Coup de gueule

Je ne suis pas féministe


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Saïdab
Lundi 27 Février 2017

HAINE PAGE 71, POUR ALTERINFO - COUP DE GUEULE

La libération de la femme, qui consiste pour les féministes dont je ne suis pas à faire ce qu'elle veut de ses seins, de son temps et de son fœtus, n'est pas un projet de société. S'il fallait une preuve de la vanité du féminisme libérateur, la voici : les libertés acquises, octroyées en réalité, n’ont pas amélioré leur condition. Elles ont juste réorganisé les cases de la discrimination et de l’exploitation. Juste facilité un transfert des pratiques de domination de la société patriarcale vers la société productiviste, qui réduit la liberté à un plaisir artificiel induit à consommer. Sans satisfaction ; sans répit ; sans recours autre que d’autres consommations encore, quitte à les labelliser "alternatives" s’il vous plaît ! La femme libre est devenue un portemanteau pour une irresponsabilité partagée ; une non contenance revendiquée.

Quelle mère souhaiterait un tel éclatement pour sa fille, une compagne libérée pour son fils ? Un produit tout en un, vorace de chichis, consommable lui-même à souhait, disponible à tout venant. Sans contrat ni close de retrait si elle s’est trompée de liberté. Mais c'est toujours elle qui, une fois enceinte, en supporte les conséquences. Elle seule assumant la responsabilité du portage de l'enfant avant, pendant, et après la naissance.

Sa fonction au sein de l'espèce modernisée lui échappe jusqu'au moment où sa nature lui revient violemment à la figure, comme la révélation d'un trésor dont elle aurait ignoré l’existence … Ignoré ! Qu’apprennent donc tous les enfants du monde libéral à l’école ? Quant à sa fameuse liberté, elle sert surtout d'alibi pour un assouvissement facile de pulsions irrépressibles chez des hommes inaccomplis, incapables de résister à des frustrations innombrables qui les ancrent dans un stress recyclé, qui les mène par le bout de leur tout petit nez, leur faisant confondre un besoin d’un attachement affectif propre à l’espèce et un besoin d’éjaculer à l’instant immédiat. Avec ça, les hommes civilisés se prétendent supérieurs aux animaux. Et ... Libérateurs pour les peuples opprimés ...

Oui, grâce aux luttes courageuses des féministes, il y a les contraceptifs. Oui il y a l'interruption volontaire de grosse. Oui il y a les mères porteuses, les dons d'ovules, de sperme, de bébés … Oui, il y a plein de dispositifs d'aide et d'accompagnement à la dérivation de l’humanité. Ces moyens font-ils de la femme une personne équilibrée, heureuse, consciente de ses intérêts personnels et collectifs ? Qu'est-ce que toutes ces libertés changent au fait qu'elle reste seule, de plus en plus seule avec sa liberté, face à la fonction maternelle notamment ? Mais pas seulement. En quoi est-elle plus libre en faisant n’importe quoi de sa personne ? Et de l'enfant qu'elle couve en elle accessoirement. Elle est d’autant plus seule que l’homme, qu’elle choisit librement bien évidemment, est lui-même désaccordé, démis de sa fonction de pilier de soutènement, souverain dans son foyer. Un lieu dégradé aujourd’hui, extrait de son espace originel en tant que lieu de vie d’une famille, pour être transféré à des lieux publics de substitution : foyer des jeunes travailleurs, des cheminots, pour l’enfance en souffrance, pourquoi pas des poules pondeuses (bon ...). Ça ne suffisait pas, voilà que la moitié génomique masculine, privée de la fierté de sa fonction traditionnelle, se veut aujourd'hui l’égal de la femme sur le terrain du pouponnage !!

Sous la houlette des femmes libertines, la société humaine est parvenue à un stade d’assexuation psychosensorielle aiguë consentie, réclamée. Une société dans laquelle un homme qui n’est pas un as du ménage et du maternage fait figure de machiste, de rétrograde, une égalité en cohérence avec le placement des femmes dans des fonctions dévolues traditionnellement à des hommes.
Elles doivent se débrouiller en bricolage, en mécanique auto ; draguer comme des élans en rut, être nulle en travaux domestiques, ne savoir ni coudre ni faire de la confiture. Et remplacer le père manquant. Qu'apporte ce mimétisme libéralisant à la société ? De quoi parle-t-on au juste ? Moi, je parle de l'accomplissement de la personne.

Même de profil, on ne distingue pas toujours un d’une adolescent(e). Et même parfois un monsieur d'une dame ! Comment les femmes portent-elles leur individualité dans cette confusion systémique ; cette rivalité factice avec les hommes ? Sont-elles mieux traitées, plus respectées ? Les individus sont-ils parfaitement heureux, la société apaisée ? Si on considère que oui, fort bien. Il n’y a plus de problèmes liés à la dualité des genres, et les diverses formes de luttes engagées contre les diverses formes de maltraitances sont un passe-temps pour les intellectuels, les artistes et les élus désoeuvrés. Ce n’est pas parce que j'ai le sentiment que ça n'est pas le cas qu’il en est ainsi. Mais alors, pourquoi ce passe-temps ? Pourquoi la permanence et la démultiplication des alarmes, mesures et dispositifs de protection contre les violences conjugales, le harcèlement sexuel au travail, la pédophilie, l'inceste, la disparité des salaires pour des fonctions identiques, le décrochage scolaire, la délinquance … ? Tout ne se passerait–il pas de mieux en mieux depuis la libération des femmes ?

Alors reconsidérons la liberté. Pour être libres, Mesdames, commencez par cesser de jouer aux maîtresses d'école avec la masse de vos congénères. Cessez d'édicter des postulats de comportements qui aliènent, qui asservissent plutôt qu’ils ne libèrent. Pour libérer les femmes, les femmes qui ont le verbe et les moyens de le diffuser devraient s'intéresser plus à leur sécurité, à leur équilibre psychique et physiologique, qu'à l’assouvissement de plaisirs consumant renouvelables sur demande et sur absorption d’adjuvants au stress. En particulier quand elles sont en état de maternité/ parentalité. Elles seront libres quand elles ne se laisseront plus corseter dans un mimétisme modélisant et qu'elles choisiront leurs compagnons non plus en fonction de ce qu'ils promettent de leur apporter en plus de ce qu’elles ont déjà, mais en fonction de ce que tous les deux se sentent capables de prendre et de donner pour que leur projet commun soit de faire ensemble. Pas nécessairement des enfants, mais ensemble.


Lundi 27 Février 2017


Commentaires

1.Posté par Stef le 30/05/2017 16:35 (depuis mobile) | Alerter
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Juste un mot : merci.


Signé une femme de 28 ans.

2.Posté par saidab le 08/07/2017 22:00 | Alerter
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Je viens de voir votre mot, Stef !

Merci à vous jeune femme.

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