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"Journée de la Femme" 2012 : Hommage à Manal Al-Sharif & Etta James…


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Jeudi 8 Mars 2012

En cette « Journée de La Femme », je voudrais rendre hommage à deux femmes d’exception.
 
La première est ou était, car les informations disponibles ne permettent pas de savoir si elle est encore en vie, saoudienne : Manal Al-Sharif.
 
Agée de 32 ans informaticienne de profession, spécialisée dans la sécurité informatique. Elle s’est rendue célèbre grâce à sa récente campagne de protestation, relayée sur Internet, pour réclamer le droit des femmes saoudiennes à conduire. Son mouvement, auquel s’étaient ralliées plusieurs saoudiennes, s’intitulait humoristiquement :
« Teach me how to drive so I can protect myself », ‘Apprends-moi à conduire afin que je puisse me protéger’…
 
En mai 2011, pour avoir mis en ligne une vidéo d’elle-même au volant d’une voiture, elle fut arrêtée, détenue pendant une dizaine de jours, puis libérée sous la pression de la communauté d’Internet.
 
Rappelons que la dictature moyenâgeuse d’Arabie saoudite est le seul endroit au monde où il est interdit à des femmes de conduire un véhicule…
 
Le 26 février 2012, de nombreux médias internationaux se sont fait l’écho de sa mort dans un « mystérieux accident » de voiture, alors qu’elle occupait la place du passager avant, dans la province de Hael au nord du pays. Par la suite, les autorités saoudiennes ont démenti l’information. Mais, Manal Al-Sharif reste « invisible ».
 
Nous sommes  nombreux à nous inquiéter de son sort. D’autant plus que plusieurs provinces de l’Arabie saoudite sont actuellement en révolte, dans un climat de féroce répression et le silence absolu des médias. Notamment, le long du Golfe Persique dont la province de Qatif.
 
Citoyenne d’une pétromonarchie protégée de l’Occident, aucune mobilisation médiatique ni politique, n'est possible en faveur de Manal Al-Sharif. Il est vrai que le clan des Saoud qui opprime l’Arabie, régime corrompu et despotique, méprisé de tous les peuples musulmans pour offrir en tant que « Gardiens des Lieux Saints » une caricature de l’Islam, finance les "mouvements de démocratisation" chez ses voisins de la région, notamment en Libye et en Syrie…
 
Il a donc droit à la considération et au soutien de notre république, "laïque"... De ses "médias d'investigation", et de ses Belles Ames…
 
Nous sommes réduits à attendre de « voir » à nouveau Manal Al-Sharif, pour croire qu’elle est effectivement saine et sauve…
"Journée de la Femme" 2012 : Hommage à Manal Al-Sharif & Etta James…

La seconde est : Etta James, qui vient de mourir le 20 janvier 2012. La veille de ses 74 ans, en Californie, des suites d’une leucémie.

Métissée, de père inconnu, sa mère était une jeune noire de 14 ans à sa naissance. Elle connut l’enfance chaotique des familles d’accueil, souvent faite de manque de soins, de coups, de misère. Chanteuse exceptionnelle de blues et de rock, de soul et de jazz, elle a tracé sa route dans un pays dominé par le racisme où le fait d’être « noire », même à moitié, vous fermait les portes des TV, radios, et salles de concert « blanches ».

La consécration vint tard, elle vécut donc le destin d’une pionnière exploitée, pillée, copiée, subissant toutes les difficultés imaginables qu’une femme de talent peut rencontrer dans un monde de brutes. Des moments de désespoir, alternant avec des fulgurances de bonheur. Ouvrant la voie à de nombreux talents, parmi les plus grands, qui lui en sont reconnaissants, entre autres : chanteuses américaines, Diana Ross, Christina Aguilera, ou britanniques, Amy Winehouse, Adele.

Je dédie à Manal Al-Sharif une chanson interprétée par Etta James : Rock’n Roll Music.

C’était en 1986, lors d’un concert mythique organisé par Keith Richards, le talentueux guitariste et “source musicale” des Rolling Stones, accompagné d’une pléiade de grands musiciens, pour les 60 ans de Chuck Berry.

Keith Richards célébrait ainsi une “Légende” du rythm and blues, dont le répertoire, la créativité, la performance sur scène, furent à l’origine de ceux des grands groupes au succès mondial : Rolling Stones, Beatles, Dire Straits et tant d’autres. D’inoubliables interprètes, aussi, comme Tina Turner, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis. Ou encore, des guitaristes virtuoses tels qu’Eric Clapton ou Jimi Hendrix.

Evidemment, étant noir il n’eut pas la même notoriété, ou la même couverture médiatique, qu’un Elvis Presley… Mais, il est considéré, à présent, comme “le plus grand” sur la planète "Rock'n Roll".

L’invitation faite à Etta James pour ce concert relança sa carrière, tombée injustement en panne. La générosité sur scène de Chuck Berry, soutenu par Keith Richards en arrière plan avec ses amis, sa complicité, son humour avec sa fameuse « duck walk », marche du canard, rendent l’interprétation d’Etta magnifique…

Dans cet hymne à la joie, Etta James lance un défi aux humiliations, souffrances et tyrannies en tous genres !…


Jeudi 8 Mars 2012


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