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Génocide au Rwanda: enfin la vérité à l'horizon.


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Komla KPOGLI
Jeudi 12 Janvier 2012

Génocide au Rwanda: enfin la vérité à l'horizon.
L'histoire a ceci de particulier qu'elle finit, avec le temps mais aussi grâce à la ténacité d'hommes honnêtes, par livrer certains de ses secrets les mieux gardés. Il en est ainsi à propos du génocide au Rwanda.

Durant 18 ans, les massacres de Tutsi en 1994 par les Hutus ont été présentés par des "experts", des "journalistes", des "spécialistes", des "historiens", des "sociologues", des "politiques" comme un double-génocide. Mieux, on a même dit, écrit et documenté à plusieurs reprises une version totalement fausse de ces évènements. On a laissé croire que le génocide n'était pas planifié et on a inversé les rôles. On a donc imputé aux Tutsi l'attentat qui a coûté la vie à Juvénal Habyarimana, président du Rwanda à l'époque. On a conclu que les auteurs de cet attentat sont les premiers responsables des massacres qui ont suivi. C'est-à-dire que ce sont les combattants majoritairement tutsi du Front patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagamé qui auraient attiré sur les Tutsi une réaction des Hutus. Donc, il s'agirait d'un double massacre. Les figures les plus connues de cette réécriture sont le fameux juge Bruguière qui est allé jusqu'à inculper de hautes personnalités (06 au total) du FPR au pouvoir au Rwanda pour génocide, les "journalistes" idéologues Stephen Smith et Pierre Péan, le sociologue André Guichaoua, l'ex-gendarme de l'Elysée Paul Barril qui a passé son temps à noyer les vrais faits sous de fausses preuves constamment agitées dont la fameuse boîte noire de l'avion crashé qui se révéla celle d'une Concorde d'Air France...On note parmi ces spécialistes autoproclamés et témoins de bonne moralité le journaliste camerounais Charles Onana, un fervent défenseur de la thèse de l'attentat opéré par les forces du FPR dirigées par Paul Kagamé actuel président du Rwanda contre Habyarimana. Nombreux sont également ces africains qui, pris dans les filets de la propagande anti-Kagamé, n'ont jamais hésité à traiter les Tutsi et principalement Kagamé de déclencheurs du génocide. On a ainsi pendant 18 ans inversé les rôles afin de culpabiliser les victimes pour mieux indemniser les coupables et plus loin on a nié le rôle de la France repeint et présenté comme une mission humanitaire.

A la Jeunesse Unie pour la démocratie en Afrique(J.U.D.A) devenue MOLTRA, nous avons toujours affirmé le contraire suite à une documentation rigoureuse sur la question. Nous avons régulièrement conclu, avec quelques autres organisations et personnes, que la France a aidé à la commission du génocide au Rwanda. Beaucoup de nos interlocuteurs sont souvent scandalisés d'entendre pareils propos. Pourtant les faits sont là.

En 2007, un nouveau juge antiterroriste Marc Trévidic, moins idéologue et plus scientifique remplace Jean-louis Bruguière jusque-là chargé du dossier. Alors qu'il est attendu de lui qu'il aille dans les sentiers tracés par son prédécesseur et qu'il close tout simplement le dossier, Marc Trévidic se livre à un travail beaucoup plus judiciaire et plus scientifique. Il réentend les témoins-clés et va commettre même une expertise balistique sur l'énigme de l'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana. A partir de septembre 2010, l'équipe de techniciens se met au travail et s'est rendue au Rwanda durant une semaine. Elle a rendu la conclusion de ses travaux hier, 10 janvier 2012. Eh boummmm!!! L'inattendu se produit: la balistique conclut que ce ne sont pas les forces du FPR qui avaient abattu l'avion du dictateur Habyarimana. Mieux, le rapport précise, après étude approfondie de l'impact du missile sur la carcasse de l’avion et analyse acoustique, que les tirs venaient du camp de Kanombé, camp de la garde présidentielle. Autrement dit Habyarimana avait été tué par ses propres gardes présidentielles. Ceux-ci sont des extrémistes hutus qui s'opposaient à l'accord de paix entre le pouvoir et le FPR de Kagamé avec qui un partage du pouvoir devrait être opéré. Et c'est cet attentat qui a donné le top départ des massacres. Et la France de François Mittérrand était bel et bien aux côtés de ceux qui ont commis ces massacres.

