Coup de gueule

GÉNOCIDE ARMÉNIEN : Les hommes politiques français dictent l'Histoire


Dans la même rubrique:
< >

Vendredi 29 Juillet 2016 - 14:18 Le Père Hamel était musulman!



«Ces guerres. Un moment dans l'histoire des hommes où la bêtise se fait plus grande, où une partie de l'humanité refait son plein de vertus guerrières pendant que l'autre dénonce les génocides.»

Paul Ohl


Professeur Chems Eddine Chitour
Dimanche 25 Décembre 2011

GÉNOCIDE ARMÉNIEN : Les hommes  politiques français  dictent l'Histoire
Jeudi 22 décembre 2011, dix ans après une première loi initiée par la gauche française, les députés de droite criminalisent le déni de génocide arménien. Le texte initial visait à sanctionner «la contestation du génocide arménien». Il a été modifié le 7 décembre pour s'étendre à «la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi». Il prévoit de punir la négation d'un génocide d'un an d'emprisonnement, d'une amende de 45 000 euros ou des deux. Il ne désigne pas nommément le génocide turc, mais l'autre génocide reconnu par la France est déjà protégé par la loi Gayssot, véritable chape de plomb qui sacralise les crimes de masse nazis à l'endroit des juifs. La gauche a voté pour mais a dénoncé, hypocritement une instrumentalisation du vote de la droite pour s'attirer les faveurs des 600.000 Arméniens, étant entendu que les 500.000 Français d'origine turque ne sont pas logés à la même enseigne, malgré leurs protestations. Pour Sinan, jeune Normand d'origine turque: «Ce qui nous choque, c'est qu'on veuille interdire la liberté d'expression. La Turquie est prête à discuter de ce génocide, mais en France, on ne laisse plus sa place au dialogue. Avec cette loi, on crée de la division entre les Turcs et les Arméniens qui, en France comme ailleurs, «s'entendent très bien. L'histoire ne doit pas servir la politique».


Quelques petits rappels sur ce qui s'est passé en 1916

Interrogé par les journalistes du Monde, sur son refus de reconnaître le génocide arménien, Bernard Lewis, professeur à Princeton, déclare: «(..) Vous voulez dire reconnaître la version arménienne de cette histoire? Il y avait un problème arménien pour les Turcs à cause de l'avance des Russes et d'une population anti-ottomane en Turquie, qui cherchait l'indépendance et qui sympathisait ouvertement avec les Russes venus du Caucase. Il y avait aussi des bandes arméniennes - les Arméniens se vantent des exploits héroïques de la résistance -, et les Turcs avaient certainement des problèmes de maintien de l'ordre en état de guerre. Pour les Turcs, il s'agissait de prendre des mesures punitives et préventives contre une population peu sûre dans une région menacée par une invasion étrangère. Pour les Arméniens, il s'agissait de libérer leur pays. Mais les deux camps s'accordent à reconnaître que la répression fut limitée géographiquement. Par exemple, elle n'affecta guère les Arméniens vivant ailleurs dans l'Empire ottoman. Nul doute que des choses terribles ont eu lieu, que de nombreux Arméniens - et aussi des Turcs - ont péri. Mais on ne connaîtra sans doute jamais les circonstances précises et les bilans des victimes. (...) Pendant leur déportation vers la Syrie, des centaines de milliers d'Arméniens sont morts de faim, de froid... Mais si l'on parle de génocide, cela implique qu'il y ait eu politique délibérée, une décision d'anéantir systématiquement la nation arménienne. Cela est fort douteux. Des documents turcs prouvent une volonté de déportation, pas d'extermination.(1)

Pour Bernard Lewis, la vérité historique, l'honnêteté intellectuelle, et le devoir de mémoire auraient voulu que le souvenir des populations musulmanes d'Anatolie orientale massacrées par les Brigades de Volontaires Arméniens engagées dans les rangs des troupes tsaristes, soit également évoqué dans ce débat. Mais force est de constater que les Arméniens se gardent bien de parler des atrocités qu'ils ont commises à l'encontre des Turcs, et passent sous silence leur alliance avec la Russie contre l'Empire ottoman. Sur ce point précis, l'ouvrage de référence de la Turcologie française, «Histoire de l'Empire ottoman», est catégorique: «Il importe cependant de souligner que les communautés arméniennes ne sont pas les seules à avoir été laminées par le fléau de la guerre. Au printemps de 1915, l'armée tsariste s'est avancée dans la région du lac de Van, entraînant dans son sillage des bataillons de volontaires constitués d'Arméniens du Caucase et de Turquie. (...) Les statistiques de l'après-guerre font apparaître, pour chacune des provinces soumises à l'occupation russe et aux actes de vengeance des milices arméniennes, un important déficit démographique -totalisant plusieurs centaines de milliers d'âmes- dû pour une bonne part aux massacres perpétrés par l'ennemi» («Histoire de l'Empire Ottoman» page 625). Mais si l'on parle de génocide, cela implique qu'il y ait eu politique délibérée, une décision d'anéantir systématiquement la nation arménienne. Cela est fort douteux. Des documents turcs prouvent une volonté de déportation, pas d'extermination.(2)

