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Intervention française au Mali : espoir pour le Congo ?


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La France a finalement pris ses responsabilités. En intervenant militairement au Mali, elle rompt le confort de la politique du laissez-faire qui fait le lit des tragédies et des désordres récurrents en Afrique. Lorsque les autorités d’un pays ne peuvent plus, ni protéger leurs populations ni préserver l’intégrité du territoire national, il est de la responsabilité d’une « grande puissance » d’intervenir pour éradiquer la propagation de l’anarchie, les agressions contre la population et le péril des « régimes dangereux » (islamistes). Quelles que puissent être les autres motivations de Paris, il n’est pas responsable de laisser se propager le genre de désordre qui gangrène le Nord du Mali depuis maintenant trop longtemps. En tout cas, les Maliens se remettent à espérer. L’intégrité de leur pays sera préservée.


Boniface MUSAVULI
Dimanche 13 Janvier 2013

Intervention française au Mali : espoir pour le Congo ?
Une perspective qui contraste avec l’angoisse qui déchire le cœur d’un autre peuple sur le Continent, le peuple congolais. Depuis 1996, le Congo est menacé de balkanisation par le Rwanda et l’Ouganda à l’origine des guerres répétées d’agression, de terribles souffrances infligées aux populations et de la politique internationale du laissez-faire. La ferme réaction de Paris face au risque de désintégration du Mali fait naturellement espérer qu’enfin une grande puissance refuse de s’accommoder de la banalisation des anarchies.
Dans son discours au sommet de la francophonie à Kinshasa, le Président Hollande avait promis d’œuvrer pour l’intégrité des deux pays : le Mali et la République Démocratique du Congo . Au Mali, on peut dire qu’il est en train de tenir sa promesse. Au Congo, les populations continuent d’espérer l’arrivée des troupes françaises, seule force capable d’obliger le Rwanda et l’Ouganda à cesser d’agresser le Congo (voir rapports de l’ONU) et massacrer sa population sous la bannière des « rebellions » fantoches (M23, CNDP, RCD). Des agressions dont le bilan, six millions de morts, suffit à rendre injustifiables. Mais elles se poursuivent, comme en témoigne l’attaque sur Goma du 20 novembre 2012 par l’armée rwandaise, soit un mois après le discours de François Hollande à Kinshasa dans lequel il martelait que « les frontières de la RDC sont intangibles et qu’elles doivent être respectées. »
La République Démocratique du Congo se trouve ainsi dans une situation beaucoup plus désespérée que celle du Mali, et seule une armée aussi respectée que l’armée française peut mettre un terme aux guerres récurrentes d’agression, de massacres, de viols et de pillage qui dévaste la partie Est du pays et menace son intégrité. Les groupes armés qui endeuillent, aussi bien le Nord du Mali (Ansar Dine) que l’Est du Congo (M23) ont en commun d’être unanimement décriés par la communauté internationale au vu des crimes dont ils se rendent coupables contre la population et de l’anarchie qu’ils propagent dans les deux pays. Il serait dès lors tout à fait cohérent que la France soit encouragée à intervenir dans les deux pays, l’un après l’autre.
Bien entendu, Paris n’a pas vocation à régler tous les problèmes de sécurité en Afrique. Il s’agit juste de relever que le Mali et la RD Congo sont actuellement les deux crises majeures du Continent, et que les dirigeants africains, seuls, ne sont plus en capacité de leur trouver un quelconque dénouement.
Étant donné que les combats menacent de reprendre à tout moment, dans l’Est du Congo (enlisement des pourparlers de Kampala), avec leurs lots de massacres, de viols, de pillage et de déplacements forcés des populations, il serait difficilement concevable que la France rapatrie ses troupes d’Afrique et abandonne les populations du Kivu à la merci des agressions rwando-ougandaises et des groupes armés aux ordres des deux pays.
Au-delà du volet militaire
Il faut bien se rendre à l’évidence : il faut engager parallèlement une action politique pour aider le Mali à rebâtir sa capacité de gouvernance dès la fin des opérations militaires. Une victoire militaire sur les islamistes ne suffira pas à mettre le Mali à l’abri.
Il faudra envisager le même type d’engagement en deux volets (militaire et politique) dans le cas d’une intervention au Congo que réclame la population depuis le succès de l’opération Artémis en été 2003.
Boniface MUSAVULI


Dimanche 13 Janvier 2013


Commentaires

1.Posté par BOB le 13/01/2013 20:45 | Alerter
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voici les vrais raisons pour lesquels nous intervenons au Mali :

http://2ccr.unblog.fr/2013/01/13/mali-les-raisons-de-l%E2%80%99intervention/

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