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Haïti, séisme, poncifs sur la pauvreté et réalité des mécanismes du sous-développement


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Mounadil Djazaïri
Lundi 18 Janvier 2010

Haïti, séisme, poncifs sur la pauvreté et réalité des mécanismes du sous-développement
Le séisme qui vient de frapper durement Haïti éveille partout des sentiments de profonde compassion et de solidarité avec les populations touchées dans cette république des Antilles.
Etats, associations, particuliers, la mobilisation est immense pour venir au secours des Haïtiens  dans une épreuve qui se surajoute à d'autres qui affectent ce pays depuis trop longtemps.
On sait qu'une catastrophe naturelle n'a pas les mêmes conséquences ravageuses d'un pays à l'autre. Ces conséquences varient en effet en fonction de la richesse du pays considéré, mais aussi des politiques publiques de prévention de la catastrophe et d'intervention une fois qu'elle s'est produite. On sait ainsi que le Japon, où le risque sismique est élevé, a développé depuis des années une politique adéquate en matière d'urbanisme et d'infrastructures de transport. A tel point qu'un séisme de la même magnitude peut ne faire que quelques blessés dans ce pays, des milliers de morts dans un autre qui n'a pas la même politique. Ce qui est vrai pour les séismes, l'est aussi pour les cyclones qui traversent Cuba en faisant peu ou pas de victimes alors qu'on sait ce qu'il en fut aux Etats Unis avec l'ouragan Katrina.
Tout ceci s'applique bien sûr à ce qui vient de se passer en Haïti. Cette catastrophe pourrait avoir un effet positif dans les esprits si elle nous amenait à nous inetrroger sur les mécanismes qui créent ou entretiennent la pauvreté ou encore le sous-développement.
Car le sous-développement n'est pas la pauvreté, mais une pauvreté inscrite dans voire créée par des rapports de domination. C'est ce que vient nous rappeler l'article que je vous propose qui montre, en allant plus loin que les simples apparences, comment Haïti s'est retrouvé dans la situation qu'on lui connaît aujourd'hui
.

Ce qu'on ne vous n'entendez pas sur Haïti (mais que vous devriez entendre)

par Carl Lindskoog, Common Dreams, 14 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dans les heures qui ont suivi le séisme qui dévastateur en Haïti, CNN, le New York Times er d'autres grands organes d'information ont adopté la même interprétation de l'ampleur des destructions: le séisme d'une magnitude de 7,0 a été si dévastateur parce qu'il a frappé des zones urbaines surpeuplées et très pauvres. Les maisons "construites les unes sur les autres" et bâties par les pauvres eux-mêmes ont résulté en une ville fragile. Et de longues années de sous-développement ainsi que les troubles politiques ont fait que le gouvernement haïtien était mal préparé à faire face à un tel désastre.

C'est assez vrai. Mais ce n'est pas toute l'explication, car il y manque l'explication de la raison pour laquelle tant d'Haïtiens résident dans Port-au-Prince et ses environs et pourquoi tant d'entre eux sont obligés de survivre avec si peu. En fait, même quand on ose une explication, elle est souvent scandaleusement fausse à l'image du témoignage d'un ancien diplomate US sur CNN selon qui la surpopulation de Port-au-Prince était dûe au fait que les Haïtiens, comme la plupart des autres peuples du Tiers-Monde, ne savaient rien du contrôle des naissances.

Les Américains affamés d'informations seront peut-être surpris d'apprendre que ces conditions de vie auxquelles les media attribuent, à raison, l'amplification de l'impact de cette immense catastrophe,  résulte largement de politiques américaines et d'un modèle de développement orienté par les Etats Unis.

De 1957 à 1971, les Haïtiens ont vécu dans l'ombre sinistre de "Papa Doc" Duvalier, un dictateur brutal qui jouissait de l'appui des Etats Unis qui le voyaient comme un anti-communiste fiable. Après sa mort, Jean-Claude "Bébé Doc", son fils, est devenu président à vie à l'âge de 19 ans et il a dirigé Haïti jusqu'à son renversement en 1986. C'est dans les années 1970 et 1980 que Bébé Doc et le gouvernement et les milieux d'affaires des Etats Unis ont collaboré pour engager Haïti et sa capitale sur la voie qui devait aboutir à la situation du pays au 12 janvier 2010.