D'ailleurs une documentation extraordinairement riche de Jacques Morel avait montré combien la France était impliquée dans la commission de ce génocide. Implication que la France a depuis l'origine niée. Les autorités et de simples citoyens français et même des africains intellectuellement dépendants voyaient en chaque évocation du rôle de la France dans ce génocide un sacrilège, une accusation fausse, une haine gratuite, une posture antifrançaise primaire qui sous-tendraient la "pensée anticoloniale". On a ainsi discrédité toute opinion qui ne validait pas la thèse d'une France qui aurait joué, à son corps défendant, l'interposition au Rwanda, une France qui aurait permis, selon ses laudateurs, d'arrêter les massacres alors que tous les autres pays avaient quitté le pays ou avaient laissé faire. Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle en 2007 ira jusqu'à dire que la France n'a jamais commis de génocide et n'a donc pas à rougir de son histoire. Aujourd'hui voici les faits présentés aux yeux de tous. La France, ce pays qui vient, par un vote par son Assemblée Nationale, d'établir des sanctions contre la négation du génocide arménien commis par la Turquie, va-t-il ou peut-il encore refuser le génocide dont elle s'est rendu complice avec les soutiens divers apportés aux massacreurs qu'elle protège jusqu'à ce jour? Les fameux journalistes et autres spécialistes qui se sont contentés de nous raconter de façon simpliste, romancée et mensongère pendant 18 ans la version de Jean-Louis Bruguière qui n'a jamais mis les pieds au Rwanda et d'autres politiques français négationnistes vont-ils se dédire publiquement? Tout ce beau monde va-t-il reconnaître avoir réécrit des faits liés à ce génocide pour à la fois apaiser les morts et pour laver leur propre honneur (si tant est qu'ils en ont encore) ou bien va-t-il se lâcher contre le juge Marc Trévidic et la science balistique qu'ils vont traîner dans la boue? L'avenir nous le dira.

Mais d'ores et déjà, le travail de ce juge confirme un fait: la réécriture des évènements. La France est un spécialiste en la matière, ainsi que nous le disions en ce qui concerne la capture de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 par les troupes françaises qui finiront par nier l'acte qu'elles avaient pourtant reconnu dès les premières minutes. Avec ce rapport balistique, les thèses négationnistes tombent. Ce rapport est aussi la confirmation et la reconnaissance des recherches faites par ces rarissimes femmes et hommes honnêtes qui, au sein de quelques médias (Colette Braeckman du Soir de Belgique qui avait dit depuis le début que le juge Bruguière n'était pas convaincant, ce qui lui a valu à plusieurs reprises des quolibets de Charles Onana et Patrick de Saint-Exupéry du Figaro à l'époque), au sein du monde associatif ou intellectuel à savoir: François Xavier-Vershave et Survie qui sur ce sujet précisément ont fait un excellent travail, José Kagabo, Jacques Morel, Jean-paul Gouteux...et bien d'autres anonymes contre vents et marées, ont montré des faits qu'officiellement on n'a jamais voulu admettre.

Komla KPOGLI
11 janvier 2012
Web: http://lajuda.blogspot.com


Jeudi 12 Janvier 2012


Commentaires

1.Posté par Taïbu KASONGO le 12/01/2012 10:29 (depuis mobile) | Alerter
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Ce fameux rapport pue l'arrangement politique entre criminels.
Rappelez-vous la rencontre entre Sarkozy et Kagame le 12 Septembre 2011.
D'une part kagame finance la campagne presidentielle de sarkozy et celui arrange un rapport bidon

2.Posté par elouna le 12/01/2012 18:41 | Alerter
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Bonsoir, en fait je cherche à connaitre plus en détail la responsabilité de la France dans le massacre au Rwanda. Quelqu'un pourrait m'aiguillé???
Merciiiiii

3.Posté par Khella le 12/01/2012 20:41 | Alerter
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A lire aussi : Vérité sur le Rwanda : http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-30322156.html




4.Posté par Joszik le 12/01/2012 21:01 | Alerter
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komla la honte bu le visage de la mort articule tout grand sa bouche d’où en sort encore quelques chapelets entiers de ces nauséabonds excréments.