Les Arméniens ne furent pas l'objet d'une campagne de haine comparable à ce que fut l'antisémitisme en Europe. La déportation, «quoique de grande ampleur», n'affecta pas les communautés d'Izmir et d'Istanbul. Les Ottomans avaient de solides raisons de se méfier des Arméniens qui voyaient dans les Russes «leurs libérateurs» et dont bon nombre s'enrôlèrent dans l'armée tsariste. La déportation était une pratique courante dans le système de répression ottoman. Sans doute ces massacres furent-ils «une horrible tragédie humaine», mais que dire des exactions commises par «des unités de volontaires arméniens» à l'encontre des populations musulmanes dans l'Est de la Turquie? «Il n'existe aucune preuve sérieuse d'une décision et d'un plan du gouvernement ottoman visant à exterminer la nation arménienne.» (sic) (3)

Sur cette question de la planification, il a été établi, selon les turcologues français, que des historiens arméniens ont produit des faux documents pour étayer la thèse de l'intention préméditée et délibérée des massacres de 1915. Dans la très sérieuse «Histoire de l'Empire ottoman», il est fait état de ces faux documents (dits «d'Andonian»). Force est de constater, par ailleurs, que le terme «génocide» n'est pas une seule fois mentionné dans les pages de ce recueil consacrées aux événements de 1915-1916. (3)


La protestation turque

La Turquie, qui juge le texte inacceptable, a rappelé son ambassadeur en poste à Paris. Dans une lettre adressée la semaine dernière à Nicolas Sarkozy, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, prévenait des graves conséquences d'une telle législation sur les relations entre les deux pays, déjà compliquées par la candidature turque d'adhésion à l'Union européenne. ««Je veux dire clairement que de telles mesures auront de graves conséquences pour les relations futures entre la Turquie et la France sur les plans politique, économique, culturel et dans tous les autres domaines, et que la responsabilité en incomberait à ceux qui ont pris cette initiative», poursuivait-il. «Ceux qui veulent étudier un génocide feraient mieux de se retourner sur leur passé et de se pencher sur leur propre histoire, sale et sanglante». «Si l'Assemblée nationale française veut s'intéresser à l'Histoire, qu'elle prenne la peine de s'enquérir sur les événements en Afrique, au Rwanda et en Algérie. «Qu'elle fasse des recherches pour savoir combien de personnes les soldats français ont tuées, comment ils les ont tuées et avec quelles méthodes inhumaines», a ajouté le chef du gouvernement turc.

Recep Tayyip Erdogan a par ailleurs appelé la France à assumer son propre passé. "On estime que 15 % de la population algérienne a été massacrée par les Français à partir de 1945. Il s'agit d'un génocide", a-t-il déclaré, faisant référence aux violences commises lors du processus d'indépendance de l'Algérie de la domination française, entre 1945 et 1962. « Si le président français M. Sarkozy ne sait pas qu'il y a eu un génocide, il peut demander à son père Pal Sarkozy (...), qui a été légionnaire en Algérie dans les années 1940, a-t-il ajouté. Je suis sûr qu'il (Pal Sarkozy) a beaucoup de choses à dire à son fils sur les massacres commis par les Français en Algérie. » (4)

On se souvient que ce sont les socialistes qui ont initié la proposition de loi «tendant à réprimer la contestation de l´existence du génocide arménien», repoussée le 18 mai 2001, a finalement été adoptée à une très large majorité des...129 (sur 577) députés présents. Le président de la République, le Premier ministre, le président de l´UDF, ont condamné cette initiative des députés sur le génocide arménien. La Convention européenne des droits de l´homme a jugé cette loi comme faisant «d´énormes dégâts aux relations UE-Turquie et, au passage, aux relations turques avec l´Arménie».