Après l'intronisation de Bébé Doc, des planificateurs Américains, membres ou non du gouvernement des Etats Unis, ont lancé leur programme pour transformer Haïti en "Taiwan de la Caraïbe". Ce pays, petit et pauvre, idéalement situé non loin des Etats Unis, se vit enjoindre d'abandonner son passé agricole et de développer un secteur manufacturier fort et orienté vers l'exportation. C'était, avait-on dit à Duvalier et ses alliés, la manière d'aller vers la modernisation etle développement économique.

Du point de vue de la banque Mondiale et de l'United States Agency for International Development (USAID), Haïti était un parfait candidat pour ce lifting néolibéral. La pauvreté endémique des masses haïtiennes les forcerait à exercer des emplois faiblement rémunérés dans la confection d'articles de baseball et l'assemblage d'autres produits.

 Mais l'USAID avait des plans aussi pour la campagne. Non seulement les villes d'Haïti devaient-elles devenir des centres d'exportation, mais les zones rurales également, par un remodelage de l'agriculture haïtienne vers des productions orientées vers l'exportation et la logique des marchés. Dans ce but, l'USAID, avec des industriels citadins et de fros propriétaires terriens, a travaillé à la création d'équipements de traitement ds produits agro-alimentaires, alors même qu'ils renforçaient les pratiques de dumping sur le prix des surplus agricoles des Etats Unis vendus à la population haïtienne.

Cette "aide" américaine et les changements structurels dans le monde rural ont contraint, comme on pouvait le prévoir, des paysans Haïtiens qui ne pouvaient plus survivre à migrer vers les villes, particulièrement Port-au-Prince où les nouveaux emplois du secteur manufacturier éraient supposés se trouver.Mais une fois sur place, ils se rendirent compte que les emplois manufacturiers étaient loin d'être en nombre suffisants. La ville est devenue de plus en plus densément peuplée. Les bidonvilles se sont étendus. Et pour satisfaire les besoins en logement des paysans déplacés, un programme de maisons bon marché et construites à la va vite a été mis en plce, parfois en posant des maisons "sur le toit des autres."

Assez rapidement, cependant, les planificateurs Américains et les élites haïtiennes décidèrent que leur modèle de développement ne fonctionnait peut-être pas si bien en Haïti et ils l'abandonnèrent. Les conséquences des changement effectués sous la direction des Etats Unis ont par contre subsisté.
  
Quand dans l'après-midi et la soirée du 12 janvier 2010 Haïti a subi cet horrible tremblement de terre et ses répliques, les destructions ont été indubitablement aggravées par l'extrême surpeuplement et la pauvreta de Port-au-Prince et de ses environs. Mais les Américains en état de choc peuvent faire plus que de secouer la tête et de faire un don par pitié. Ils peuvent s'intéresser aus responsabilités de leur propre pays dans les conditions de vie à Port-au-Prince qui ont amplifié l'impact du séisme, et ils peuvent reconnaître le rôle de l'Amérique pour empêcher Haïti de parvenit à un développement significatif. Accepter l'approche incomplète d'haïti proposée par CNN et le New York Times revient à blâmer les Haïtiens d'être les victimes d'un processus qui n'est pas de leur fait. Comme l'écrivait John Milton, "ils ont ôté les yeux des gens, et leur reprochent d'être aveugles."

Carl Lindskoog est un militant qui réside à Nex York. Historien, il termine son doctorat à la City University of New York


Lundi 18 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par la truie qui file le 18/01/2010 12:56 | Alerter
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Le tremblement de terre a tué des pauvres gens qui malheureusement pour eux etaient surtout en ville dans ces habitations nouvelles bétonnées de la nouvelle pauvreté fabriquée de toute piece par les interets mercantiles .

