Histoire et repères

'Guerre des Généraux' Durant la Guerre de 1973



Jeudi 9 Octobre 2008

'Guerre des Généraux' Durant la Guerre de 1973
Une "guerre des généraux" avait déchiré Israël au moment où ce pays faisait face à une offensive militaire simultanée de l'Egypte et de la Syrie en octobre 1973, selon des documents déclassifiés publiés ce mercredi par les médias israéliens.

Ces documents couverts par le secret durant 35 ans rassemblent les témoignages de généraux et responsables politiques ou militaires entendus par la Commission gouvernementale d'enquête Agranat sur les ratés dans la conduite initiale de la "Guerre du Kippour".

"J'ai appelé le commandant de la région militaire sud Shmouel Gonen (...) Je me suis permis de lui dire qu'à mon avis il n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait sur le terrain", a ainsi déclaré Ariel Sharon, général de réserve qui venait d'être rappelé pour commander une division sur le front égyptien après avoir été démobilisé trois mois plus tôt.
"Les dommages les plus graves de cette guerre sont dus à l'absence des officiers supérieurs sur le terrain", a-t-il encore dit soulignant que cela a provoqué confusions, tensions et dysfonctionnements, selon ces documents.
A la tête de ses hommes, le général Sharon a de son propre chef franchi le Canal de Suez, réussissant à prendre les troupes égyptiennes à revers.

Le général Gonen a de son côté indiqué à la Commission Agranat: "J'ai fait des copies des enregistrements de mes conversations durant la guerre et je les ai mises à l'abri dans un coffre-fort d'une banque, car j'ai l'intention de les utiliser pour des poursuites judiciaires contre Sharon".

Le général David Elazar, chef d'état-major, a reconnu que lorsque la guerre a éclaté, le samedi 6 octobre, l'état-major est devenu "une maison de fous".

Il a dit avoir voulu mobiliser massivement les réservistes, dont beaucoup en prières dans les synagogues pour le jour du Kippour (la fête juive du Grand Pardon), et s'être heurté au refus du Premier ministre Golda Meïr et à celui du ministre de la Défense Moshé Dayan, le célèbre général borgne.

La Commission Agranat a lavé la classe politique pour les manquements durant la phase préliminaire de la guerre d'octobre 1973, et en a fait assumer la responsabilité à l'armée.

Bien que remportée après de graves revers initiaux par Israël, la guerre israélo-arabe du Yom Kippour continue, 34 ans après, à être vécue comme un traumatisme par l'entité sioniste dont le mythe de l'invincibilité militaire avait été ébranlé.
Le conflit est présenté comme une victoire par les Arabes. Il a fait 2.656 morts et 7.250 blessés dans les rangs israéliens et poussé Golda Meïr et le général Elazar à la démission.


Jeudi 9 Octobre 2008


Commentaires

1.Posté par Byblos le 20/10/2008 00:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Est-il vraisemblable que les Américains aient intoxiqué volontairement les Israéliens à l'époque, en vue d'accorder à l'Égypte une petite victoire sans conséquences militaires majeures, mais avec d'immenses avantages stratégiques et diplomatiques pour Israël? Juste ce qu'il fallait de victoire pour sauver la face de Sadate et permettre ce qui allait devenir les accords de Camp David puis la paix égypto-israélienne.
Kissinger aurait ainsi FORCÉ les Israéliens à obtenir ces deux avantages extraordinaires :

1- Briser les tenailles qui étranglaient Israël entre le front syrien d'un côté et les front égyptien de l'autre.
2- Rompre l'unité du front arabe et isoler dès lors la Syrie, avantage israélien qui se perpétue jusqu'aujourd'hui.

Nouveau commentaire :

VIDEOS | Politique Nationale/Internationale | Propagande médiatique, politique, idéologique | Société | Histoire et repères | Conflits et guerres actuelles | Néolibéralisme et conséquences


Publicité

Brèves



Commentaires