Pour rappel, dix-neuf personnalités, (notamment Alain Decaux, Marc Ferro, Jacques Julliard, Pierre Nora, Pierre Vidal-Naquet, Michel Winock) avaient demandé publiquement, le 13 décembre 2005, dans l´appel paru dans Libération, l´abrogation de la loi Gayssot qui punit ceux qui remettent en cause la Shoah. Les lois sur l'esclavage. «Toutes ces lois ont restreint la liberté de l´historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu´il doit chercher et ce qu´il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites. Ces lois sont indignes d´un régime démocratique.» (...) La France, n´est pas arménienne, il est vrai qu´elle n´était pas impliquée directement dans les massacres de 1915, bien que par sa politique impérialiste, elle a contribué au dépeçage de l´Empire ottoman et à l´exacerbation des tensions.(...) Pour les Arméniens de Turquie, premiers concernés: l´initiative française est une «imbécilité». «Ceux qui nuisent à la liberté d´expression en Turquie et ceux qui cherchent à lui nuire en France ont la même mentalité». Par réciprocité, des députés turcs ont débattu, sans conclure, d´un projet de loi visant à reconnaître un «génocide algérien» perpétré par la France, à l´époque de la colonisation. (...) Même le patriarche arménien de Turquie, Mesrob II, a critiqué l´adoption de la proposition de loi. Il a estimé que l´attitude de la France «sabotait» les efforts de dialogue entre les Turcs et les Arméniens. «Les Français, qui ont, dans le passé, placé divers obstacles sur la voie de la Turquie vers l´adhésion à l´Union européenne, ont, à présent, porté un coup sérieux au dialogue déjà limité entre la Turquie et l´Arménie.» (5)

(...) Les Occidentaux ont souvent du mal à appréhender la complexité turque, c´est un pays véritablement revenu de loin, qui a failli disparaître, après avoir été au centre d´une des plus brillantes civilisations. En même temps, l´identité turque moderne, laïque et républicaine se double d´une mémoire orientale à la fois vantée et refoulée. La République turque refuse de reconnaître l´existence d´un «sözde ermeni soykýrýmý» (prétendu génocide arménien). Ce n´est pas à la Loi d´écrire l´Histoire. C´est une dérive que l´on constate dans les États soumis à des tentations totalitaires Alors que, selon Pierre Nora, «l´heure est à une dangereuse radicalisation de la mémoire et de son utilisation intéressée, abusive et perverse», «notre responsabilité de parlementaires est de ne pas alimenter dans les hémicycles et les prétoires, une guerre des mémoires déclenchée par des associations communautaristes qui se servent des lois mémorielles». (5)

Liberté pour l'Histoire

Justement à l'époque du vote de la première loi de 2001, Pierre Nora, membre de l'Académie française, l'historien Pierre Nora mettait en garde contre le projet de loi du PS. «Si ce projet passait, un seuil serait franchi. Après toutes les mises en garde contre les dangers des lois sur l'histoire, venues de tous les côtés, ce serait la porte ouverte à toutes les dérives. Un vrai défi. La tempête déclenchée, il y a quelques années en France, autour de Bernard Lewis relève du terrorisme intellectuel. (...) Or j'y insiste: en défendant la «liberté pour l'histoire», ce n'est pas notre «boutique» que nous défendons. Notre démarche n'est ni mandarinale ni corporatiste. C'est une question de bon sens, de raison, de liberté intellectuelle et d'intérêt national. L'emballement du législateur en matière mémorielle n'existe qu'en France sous cette forme. La fuite en avant risque d'être irréversible. En fondant «Liberté pour l'histoire», nous avions cru mettre un coup d'arrêt à cet emballement législatif. S'il passe, le verrouillage ici sera complet. Et cela, au moment même où la Turquie s'est engagée à reconnaître les conclusions scientifiques d'une commission paritaire d'historiens turcs et arméniens. Conclusion: il serait plus facile de discuter la question arménienne à Istanbul qu'à Paris. C'est un comble!» (6)

Les risques sont grands pour un texte inutile. C'est l'avis de Pierre Beylau du journal le Point: «(...) La Turquie, membre de l'Otan, est aussi un pays-clé à la charnière de l'Europe et du Proche-Orient. Elle va enregistrer une croissance autour de 10% en 2011. Son marché intérieur (73 millions d'habitants) est considérable. La diplomatie turque joue désormais un rôle crucial dans le Monde arabe. Toute solution en Syrie passe inévitablement par Ankara. (...) Les crimes de l'histoire ont été innombrables: l'Holocauste nazi, les Khmers rouges, le stalinisme, les grands massacres de la Chine rouge. Et à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, en juillet 1962, il y a fort à parier que des voix s'élèveront du côté d'Alger pour mettre la France au banc des accusés. Belle opération!» (7)