La crise profonde provient du fait que ces populations ont etées à l'image de nombreux pays notamment d'amerique latine devorés par des pratiques d'agriculture destinées à l'exportation comme le precise cet article au lier de produire des produits destinés à la consommation sur place .

Si on prend de le cas de Cuba , ce pays à surmonté sa pauvreté par une reforme profonde de l'agriculture suivant cette voie .

Et le corrolaire c'est que ces pauvres gens en construisant eux meme des habitations avec des techniques hybrides inspirés par les savoirs ancestraux comme des maisons d'argile n'auraient pas succombé en aussi grand nombre.

Ce qu'il y a de terrifiant c'est cette catastrophe qui en presage une autre qui est l'invasion américaine sous pretexte humanitaire . Et ils vont encore faire reculer un peu plus le niveau de vie si cela est possible ou du moind toute veritable possibilité d'un avenir meilleur pour ces pauvres gens .

Il faut repandre autant que possible ces connaissances urgentes en matière d'habitat pour que lors de nouveaux seismes de nouvelles populations n'en soient pas victimes .

http://forum.permacultureweb.fr/viewtopic.php?f=3&t=171
http://kerterre.over-blog.com/

ces types d'habitations sont antisismiques ! et proche de cette terre qui quand on apprend à la cultiver ne laisse pas mourir de faim ceux qui la respectent .

Notez bien qu'il faut faire une selection severe concerant ces informations alternatives et d'autres sites qui les vehicules en faisant un nouveau monstrueux commerce de ces concepts et de ce qui concerne ce mode de vie qui n'a d'alternatif que le nom .

La sobrieté des moyens ne doit jamais etre un pretexte au misérabilisme et à la regression ni la stagnation .

Des techniques encore plus avancées sont deja disponibles mais hélas pas publiables tant que la mafia sioniste et ses siedes regne encore.!

Merci

2.Posté par Gwen le 18/01/2010 20:17 | Alerter
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ils me rendent dingue ces américains. non mais sans déconner quels ordures!!
etre capable de créer une catastrophe pour tuer des gens et en tirer les bénéfices par la suite c'est complétement fou

3.Posté par Jilli le 18/01/2010 22:01 | Alerter
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Rien de surprenant,ils ont déja exterminé les amerindiens et sur leurs cadavres ont bâti des grattes ciels, ils ont brulé vivant les habitants de deux villes japonaises avec leurs bombes nucleaires, ils ont massacré deux millions de pauvres femmes,enfants et hommes irakiens et sans oublier les vietnamiens,chiliens et c'est loin d'être terminé.

4.Posté par Anita1945 le 19/01/2010 03:47 | Alerter
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En Haïti, un chirurgien Français n'a pour seul remède que l'amputation.

