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Entre ce que je suis et ce que vous croyez que je suis,
il y a un voile. Le voile de la pudeur…


Personne
Samedi 21 Juin 2014

J'ai jeté un sort sur vous !
En Crète, j’ai travaillé dans une maison de retraite où les plus âgés avaient tout perdu sauf la tête.
Trois d’entre eux m’ont enfermé dans une chambre noire et m’ont fait subir un interrogatoire.
Ils voulaient s’emparer de quelque chose que j’avais au fond de l’âme : une clé, un secret, un sésame.
Ils voulaient se faire du bien sans me faire de mal et couronner leur vie par un viol cérébral.
Je ne savais pas ce qu’ils cherchaient exactement. Mais ils étaient convaincus de mettre ainsi fin à leurs tourments.
Ils m’ont attachée pour que je ne sois pas tentée de leur fausser compagnie et m’ont lancé le plus étrange des défis :
De me mouiller, d’avoir enfin un parti pris, en désignant parmi eux, celui qui a réussi sa vie.
Pour jouer le jeu, j’ai posé, imposé mes conditions en leur précisant que ce n’est pas leur vie qui sera en question mais leur vision…
En les renvoyant à eux-mêmes, je m’y suis retrouvée, plus inspirée que jamais devant trois vieux escrimeurs.

Le premier s’appelait Eidolon, ce qui signifie à peu près : image. Il est artiste peintre. Son arme préférée c’est le pinceau ou le fleuret.
Le deuxième s’appelait : Eidos, ce qui signifie à peu près : Aspect. Il est maçon de métier. Son arme favorite c’est le sabre, pas les palabres.
Le troisième s’appelait : Idea, ce qui signifie à peu près : idée. Il est architecte de vocation. Son arme de prédilection : c’est l’épée sans laquelle il ne peut y avoir de paix. C’est lui qui le dit pour rassurer.

Pour que leur jugement dernier ne soit pas abstrait, je les ai invité malgré mes pieds et poings liés, à recourir à un exemple concret : MAISON comme dirait E.T.
La maison, vous savez, ce lieu où l’on peut recevoir ou décevoir tout être quel qu’il soit.
J’étais précisément à la rue et je rêvais désespérément de maison pour être et exister. Lequel des trois est susceptible de me la procurer ?
Le premier dit : moi. Le deuxième dit : moi. Le troisième dit : moi. Et moi, et moi et moi ?
C’était une sorte de demande en mariage entre maître d’œuvre et maître d’ouvrage, entre celle qui passe la commande et celui qui l’exécute sans ambages.
Le premier m’a dessiné une maison au fusain, le deuxième m’a construit une maison en béton, le troisième m’a conçue la plus belle de toutes… une maison dans sa tête.
Et je leur ai retourné la question : d’après vous dans laquelle nous avons tous envie d’habiter ?
J’ai bien dit envie, et j’ai bien fait de parler d’envie parce qu’ils ont tous fini par avoir envie de l’idéale qui n’est ni réalisée, ni imagée… mais seulement conçu comme un modèle pour y loger toutes nos envies.

Car la maison peinte s’efface, la maison réelle nous lasse, seule l’idée de maison laisse en nous une trace… parfaite.

http://www.infoscenariodepersonne.com/jai-jete-sort/



Samedi 21 Juin 2014


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