Les relations entre Ankara et Paris sont déjà très tendues en raison du refus de la France de voir la Turquie adhérer à l'Union européenne. Les négociations ont commencé en 2005, mais de nombreux chapitres sont actuellement bloqués par Paris. Ce vote va élargir durablement le fossé entre les Turcs de France et les Arméniens de France, plus largement c'est l'islam qui est visé. Et donc la communauté musulmane de France qui y verra encore une fois le deux poids, deux mesures. Pourtant, justement, des génocides, l'Algérie en a connus, en ces temps- là il n'y avait pas un Raphaël Lemkin pour forger le mot en 1946, l'attribuer exclusivement au génocide juif et en faire une marque déposée. L'Algérie a connu durant 132 ans un génocide au ralenti, Imaginons que dans la définition du mot génocide, il y ait mention de la volonté permanente et assidue de l´oppresseur d´éradiquer le vaincu sur une grande période, alors rentreraient dans cette appellation de génocide tous les crimes coloniaux et notamment, ceux commis en Algérie, les enfumades, les famines, les maladies imputables à l´invasion. Les statistiques montrent que la population en 1875 atteignait à peine la population d'avant l'invasion de 1830. Les massacres du 8 Mai 1945, et naturellement ceux du 17 Octobre 1961. Il faudra bien aussi que l'on parle de la réalité de la mort violente de plus d'un million de personnes pendant la guerre de la révolution.

Pour avoir absout des tortionnaires, voire les panthéoniser comme cela sera, dit-on, le cas de Bigeard, les Algériens ne pourront pas faire le deuil de leur passé à moins que la France - à la veille du 50e anniversaire de l'indépendance - à l'instar des Américains qui ont regardé leur histoire vietnamienne en face, fasse le geste de reconnaissance qui permettra un nouveau départ dans la dignité retrouvée pour chacun.


1. Bernard Lewis interview par J.P. Langellier, J.P. Peroncel-Hugoz Le Monde, 16.11.1993

2. http://www.tetedeturc.com/home/spip.php?article14#06
3. «Arméniens: Les explications de Bernard Lewis» (Le Monde, 1er janvier 1994)

4. http://www.lepoint.fr/monde/genocide-armenien-erdogan-accuse-la-france-de-genocide-en-algerie-23-12-2011-1411836_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20111224

5. Chems Eddine Chitour http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/37711-Deux-religions,-deux-mesures.html

6. Frederic Fritscher, Alexis Lacroix Pierre Nora évoque un 'terrorisme intellectuel' en France autour de la question arménienne Le Figaro, 17 mai 2006

7. http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/turquie-armenie-genocid armenien-vive-la-demagogie-22-12-2011-1411290_231.php


Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz


Dimanche 25 Décembre 2011


Commentaires

1.Posté par sabra 13 le 25/12/2011 17:54 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

il faudrait que l'Algérie harcèle la France pour que cette dernière reconnaissance ses exactions et ses meurtres en Algérie

2.Posté par erge le 25/12/2011 19:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

ils ont oublié de mentionné les armeniens de france et des usa qui etait leur premiere legions etrangeres dans la region de adana.s ils sont en france et aux usa ce n est pas par hasard mais un pacte qui les relies depuis plus d un demi siecle.

3.Posté par larryboy le 26/12/2011 23:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Monsieur,

L histoire est ecrite par les vainqueurs pour les vaincus...je ne savais pas que les turcs etaient vaincus dans cette histoire...Donc, en fait, vous etes en train de nous expliquer qu'il ne faut pas tant ecouter la version armenienne de l histoire en nous avancant une version turque! ... Pas mal comme facon de trancher. Et surtout completement a cote de la realite puisque vous nous expliquez qu il n y a sans doute pas eu de volonte systematique de destruction de la population armenienne!!!? Il est ou votre livre d histoire? Peut être oubliez vous que le terme de genocide a ete invente à la suite de ces evenements! Peut etre oubliez qu hitler lui meme a declare en preparant ses actes affreux ; "qui se souviendra du massacre des armeniens"...!? Sans doute ommetez vous que l Armenie est reduite à peau de chagrin puisque toujours occuppee! Que sa population est à ce jour toujours eclatee, de ce fait, à l etranger. Ne parlons pas du fait que l etat turc, soi disant "progressiste", continue de nier ce fait decrit par les historiens depuis longtemps (alors que ce serait tout a son honneur et aiderait a ce que la page se tourne), que le debat n existe que chez les elites et qu utiliser le terme de genocide est puni par la loi! On a meme le droit à des menaces lorsqu on en debat sur notre sol...normal! super! Je passe une panoplie d aurguments divers!...Je suis bien sur d accord sur le fait qu on puisse etre contre ce types de loi (Gayssot y compris, bien sur) mais les arguments que vous annoncez font peine à lire et laissent interrogatif sur votre pragmatisme et sens de la justice à ce sujet. J ajoute que cela n est pas ce que j attends de ce type de source dinfo et prefere m enrichir d'avis un peu plus avises.