PORT-AU-PRINCE - Dix, vingt, trente... depuis 48 heures qu'il ampute à la chaîne dans des conditions extrêmes, Jacques Lorblanches a perdu le fil.
Ce Médecin Français ne sait plus combien d'opérations il a réalisées sur des patients haïtiens, victimes du séisme de mardi.
"Je n'avais jamais vu ça, des plaies infectées et remplies d'asticots", explique à l'AFP le chirurgien, envoyé à Port-au-Prince par Médecins sans Frontières.
Le tremblement de terre qui a rasé une bonne partie de la capitale haïtienne a tué des Haïtiens par milliers et en a blessé encore plus.
Nombre de ceux qui ont été extraits des décombres ont dû attendre des heures, parfois des jours avant d'être soignés.
Leurs plaies se sont infectées, et dans de nombreux cas, la gangrène a entamé son oeuvre.
C'est là, dans un hôpital en ruines, que le Dr. Lorblanches entre en action.
"Ma première amputation, samedi, je l'ai faite avec trois pinces, cinq ciseaux et un bistouri. Il n'y avait pas d'eau et je devais avoir une lampe frontale pour avoir un peu de lumière sur la blessure", dit-il.
Depuis samedi, lui et ses confrères Français disent avoir opéré 30 personnes, dont 28 ont été amputées.
Selon des témoignages recueillis par l'AFP, les amputés se compteront par milliers, une fois les Médecins repartis.
De tous les patients qu'il a traités, le Dr. Lorblanches se souvient avec émotion d'un jeune homme qu'il a opéré dimanche.
Le jeune Haïtien marchait dans la rue au moment où la terre s'est mise à trembler. Dans sa chute, un mur lui a écrasé les mains. Le Dr. Lorblanches a dû les lui amputer.
"On coupe pour sauver des vies. Notre travail ici est une petite goutte d'eau". Mais loin d'être inutile, il est exténuant.
Entre deux opérations, le Dr. Lorblanches n'a guère que le temps de fumer une cigarette. Deux, trois bouffées et le patient suivant s'annonce.
En l'occurrence, le chirurgien va devoir amputer une Haïtienne d'un pied, sectionné de part en part.
"Le doute peut signifier la mort d'un patient. Dans un autre Pays, avec moins de pauvreté et un peu plus de moyens, on pourrait se donner un peu plus de temps avant de prendre une Décision", explique Igor Auriant, un Anesthésiste.
A quelques mètres, Marie-Françoise, tout juste amputée du bras gauche, pousse des hurlements de douleur.
Ses parents sont morts dans l'effondrement de la maison familiale. Elle est restée enterrée sous les décombres pendant plusieurs heures avant d'être secourue par des voisins.
"Je suis heureuse parce-que je suis vivante", dit Marie-Françoise. "Mais je ne veux pas penser à mon Avenir. J'ai tout perdu et je ne pourrai jamais plus travailler".
Lucile, une jeune fille de 20 ans, n'arrête pas de pleurer. Les Médecins ont dû lui amputer le bras droit, menacé par la gangrène. "Maintenant, c'est sa jambe qui est en Danger. On essaye de la sauver, mais on ne peut pas attendre plus de quelques heures pour prendre une Décision", affirme le Médecin Haïtien : Jean Toussaint.
Les salles d'opération ayant été détruites par le séisme, les chirurgiens se sont repliés dans le Service de Radiologie de l'Hôpital. Pas le plus salubre pour amputer.
"Le tremblement de terre a eu lieu, il y a presque une semaine. Maintenant, on ne trouve que des blessures infectées. Si on avait la possibilité d'opérer, de traiter, peut-être qu'on pourrait faire autrement. Mais il y a des plaies qui ne sont pas réparables", confie le Dr. Auriant.
(© A F P-18 janvier 2010-23h06)

5.Posté par Anita1945 le 19/01/2010 03:55 | Alerter
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Au large d'Haïti, une salle de chirurgie flottante opère au compte-gouttes.

