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Je résisterai


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Samih al-Qâsim
Mercredi 15 Mai 2013

Je résisterai
Poëme original : Rubbama ربما (Peut-être) - Traduction en français de Abdellatif LAABI, écrivain marocain. Je perdrai peut-être – si tu le désires – ma subsistance
Je vendrai peut-être mes habits et mon matelas
Je travaillerai peut-être à la carrière comme porte faix, balayeur des rues
Je chercherai peut-être dans le crottin des grains
Je resterai peut-être nu et affamé
Mais je ne marchanderai pas
O ennemi du soleil
Et jusqu'à la dernière pulsation de mes veines
Je résisterai.
Tu me dépouilleras peut-être du dernier pouce de ma terre 
Tu jetteras peut-être ma jeunesse en prison 
Tu pilleras peut-être l'héritage de mes ancêtres 
Tu brûleras peut-être mes poèmes et mes livres 
Tu jetteras peut-être mon corps aux chiens 
Tu dresseras peut-être sur notre village l'épouvantail de la terreur 
Mais je ne marchanderai pas 
O ennemi du soleil 
Et jusqu'à la dernière pulsation de mes veines 
Je résisterai. 

Tu éteindras peut-être toute lumière dans ma vie 
Tu me priveras peut-être de la tendresse de ma mère 
Tu falsifieras peut-être mon histoire 
Tu mettras peut-être des masques pour tromper mes amis 
Tu élèveras peut-être autour de moi des murs et des murs 
Tu me crucifieras peut-être un jour devant des spectacles indignes 
O ennemi du soleil 
Je jure que je ne marchanderai pas 
Et jusqu'à la dernière pulsation de mes veines 
Je résisterai.

 
Photo


SAMIH AL-QASSIM est né en 1939 à Zarqa, Jordanie, Son père, capitaine de l'armée des frontières, était en garnison en Jordanie. Originaire de Ramallah en Palestine, ses parents sont issus d'une grande famille d'intellectuels et d'imams druzes.

Après des études secondaires à Nazareth, Samih al-Qassim commence des études de philosophie et d'économie politique à Moscou, qu'il interrompt pour se consacrer à la poésie, aux activités militantes et au journalisme. « Je considère que ma véritable naissance eut lieu en 1948, car les premières images dont je me souviens sont celles des événements de cette année-là. Toute ma pensée et les images de ma vie partent de ce chiffre "48" ! »

Il parcourt la pays, clamant ses vers partout, dans la rue, chez des amis, dans des clubs culturels. Il est radié du corps enseignant dès la publication de son deuxième recueil : Chansons des rues.
Il occupe aujourd'hui des fonctions importantes dans plusieurs journaux et revues paraissant en langue arabe (Al Ittihad, Al Ghad, Al Jadid). Il dirige également la maison d’édition Arabesque Presse à Haïfa.

Ces activités lui valent d'être incarcéré à plusieurs reprises, licencié de son travail ou soumis à la résidence obligatoire. Il est, depuis quelques années, directeur de la Fondation populaire des Arts à Haïfa et président de l'Union des écrivains palestiniens en Israël.
(Source : Wikipedia )


ISM  


Mercredi 15 Mai 2013


Commentaires

1.Posté par Abdelkader Dehbi le 15/05/2013 16:28 | Alerter
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Lien sur un article de 2008, que je dédie à tous les lecteurs de Alter-Info

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Abdelkader_Dehbi.100508.htm

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