Lobbying et conséquences

Israël et l’antisionisme


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Israël et l’antisionisme

Le Conseil Supérieur des droits de l’homme de l’ONU, les évêques catholiques allemands, le président Carter et les propos de Roger Cukierman (CRIF) à Paris.


Samedi 10 Mars 2007

Israël et l’antisionisme

Le Conseil Supérieur des droits de l’homme de l’ONU, les évêques catholiques allemands, le président Carter et les propos de Roger Cukierman (CRIF) à Paris.

Combien de fois le système onusien de protection des droits de l’homme a-t-il condamné Israël pour des atteintes systématiques contre les droits de l’homme ? Beaucoup de fois. En dernier, le Haut Conseil des Droits de l’homme a été très sévère après les crimes de guerre lors de la récente guerre du Liban.

Mais à Israël, au lieu de voir les faits en face, on aime à penser que l’Onu est par nature anti-israélienne… Pourquoi le serait-elle ?

Dans Le Monde daté 8 mars, on apprend que des évêques catholiques allemands de retour de terre sainte ont été choqués, exaspérés par la similitude entre le ghetto de Varsovie et le ghetto de Ramallah.

Pourtant, avec le pape Benoît XVIII, célèbre pour ses bourdes anti-musulmanes, le climat israélo-catholique est au réchauffement.

Il y a donc une réalité incontournable dans ce que dénoncent les évêques allemands.

Mais les sionistes allemands, au lieu de tirer des conséquences de ces témoignages et améliorer l’image du régime qu’ils soutiennent, continuent de le soutenir aveuglément et crient au scandale. Avec les Allemands, le sionistes ont sorti l’artillerie lourde : on les accuse d’avoir tout oublié ou de n’avoir rien appris de l’histoire et d’avoir échoué moralementUn peu trop facile comme argument et répété un peu trop souvent.

Un grand ami d’Israël est le président Jimmy Carter. C’est sous son action que le premier accord de paix important fut signé par les Israéliens et par les Palestiniens. L’Etat sioniste a connu l’assassinat des deux signataires : ici personne ne veut la paix mais la guerre, l’annexion, la ségrégation.

Le président des Etats-Unis a justement écrit cela dans son dernier livre : l’Etat d’Israël pratique l’apartheid comme le faisait l’Afrique du Sud raciste. Il est donc devenu l’ennemi des sionistes du monde entier.

Mais le quotidien Haaretz du vendredi 9 mars précise que le président Carter reste ferme dans ses accusations qu’il précise : « apartheid = le fait pour un peuple de un autre peuple à une ségrégation forcée sur ses propres terres ».

Carter accuse aussi les Israélien de spolier les terres des Palestiniens. Les Israéliens aussi sont d’accord sur ce dernier point puisqu’ils appellent cela des « colonies ».

Mais les sionistes ne veulent voir dans ce mot que le rêve romantique de ratés de la vie espérant une seconde chance sur le dos d’un autre peuple ; ils ne veulent y voir que l’ivresse de l’aventure de tuer des gens pour les chasser au loin, voire pour les exterminer comme le firent les valeureux cow-boys de l’Ouest américain avec les Indiens d’Amérique.

Alors, Carter a été soumis à un boycott, il est insulté. Pourtant il serait difficile de compter combien de milliards de dollars a reçu l’Etat israélien durant son mandat. Cela s’appelle pour le moins de l’ingratitude.

Tous ces gens qui dénoncent le régime sioniste ne sont pas dut tout des ennemis des Juifs. Ils n’ont aucun sentiment anti-juif. A un niveau ou à un autre, ils dénoncent les effets négatifs d’une mauvaise idée : la création de l’Etat sioniste.

Mais cela est intolérable pour les sionistes. Ils veulent bien admettre l’erreur de la création de la RDA corrigée par sa disparition.

Ils veulent bien de la disparition de la Yougoslavie pourtant créée bien avant Israël.

Ils se sont réjouis de la disparition de l’URSS.

Bref, ils ont accepté la disparition successive de plusieurs conséquences de la Seconde Guerre Mondiale ou même de la Première Guerre Mondiale. Mais, ils ne veulent pas revenir sur l’existence d’Israël dans sa forme actuelle.

Leur succès fut de faire admettre pour un temps que quiconque est contre Israël est contre tous les Juifs, est un raciste anti-juif.

Or cela est faux. Car sinon, que faire des Juifs anti-sionistes ? Ils seraient donc anti-juifs eux aussi ? C’est absurde.

En son temps, le régime fasciste italien ou le régime nazi ou le régime soviétique faisaient croire que quiconque s’opposait à eux était « l’ennemi de tout le peuple » italien ou allemand ou russe. D’ailleurs c’est le propre d tout régime qui aspire à l’éternité.