A BORD DE L'U.S.S. CARL VINSON - A quelques kilomètres au large de Port-au-Prince, une poignée de rescapés du séisme ont jusqu'à présent eu la chance d'être opérés dans l'unité Médicale dernier cri du porte-avions Américain USS Carl Vinson. Mais les places à bord sont chères.
Rutilante, la clinique possède trois tables d'opération, une salle de radiologie et une cinquantaine de lits. Elle mobilise 55 personnes, dont un chirurgien, un anesthésiste et d'autres spécialistes, dont un psychologue.
Quelques patients Haïtiens sont alités, calmes. Certains dorment. Un pied bandé sort d'une couverture. La salle est presque vide.
Un contraste frappant par rapport à la situation dans les hôpitaux de Port-au-Prince, où les victimes du séisme de mardi, qui a fait 70.000 morts et 250.000 blessés, s'entassent dans l'attente de soins, malgré la pénurie de médicaments et de matériel.
Le chef de l'unité Médicale du Vinson, le Docteur Alfred Shwayat, reconnaît être confronté à un terrible dilemme.
"En tant que médecin, j'ai envie de sauter par-dessus bord, rejoindre la terre ferme et aider le plus de gens possible", confie-t-il à l'AFP.
Mais "notre Mission centrale est de prendre soin de l'équipage" de 3.500 personnes, "en vue de préserver nos capacités opérationnelles".
Depuis son arrivée vendredi, l'U.S.S. Carl Vinson a pris en charge 10 patients au total, dont trois Américains et sept Haïtiens.
Six d'entre eux ont subi une intervention chirurgicale, des amputations dans certains cas.
L'une des victimes, une jeune Haïtienne de 12 ans, a été opérée lundi par le neurochirurgien Américain et journaliste Médical de C.N.N., Sanjay Gupta, sollicité alors qu'il était à Port-au-Prince pour couvrir la catastrophe humanitaire.
"Ca s'est bien passé, on lui a retiré des petits morceaux de béton du crâne, son état est stable mais elle aura des séquelles", a-t-il expliqué à l'A F P.
Le Commandant du navire, l'Amiral Ted Branch, est prêt à aider "au cas par cas" mais rappelle que l'Assistance Médicale n'est pas la principale Mission qui lui a été confiée.
"Les hélicoptères sont notre principale contribution" à l'effort humanitaire en cours, dit-il, tandis que les appareils décollent à la chaîne du Pont de l'U.S.S. Carl Vinson vers la Capitale Haïtienne, pour distribuer des vivres ou transporter des blessés.
"Nous n'avons qu'un seul chirurgien", s'excuse-t-il.
En outre, renchérit le Docteur Alfred Shwayat, son équipe Médicale est "formée pour soigner des blessures graves, stabiliser les patients souffrant de traumatismes", mais n'est "pas équipée pour accueillir et soigner des milliers de blessés".
"Nous allons essayer d'opérer autant que possible", conclut-il, tout en avouant qu'il n'est pas celui qui décide quels patients peuvent monter à bord.
Le Commandement de l'U.S.S. Carl Vinson assure aider au maximum de ses capacités : outre les opérations réalisées à son bord, une équipe Médicale a été dépêchée à terre pour prêter main forte dans une Clinique provisoire des garde-côtes Américains, qui a déjà traité environ 300 personnes.
Quant au navire-Hôpital Américain Comfort, entièrement consacré à l'Assistance Médicale aux sinistrés, il devrait arriver dans les prochaines 48 heures, avec
600 personnes à bord et un millier de lits disponibles.
(© A F P- 19 janvier 2010-3h01)

6.Posté par dan le 19/01/2010 16:50 | Alerter
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après avoir lu Anita, que dire??????
à qui le tour?? peut être à nous un jour ou à nos enfants si nous continuons d'accepter l'omerta journalistique

7.Posté par cb le 19/01/2010 21:32 | Alerter
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merci pour les info de l'afp, je ne connaissais pas ce site et je regarderais romandienews.
merci a la truie qui et a anita
Pour les autres l'antiaméricanisme me parait un peu primaire et caricatural mais bon.

ceci dit l'auteur (le grand monsieur de l'université de ny )est un peu léger sur la fin de son récit puisque l'exode rurale vers port au prince et les grandes villes en générales (le cap haitien, jacmel, jérémie, gonaives...) a plutôt eu lieu après le départ de duvalier. Les habitations quant a elles sont beaucoup plus souvent construite de façon relativement "amateurial" (je dis ça ayant vue une partie de ma modeste maison à haiti justement) et parfois avec moins de matériaux (métal et ciment ) qu'il ne faut pour faire des économies.
De plus j'aurais été très intéressé d'avoir pu m'enrichir de la lecture du professeur américains sur l'après duvalier et notamment sur les passages de Aristide.
On verra ce que les ricains vont faire d'haïti (ça pourra difficilement être pire selon moi) mais ils sont très fort...
Sinon un ambassadeur américains de retour chez lui (dans les années...1996 ou 98) avait dit à quelque chose près ceci d'haïti "on en ferra jamais rien : c'est des nègres et en plus ils parlent français"
C'est peu être le moment de leurs apprendre le ricains les pasteurs leurs sont déjà acquis...
Allez au plaisir et sachez que la religion vodou ne connais qu'un dieu créateur.

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