5.Posté par Komla KPOGLI le 13/01/2012 09:16 | Alerter
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Voici pour nos amis complotistes un petit texte du Figaro qui n'est pas un journal gauchiste et antisarkoziste ou encore antisystème. Peut-être que ceci aiderai certains commentateurs.

Le juge Trévidic s'estime l'objet de pressions
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/01/13/01016-20120113ARTFIG00272-le-juge-trevidic-s-estime-l-objet-de-pressions.php

En charge de dossiers ultra-sensibles comme l'affaire Karachi ou le Rwanda, le juge anti-terroriste a fait selon Marianne des démarches pour se plaindre de «tentatives de déstabilisation» de la part de sa hiérarchie.

Karachi, moines de Tibéhirine, Rwanda… Marc Trévidic est l'un des juges français qui instruit les dossiers les plus sensibles. Mais le juge antiterroriste s'estime l'objet de brimades qui l'ont conduit à saisir l'USM, principal syndicat de magistrats, révèle l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi.

Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats, a confirmé être intervenu à sa demande auprès de la présidente du tribunal de grande instance et du premier président de la cour d'appel de Paris, conjointement avec l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI) présidée par Marc Trévidic. Une délégation a été reçue par la hiérarchie du juge, a indiqué Christophe Régnard, confirmant également la teneur d'un courrier de l'USM qui s'inquiète de «mesures (...) qui semblent être autant de tentatives de pression, voire de déstabilisation, difficilement acceptables».

«Politique de harcèlement misérable »
Trois éléments en particulier ont motivé cette démarche. D'abord, Marc Trévidic a le sentiment d'être saisi de très peu de nouveaux dossiers par rapport à ses confrères du pôle antiterroriste. La hiérarchie a expliqué qu'il était surchargé. «Admettons», a commenté le président de l'USM. Ensuite, il a été interdit au printemps dernier au juge Trévidic de se rendre au Niger pour une formation de magistrats en matière d'antiterrorisme, alors que toutes les autorisations et ordre de mission avaient été délivrés. Cette interdiction a été vécue comme «une mesure de rétorsion», du fait de déclarations très critiques faites par le juge Trévidic en sa qualité de président de l'AFMI, après la mise en cause des magistrats par Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laetitia.

Enfin, le juge a été menacé d'un avertissement parce qu'un photographe de presse venu le rencontrer avait pris une photo là où il n'en avait pas le droit. «On a réussi à éviter que cet avertissement soit versé à son dossier (...), mais c'était clairement une mesure pré-disciplinaire très désagréable», a estimé le président de l'USM.

«Ce genre de tracasseries, pour un magistrat qui instruit des dossiers très sensibles, ce n'est pas acceptable, cela le met dans un état d'esprit très difficile», analyse Christophe Régnard. Elles lui rappellent le début des ennuis qu'a eus à Nanterre la juge Isabelle Prévost-Desprez avec sa hiérarchie: «Les mises en cause ont commencé comme ça (...) et après, on a sorti des choses beaucoup plus graves». Interrogé par Marianne, Gilbert Tiel, autre juge du pôle antiterroriste, déclare que Marc Trévidic fait l'objet d'«une politique de harcèlement misérable pour le faire trébucher, voire pour l'inciter à partir». Dans un livre paru en février dernier («Au coeur de l'antiterrorisme»), le juge Trévidic disait déjà avoir le sentiment qu'il n'avait plus la confiance de sa hiérarchie parce qu'il avait «commis le péché capital dans la magistrature, le péché de la médiatisation».

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