4.Posté par larryboy le 26/12/2011 23:58 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

...et puis c est sur, on devrait dire aux enfants et petits enfant de victimes : "desoles, on sait ce qui est arrive, mais vous savez c est un fait historique, on peut rien faire...et puis vous savez, nos amis turcs ont un role considerable dans ce beau monde et un partenaire de choix. Il serait convenable de ne pas trop les froisser...Allez, au revoir..."

5.Posté par Prof . C.E. Chitour le 30/12/2011 19:10 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Monsieur Larry Boy
Loin de moi l'idée de me substituer aux historiens avertis. Je n'ai été qu'un honnête courtier en rapportant les faits. Bernard Lewis, l'historien qui a le plus travaillé parle de massacres de masses mais dit "qu'il n'ya pas préméditation". Une vie perdue est toujours une tragédie. Je vous rappelle que le mot "génocide" a été inventé par Raphaël Lemkin un historien américain pour désigner "exclisivement" le génocide des Juifs, sans inclure naturellement les tsiganes, les 20 millions de Russes.
Plus loin de nous comment qualifier vous les centaines de milliers d'Algériens morts d'une façon préméditée de la main de tueurs comme Bugeaud qui donnait l'exemple de Saint Arnaud un autre boucher qui enfuma "comme des renards" dixit Bugeaud des centaines d'Algériens envahis un matin de juillet 1830.

Non monsieur vous êtes mal placés pour dicter la norme et imposer votre vision de l'histoire sur ce que doit être un génocide . L'Occident devra assumer ses crimes et il y a un temps à tout combien même des siècles passeront, on no'oubliera pas les Indiens d'Amérique, les noirs d'Afrique les Algériens qui perdirent simplement entre 1830 et 1880 plus de trois millions de personnes mortes de la main des criminels de l'armée d'Afrique mais aussi de la famine organisée par la politique de la terre brûlée chère à Bugeaud et de froid, du fait que les Algériens étaient obligés de s'enfuir dans la montagne devant l'hystérie des Saint Arnaud, Cavaignac, Montagnac et tant d'autres maréchauds de France...

Je ne vous salue pas!

6.Posté par Abjecte> le 09/01/2012 21:42 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

L’histoire elle est faite depuis bien longtemps. Les historiens qui ont travaillé sur le génocide arménien l’ont fait quasiment depuis qu’il s’est produit.

Cette question n’a rien à voir avec l’histoire. Les faits sont plus que largement établis.

7.Posté par Larryboy le 16/01/2012 01:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

M. "Prof" C.E. Chitour,

Je reviens sur votre réponse, à nouveau, dans la mesure où je vous ai répondu une première fois et que mon message a, curieusement, disparu au bout de quelque minutes ou heures, je ne sais pas. Or, celui-ci ne comportait aucune réflexion ou propos contraire aux us en vigueur dans ce type d'échange... Curieuse façon de débattre ou d'accepter les arguments, semble-t-il lorsqu'on répond à quelqu'un défendant la liberté d'expression et de penser!...Je tente donc à nouveau pour être fixé.
Pour revenir à vos propos, je vous confirme que cela n'est pas en affirmant des erreurs qu'on en fabrique des vérités. En effet, puisque vous parler de M. Lemkin, qui n'a pas inventé le terme de "génocide" uniquement pour décrire les atrocités perpétrées contre les juifs lors de la seconde guerre mondiale (ce qui serait absurde), vous omettez le fait qu'il a expliqué que ce qui est arrivé aux arméniens était sans doute le premier évènement du siècle passé correspondant à la définition de ce mot, ne vous en déplaise, ça c'est un fait. Je ne doute pas de votre honnêteté mais plutôt de votre connaissance en la matière et de votre pragmatisme.
Vous manquez sévèrement de discernement et opposez malheureusement des tragédies à d'autres et de façon complètement démesurée. Il ne s'agit pas ici de défendre les autres génocides, massacres des rwandais, indiens, tibétains, la France napoléonienne et l'Europe colonisatrices pas plus que les exactions de certaines grandes multinationales en Afrique ou sur d'autres sols!
Et quand vous nous expliquez qu'il n'y a pas eu de préméditation des turcs pour appliquer le génocide sur les arméniens, vous vous appuyez sur une unique personne alors que la plupart des autres historiens vous contredisent! Vous manquez de respect à la mémoire de tout un peuple dans votre rage mal placée. Donc arrêtez vos postulats du type "Loin de moi l'idée de me substituer aux historiens avertis. Je n'ai été qu'un honnête courtier en rapportant les faits"vous n'êtes pas crédible sur la question et à l'évidence, le plus mal placé de nous deux pour en parler.
De votre salut, je me passe avec aisance et souffrez qu'il soit de notre droit de vous apporter la controverse. A bon entendeur...