Et c’est une maladie très grave pour un régime que d’aspirer à l’éternité !

C’est pourquoi des cabales sont montées contre des personnalités qui disent leur avis sur cette question.

Comme in l’a vu sur la scène internationale, en France même, un temps, on a reproché à un proche de Jacques Chirac à l’Elysée d’avoir évoqué Israël comme une conséquence temporaire de la Seconde Guerre Mondiale.

Maintenant, on s’attaque à Monsieur Raymond Barre qu’on voudrait faire passer pour un raciste parce qu’il a réagi vivement et a affirmé que le lobby juif agit parfois de façon indigne.

Alors les mêmes que ceux qui se sont élevés contre le président Carter là, contre les évêques catholiques allemands ici, se mobilisent chez nous « pour avoir la peau du Premier ministre Raymond Barre ».

Cette pratique agressive de police de la pensée institutionnalisée, instrumentalisée, mise en œuvre par des groupes identifiés finit par nuire aux Juifs qui ne sont pas sionistes.

Comme par exemple quand on voit ces forces se mobiliser contre le comique Dieudonné ou contre des organes de presse alternative comme Alterinfo ou contre le réseau Voltaire.

Monsieur Cukierman, président du CRIF a explicité cette attitude lors d’un entretien sur la télévision alternative black 3A Telesud, diffusée sur Internet (http://lesogres.tv/article.php3?id_article=72), en affirmant qu’ « en quelque sorte », critiquer Israël c’est inciter, préparer l’opinion à un racisme anti-juif.

Je pense exactement le contraire : c’est en assimilant les actes barbares et inacceptables d’Israël à toute la communauté juive qu’on prépare très fort le racisme anti-juif à travers le monde.

L’existence d’Israël au lieu de faire disparaître le racisme anti-juif – cette gangrène de l’esprit humain - selon les voeux des créateurs de cet Etat a au contraire maintenu ce racisme qui est malheureusement encore là, y compris en Allemagne (mais bien sûr pas dans l’Eglise catholique… quelle idée !).

Cela a même créé un nouveau racisme anti-juif parmi la population musulmane la moins instruite, celle qui est tombée dans le piège sioniste de la double identification « sioniste=Juif » et « Juif=sioniste » et qui s’est sentie solidaire des malheurs qui se sont abattus sur le peuple palestinien voué au destin des Indiens d’Amérique.

La création d’Israël a complètement raté ses objectifs. On peut arriver à cette conclusion en toute bonne foi, en toute sérénité, « en bon Français », sans vouloir la mort des Juifs qui vivent en Palestine et sans être un terroriste ou un agité. Par simple recours au principe qu’un homme vaut un homme sous toutes les latitudes, qu’il soit Juif ou Palestinien ou Asiatique ou Européen.

Constater cela, calmement, intellectuellement deviendrait un crime de lèse-sionisme passible d’exposition aux gémonies.

Il y aurait une liberté d’expression pour blasphémer contre le prophète Mohammed des Musulmans, il y aurait une liberté d’expression pour faire passer tous les Musulmans pratiquants pour des terroristes en herbe.

Mais cette liberté de presse disparaît quand il faut constater les crimes de guerre de l’Etat d’Israël, la spoliation des Palestiniens parqués, traqués comme des animaux ou comme les Juifs de Varsovie en 1939.

Ces excès de la pensée orientée, normalisée, régentée feront le lit du racisme anti-juif bien malgré les anti-racistes de bonne foi comme Raymond Barre, comme Jimmy Carter ou comme les évêques catholiques allemands et comme bien d’autres encore.

Ma pensée est simple :

  1. Je n’ai en moi aucun racisme anti-juif.
  2. Israël changera radicalement ou disparaîtra et ses bombes atomiques n’y changeront rien.
  3. Des Juifs pensent ainsi y compris en Israël et aspirent à une vie de paix, en symbiose avec tous les peuples qui vivent là. Ils ne sont pas la majorité. Certes, mais ni de Gaulle ni les Allemands anti-nazis n’étaient majoritaires en leur temps…

Bien sûr, selon les sionistes qui pensent qu’avec la force, en faisant couler le sang à flots on peut tout rendre conforme à leur pensée, je me trompe.

Mais c’est ma liberté de pensée et je la revendique.

Je revendique mon droit à la liberté de conscience et aussi de libre expression sans devoir subir pour les avoir utilisés aucune contrainte aucune sanction.

En ce moment, est réunie une session du Conseil Supérieur des droits de l’homme de l’ONU. Déjà, la délégation russe y a affirmé sa volonté, avec d’autres pays de mettre fin au système dit « des doubles standard » où l’appréciation finale dépend de qui parle et de qui on parle et non des faits objectifs.

Auteur : libertedexpression.fr



Samedi 10 Mars 2007

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