Sciences et croyances

Géologie électrique de Pluton et comète 67P


Dans la même rubrique:
< >


Stuart Talbott
Jeudi 8 Octobre 2015

 

Surface de la comète 67P. Crédit ESA
 

    Il semble que la mission New Horizons de la NASA vers la planète naine Pluton fournisse toujours aux spécialistes des planètes de nouveaux défis et mystères grandissants. Au sommet de la liste, les dernières images du sol qui révèlent des particularités planétaires ressemblant à des dunes de sable. Cela soulève un problème parce que l'atmosphère de Pluton est actuellement bien trop mince et délicate pour produire les vents nécessaires à la création de dunes.
 

    Alan Stern, chercheur principal de New Horizons, a dit de la découverte, « Nous avons détecté de vastes champs de formations ressemblant à des dunes. Nous disons maintenant prudemment qu’elles ressemblent à des dunes. Il se peut que ce soit ou que ce ne soit pas réellement des dunes. Leur origine est débattue. »
 


Survol de la sonde spatiale New Horizons. Crédit ESA
 

    L'équipe de New Horizons suggère à présent que l'atmosphère de Pluton doit avoir été jadis assez dense pour produire des dunes ou des formations similaires – si seulement quelque force exotique pouvait être appelée à actionner les vents nécessaires.
 

    Les dunes improbables ne sont pas une nouveauté en planétologie. Ces dernières années, nous avons remarqué des dunes « impossibles » sur des corps du Système solaire, dont la planète Mars. Lors de précédents épisodes dans le cadre de la mission Space News, nous avons même rapporté la découverte de remarquables dunes de sable sur la comète 67P ; remarquables parce que d’après les hypothèses standards, aucune comète ne devrait avoir l'atmosphère requise pour former des dunes. Jusqu'à très récemment, la cométologie ne s’était jamais aventurée à faire des spéculations sur des vents à la surface d'une comète.
 

    Pourtant, sur la comète 67P, les images d'une roche géante nommée Chéops, ont révélé ce qui semblait être des rayures de vent estompées. En plus de cela, les scientifiques de la mission Rosetta ont par la suite trouvé plus d'une douzaine de roches similaires, « striées par le vent ». Les scientifiques de la mission ont d’abord spéculé que, d’une façon ou d’une autre, les jets cométaires devaient avoir créé l’improbable vent, un concept qu'ils ont formellement entériné en donnant un nom à ce mécanisme imaginaire. Ils l’ont baptisé « transport localisé entraîné par les gaz ».
 

    Plus récemment, des chercheurs spécialistes des comètes ont proposé un mécanisme cométaire encore plus extrême, similaire à la saltation en géologie terrestre. Ce processus ne requerrait pas juste une atmosphère, mais aussi des vents turbulents soufflant à la surface de la comète avec une force dépassant tout ce qui avait été imaginé jusque-là.
 


Comète 67P. Crédit ESA
 

    Au vu de l'ampleur des mystères, nous ne pouvons que conseiller vivement à la NASA et à l'Agence spatiale européenne d’ouvrir le débat sur l’hypothèse électrique des comètes. Pour les théoriciens de l'Univers électrique et de Thunderbolts Project, il est tout simplement indéniable que le comportement des comètes est électrique. Dans le cas de la comète 67P, la question est logiquement posée par les flux d'électrons fortement accrus et les densités à proximité du noyau cométaire. Mais de nombreux éléments de preuve supplémentaires se sont accumulés jusqu'à devenir une quasi-certitude : l'activité électrique des comètes est inhérente à leur nature même. Seuls les champs électriques et les décharges électriques résultantes expliquent les projections filiformes des comètes. D’ailleurs, des expériences avec des champs électriques appliqués sur des surfaces poussiéreuses, en particulier les démonstrations de Billy Yelverton, ont reproduit de nombreuses caractéristiques du sol des comètes, dont toutes sortes de dunes de sable. Le jargon « transport localisé entraîné par les gaz » fraîchement inventée, devient inutile à partir du moment où l’on considère les propriétés démontrables de l'activité des décharges électriques – pas juste leur capacité à transbahuter la poussière, mais aussi à configurer la poussière selon tout ce qui caractérise la surface de 67P.
 

    Dans le dernier Space News de février, The Impossible Dunes of Comet 67P, nous avions exprimé cette prédiction : des changements spectaculaires et apparemment inexplicables seront photographiées à la surface de la comète 67P par la sonde Rosetta.
 