8.Posté par Lilit le 25/05/2012 20:55 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bonjour à tous,

Je trouve qu'il faut arrêter tout ça.
En tout cas les Arméniens et les Turcs ne deviendront jamais des amis et ils ne l'ont jamais été en réalité, car il y a trop de différences culturelles et de religion. Il y aura toujours des problèmes entre les musulmans et les chrétiens, c'est 2 religions ne marchent pas ensemble.
L'Arménie doit devenir plus puissante économiquement et en ce cas les problèmes seront résolus plus facilement.
Les historiens font leur travail, c'est un fait déjà prouvé ,,le génocide,,. Il n'y a plus besoin de discuter autour de ce sujet. Il faut juste faire des pas et aller en avant.
J'espère simplement que l'Arménie deviendra l'Arménie d'autrefois et encore plus puissante.

9.Posté par VIRGILE le 25/05/2012 21:53 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Salut @ Larryboy

Dis-moi, qu'est-ce que tu as fumé ??? Susceptibilité ? Orgueil ?
Le Professeur Chems Eddine Chitour est certainement plus compétent que toi pour avoir une vue objective de l'histoire. Chaque pays porte ses souffrances, ses drames, ses abominations. Mais tous ne les expient pas.

Nous devons voir l'Histoire au moment où elle se déroule. En 1915, c'était la 1ere guerre mondiale et à l'époque, il n'y avait pas de Droits de l'Homme et autre Convention de Genève. C'était comme aujourd'hui (!), la loi du plus fort...

Il est cependant établi, quelque soit la barbarie de l'époque QU'IL N'Y AVAIT AUCUNE INTENTION DES TURCS D'EXTERMINER LES ARMÉNIENS, quelque soit le chichon que tu fumes !!!

Et il était bon que M. Erdogan rappelle quelques crimes de guerre et contre l'humanité (notamment en Algérie) à ce cher sioniste Sarkozy ! les Juifs ont fait de la Shoah un business. Ni les Arméniens, ni les Turcs n'en veulent et préfèrent globalement parler de ce problème, en gardant la tête froide. La Parole libère et c'est un devoir de mémoire pour nos enfants. Mais la France est dans une position hypocrite et perverse. Cela ne va qu'attiser le feu communautariste. A qui profite ce crime d'après toi ???

Bien à toi - Shalom - Salam

10.Posté par Lilit le 26/05/2012 10:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Bonjour,

Je peux savoir pourquoi tu a décidé d'analyser l’histoire de l'Arménie et la Turquie?

Même avec les droits de l'homme avec les conventions c'est toujours la loi du plus fort. Il faut être réaliste et voir ce qui se passe dans le monde.

Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse nous les Arméniens? Il faut dire ---Oui venez prenez de nous ce qui nous reste chers turcs, et nous on va partir?
C'est moi qui viens de l'Arménie c'est moi qui a subit les conséquences de ce génocide et maintenant vous analyser ça comme une période de l'histoire.
Il faut parler avec la Turquie en s'adaptant à son niveau. S'ils ne veulent pas faire cela d'une manière civilisée alors ça doit être la loi du plus fort.
Si tu sais tellement bien comment il faut résoudre les problèmes aujourd'hui tu peux me proposer quelque chose plus intéressante.

Nouveau commentaire :

Coup de gueule | Croyances et société | Reflexion | insolite, humour, conspiration...


Publicité

Brèves



Commentaires