée. Il suffit de lancer un slogan, le tour est joué. Telles des missiles à têtes chercheuses, les opinions se tendent, convergent, se cristallisent, prêtes à décocher les flèches à sous-munition vengeresses. Actuellement, l'Autre est une minorité sédentaire significative en terre chrétienne : les musulmans. Suivis par les islamistes, les terroristes, les radicalisés … Des mots qui confèrent aux inventeurs des mots le droit de tirer à bout portant sur toute cible désignée ; y compris les Gilets Jaunes, de leur propre camp qualifiés par un Haut Penseur de l’État de « foule haineuse »3. Nous sommes début 2019 et ils ne trouvent toujours pas un moyen intelligent de subjuguer les foules.


Les musulmans de leur côté, attribuant l’arrogance de leurs Autres à eux à leur impiété, croient se distinguer auprès d’Allah en se calfeutrant dans un dédain passif ; mais vorace des biens de consommation commercialisés par leur ennemi en miroir. Ainsi pensent-ils peut-être se montrer meilleurs croyants. Exclure l'autre est devenu un lieu commun, pour la gloire d'un dieu unique au nom de quoi on se canarde sans ménagement. Match nul donc puisque, de part et d’autre, ce sont les mêmes, ceux qui parviennent à s’accaparer les pouvoirs, qui définissent le bien et le mal à la mesure de leurs atrophies mentales respectives. En religion comme en politique. Comme en sciences ou en pédagogies.


Ne nous méprenons cependant pas. La domination ne se pratique pas seulement sur les Autres. La gestion des affaires de la cité se conduit sur le même mode opératoire. Dans les deux camps, les composantes de la société sont définies et traitées en fonction de critères catégoriels : niveaux de revenus, taux d’imposition, nature du handicap ou des alliances, clubs fréquentés, poids du pantalon … Même la fonction « parent » évolue avec les modes, l'adoption banalisée d'enfants étrangers prenant des allures de programme d'acquisition. Les acquéreurs se rendent sur les marchés qui offrent les meilleures conditions de transaction : là où les enfants se distribuent sans tracasseries administratives ; où l'urgence est satisfaite cash parce qu'on ne sait quoi en faire ; que l'offre est alléchante, les conditions de l'adoption plus libérales ... En même temps et paradoxalement, les enfants biologiques (les autres le sont moins étant des objets de transfert sanitaires) subissent des sorts peu enviables. Attardons-nous un peu sur le sujet car le moral du monde en découle directement ; et inversement d'ailleurs.


Les parents biologiques, dont beaucoup fonctionnent en personnes de pouvoirs, font ce que bon leur semble avec leurs cadenas mentaux individuels à eux, improprement labellisés « libertés individuelles » : changer de lit conjugal à l’envie, refaire leur vie chacun de son côté, écarteler les enfants entre l’épuisement d’une scolarité inamicale et les haines conjuguées et des arrangements par défaut qui les contraignent à une réorganisation hebdomadaire de leurs jeunes vies et de leur rapport faussé au monde ... Question subsidiaire : les parents adoptifs se séparent-ils aussi ? Si oui, les enfants adoptés subissent-ils le même sort ? Si oui, interdire l'adoption. Si non, que tout le monde adopte et la vie sera belle. En attendant, admettons que la désagrégation de la cellule familiale, programmée dit-on de longue date par la franche maçonnerie-elgébéthé associés, ne peut pas provenir d’un moral originel bon. Pourtant chaque génération prend soin de s’ affranchir des entraves comportementales de la génération précédente ... Depuis le temps que cette forme d’élagage se pratique, les sociétés civilisées devraient avoir atteint un degré d’intelligence hautement moral. Mais non, le terme « morale » est littéralement associé à « éculé ».