    Des scientifiques de l'ESA ont récemment publié les photos prises à partir de fin mai sur une période de 6 semaines. Ces images révèlent l’érosion des caractéristiques [du terrain], faisant jusqu'à des centaines de mètres de diamètre, se formant à un rythme exponentiel, plus rapidement que ne le prédit la théorie cométaire standard. Tel que l’a récemment déclaré un scientifique de la mission, « Ces changements spectaculaires se produisent très rapidement, les bords des caractéristiques s’élargissant de quelques dizaines de centimètres par heure. Ceci met en évidence la complexité des processus physiques impliqués. »
 

    Sur le site de l'ESA, ils reconnaissent que la sublimation de la glace souterraine conjecturée est incapable de permettre d’ébaucher une explication pour les phénomènes observés. Ils disent des caractéristiques, « La vitesse d'expansion rapide est imprévue, même si les modélisations de la sublimation par la lumière solaire pourraient prévoir une vitesse d'érosion de quelques centimètres par heure, et de ce fait, les scientifiques pensent que des mécanismes complémentaires sont obligatoires pour expliquer les observations. »
 

    Les scientifiques n’expliquent pas de manière convaincante la même érosion du bord des caractéristiques sur la comète Tempel 1 [« ... les dépressions qui ont fusionné au fil du temps, aussi à la suite de l'érosion provoquée par l’évaporation des substances volatiles de la comète. »]. Cette érosion est un effet typique du fraisage par décharge électrique.
 

    Pour comprendre Pluton, la plus grande pierre d'achoppement est l'histoire inventée de sa formation et les milliards d'années de son histoire présumée. Son atmosphère et les caractéristiques de son sol s’accordent mieux avec une capture récente, peut-être dans l'entourage de Saturne, au vu de son importante atmosphère d'azote. Si ce n’est pas le cas, l’inclinaison axiale de Pluton suggère une ancienne association possible avec Uranus. Voilà la voie pour les recherches futures : Rechercher des « ressemblances familiales » ; ne pas forcer les données pour les accorder à une histoire entièrement fictive du Système solaire.
 

    Message aux scientifiques de la NASA : avant que l'occasion ne se perde, veuillez étudier le recul des bords de poussière ou de silicate autour du passage d'un courant électrique, comme on le voit dans l’expérience de Billy Yelverton.
 

    Les forces électriques peuvent facilement former des dunes sur les comètes. Mais qu’en est-il des dunes de Pluton ? La planète se déplace sur une orbite elliptique à travers le champ électrique affaibli de l’héliosphère. Cela seul fait que cette question mérite d'être posée : est-ce que la surface de la planète naine, immergée dans des champs électriques et battue par les vents ioniques, est en train de nous donner une démonstration convaincante d'activité électrique similaire à celle des comètes. Le fait que nous sachions désormais que Pluton présente une queue cométaire, est juste une autre raison pour poser cette question.
 


Depuis 2012, Michael Goodspeed, alias Stuart Talbott, est le producteur de Space News from the Electric Universe, une série de films de Thunderbolts Project sur YouTube.
 

Thunderblogs, Stuart Talbott, 29 septembre 2015

Original : www.thunderbolts.info/wp/2015/09/29/electrical-geology-of-pluto-and-comet-67p/
Traduction Petrus Lombard

 

Derniers articles apparentés traduits

Onze ans de recherche pour nada  : Nada, rien, peau de balle, zéro est le nombre d’ondes gravitationnelles détectées par la recherche après onze ans d’acharnement.
 

L’entrelacs électrique  : Les circuits électriques dans et hors des galaxies, d’après la théorie de l’Univers électrique.



Jeudi 8 Octobre 2015


Commentaires

1.Posté par adith le 08/10/2015 15:25 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Jean François Champollion

Il disait de lui, "Je suis tout à l' égypte , elle est tout pour moi."
Wikipédia

Zodiaque de dendérah: éclipse du 25 septembre 52 avant notre ère (-51 en calendrier astronomique)
Wikipédia

Champollion en tenue égyptienne au pastel de G. Angelelli, 1828 29

Wikipédia commons.

Ségolène Royale a proposé un prix plancher du carbone °2 pour le secteur électrique.
Source : Le figaro publié à 13h 16

Nouveau commentaire :

Actualité en ligne | International | Analyse et décryptage | Opinion | Politique | Economie | Histoire et repères | Sciences et croyances


Publicité

Brèves



Commentaires