On ne sait plus quoi faire ni de la fonction ni de ceux qui l’assument, ou ne l'assument pas ; ou réclament de pouvoir l'assumer sans en être … Qui est enfant ou parent de qui et comment, dans quel cadre, à quel échelon, dans quelles perspectives … Par filiation directe, indirecte, par adjonction, association, réduction, découpage-recollage ? L’indécision est telle qu'on peut s'interroger sur la capacité anthropologique à être parent de nos jours. Cette fonction devrait peut- être simplement être écrasée, comme un vulgaire fichier informatique ; ça réduirait d’autant les tourments produits par le doute existentiel à son sujet. D’autant plus qu’élever un enfant est devenu mission impossible, et que ça crée des dissensions telles que tout compromis sur un modus vivendi civilisé devient une gageur dans le couple, entre parents et enfants et collatéraux. Chacun tient à s'approprier le privilège de la préférence de l'enfant, autant dire le privilège de l’exercice du pouvoir, et s'accroche à son fantasme éducatif comme à un animal domestique. Mais retournons aux Uns et à leur reflet, les Autres.



Les Uns se sont donnés les moyens de conquérir le monde ; il leur a manqué la finesse de jugement pour se l'approprier en tout honneur. Ils auraient été un peu futés, ils auraient choisi des solutions radicales : exterminer les autochtones dans un génocide intégral rédempteur, ou subjuguer les sauvages grâce à une équité intégrante intégrale. Intégrer les étrangers chez eux comme des citoyens égaux eut été un moyen économique de conserver en toute légitimité ce qu'on avait pris par la force et le meurtre. Sans garantie formelle contre une résurgence inopinée du sentiment national chez les assimilés à un moment ou un autre de la Grande Histoire ; qui ne manquerait pas de faire des larrons. De la même façon qu’elles avaient faussé l'image de leur dieu auparavant, les sociétés qui se qualifient de civilisatrices ont faussé jusqu’au concept de civilisation, échouant benoîtement dans toutes leurs tentatives de configurer le monde à l’image trompeuse qu’elles se font d’elles-mêmes.


Les Autres, les sociétés contrariées dans leurs coutumes, ont eu le génie de la résistance, de la révolte et du sacrifice libérateur. Mais l'intelligence nationaliste de leurs élites s'est dissipée avec la prise du pouvoir et l'usage d'une cérébralité importée contrats économiques, militaires et récemment sécuritaires en main. Par une étrange fatalité, reproduisant les erreurs et les excès des occupants déboutés, les élites nationales se sont déchues de leur légitimité en pratiquant une violence méthodique sur leurs populations, qui se sont mises à les haïr au moins autant qu'elles avaient haï l'occupant illégitime auparavant. Rien d'étonnant à ce que, avec le temps, le génie que s'attribue l'Homme se soit épuisé, et ait cédé la place au vide spirituel ; à la désespérance. Un état d’esprit comparable à une décalcification des os à plus de soixante dix-neuf pour cent. Imaginez-vous tenter d'attraper un lièvre pour apaiser votre faim et récupérer un peu de sel minéral. Mais vous ne pouvez pas tenir sur vos jambes parce que vos os et vos muscles sont mous et fibreux ; votre volonté affaissée, vos articulations désaxées.


Vous ne pouvez pas plus conserver votre conscience d’humain si vous perdez plus de soixante dix-neuf pour cent de votre capacité à reconnaître vos erreurs et échecs et à vous en enrichir. Et accessoirement, à vous émerveiller de la magie dont est capable votre être vivant ; qui n’est pas votre œuvre ni votre bien …

A SUIVRE

1 "Le mur invisible" en français ; Elia KAZAN, 1947 (j'en donnerai un résumé bientôt)
2 Votre dico des synonymes dans votre traitement de texte vous en donnera une vingtaine de synonymes qui signifient tous : non pratiquants non touchés par la grâce du dieu pour l'adoration de qui ils sont tourmentés.
3 Un dicton de ma culture d’origine dit : "on n’attribue à autrui que ses propres vices". Dit autrement : on ne peut "donner" que ce que l'on a ...



Samedi 26 Janvier 2019


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